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Les commanderies des Templiers de Belgique

Commanderies du Hainaut
Le Hainaut a été partagé entre la Belgique et la France suite aux campagnes militaires et annexions de Louis XIV. En 1659, le traité des Pyrénées accorde à la France Avesnes-sur-Helpe, Landrecies et Le Quesnoy. En 1668, au traité d'Aix-la-Chapelle, la France obtient en outre Ath et l'enclave de Binche. Au traité de Nimègue (1678), la France rend Ath et Binche et reçoit en échange les terres autour de Valenciennes, Bouchain et Maubeuge.

Commanderie d'Avesnes-le-Sec
Commanderie de Valenciennes
Commanderie de Cambrai
Commanderie d'Avesnes-les-Aubert
Fief du Temple de Noyelles
Domaine du Temple d'Haspres
Domaine du Temple d'Anzin
Commanderie de Saint-Aubin
Maison du Temple de Toillon
Commanderie de Saint-Léger
Maison du Temple de Rumes
Domaines du Temple de Barnesse
Commanderie de Corbieux
Maison du Temple de Furnes
Fief du Temple d'Arques

Avesnes-le-Sec
Département: Nord, Arrondissement: Valenciennes, Canton: Bouchain — 59

Commanderie d'Avesnes-le-Sec
Localisation: Commanderie d'Avesnes-le-Sec

La plus importante commanderie du Hainaut, Avesnes-le-Sec n'est connue comme possession du Temple qu'à partir du mois de septembre 1241, lorsque Richard d'Avesnes reconnaît devoir aux frères du Temple la somme de soixante livres de blancs moins dix-sept sous que le frère Jacques de la milice du Temple avait payées pour lui à ses créanciers. Pour les dédommager par une rente il assigne aux dits frères la vigne de Guise sur laquelle il s'engage à payer chaque année la dîme de dix livres (1).

A partir de cette date, le domaine de la commanderie devient de plus en plus connu. Malheureusement pour les détails plus importants nous ne pouvons rien dire, ni nous avancer étant donné la disparition des archives de Mons dans l'incendie qui détruisit une partie du fond lors de la dernière guerre mondiale. Malgré cela on peut encore avoir recours à l'inventaire de Mr. DEVILLERS.

Le domaine utile de la commanderie va s'étendre aux alentours immédiats créant par le fait même des granges et des maisons entrepôts comme Cambrai.
La commanderie de BeaulieuCommanderie de Beaulieu
Commanderie de Beaulieu
(peut-être près de Busnes — Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Béthune, Canton: Lillers — 62), Saint-AubinCommanderie de Saint-Aubin
Commanderie de Saint-Aubin
Département: Nord, Arrondissement et Canton: Avesnes-sur-Helpe — 59, FavrilCommanderie de Favril
Commanderie de Favril
Département: Nord, Arrondissement: Avesnes-sur-Helpe, Canton: Landrecies — 59 et ToillonCommanderie de Toillon
Commanderie de Toillon
furent mises sous sa juridiction au chapitre général de 1255, et renouvelées à celui de Montpellier en 1293.
Le domaine utile va donc se former à partir de cette année.
La commanderie d'Avesnes-le-Sec fait partie de cette troisième série de fondation qui coïncide avec le lancement de nouvelles croisades par le roi de France Louis IX.

Au mois d'avril 1255, l'official de Cambrai faisait savoir que par devant lui et en sa présence, demoiselle Alix, sœur de feu Thomas dit Tortel, chevalier, d'Avesnes-le-sec, a vendu aux frères de la chevalerie du Temple, l'usufruit qu'elle avait sur neuf mancaudées de terre situées sur le territoire d'Avesnes-le-Sec, mais qui appartenaient déjà aux frères du Temple suivant la donation faite par son frère (2).

Sur le territoire immédiat d'Avesnes-le-Sec, les Templiers reçurent d'autres biens.
C'est ainsi que le 17 septembre 1261, le chanoine-official de Cambrai, maître Ulbaud de Sents fait savoir qu'en sa présence Colard, dit de Bruille et Alexandrine son épouse, ont vendu aux frères de la milice du Temple un boisseau et demi de terre situé à Avesnes-le sec au lieu-dit « Sur le chemin du fossé Martin » (3).

Si jusqu'à présent les actes ne nous montrent que des biens ayant traits au siège de la commanderie, il faut penser que la commanderie est bien fondée dans cette partie du XIIIe siècle. Mais les Templiers acquirent rapidement des biens extérieurs ce qui leur permit d'agrandir leur domaine par des achats ou par d'autres donations. A partir des années entourant 1270 les donations vinrent enrichir les frères.
C'est le 29 mars 1270 que l'on voit apparaître la première donation effective. Toujours en présence de l'official de Cambrai — c'est à remarquer depuis les bulles de confirmation de Grégoire IX, Honorius III et Innocent III — Pierre dit Joveniaus de Sauzet et Marie son épouse ont déclaré avoir donné en pure et perpétuelle aumône, pour le repos de leur âme, à la maison des frères de la milice du Temple d'Avesnes-le-Sec quatre mancaudées de terre labourable sises à MontrécourtDomaine du Temple de Montrécourt
Domaine du Temple de Montrécourt
. Les donateurs se réservent toutefois l'usufruit de deux mancaudées jusqu'au décès du dernier et deux mancaudées jusqu'à la mort de Raoul, père dudit Pierre (4).

Une autre donation fut effectuée le 21 mars 1271 par le clerc Pierre le Majeur et Marie dite Rose son épouse. Cette donation fut notifiée par l'official de Cambrai au prêtre desservant Avesnes-le-Sec et consistait en une rente annuelle de deux chapons qui devront être donnés pour la Noël. Ils ajoutent à cela l'hypothèque sur tous leurs biens (5).

A la fin de cette année nous retombons dans les propriétés par la donation faite aux frères de la milice du Temple d'Avesnes-le-Sec, en présence des échevins d'Avesnes-les-Aubert par Gilles de Woubais, écuyer et Sainte son épouse de deux mancaudées de terres à CarnièresDomaine du Temple de Carnières
Domaine du Temple de Carnières
. En témoin de cet acte nous trouvons le chapelain du Temple d'Avesnes : Nicolas de Hon (6).

A Avesnes-les-AubertDomaine du Temple d'Avesnes-les-Aubert
Domaine du Temple d'Avesnes-les-Aubert
, les templiers acquirent deux nouvelles mancaudées au lieu-dit « As Bossés » de la part d'Hugues de Fauges et de sa femme. Les donateurs se réservent l'usufruit viager et ce le 9 février 1272 (7).

Ce même mois ce furent Wautier, chevalier et sire de Masnui et Henri son fils, chevalier, qui font connaître que Jakëmes de Wannes, maire d'Avesnes les Aubert, Gillette sa femme et Héloïse sa mère ont donné aux frères de la maison de la chevalerie du Temple d'Avesnes-le-Sec, quatre rasières et demi de terre au lieu-dit de WannesDomaines du Temple de Wannes
Domaines du Temple de Wannes
(8).
On constate l'importance des donations durant ce troisième quart du XIIIe siècle.

A la fin de l'année les Templiers d'Avesnes reçoivent de Jean (Jehan) Coilles et Marie sa femme un terrage de deux mancaudées et demi de terre moins une demi-mesure à (Saint-Géry ?) (9).

Ce même mois, il se peut que ce soit le même jour, Hugues don Fait en compagnie de sa femme donne aux frères de la milice du Temple d'Avesnes-le-Sec en présence du commandeur frère Etienne, deux mancaudées de terre au-dessus des (Fourkes ?) dans la tenure de (Saint-Géry ?) (10).

Les années 1274 et 1275 furent particulièrement riches en donations. Louis IX, roi de France, était mort à la croisade et son successeur Philippe III prévoyait une autre entreprise, aussi les fidèles ne tardèrent pas à montrer leur générosité comme nous le verrons lorsque Philippe IV le Faux Monnayeur, dit le Bel, reprendra cette idée.

Le 7 juin 1274 une donation va agrandir le domaine utile de la commanderie par l'acquisition faite de la part de Marie, veuve de Werricus dit le Saut qui déclare devant l'official d'Arras avoir donné au maître de la chevalerie du Temple pour la maison d'Avesnes-le-Sec, le manage situé devant la dite maison et cinq mancaudées ainsi qu'une rasière de terre le tout situé en divers lieux dits: deux à la Croix de Saint-Amand (peut-être Lieu-Saint-Amand, audessus d'Avesnes-le-Sec), deux à (la Longe-Boure ?), une à (Cortelières ?) et la rasière au (Flos-Wanemer ?) (11).

Peu de temps après, au mois de juillet, Wautier dou Fait et Gille sa femme font donation de sept boisseaux de terre tenus à Saint-Géry et situés à CagnonclesDomaine du Temple de Cagnoncles
Domaine du Temple de Cagnoncles
vers Naves. Ils déclarent se réserver l'usufruit viager de ce bien. En témoin sont cités deux frères du Temple, frère Etienne commandeur et son compagnon frère Adam (12).
Le territoire de Cagnoncles qui devint rapidement une maison régulière se trouva rapidement devant un important domaine.

Le 8 octobre 1274, c'est l'official de Cambrai qui fait savoir que Guillaume le Menus et Isabelle son épouse, pour le salut de leurs âmes donnèrent aux Templiers d'Avesnes-le-Sec, une mancaudée de terre labourable à la mesure de Cambrai qu'ils possédaient sur ce territoire au lieu-dit dou pire de Minouville ?. A cela ils ajoutèrent une rente annuelle d'un chapon qu'ils avaient sur la maison de Jean de Cardin, mais au hameau de laquelle ils se réservaient l'usufruit viager (13).

Les, possessions de NavesDomaine du Temple de Naves
Domaine du Temple de Naves
sont mentionnées dans un acte du 26 janvier 1275, émanant de Jean d'Ais écolâtre de la Morinie et official de Cambrai qui fait savoir au prêtre de Naves qu'Agnès dite la Cagnarde et Adam Dagnart son mari défunt avaient donné deux mancaudées de terre à Naves au lieu-dit As Courbes au maître et aux frères du Temple d'Avesnes-le-Sec (14).

Le même jour et le même prélat ecclésiastique confirme au même prêtre de Naves que Gobert li bais et Marie sa femme vinrent devant lui et notifièrent qu'ils ont donné au maître et aux frères de la maison du Temple d'Avesnes-le-Sec, une terre mesurant trois mancaudées, moins un boisseau. Cette donation est située à Naves au lieu-dit (Val Hauduin ?) (15).

Certains ont cru que la fin de l'Ordre s'était amorcée depuis plusieurs décades. Il ne faut pas aller aussi vite. Pour Avesnes-le-Sec, les biens s'agrandirent encore à la fin du XIIIe siècle.

Le 20 juin 1282 l'official de Cambrai faisait connaître qu'Amauri dit Bataille a donné aux frères de la chevalerie du Temple d'Avesnes-le-Sec une terre située à Avesnes et mesurant une mancaudée dont il se gardait l'usufruit viager. Cette terre était située près de la terre de Jacques le Serjeant, frère du donateur (16).

Le même jour et toujours l'official faisait savoir que les Templiers d'Avesnes-le-Sec avaient reçu en donation de la part de Jean dit Wagnars, une demi mancaudée de terre située à Beaumont-en-CambrésisDomaine du Temple de Beaumont-en-Cambrésis
Domaine du Temple de Beaumont-en-Cambrésis
dont il s'en réservait l'usufruit viager et située près du moulin qui conduit au moulin à vent (17).
Beaumont-en-Cambrésis — Département: Nord, Arrondissement: Cambrai, Canton: Le Cateau-Cambrésis — 59

Après la suppression de l'Ordre, tous les biens passèrent à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et l'enquête de Grégoire XI concernant les possessions de l'Ordre du Temple qui furent acquises par les Hospitaliers nous signalent qu'Avesnes-le-Sec étendait sa juridiction sur les commanderies de Saint-Aubin et de Favril, cette dernière mieux connue dans les actes sous le nom de Toillon.

Notes —Avesnes-le-Sec
1. — Cartulaire de Flandre, folio 63, n, 107.
2. — DEVILLERS, n. 134.
3. — Ibidem, n. 137.
4. — Ibidem, n. 140.
5. — Ibidem, n. 141.
6. — Ibidem, n. 143.
7. — Ibidem, n. 144.
8. — Ibidem, n. 145.
9. — Ibidem, n. 146.
10. — Ibidem, n. 147.
11. — Ibidem, n. 148.
12. — Ibidem, n. 149.
13. — Ibidem, n. 150.
14. — Ibidem, n. 153.
15. — Ibidem, n. 154.
16. — Ibidem, n. 157.
17. — Ibidem, n. 159.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Commanderie de Valenciennes — Beaulieu-les-Valenciennes
Département: Nord, Arrondissement et Cantons: Valenciennes — 59

Commanderie de Valenciennes
Localisation: Commanderie de Valenciennes

Au mois de février 1251, Wautiers, abbé de Saint-Jean les Valenciennes notifie que par devant lui vinrent Wateniers le Vilain, bourgeois de Valenciennes, Vlixandre sa femme, Jakèmes et Jean leur deux fils lesquels spécifient qu'ils rendent libres et quittes les frères de la chevalerie du Temple de Jérusalem de la moitié des fiefs qu'ils tenaient de Robert de Bazoches et de Braimonde sa femme, de Gérard d'Anzaing et de Guillaume de la Pierre.
A cette moitié des fiefs ils ajoutent trois muids de terre à (Argellières ?) en précisant que ces biens avaient été donnés par Jakèmes le Cornus, chevalier de Valenciennes alors qu'il était encore vivant.
Il avait fait cette libéralité en pure et perpétuelle aumône pour après sa mort. A cette confirmation se trouvait réuni le chapitre provincial du Temple composé des commandeurs-majeurs: frère Guy de Basainville, maître du Temple en France, Thierry Denis, Gérard de Villers, Wautiers de Villers et les frères Laurent de Houtaing et Guillaume d'Estrepi, chapelains de Beaidieu (1).

La commanderie de Beaulieu existait déjà et possédait une hiérarchie, mais on ne peut fixer une date même approximative. Il semblerait que cet acte soit la confirmation de la donation première sur laquelle les Templiers s'installèrent. Le texte nous cite deux chapelains ce qui prouve qu'il y avait une communauté assez importante si nous en jugeons par d'autres commanderies où cette catégorie de frères est signalée.

La maison du Temple de Valenciennes mieux connu sous le nom de Beaulieu-les-Valenciennes paraît avoir été importante. La comtesse de Flandre et de Hainaut, dame Marguerite, intervint aussi en faveur de cette commanderie. Au mois d'octobre 1274, Baudouin d'Avesnes, sire de Beaumont, assigne sur un tonlieu de Valenciennes une rente de soixante sous de blancs qu'il doit annuellement à la maison du Temple de Valenciennes pour le cens foncier de sa grange qu'il possédait dans son manage de la ville et de la terre voisine qu'il avait achetées à maître Nichole de Thulin Thulin
Pays: Belgique, Région: Wallonne, Communauté française de Belgique, Province: Hainaut, Arrondissement: Mons, Commune: Hensies
. Le donateur pria la comtesse Marguerite de confirmer cet acte par des lettres spéciales à délivrer à la maison du Temple de Valenciennes.
La comtesse exécuta la demande de Baudouin d'Avesnes et confirma la donation au mois de décembre suivant (2).

Au mois d'avril 1289, du consentement donné par Gilles de Parfontaines, seigneur de Saint-Saulve à la donation faite au commandeur et aux frères de la maison du Temple-lez-Valenciennes par Simon le Long et Marguerite sa femme, bourgeois de Valenciennes pour en jouir après leur décès, du manage qu'ils avaient acquis à Ernouville de Jacquemon de Maerech et de Jehan Buselos et qui touchait auprès de ladite maison (3).

Le dernier acte que nous possédions sur Beaulieu les Valenciennes est daté du mois de mars 1302. Il s'agit de la donation faite par Thomas de Lisle, chevalier et sire de Frasne, en faveur du commandeur et des frères de la chevalerie du Temple en Hainaut.
Le seigneur abandonne ses droits sur trois muids et cinq huitelées de terre labourable près de la maison de Beaulieu-les-Valenciennes (4).

Notes — Valenciennes
1. — DEVILLERS, Inventaire analytique, n. 132, en partie.
2. — Ibidem, n. 151 et 152.
3. — Ibidem, n. 168.
4. — Ibidem, n. 173.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Commanderie de Cambrai
Département: Nord, Arrondissement et Cantons: Cambrai — 59

Commanderie de Cambrai
Localisation: Commanderie de Cambrai

La maison du Temple de Cambrai dépendante de la Commanderie d'Avesnes-le-Sec pris la succession d'une donation faite au mois de Mars 1239 aux Templiers de Coulommiers non loin de Paris, ainsi que le déclare un acte émanant du doyen de l'église de Coulommiers au diocèse de Meaux qui fait savoir que le Commandeur, les frères du Temple de sa ville et Jacques le Fellain de Cambrai se sont mis d'accord au sujet de deux maisons situées dans cette ville et que ledit Jacques possédera moyennant 200 livres parisis par an, payables aux religieux du Temple (1).

Comme nous l'avons constaté dans plusieurs commanderies majeures ou non. Cambrai fait partie de cette fournée de donations faisant suite aux nouveaux élans de croisade lancés par le roi de France Louis IX. Après cet acte c'est le grand silence et ce n'est que le 14 avril 1265 que l'évêque du lieu enverra ses Lettres pour témoigner qu'il a concédé au maître de la Milice du Temple, trois bonniers de terre situés à (Penois ?) qui faisaient partie de la dotation de l'église de Carnières. Les Templiers acceptèrent cette offre moyennant un cens annuel de trois deniers blancs en monnaie de Hainaut, payable au début du mois d'octobre (2).

Les biens situés à Cambrai se bornaient à n'être que des maisons, quoique par démembrement certaines possessions, proches de la ville étaient surveillées par le supérieur de Cambrai. Au travers du commerce dans le nord de la France, la maison du Temple de Cambrai servit de refuge et d'entrepôt (3). Refuge pour le commandeur: Cambrai étant ville épiscopale et entrepôt sur la route des grandes foires de Champagne et de l'Ile de France.

Toutefois il n'y eut pas de biens épars en terre ou en louages. Les Templiers devinrent propriétaires par acquisition d'obligation ainsi que le signale un acte du mois de mai 1269. C'est encore l'official de Cambrai qui, ce jour-là, faisait connaître que dame Isabelle dite la Pekeresse, veuve de Thomas le Pekeur, avec l'assentiment de Jean li Caudeliers, son père, de Rogier et d'Alix, enfants de ce dernier, a abandonné aux frères de la Milice du Temple cinq maisonnettes situées à Cambrai et pour lesquelles elle leur devait une rente.
Il s'avère que ces maisonnettes ne sont pas des inconnues. Elles furent données aux Templiers par l'évêque de Cambrai en 1267 en échange d'une terre située à EscaudœuvresDomaine du Temple d'Escaudœuvres
Domaine du Temple d'Escaudœuvres

Escaudœuvres — Département: Nord, Arrondissement: Cambrai, Canton: Cambrai-Est — 59 (4).

Cambrai fut une maison dépendante sans commandeur titulaire quoiqu'il arriva que des maisons — la domus Templi des textes soient dirigées par des titulaires. Très souvent le supérieur de ces établissements était des frères sergents supervisés par les sous-commandeurs de la commanderie-mère lesquels avaient les fonctions de trésorier de la commanderie et des annexes.

Le 17 mai 1287, l'official de Cambrai faisait savoir que Marie de Beauchamp donne quatre mancaudées de terre dont elle conserve l'usufruit viager. C'est le dernier acte connu.

Notes — Cambrai
1. — DEVILLERS, n. 131.
2. — Ibidem, n. 138.
3. — Cf. plus loin, les Templiers et le commerce.
4. — DEVILLERS, n. 139 et Cambrai, Livre noir de l'évêché — Archives du Nord.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Maison du Temple d'Avesnes-les-Aubert
Département: Nord, Arrondissement: Cambrai, Canton: Carnières — 59

Maison du Temple d'Avesnes-les-Aubert
Localisation: Maison du Temple d'Avesnes-les-Aubert

De cette petite maison dépendante d'Avesnes-le-Sec nous savons qu'il y avait deux mancaudées de terre à CarnièresDomaine du Temple de Carnières
Domaine du Temple de Carnières
en dehors de deux maisons situées à Avesnes même. C'est par devant les échevins d'Avesnes-les-Aubert que Gilles de Waubais, écuyer, donna cette terre aux frères du Temple d'Avesnes-le-Sec.
Nous apprenons par ce texte que le curé d'Avesnes était chapelain de l'Ordre du Temple car dans les témoins nous avons cette signification: mesires Simons, prestres, curé d'Avesnes-le-Sec et Nicolas de Hon, chapelain des devandis frères (1). Cette chose n'était pas rare et en Provence, comme en Italie et en Aragon nous avons souvent des chapelains curés de paroisse dépendante du Temple ou possédant des biens.

Cette fonction fut reconduite après la dissolution du Temple puisque les chevaliers de Malte avaient le droit de paroisse, droit qui était jadis du Temple (2).

Notes — Avesnes-les-Aubert
1. — DEVILLERS, n. 143.
2. — Lille, Archives du Nord, H, Malte, commanderie d'Avesnes-le-Sec, Record de 1565.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Fief du Temple de Noyelles (Douchy)
Département: Nord, Arrondissement: Valenciennes, Canton: Bouchain — 59

Fief du Temple de Noyelles-Douchy
Localisation: Fief du Temple de Noyelles-Douchy

Les possessions des Templiers dans cette ville nous sont signalées dans un acte du 25 février 1260 par lequel Renier dit Grehies, chevalier de Douchy et seigneur de Noyelle, notifie que Jacques de Noyelle, fils de Mathilde Houchaing a vendu aux Templiers pour la somme de trois cents livres de blancs, tout le fief qu'il avait à Noyelle et qui était composé de l'héritage qu'il avait reçu de sa cousine germaine Gile, fille de Godefroid Muert de Caut.
Plusieurs témoins sont signalés alors que le vendeur fait savoir qu'il laisse les frères du Temple libres et quittes de toute exaction et qu'il investit les chevaliers suivant les formes du droit. Il renonce en outre, pour lui et ses successeurs, à tous les droits qu'il avait sur ce fief qui est, à partir de la signature de l'acte, considéré comme un franc-alleu (1).
1. — DEVILLERS, n. 136.
Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Domaine du Temple d'Haspres
Département: Nord, Arrondissement: Valenciennes, Canton: Bouchain — 59

Domaine du Temple d'Haspres
Localisation: Domaine du Temple d'Haspres

Une seule mancaudée de terre formait le domaine templier de ce village. Ce petit lopin de terre avait été donné par Wautier Robarde aux frères de la Milice du Temple ainsi que le fait savoir l'official de Cambrai au prêtre de Haspres dans un acte daté du 10 mai 1284. Ce lopin de terre se situait au lieu-dit la Fluitière (l).
1. — DEVILLERS. n. 163. Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Domaine du Temple d'Anzin
Département: Nord, Arrondissement: Valenciennes, Canton: Anzin — 89

Domaine du Temple d'Anzin
Localisation: Domaine du Temple d'Anzin

Les biens Templiers situés à Anzin et sous la juridiction de Beaulieu-les-Valenciennes ne profitèrent pas longtemps à l'Ordre puisqu'ils furent donnés au mois d'avril 1307. Ce furent Baudouin don Bruille et Paskain sa femme qui cédèrent aux Templiers une maison arrentée le même jour par Gilles de Heregines par devant les échevins de la ville (1).
1. — L'acte d'arrentement fut brûlé durant la dernière guerre. DEVILLERS, n. 175, tandis que celui de passation aux Templiers se trouve dans la Collection Moreau à la Bibliothèque Nationale de Paris.
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Commanderie de Saint-Aubin
Département: Nord, Arrondissement et Canton: Avesnes-sur-Helpe — 59

Commanderie de Saint-Aubin
Localisation: Commanderie de Saint-Aubin

Au mois de septembre 1205, une nouvelle fille du Temple prenait naissance lorsque Gautier, du consentement de Bouchard, chantre de l'Eglise de Laon et de Guy, tous deux frères du seigneur, donne aux frères de la Milice du Temple, sa maison de Saint-Aubin, le manoir qui en dépendait, le vivier neuf, toute la terre labourable, les coutures de Doulers avec le droit de pâturage dans ses terres et l'exemption des bois (1).

Le même seigneur ajoutera des libéralités au mois de juillet 1217 lorsqu'il fera don aux frères du Temple de Saint-Aubin, de l'entrée du bois qui a comme limite le bois de son frère Guy et dont la surface sera de vingt muids à la mesure d'Avesnes (2).

Cette petite commanderie templière fut une maison pastorale et de commerce et servait de liaison entre le Hainaut et les foires de Champagne. Les seigneurs accordèrent des exemptions et des franchises comme le font en 1251 Baudouin d'Avesnes, seigneur de Beau mont et Félicité son épouse, qui exemptent et affranchissent de tout droit de tonlieu, les frères de la maison de la chevalerie du Temple de Saint-Aubin se trouvant dans toute sa seigneurie du Sart et de Doiders, pour les denrées et marchandises que leur maison de Saint-Aubin avait besoin d'acheter ou de vendre dans toute l'étendue de la seigneurie (3). La commanderie avait une filiale avec Touillon de Favril.

Il y avait un bois nommé Bois-du-TempleEculin, Bois-du-Temple
Eculin, Bois-du-Temple
à Eculin, juste audessus de Saint-Aubin et proche de la commanderie de l'hôpital d'Eculin.

Notes — Saint-Aubin
1. — Paris, Archives Nationales, S 495 1, n. 8.
2. — Ibidem, n. 7
3. — Ibidem, n. 4.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Maison du Temple de Toillon
Département: Nord, Arrondissement: Cambrai, Canton: Le Cateau-Cambrésis — 59

Commanderie de Toillon
Localisation: Commanderie de Toillon

Un seul document fait état de cette maison avec Jean, son commandeur. Il s'agit d'une dîme donnée par l'abbé et le monastère de Maroilles en 1247 (1).

Au mois d'octobre 1252, c'est Nicolas, évêque de Cambrai, qui déclare que lui et son chapitre ont donné aux frères de la milice du Temple, huit mancaudées de terre dans les terres qu'ils possédaient entre Favril et le Bois de Toillon, à la charge d'une rente annuelle de quatorze sous parisis payable le jour de Noël de chaque année à l'évêque et à ses successeurs (5)
La commanderie de Toillon se trouvait au lieu-dit actuel Le Grand Rue.
1. — Lille, Archives départementales, H Maroilles. 2 — Paris, Archives Nationales, S 4950, n. 69.
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Commanderie de Saint-Léger
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement: Arras, Canton: Croisilles — 62

Commanderie de Saint-Léger
Localisation: Commanderie de Saint-Léger

La partie templière de la Flandre actuellement en France possédait donc des commanderies, mais à la frontière du Hainaut se trouvait Saint-Léger qui devint chef de juridiction.

C'est au mois de juin 1157 qu'apparait pour la première fois le nom de Saint-Léger comme domaine templier lors de la donation faite par Maurice, seigneur de la Cabocherie (1). Il faudra attendre le XIIIe siècle pour constater que Saint-Léger n'était pas une fondation éphémère. Au mois de décembre 1238, Jernauld, chevalier, sire de Mortaigne et châtelain de Tournai fait savoir que le don fait au Temple par Gosses, appelé Fastré de Saint-Léger, comprenait des alleux qu'il tenait dans la châtellenie de Tournai.
Le châtelain agrée la donation à condition que le Temple les tiendra suivant les us et coutumes. Il délivre aussi au Temple le fief de Saint-Léger qu'avait aussi donné ledit Gosses moyennant un cens annuel de douze deniers payables à la Noël (2).

Un acte des plus intéressant, qui va de pair avec d'autres que nous étudierons plus loin concerne Saint-Léger et une admission au Temple.
En 1239, Guillaume, évêque de Tournai fait savoir qu'un accord est intervenu entre Gossuin Fastries de Saint-Léger et Agnès sa femme par lequel ledit Gossuin déclare vouloir vivre tous les jours de sa vie dans la maison du Temple, mais sous l'habit séculier, tandis que sa femme Agnès se retirerait dans une autre maison religieuse et y resterait jusqu'à la mort de son mari Le prélat notifie qu'il leur sera loisible de prendre l'habit de leur communauté et de faire le vœu de chasteté.
A la demande de Gossuin, la dite Agnès ratifia et approuva toute la donation que fil son époux à la maison de la Milice du Temple à savoir les héritages, alleux et biens meubles. Ladite Agnès renonçait toutefois à tous les droits qu'elle pourrait avoir sur tous ces biens, comme sur ceux qui auraient pu rester en oubli comme biens meubles et immeubles. En échange ledit Gossuin paiera deux cents livres de Flandre pour tous les besoins de son épouse. Sur cette somme il ne pourra rien réclamer par la suite car elle servira à acheter une terre ou des rentes suivant les conseils de la maison de la milice du Temple, du prévôt de Saint-Pierre et du prieur de Saint-Jacques de Lille, de Renaud de Beaurepaire et de Simon frère d'Agnès ou de deux autres amis dénommés Bernard et Simon. Sur les instances des deux époux l'évêque confirme cette concession (3).

Les châtelains de Tournai furent les dignes émulent de leurs souverains-suzerains, les comtes de Flandre. Diverses commanderies, tout comme les Templiers en général reçurent leurs libéralités et leurs largesses.
En 1244, au mois d'août, Iornols de Mortagne, châtelain de Tournai notifie le don fait par Alard de Hainehont son homme de (Borghiede ?) et Jehan Mousniers son frère qui cédèrent au Temple ce qu'ils avaient à (Lœvaing ?) ainsi que les parties en fief et qu'ils tenaient de lui en justices, en rentes et en héritages le tout en pleine franchise sauf deux bonniers et demi qu'ils doivent en droitures au château de Mortaigne de coi lil les paioient. Le châtelain reconnaît que le Temple tient ses manoirs rentes et héritages de Saint Léger aussi franchement que l'on tient les autres alleux de Tournai (4).

La commanderie de Saint-Léger dût être importante quant à son domaine utile si nous en jugeons par les Records de l'Ordre de Malte. Le dernier acte que nous possédons sur cette commanderie de la limite de la Flandre et du Hainaut, date du 5 avril 1262. Ce jour-là, Robert de Saint-Léger fait savoir qu'il a vendu aux frères du Temple le terrage d'un champ à Pierron et qu'il doit garantir tous les usages et les coutumes (5). Ce même jour, le seigneur Enguerrand de Lovencourt confirme cette vente (6).

Notes — Saint-Léger
1. — Paris, Archives Nationales, S 5211, n. 11.
2. — Cartulaire de Flandre, folio 64-64v, n. 111.
3. — Ibidem, folio 53v.-54, n. 87.
4. — Ibidem, folio 41-42, n. 70.
5. — Paris, Archives Nationales, M 13, n. 20.
6. — Ibidem, n. 21.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Maison du Temple de Rumes
Pays: Belgique, Région Wallonne, Communauté française de Belgique, Province: Hainaut, Arrondissement: Tournai

Maison du Temple de Rumes
Localisation: Maison du Temple de Rumes

La maison de Tournai, fondée par les Templiers comme point de chute dans une ville épiscopale (1), avait la charge de la possession de Ruines. C'est le 7 juillet que les Templiers acquirent les premiers bonniers de terre à Rumes. Ce jour-là. Baudouin li Charnu étant en partance pour Jérusalem pour faire le saint pèlerinage. pour son âme et celle de ses parents, donne à Dieu et à la maison de la Milice du Temple, trente-six bonniers de bois, bons comme mauvais, dans ses bois de Tournai, et cela en pure et perpétuelle aumône (2).

Le seigneur de Rumes, Baudouin dit Caron — Il faut faire très attention dans la généalogie de ces documents car ils sont très embrouillés étant donné que tous les principaux personnages se nomment Baudouin — Le Caron donc avait donné aux Templiers, douze bonniers de bois. Ces douze bonniers faisaient partie des trente-six donnés plus haut.
En même temps il avait fait, non pas une opération semblable, mais avait autorisé des marchands à prendre du bois dans ses propres forêts. Ces derniers prirent le bois aussi bien dans le domaine seigneurial que dans le domaine des frères du Temple. Or les Templiers étaient libres et quittes de toute exaction, de tout droit et de toute prérogative extérieure, aussi le seigneur notifia que dans le cas où les marchands prenaient quelque chose dans les douze bonniers des Templiers, ils devraient rendre aux frères la même valeur que ce qu'ils avaient emporté. Dans le cas où cette clause ne serait pas observée, il confesse que l'évêque de Tournai pourrait la faire observer par le moyen des censures ecclésiastiques (3).

Au mois de juillet 1213. Robert de Rumes du consentement et de la volonté de sa femme Alix et de Baudouin li Caron son fils et héritier donne et fait confirmation par cette charte, aux vénérables et très chers les frères de la Milice du Temple de 24 bonniers de bois de son domaine de Tournai situés entre le moulin de Planart et la maison de Nicolas Ilovart. Il fait cette donation libre et quitte de toute exaction et en perpétuelle possession. Pour donner plus d'autorité à son acte, il demande les sceaux de Ferrand, comte de Flandre et de Hainaut et de la comtesse Jeanne. Il corrobore ce document pour l'âme de son frère Baudouin li Charnu ou li Charon qui mourut outre-mer et qui avait fait cette donation aux frères du Temple en pure aumône pour le repos de son âme et celle de ses prédécesseurs (4). Cet acte fut confirmé par l'autorité apostolique par l'archidiacre et deux chanoines d'Arras (5).

Cette possession fut à nouveau ratifiée au mois de février 1230 par un accord passé entre Baudouin dit Caron, seigneur de Rumes, fils et successeur de Rabbodon, héritier de son oncle Baudouin et les frères du Temple. Le dit seigneur, du consentement de son épouse, dame Elisabeth, notifie la donation faite aux frères de la Milice du Temple de trente-six bonniers de bois par son oncle maternel, Baudouin, avant son départ pour le pèlerinage de Jérusalem. Cette donation fut ratifiée pas Rabbodon, seigneur de Rumes.
Ces bonniers se trouvaient dans le bois de Tournai. Vingt-quatre bonniers furent donnés en toute liberté, mais pour les douze autres situés près du bois du seigneur de Croisilles. il fut fait une composition. Le nouveau seigneur-héritier concède à perpétuité ces douze bonniers en aumône pour le repos de son âme et celle de ses prédécesseurs et les cède avec les 24 autres en possession pacifique. Baudouin dit Caron concède donc cette donation, la confirme et l'approuve en présence de Raoul, archidiacre de Tournai, maître Gilbert, prêtre de Saint-Jean in Gondavo, Gilles, clerc-diacre de l'évêque de Tournai, frère Guillaume de Lambersart, actuellement maître en Flandre, frère Soybert précepteur de la maison d'Arras, frère Lambert, chapelain de la maison de la Milice du Temple et bien d'autres encore (6).
Les possessions de Rumes passèrent intégralement à l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem à la dissolution.

Notes — Rumes
1. — Au sujet des maisons dans les villes épiscopales, cf. Les Templiers, gouvernement et Institutions et Les Templiers en Provence.
2. — Cartulaire de Flandre, folio 6v-7, n. 7.
3. — Ibidem, folio 21 v.-22, n.40.
4. — Ibidem, folio 31-31 v, n 55.
5. — Ibidem, folio 55v.-56, n. 95.
6. — Ibidem, folio 36-37 v, n. 65.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Fief du Temple de Barnesse (?)
Pays: Belgique, Région Wallonne, Communauté française de Belgique, Province: Hainaut, Arrondissement: Tournai

Cette possession des Templiers consistait aussi en quelques reliefs.
Au mois de juin 1226, Baudouin, seigneur de Prat fait savoir par devant l'archidiacre de Tournai, qu'avec le consentement de Baudouin son fils aîné, il a reconnu avoir donné à la maison de la Milice du Temple deux cents livres de Flandre sur ses terres et sur des rentes qu'il avait à (Barnesse ?) dans l'office de Bochta.
Il fait cette donation avec la licence de l'illustre dame Jeanne, comtesse de Flandre et de Hainaut de laquelle il tenait ce fief.
Les frères du Temple font alors une concession et le dit Baudouin paiera quinze livres aux termes de la Saint-Rémi et de la Toussaint et cela annuellement.
En témoin de cet acte signèrent plusieurs témoins dont des prélats (1).

Le même jour, Baudouin junior notifie qu'il se soumet à la volonté et aux données de son père et qu'il se rend quitte envers les Templiers de cette aumône sur son héritage (2).

Ce relief fut racheté peu de temps après. Au mois de novembre de la même année, S. abbesse de Morseele et son couvent font savoir que pour l'emplacement de leur abbaye, située dans le dit fief de Barnesse et dans la tenure des frères de la milice du Temple, elles ont racheté le droit de relief pour la somme de 35 livres de Flandre (3).

Notes — Barnesse
1. — Cartulaire de Flandre, folio 72-72v., n. 120.
2. — Ibidem, folio 73-73v., n. 122.
3. — Ibidem, folio 62, n. 105.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Commanderie de Corbieux
Département: Nord, Arrondissement: Lille, Canton: Cysoing — 59

Commanderie de Corbieux
Localisation: Commanderie de Corbieux

Cette commanderie dépendait juridictionnellement de celle d'Ypres, mais les regards provenaient de La Haie. Suivant l'acte de donation des lieux le 17 août 1226, la commanderie supérieure aurait dû être La Haie, mais le fait que nous ayons un droit direct sur l'ensemble de la donation, la juridiction temporelle allait au commandeur de province qui répercutait sa fonction juridique sur la maison provinciale.

Pour cette commanderie, les actes que nous possédons sont des confirmations après la donation. Cela prouve bien que les Templiers y avaient établi une maison régulière car ils s'entourèrent de toutes les garanties. Ce fut une des forces de l'Ordre comme à Cîteaux ou chez les Prémontrés. Nous ne voyons jamais de contestations sur les domaines occupés par les maisons régulières.

Le 14 août 1226, B. le Franchois, chanoine de Lille notifie qu'il a reçu mandat de R. archidiacre de Flandre et de J. chanoine et hospitalier de Tournai et de plusieurs chanoines de Tournai de recevoir la continence perpétuelle de la femme du seigneur Amaury de Cobrieux, chevalier, qui entra dans l'Ordre des Templiers. Le 17 août suivant, le chanoine, au nom de l'évêque de Tournai, cette fois-ci, recevait la continence perpétuelle de dame Humberge, femme d'Amaury de Cobrieux.
Le chevalier et son épouse donnèrent aux frères de la Milice du Temple, en aumône perpétuelle, tout ce qu'ils possédaient dans le tiers du fief de Cobrieux et qu'ils tenaient de Robert de Ghondecort et de Roger, châtelain de Lille. Pour cette partie de bien, les frères du Temple devront payer au châtelain la somme de quinze livres parisis. A cela les donateurs ajoutent le tiers du fief de GenechFief du Temple de Genech
Fief du Temple de Genech
qu'ils tenaient de Jean de Genech, et de sa mère, pour lequel fief les frères paieront au seigneur trois cents livres parisis. Cette passation fut faite par l'apposition des mains du seigneur et par la tradition du rameau et du gazon (1).

Le 8 septembre suivant, J. de Saint-Quentin, chanoine et hospitalier de Tournai, vice-gérant de l'évêque de Tournai, fait savoir par cette charte sur laquelle sera inscrit ce qui suit pour la mémoire de tous.
Amaury, chevalier de Cobrieux, se constitua en sa présence et résigna entre ses mains tous les biens qu'il avait au territoire de Cobrieux tant en fief qu'en terres arables, près, bois, viviers, dîmes et rentes, biens meubles et immeubles qui sont actuellement en sa possession.
Il fait cette donation en aumône aux frères de la Milice du Temple et il les rend libres de cette présente collation qu'il approuve. Pierre dit le Vilain, frère du chevalier, a promis de ne pas s'opposer à cette donation et jura de ne pas s'interposer à cette cession malgré la jouissance viagère qu'il a sur les biens (2).

Le même jour, le même chanoine hospitalier notifiait à tous présents et à venir que la collation affectée par Amaury de Cobrieux sur tous ses biens fut passée en présence de plusieurs témoins: chanoines, chevaliers, clercs, etc. (3).

Les Templiers, fidèles à leurs institutions et afin de prévenir à toutes contestations, demandèrent à la comtesse de Flandre de confirmer cette donation. N'y avait-il pas le frère du donateur là au milieu ?
Au mois de novembre 1226, Jeanne comtesse de Flandre et de Hainaut notifie la donation faite par Amaury chevalier de Cobrieux, aux frères de la Milice du Temple de tous les biens situés à Cobrieux tant en fief, terres et autres choses (sic). La comtesse signe cet acte pour la rémission de ses péchés et ceux de ses prédécesseurs. Elle concède et confirme aux frères tous ces biens en apposant son sceau au dit document (4).

Après la comtesse, c'est le châtelain de Lille qui confirme cette donation au mois de janvier 1227. A cet acte signèrent tous les représentant, évêque, comtesse et même le frère d'Amaury, Pierre le Vilain (5).

Notes — Corbieux
1. — Cartulaire de Flandre, folio 57v-58v., n. 98.
2. — Ibidem, folio 49v-50v, n. 86.
3. — Ibidem, folio 6 lv-62, n. 105
4. — Ibidem, folio 5 1-51 v., n. 88.
5. — Ibidem, folio 13v-14v, n. 21.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Maison du Temple de Furnes
Pays: Belgique, Région: flamande, Communauté: Flamande, Province: Flandre-Occidentale: Arrondissement: Furnes

Maison du Temple de Furnes
Localisation: Maison du Temple de Furnes

Dans l'Ordre du Temple Furnes occupe une place aussi importante que certaines villes, malgré l'absence de commanderie, mais l'emplacement d'une simple petite maison. Furnes est connu dans les actes dès les premières années de l'Ordre avec Robert de Furnes puis avec Thibaud (1).

Je n'irai pas jusqu'à dire que Furnes ait été une grande commanderie, non, là n'est mon propos et il n'est pas question que j'induise les lecteurs dans l'erreur et surtout que j'aille contre les actes du Temple en Flandre dont nous possédons quelques bons échantillons pour nous donner une vue exacte sans encore en ajouter. Nous n'avons qu'un seul acte concernant les biens de l'Ordre dans cette ville de l'époque templière.

Au mois de juin 1253, le doyen et le chapitre de l'église Sainte Walburge de Furnes font savoir que Philippe de Hondeseote, chanoine et homme du Temple, a établi sa demeure, située près de l'atrium de la dite église et où se trouve la chambre de Jean d'Elfare et d'une valeur de 40 sous de paiement annuel. Au décès de Philippe, les chanoines paieront le relief de cette maison aux frères de la Milice du Temple (1).

Fort heureusement ce document n'est pas unique et nous savons par l'enquête de Grégoire XI qu'une partie du fief de Furnes avait été donnée aux frères du Temple, sans que nous en sachions l'année, mais il faut penser que ce soit durant la maîtrise régionale de Robert de Furnes, mais ce n'est qu'une supposition malgré le manque de documentation. Toutefois en faisant des recoupements avec les archives de l'abbaye cistercienne toute proche des Dunes qui avait, elle aussi quelques biens dans la région et non un tant soit peu de relations mystérieuses (3).

Par la suite les hospitaliers rappelleront l'origine de cette possession. En 1515, les échevins relateront l'ancienne censive du Temple (4) tout comme en 1697 lorsqu'ils diront: La seigneurie de Templiers appartenant aux chevaliers de Malthe.

Notes — Furnes
1. — Je n'irai pas jusqu'à affirmer comme le fait Saint-Hilaire dans ses pseudos théories, lorsqu'il nous dit: A noter que les Templiers portaient non pas leur nom de famille, mais celui du lieu où ils avaient été baptisés dans La Flandre Mystérieuse, p. 87. Le titre du livre montre bien le mystère que connaît seul l'auteur, pape d'un certain ésotérisme dont il enseigne (???) les fondements et dont il est le seul à connaître les tenants et les aboutissants. Avec cette affirmation, il n'y a plus qu'à tirer l'échelle. Ce spécialiste des Templiers en Belgique nous indique cette clause chez les Templiers, alors qu'il nous fait toute une théorie sur les armoiries de la famille de Saint-Omer, dont Godefroid ou Geoffroy, est l'illustre représentant dans l'Ordre du Temple en sa qualité de co-fondateur avec Hugues de Payens. Or le dit Templier était le fils du châtelain de la ville dont il portait le nom et non de la paroisse où il fut Baptisé. Allons Monsieur Saint-Hilaire, si je vous attaque c'est à cause de votre façon d'agir devant les lecteurs, prouvez une fois pour toute ce que vous avancez avec des textes irréfutables, au moins vous éviterez ces façons d'agir non seulement de moi, mais d'autres qui, s'ils n'osent pas le dire, n'en pensent pas moins. Retournez à vos livres élémentaires de l'Histoire de Belgique puis vous entreprendrez l'étude des thèses de Messieurs Pirenne, Yans, Van Werveke, Génicot et bien d'autres. Vous aurez là un échantillon important de textes qui vous donneront plus de clarté dans vos théories de secrets et de mystères pour vous permettre de ne plus élucubrer
2. — Cartulaire de Flandre, folio 47v, n. 80.
3. — mystères à la Saint-Hilaire.
4. — Censier de Furnes, n. 11.

Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.
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Fief du Temple d'Arques
Département: Pas-de-Calais, Arrondissement et Canton: Saint-Omer: Commune: Clairmarais — 62

Fief du Temple d'Asques
Localisation: Fief du Temple d'Arques

Au mois d'août 1253, l'abbé des cisterciens de Clairmarais faisait savoir que le maître et les frères du Temple en France ont acquitté à l'abbaye les reliefs de quatre fiefs qu'elle avait achetés et dont un était situé à Arques (1).
1. — Cartulaire de Flandre, folio 44v. — 45, n. 75.
Sources: Laurent Dailliez — Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg — Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions — Impres-sud, 1978.

Commanderies du Brabant


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