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Les commanderies de France triées par département

Département du Morbihan

Campeneac   (56)
Maison du Temple de Campénéac
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Ploërmel - 56


Maison du Temple de Campénéac
Localisation: Maison du Temple de Campénéac


Il ne reste plus que la Chapelle d'origine templière, les templiers étaient présents à Campénéac, le nom de la chapelle ne laisse aucun doute sur l'héritage des Templiers donné aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, cette localité donc cette chapelle est citée dans la charte de Conan IV sur les biens attribués aux Templiers.

Dès l'origine, en effet, une charte de Conan IV, rapportée par D. Morice à la date de 1160, énumère, pour les confirmer, toutes les possessions des Templiers et des Hospitaliers en Bretagne.
Charte de Connan IV et analyse de Jack Bocar

Campénéac, (lieu-dit Saint-Jean)
Chapelle Saint-Jean, époque de construction 13e siècle; 17e siècle. Chapelle qui remonterait au 13e siècle, fondée par les Templiers.


Chapelle de Campénéac
Chapelle du Temple de Campénéac - Sources: Wikipedia


En 1312, leurs biens furent attribués aux religieux de l'ordre Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem. En 1568, la maison, métairie et hôpital Saint-Jean furent concédés à Prigent de Trécesson par lettres patentes de Charles IX. Dès lors, les seigneurs de Trécesson en gardèrent la propriété et s'y firent inhumer. Les murs épais sont en petit appareil irrégulier de pierres de schiste du pays. Le sol intérieur est constitué par la roche qui affleure. La chapelle a été très remaniée au 17e siècle.
Sources: BNF, Base Mérimée Monuments historiques, 1992.

 

Carentoir   (56)
Maison du Le Temple de Carentoir
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: La Gacilly - 56


Maison du Le Temple de Carentoir
Localisation: Maison du Le Temple de Carentoir


Carentoir est une des plus anciennes paroisses du diocèse de Vannes. Au IXe siècle elle formait un plou breton gouverné par un « mactiern » et habité par une population parlant la vieille langue celtique.

Lorsqu'au milieu du XIe siècle les Templiers vinrent s'établir en Bretagne, ils fondérent sur le territoire de Carentoir une maison qui prit d'eux le nom de Temple. On ignore la date précise de cette fondation due, d'après la tradition, à la pieuse munificence des ducs de Bretagne, mais la charte de 1182 mentionne sous le nom de « Karantoe », le Temple de Carentoir parmi les possessions des Templiers en Bretagne. Nous ne savons rien par ailleurs du séjour à Carentoir des Chevaliers du Temple.

Le peuple a néanmoins conservé souvenir de la lamentable fin de ceux qu'il appelle encore les Moines Rouges: ils furent tous massacrés, dit-il, au pied d'un gros chêne, près la chapelle de « Fondeliennela chapelle de Fondelienne
la chapelle de Fondelienne
 », à mi-voie entre leur manoir du Temple et le bourg de Carentoir.

Il fallait bien que dès cette époque reculée, le Temple de Carentoir eut une certaine importance, puisque les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, héritant des biens des malheureux Templiers, firent de cet établissement le chef-lieu d'une commanderie de préférence à leurs propres hôpitaux qu'ils y réunirent.


Chapelle de Carentoir
Chapelle de la commanderie de Carentoir


En 1566 l'Hôpital de Quessoy fut annexé au Temple de Carentoir, et le tout ne forma plus qu'une seule commanderie portant le nom de Temple de Carentoir. Trente ans plus tard le manoir du Temple de Carentoir fut tellement ravagé par la guerre civile que ses commandeurs furent forcés de l'abandonner; ils allérent alors fixer leur résidence au Temple de la Coëffrie, en la paroisse de Messac, dans le diocèse de Rennes.
Par suite nous étudierons tout d'abord le Temple de Carentoir et ses premières annexes - puis l'Hôpital de Quessoy le Temple de la Coëffrie - enfin la juridiction et les revenus de la commanderie.

La commanderie du Temple de Carentoir se composait d'une douzaine de membres qui tous se trouvaient au diocèse de Vannes sauf un seul, le Temple de la Coëffrie, situé en l'évêché de Rennes.
Ils formaient au XVIe siècle cinq groupe:
— Le Temple de Carentoir proprement-dit.
— L'HôpitalLocalisation de l'Hôpital de Malansac
Localisation de l'Hôpital de Malansac
de Malansac et ses annexes.
— L'Hôpital de Saint-Jean de VillenardLocalisation de l'Hôpital Saint-Jean de Villenard
Localisation de l'Hôpital Saint-Jean de Villenard
.
— Le Pont d'OustDomaine du Temple au Pont d'Oust
Biens du Temple au Pont d'Oust
, et
— Le Temple de la CoëffrieDomaine du Temple à La Coëffrie
Biens du Temple à La Coëffrie
.

Le Temple de Carentoir.
Le chef-lieu du Temple de Carentoir se trouvait éloigné d'environ une lieue du bourg de Carentoir. Les Templiers y construisirent une église dont il reste encore un arc roman, séparant le chanceau de la nef, rebâtis l'un et l'autre dans les siècles derniers.


Situation de la Maison du Temple de Carentoir
Situation de la Maison du Temple de Carentoir


Pendant que cet établissement fut habité par des Chevaliers prêtres, les paroissiens de ce quartier s'habituèrent à trouver dans la vaste église du Temple la satisfaction de leurs besoins religieux. Mais comme dans la suite il arriva souvent qu'aucun des Chevaliers n'était prêtre, pas même le commandeur, on se vit dans l'obligation, à une date qui nous est inconnue, d'ériger ce quartier en paroisse démembrée de Carentoir et d'en fixer le siège au Temple même.
Dans la transaction qui créa ce nouvel état de choses et mit l'église conventuelle à la disposition du clergé paroissial et des fidèles, le commandeur se réserva le droit de présenter le vicaire perpétuel, auquel il se chargea de fournir un presbytère et une portion congrue.
Plusieurs aveux nous montrent cette réserve, naturelle d'ailleurs, comme autorisée et confirmée par les Souverains Pontifes et les ducs de Bretagne.
En retour de cette concession, le vicaire perpétuel devait, chaque dimanche, au prône de la messe, prier à haute voix pour le Grand-Maître de l'Ordre et pour le commandeur du Temple de Carentoir.
On ajoute même qu'il était tenu de porter l'habit de frère chapelain d'obédience de l'Ordre et de se faire croiser au premier chapitre qui suivait la date de ses provisions.

Dans toute l'étendue de la nouvelle paroisse, les dîmes perçues à la 10e et à la 15e gerbe, appartenaient au commandeur, ainsi que les oblations faites à l'église paroissiale et les prémices sur les bêtes à laine.
Une partie de ces revenus était parfois abandonnée au vicaire perpétuel pour lui tenir lieu de pension. Dans les derniers temps, ce vicaire était même assez souvent fermier de tous les revenus de la commanderie.

« A différentes reprises, comme en 1641 et 1683, la visite canonique de la paroisse du Temple de Carentoir par l'archidiacre et les délégués de l'évêque de Vannes, fut contestée par les commandeurs, qui ne voulaient reconnaître ce droit qu'au Grand-Prieur d'Aquitaine et à l'évêque en personne. »

Le manoir, résidence du commandeur, se trouvait au bourg du Temple de Carentoir, près de l'église paroissiale; mais pendant les guerres de la Ligue, les partisans du duc de Mercoeur pillèrent et ravagèrent ce bourg en 1596, puis mirent le feu au manoir après l'avoir dévalisé; tout cela en haine du commandeur Jean Le Pelletier qui combattait alors vigoureusement dans le parti des Royaux. Aussi en 1643 ne voyait-on plus « au derrière de ladite église du Temple de Carentoir, vers amont », que de « vieilles mazières où estoit autrefois le logix et manoir du Commandeur, qui a esté desmolli par l'injure des guerres civiles, fors une grange pour serrer les gerbes de la dîme qui appartient du tout en ladite paroisse du Temple audit commandeur, qui se lève pour la pluspart à la dixième, tant de grains que de fillaces. »

On peut voir une très jolie Croix palis trilobée derrière la chapelle à la dite place du manoir des commandeurs.


Croix palis trilobée
Croix palis trilobée monolithe sans base avec pour symbole des 5 plaies du Christ


A la même époque, « à côté dudit logix » (la grange du Temple), se trouvaient des jardins appelés le Clos, « plantés d'arbres fruitiers », un petit bois de haute futaie et une prairie, « le tout se joignant ensemble et pouvant contenir environ huit journaux, le tout bien mesnagé. » Enfin un vivier et une garenne complétaient le pourpris de l'ancien manoir de la Commanderie.

Non loin de là et également près de l'église, le vicaire perpétuel du Temple avait son « logix presbytéral composé de chambres haultes et greniers au-dessus, et au-dessoubs un appart qui sort de cuisine au costé de laquelle est un cellier. et d'aultre costé un étable; le tout couvert d'ardoise en bon estat. Il y a un petit jardin au devant, cerné de vieilles murailles dont jouit ledit recteur avec les oblations pour tout salaire. »

Cette rétribution trop aléatoire fit naître bien des procès aux derniers siècles entre les commandeurs curés-primitifs du Temple et leurs vicaires perpétuels ou recteurs. Ceux-ci exigeaient qu'on leur abandonné, la jouissance des dîmes de la paroisse ou une pension d'au moins 300 livres, ce que refusaient d'admettre les Chevaliers de Malte. A l'origine les oblations du Temple de Carentoir pouvaient être assez considérables pour faire vivre le pasteur, mais il n'en était plus ainsi au XVIIe siècle; toutefois les commandeurs - dont les revenus étaient extrêmement modiques - avaient peine à en convenir.
En dehors de sa dîme le commandeur de Carentoir ne recueillait, en effet, dans sa paroisse du Temple que 16 livres « tant par argent que bleds » plus deux corvées que lui devait chaque tenancier.

« A une mousquetade dudit bourg du Temple » s'élevait un moulin à vent bâti par le commandeur Gilles du Buisson; tous les hommes de la commanderie étaient obligés d'y porter « moudre leurs bleds ô debvoir de mouture qui est le saiziesme, à peine d'amende. » Ce moulin existe encore sur la lande au nord du Temple de Carentoir; au-dessus de sa porte sont les restes d'une vieille inscription et deux écussons portant probablement jadis les armoiries de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Du pied de ce moulin l'on jouit d'un admirable coup d'oeil sur la vallée de l'Aff.

Au bourg du Temple le commandeur de Carentoir avait un four à ban, ce four était bâti dans la rue du Chauffault qui en tirait son nom, mais en 1643 il se trouvait « ruisné parce qu'il n'y a point de bois en ce cartier-là pour le chauffer, et aussy que les habitants ont fait accord avec un commandeur de certaine rente de bled pour avoir licence de faire des fours chez eux. »

Notons que le cimetière paroissial du Temple de Carentoir n'entourait point l'église comme c'était alors partout l'usage; on s'y rendait par la rue du Chauffault et il devait se trouver là où il est encore aujourd'hui.


Croix monumentale 15e siècle ?.
Croix monumentale 15e siècle ?.


Quant à l'église même du Temple elle était divisée en deux parties: le chanceau appartenant au commandeur et la nef concédée par lui aux paroissiens; reconstruit aux derniers siècles, cet édifice, subsistant encore, n'offre d'antique que l'arcade ou voûte unissant la nef au choeur. « Est ladite église parochiale et son cimetière dit une déclaration de 1677 - fondée en l'honneur du glorieux patron de l'Ordre, Monsieur Saint Jean-Baptiste. Pour le service de laquelle églize le commandeur substitue un vicaire parce qu'il arrive quelquefois que le dit commandeur n'est pas prestre et peut estre homme portant les armes. Auquel commandeur appartiennent les honneurs et prééminences en ladite églize, au hault de laquelle et à costé du maistre autel est le banc des commandeurs, et les armes de leur Ordre et les leurs sont dans les principales vitres. Et prend ledit commandeur ou son vicaire toutes les oblations qui tombent journellement en ladite église. »

L'église, actuellement chapelle, est l'ancienne église de la commanderie de Carentoir mentionnée depuis le 12e siècle. La commanderie comportait fin 16e siècle: « la mayson et manovayr de la commandrye avecques l'Elise, cimetière et mayson presbytérale... »

Dans l'église Saint-Jean-Baptiste-du-Temple, il y a un rarissime gisant en bois de la fin du XIIIe siècle représentant un chevalier, peut être un chevalier templier.


Gisant d'un chevalier
Gisant, peut-être est-ce un chevalier Templier ?


Le bourg du Temple de Carentoir se composait alors de trois principales rues: « la rue d'Aval » descendant au Midi vers le manoir du Val, - « la rue du Chaffault » conduisant vers l'Ouest au cimetière, au four banal et au manoir de Rollienne, - et « la rue de Marsac » se dirigeant au Nord vers cet antique village de Marsac près duquel le roi gallo-romain Eusèbe avait au VIe siècle son camp reconnaissable encore de nos jours.


Situatuation du village Le Temple
Situatuation du village Le Temple


Il est vraisemblable qu'au moyen-âge la population du Temple de Carentoir jouissait d'une certaine prospérité; elle possédait, en effet, de beaux privilèges malheureusement négligés au XVIIe siècle. Car,- dit la déclaration de 1677, « avoit le commandeur du Temple de Carentoir droit et privilège que tous et chacun ses hommes estoient francs et exempts de tous debvoirs de coustumes, péages et guetz; et mesure portoient une croie cousue sur leurs vestements, comme plusieurs anciens affirment, et mesure encore de présent il y a presque sur toutes les portes des maisons tenues de ladite commanderie une croix gravée dans la pierre pour marque des franchises, lesquels privilèges et franchises se discontinuent presque partout, tant par la négligence des subjets que par celle des officiers. »

Nous avons retrouvé dans plusieurs villages du Temple de Carentoir, des maisons du XVIe siècle présentant sur leurs façades cette croix de la Commanderie, signe de franchise; le logis du Gand Hôtel, au village de la Gillardaye, est particulièrement remarquable; c'était au siècle dernier la demeure de Jean Bouschet, sénéchal de la juridiction du Temple; sur sa cheminée sont sculptés deux écussons portant la crois de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et une inscription de 1516.


Eglise de Carentoir
Eglise de Carentoir


La tradition a également gardé souvenir du droit d'asile du Temple de Carentoir; on y montrait encore naguère l'emplacement d'un arbre appelé le chêne de la Sauvegarde, nul n'avait le droit de saisir l'accusé qui se réfugiait à l'ombre de cet arbre protecteur et en embrassait le tronc.

Mais si les sujets du commandeur de Carentoir étaient privilégiés, celui-ci avait cependant bien des droits sur eux.
Outre ceux que nous avons déjà signalés, on peut encore noter le suivant: « Par tous les lieux de la commanderie où il y a assemblée, à quelque feste de l'année que ce soit, ledit commandeur a droit et est en possession de prendre un pot par pipe sur les vins et cildres, plus les debvoirs de coustumes sur les aultres marchandises et menues denrées qui s'y vendent et debitent. »

Enfin, le Temple de Carentoir jouissait d'un trait de « dîme à la 36e gerbe s'extendant en la paroisse de Plélan, au fief et frairie du Tellin; laquelle dîme se depart annuellement entre ledit commandeur, le recteur dudit Plélan et le prieur de Saint-Barthélemy, tiers à tiers. »

Telle était la physionomie du Temple de Carentoir proprement dit aux XVIe et XVIIe siècles; le commandeur le tenait prochement du roi « à debvoir de prières et oraisons. »
Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Coeffrie (La)   (56)
Maison du Temple de la Coëffrie.
Département: Ille-et-Vilaine, Arrondissement: Redon, Canton: Bain-de-Bretagne, Commune: Messac - 35


La commanderie de La Coëffrie est une propriété privée, elle ne se visite pas
Commanderie de La Coëffrie
Localisation:


En 1217, le duc Pierre Mauclerc et Alix de Bretagne, sa femme, confirmait les donations faites aux Templiers par leurs prédécesseurs, y ajoutérent le don d'une villa dans le pays de la Mée « quadam villa in Medeia. »
Il semble probable que telle fut l'origine du Temple de la Coëffrie en la paroisse de Messac (Commune du canton de Bain, arrondissement de Redon (Ille-et-Vilaine)) sise au territoire de la Mée, mais dans le diocèse de Rennes.
L'ordre du Temple ayant été détruit en 1312, la Coëffrie passa entre les mains des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui l'unirent à leur commanderie du Temple de Carentoir; le fait de cette union est constaté dès 1391.
Les guerres civiles de les fin du XVIe siècle ruinèrent complètement les manoirs du Temple de Carentoir et de l'Hôpital de Quessoy qu'habitaient les commandeurs Hospitaliers. En 1604 le Gand prieur d'Aquitaine députa en Bretagne plusieurs chevaliers de son Ordre pour constater ce triste état des lieux. A la suite de cette enquête le commandeur de Carentoir fixa sa résidence au manoir du Temple de la Coëffrie; ses successeurs l'imitèrent jusqu'au temps de la Révolution. Voici ce qu'était la Coëffrie en 1574: « Le Temple de la Coëffrie en la paroisse de Messac avec le manoir dudit lieu contient tant en cours, jardins, prairies, bois de haulte fustaye, etc., environ 15 journaux de terre. »
« L'église et chapelle dudit lieu de la Coëffrie est située au joignant de ladite maison; le commandeur de Carentoir jouit du tout des aumosnes et oblations faites en ladite chapelle sans que le recteur de Messac y prenne aucune chose. » « Il y a un moulin à grain avec l'estang d'iceluy et un moulin à fouler draps, avec leurs destroits et moutaux, iceux moulins et estang situés au joignant de ladite maison de la Coëffrie. » « Révérend Père en Dieu, Mgr l'Esvêque de Saint-Malo doit de pension audit commandeur, sur les dîmes qu'il lève ès paroisses de Guipry et Messac, le nombre de 28 mines de grain, savoir 14 mines de bled seigle et 14 mines d'avoine grosse, le tout mesure de Lohéac. »
« Les seigneur et dame de Chasteaubriand doibvent à ladite commanderie, au jour et feste de saint Jean-Baptiste, la somme de 7 livres monnoie. »


Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar
Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar


« Soixante-neuf ans plus tard, le commandeur Gilles du Buisson fit faire en 1643 dans l'Etat des améliorissementa de la commanderie de Carentoir une description fort détaillée du Temple de la Coëffrie.
« Despend de la commandrye de Carentoir un membre vulgairement appelé le Temple de la Coëffrie, séjour ordinaire des commandeurs, distant du Temple de Carentoir d'environ cinq lieues. » Auquel lieu de la Coëfferie il y a une chapelle fondée en l'honneur de Monsieur saint Jean-Baptiste nostre patron, laquelle est à présent servie par Dom Pierre Collin, prestre de la paroisse de Messac, en laquelle chapelle (sont) des ornements pour faire le service divin accoustumé, lesquels ont esté donnés par le commandeur Gilles du Buisson et lesquels sont bons et convenables et en la garde dudit dom Pierre Collin qui est salarié par ledit du Buisson.

« Laquelle chapelle (est) reparée tout de neuf, tant de couverture qui est d'ardoizes que de charpente et partie de la muraille, avec des vitres aux vittraux et commencée à blanchir, se proposant ledit du Buisson la faire achever de blanchir, et ès principales vittres sont les armes de l'Ordre. »

« En laquelle chapelle il y a quatre autels, sur le principal desquels est un beau buffet en menuiserie fait faire par ledit du Buisson pour honorer une image de la Vierge qui y a été donnée par lui; et sur le pignon de la chapelle il y a une bretesche ou campanier faict en maçonnail, auquel il y a une cloche de moyenne grosseur. »


Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar
Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar


« Au costé de ladite chapelle, vers le Nord, est le logix ou manoir dudit lieu, où l'on entre par un grand portail, sur lequel il y a un colombier; et entrant dans une cour carrée, au bas de laquelle est un corps-de-logix composé d'une cuisine, deux petits celliers et sur iceux deux chambres hautes dans l'une desquelles y a une cheminée, avec des grilles de fer à deux croisées, et les greniers au-dessus; et au costé y a une garde-robe joignant laquelle est un cabinet sous lequel y a un four; et pour monter aux-dites chambres y a un degré de bois fait à jour. »

« Et proche ledit logix est un autre grand corps-de-logix au bout duquel est une chambre haute à cheminée et sous icelle un cellier, à la suite duquel logix sont les estables à loger les bestiaux de la mestairie. »

« D'autres écuries et un « fagottier » sont encore mentionnés dans cette cour à laquelle est renfermée de murailles de bonne hauteur et en laquelle y a un puits. »

« Autour desquels logix sont les jardins et vergers en l'un desquels jardins y a un réservoir à garder du poisson, avec une petite sauldraye près d'où passe un canal d'eau vive que ledit du Buisson a fait faire tout à neuf. »

Viennent ensuite plusieurs pièces de terre avoisinant les jardins;
« plus, au devant de ladite entrée et portail, est une basse-cour renfermée de paliz, et au-devant de ladite basse cour est une chesnaye plantée de rabines de chesnes et chasteigners, contenant environ deux journaux. »

Il est ensuite fait mention de plusieurs autres terres en labour, parmi lesquelles figure une pièce appelée « la Justice », où devait à l'origine se trouver un gibet; puis on parle d'une autre « petite chesnaye de haute futaye avec un petit bois taillis, pouvant contenir le tout environ trois journaux, dans lequel ledit du Buisson a fait faire des mottes à lapereaux. »

Enfin, « autour desdits bois, domaines et jardins est la prée dudit lieu, qui aboutit à la chaussée et qui autrefois estoit un estang qui peut contenir environ seize, journaux, par le milieu duquel et au costé vers Nord passe un ruisseau qui autrefois faisoit moudre deux moulins, l'un à bled, l'autre à draps; mais la prairie vaut aujourd'hui quatre fois. Néanmoins, ledit du Buisson a fait faire tout de neuf un moulin à draps, sans que cela détériorisse ladite prée, qui pourra valoir, estant en estat, 25 ou 30 escus de rente. »

Après cette description du manoir de la Coëffrie et l'énumération des terres constituant son pourpris et sa métairie vient le relevé des autres dépendances de cette maison seigneuriale: « En la paroisse de Fougeray, évesché de Nantes, à une lieue dudit lieu de la Coëffrie est un petit bailliage appelé l'Hostel-Ferré ou la Ruantaye où est deub 45 sols de rente et obéissance par les estaigiers qui sont au dit lieu et dépendent de la commanderie. »

« Plus, au bourg de Messac, à une petite lieue de la Coëffrie et proche le cimetière de Saint-Jacques (La chapelle Saint-Jacques, au bourg de Messac, pourrait bien avoir à l'origine appartenu aux Templiers) est une tenue où il y a quatre ou cinq estagiers qui doibvent 3 sols de rente et obéissance. »

« En ladite paroisse de Messac est deub un trait de dîme au lieu appelé le Plessix-Tenet, qui se lève ès domaines appelés Soubs-le-Bé, la Sagoussinaye, et la Croix de la Roberdaye, et est affermé avec la dîme du bourg le nombre de 11 bouexeaux de bled, mesure de Bain, 6 à la charge. »

« La dîme qui se lève sur les sujets dudit lieu du Temple de la Coëffrie, à la 10e des grains et fillaces, peut valoir, bon an mal an, 30 bouexeaux de bled, dite mesure. »

« Les rentes par deniers peuvent valoir 10 livres tournois. »

« En la mestairie se peuvent recueillir par chacun an six vingt bouexeaux de bled, dite mesure. »

« Plus depend dudit lieu une maison située en la ville de Rennes, en la rue de la Haulte Baudrairie et doibt 5 sols de rente et obéissance. »

« En la ville de Baulon, à quatre lieues dudit lieu de la Coëffrie sont deux maisons, avec deux jardins, appelées le Temple; lesquelles estoient de temps presque immémorial presque aliénées de la commanderie et néanmoins ledit du Buisson les a retirées à grands frais et réunies à ladite commanderie au membre de la Coëffrie, et doibvent 7 deniers de rente et obéissance. »


Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar
Chapelle de La Coëffrie, image Jack Bocar


Cet Etat des améliorissements (de 1643) mentionne encore la juridiction du Temple de la Coëffrie - la rente de 7 livres due par le baron de Châteaubriant, mais qui « ne se paie plus faute de titres » - et la rente de grains due par l'évêque de Saint-Malo, évaluée alors « 220 livres d'argent. »

Enfin, le commandeur Gilles du Buisson dit qu'il affermait à Pierre Duval sa terre de la Coëffrie 80 écus.
Il faut ajouter à ce qui précède un renseignement fourni par la Déclaration de la commanderie de Carentoir en 1677: il y est question de « quelques redevances ès paroisses de Saint-Jacut, Ruffiac, Tréal et Guer (dues au Temple de la Coëffrie), mais dont le commandeur ne peut plus avoir jouissance ny parfaite cognoissance. » Plus au faubourg de Malestroit, prés la Magdeleine, est une maison sur laquelle est deub par chacun an de rente féodale une livre de cire et obéissance.
De sorte qu'à l'origine le Temple de la Coëffrie s'étendait dans au moins dix paroisses: Messac, Fougeray, Guipry, Saint-Germain de Rennes, Baulon, Saint-Jacut, Rufflac, Tréal, Guer et Malestroit.
Nous reparlerons de la Coëffrie, résidence des derniers commandeurs de Carentoir, lorsque nous relaterons la visite de cette commanderie faite en 1745 par les Chevaliers de Malte.

Dans la paroisse de Quessoy (Commune du canton de Moncontour, arrondissement de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord.)), au diocèse de Saint-Brieuc, à mi-voie entre cette ville et celle de Moncontour, se trouvait au village de l'Hôpital, un établissement de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem; c'était le chef-lieu d'une commanderie appelée l'Hôpital de Quessoy, devant probablement son origine à un hospice fondé pour les besoins des voyageurs indigents.
La charte de 1160 mentionne comme propriété des Chevaliers Hospitaliers, l'aumônerie de Quessoy « Eleemosina de Kessoe. »
La commanderie de Quessoy remonte donc à l'arrivée des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne au XIIe siècle; elle acquit de bonne heure une certaine importance, comme nous le prouvera à l'instant le grand nombre de paroisses sur le territoire desquelles elle s'étendit, mais au XVIe siècle elle se trouvait réduite à peu de choses. A cette époque cependant on lui avait uni trois autres petits établissements ayant dû à l'origine avoir une existence indépendante; la Croix-Huis, Port-Stablon et Roz-sur-Couasnon; le tout ne formait pas encore une commanderie suffisamment dotée, mais offrait ce cachet particulier que la commanderie tout entière ne se composait que de biens d'Hospitaliers, sans aucun mélange de Temples. Il y avait dans le Grand prieuré d'Aquitaine sept commanderies concédées aux servants d'armes de ce prieuré; de ces sept commanderies, deux appartenaient à la Bretagne, c'étaient celles dont nous nous occupons présentement, le Temple de Carentoir et l'Hôpital de Quessoy. Longtemps indépendantes l'une de l'autre, ces commanderies furent réunies en mêmes mains l'an 1566; nous allons le voir l'instant, mais il nous faut d'abord faire connaître les commandeurs de Quessoy dont le nom est venu jusqu'à nous: Frère Geoffroy Berthou, vivant en 1312, est le plus ancien commandeur de Quessoy que nous connaissions.
Frère Guillaume Faruau, était en même temps commandeur de Clisson et de Quessoy en 1395; il rendit aveu au duc de Bretagne pour cette dernière commanderie le 24 septembre 1409.
Frère Pierre Beaupoil, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, fit la déclaration au duc de sa commanderie de Quessoy en 1444.
Frère Jacques Joubert, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, rendit aveu au roi pour le Quessoy le 29 avril 1506.
Frère Christophe de la Touche, chevalier de Rhodes, se trouvait en février 1516, commandeur de Quessoy.
Frère jean Courault mourut le 2 juin 1544; Jean Tournemine, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem et commandeur de Villedieu, se trouvant à Cicé près Rennes, château appartenant à sa famille, fit connaître à Poitiers la décès de ce commandeur de Quessoy.
Frère Victor Ricordeau, religieux de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, succéda au précédent; i1 rendit aveu au roi le 5 octobre 1551 et prêta le lendemain serment à S. M. pour sa commanderie de Quessoy.

Vers 1565, probablement à l'instigation de Jean Le Pelletier, commandeur de Carentoir, les servants d'armes du Gand prieuré d'Aquitaine adressèrent su Grand Maître de l'Ordre, Jean de la Valette, la requête suivante: Illustrissime et révérendissime Monseigneur et Sacré Chapitre Général, vos très humbles et obéissants religieux et serviteurs, les frères servants d'armes de votre prieuré d'Aquitaine remonstrent comme des sept commanderies qui leur sont ordonnées pour récompense des services qu'ils s'efforcent journellement faire à ventre Religion, il y en a deux entre autres, appelées l'une de Carentoir et l'autre de Quessoy, estant de si petite valeur qu'il n'a été possible par le passé et encore moins à présent aux possesseurs d'icelles, après avoir satisfait aux charges qui y sont fort haultes, se réserver aucune chose pour vivre ou employer aux réparations nécessaires, si bien que à ceste cause et par l'indigence des commandeurs elles sont demeurées jusques aujourd'hui en continuelle décadence et sans pouvoir estre améliorées; de quoy cognoissant lesdits exposants quel intérest recevroit votre Religion à l'advenir et que pour y remédier plus belle occasion ne se voit, situées comme elles sont près l'une de l'autre, que de les unir ensemble et en commettre l'administration à un seul qui les pourra plus facilement remettre en valeur beaucoup plus grande et payer les droits de ventre commun trésor plus aisement.

Pour avoir licence de votre Seigneurie Illustrissime a esté fait preuve et communiqué aux seigneurs assistants de la vénérable langue tenue en votre prieuré d'Aquitaine auxquels suroit semblé chose fort raisonnable, y donnant leur consentement sous le bon plaisir de ventre Seigneurie Illustrissime et Sacré Chapitre auquel lesdits exposants recourront; suppliant très humblement considérer que c'est un grand bien à vostre Religion, (qu'il) soit ordonné que toutes fois l'une ou l'autre des susdites commanderies viendra; à vacquer soit par mort, cession, renonciation et autre manière que ce soit, que d'icelles soit faite une seule commanderie de laquelle Carentoir sera et demeurera chef, et ce sans préjudice de ceux qui les possédent pour le présent, et que sur ce bulles en soient expédiées en votre chancellerie; ce faisant lesdits suppliants seront tenus à prier Dieu pour longue vie et prospérité de « Vostre Seigneurie Illustrissime et augmentation de la Religion. »

Le Gand Maître de Malte, Jean de la Valette, accueillit favorablement la supplique des servants d'armes du prieuré d'Aquitaine et par bulles datées du 18 février 1566, il unit les deux commanderies de Carentoir et de Quessoy en un seul bénéfice sous le nom de commanderie du Temple de Carentoir.
Comme nous connaissons déjà Carentoir, il nous reste à étudier ce qu'était Quessoy à l'époque de son union à Carentoir; nous allons donc parler des quatre membres déjà réunis alors sous le nom d'Hôpital de Quessoy, c'est-à-dire Quessoy, la Croix-Huis, Port-Stablon et Roz-sur-Couasnon.
Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Fescal   (56)
Maison du Temple de Fescal
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert, Commune: Péaule - 56


Maison du Temple de Fescal
Localisation: Maison du Temple de Fescal


C'est encore au diocèse de Vannes, en la paroisse de Péaule, que se trouvait le Temple de Fescal. Ce nom révèle un établissement de Templiers, passé ensuite aux Hospitaliers qui en rebâtirent la chapelle sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Dès le XIVe siècle une partie de la dotation de ce temple était déjà devenue la propriété de l'abbaye de Prières qui l'avait réduit à l'état de simple tenue. Plus tard le duc d'Elboeuf, seigneur de Rochefort, s'empara de cette terre, mais les moines de Prières en recouvrèrent la possession en 1650.
Aussi à cette époque le commandeur de Carentoir n'avait-il que peu de chose au village du Temple de Fescal: « En la paroisse de Péaule y a un temple fondé de Monsieur saint Jean-Baptiste, appelé le Temple de Fescal, lequel est couvert d'ardoises et a une cloche de moyenne grosseur: le service et les réparations y sont entretenus (au moyen des deux tiers des oblations). Et n'y a ny maison ny demeure du propre de la commanderie, fors quelques tenues d'héritages sur lesquelles sont deubs quelques 24 sols mon de rente et la dîme à la 11e, tout quoi peut valoir 8 livres. »

Remarquons encore qu'à cette époque il se tenait au village de Fescal « une assemblée à la Saint-Jean » où certains droits seigneuriaux appartenant à l'origine au commandeur se trouvaient usurpés par le seigneur du Pont d'Armes.

La chapelle Saint-Jean du Temple de Fescal, aujourd'hui délaissée, est du style ogival et présente une fenêtre à meneaux rayonnants, trilobés et quatre feuilles. A peu de distance de ce petit sanctuaire on voit une ancienne croix de pierre et à côté deux pierres tombales grossièrement taillées; chacune d'elles est accompagnée à ses extrémités de deux pierres debout dont celles plus voisines de la croix présentent une croix pattée sculptée en relief. Il existe sur ces tombes deux légendes: suivant l'une ce serait la sépulture de deux Chevaliers du Temple; suivant l'autre celle de deux personnages, l'un catholique, l'autre protestant, qui se battant en duel en cet endroit se seraient tués mutuellement, ce qui aurait mis fin dans le pays aux guerres de la Ligue.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Guerno (Le)   (56)
Aumônerie Le Guerno
Commune du canton de Muzillac, arrondissement de Vannes Morbihan - 56


Aumônerie Le Guerno
Localisation: Aumônerie Le Guerno


Possession des Hospitaliers de Saint-Jean - Le Guerno

Dans la paroisse de Noyal-Muzillac, au diocèse de Vannes, les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean de Jèrusalem eurent de bonne heure une aumônerie mentionnée dans la charte de 1180 sous le nom de « Eleemosina de Guernou. » Après la suppression de l'Ordre du Temple, l'aumônerie du Guerno fut annexèe au Temple de Carentoir et prit elle-même par extension le nom de Temple du Guerno.
Sources: Les Templiers et les Hospitaliers en Bretagne de: Guillotin de Corson.

 

Lantiern   (56)
Maison du Temple de Lantiern
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Muzillac, Commune: Arzal - 56


Maison du Temple de Lantiern
Localisation: Maison du Temple de Lantiern


La charte de 1182 mentionne parmi les possessions des Templiers le membre de « Landiern »; c'était ce qu'on appela le Temple de Lantiern dans la paroisse d'Arzal, au diocèse de Vannes.

« Est dans la paroisse d'Arzal, - dit la Déclaration de Carentoir en 1677, - un temple fondé de Monsieur saint Jan-Baptiste, appelé Saint-Jan de Lantiern, dans lequel se font les enterrages ; autour d'iceluy il y a un grand tenuement sur lequel le commandeur (de Carentoir) prend la dîme à la coutume. »

L'etat de la commanderie du Temple de Carentoir en 1643 donne quelques détails:
« En la paroisse d'Arzal il y a une très belle église et Temple avec quantité de chapelles et sept autels, une crois d'argent avec des reliques de la Vraie-Croix, un calice d'argent et deux d'estain. Autour duquel Temple il y a quelques tenues qui doibvent des rentes et dîmes, et s'appelle Saint-Jean de Lantiern ; la chapelle est couverte d'ardoizes avec trois cloches, le tout en bon et deub estat, et il n'y a aucune habitation ny domaine de propre de la commanderie, et s'afferme ledit lieu 18 livres. »


Chapelle de Lantiern, image Jack Bocar
Chapelle de Lantiern, image Jack Bocar


Enfin « l'église tréviale de Lantiern proche le passage de la Roche-Bernard, distante du Temple de FescalBien du Temple à Fescal
Domaine du Temple à Fescal
d'une bonne lieue et de l'abbaye de Prières de deux lieues », rapportait encore au commencement du siècle dernier « un dîmereau et le tiers des oblations, le tout affermé 18 livres », mais il n'en est plus question dans la Déclaration de Carentoir en 1755, pas plus qu'il n'y est fait mention des Temples de Questembert, de Limerzel et de Fescal.

Chapelle frairienne d'Arzal, Saint-Jean de Lantiern subsiste encore ; « c'est un édifice de l'époque romane de transition », réédifié extérieurement en 1627, mais conservant à l'intérieur tout le caractère de sa construction primitive. Elle n'a qu'un bas-côté au Nord, qui se compose de deux arcades romanes. Deux autres arcades, placées de chaque côté du choeur, sont de style ogival.

« De l'ancienne verrière qui ornait la fenêtre ogivale du chevet, il ne reste que l'écusson du duché de Bretagne et celui des seigneurs de Brouel. »

« Cette curieuse petite église renferme, outre le maître autel, sept autels latéraux presque tous fort anciens. L'ancienne tribune seigneuriale est placée au-dessus de la porte de l'Ouest, et on y accéda par un escalier pratiqué dans l'épaisseur du mur. »

« Il est a remarquer que les maisons du village de Lantierrn ont, pour la plupart, un aspect bourgeois qui diffère totalement de l'architecture ordinaire des habitations rurales. Un pavé partant de l'église et se dirigeant au Nord conduit à l'une de ces maisons qui est fort ancienne. Tout annonce que ce petit village eut jadis quelque importance: il y avait là autrefois des marchands, un notaire, une juridiction... Les moines de l'abbaye de Prières s'y rendaient en procession deux fois par an, parce que la chapelle possédait un fragment de la Vraie-Croix. »
Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Limerzel   (56)
Maison du Temple de Limerzel
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert - 56


Maison du Temple de Limerzel
Localisation: Maison du Temple de Limerzel


Il existait en la paroisse de Limerzel, au diocèse de Vannes, deux chapelles appelées tantôt le Temple-Neuf et le Temple-Vieux, tantôt le Temple de Haut et le Temple de Bas. Ces sanctuaires se trouvaient à trois kilomètres l'un de l'autre; le premier était dédié à saint Jean-Baptiste et le second à sainte Marie-Madeleine.

Au dernier siècle les Temples de Limerzel se trouvaient unis avec celui de Questembert à l'Hôpital de Malansac, mais c'était bien peu de chose: « Les Temples de Haut et Bas Limerzel, - dit l'Etat de la Commanderie de Carentoir en 1740 - consistent on un petit fief, une petite dîme et le tiers des oblations des deus chapelles, le tout affermé 16 livres. »

« La chapelle de Haut, qui est frairienne, est bien entretenue, mais celle de Bas est abandonnée faute de réparations, ne sachant qui les doit faire. »


Chapelle de Limerzel, image Jack Bocar
Chapelle de Limerzel, image Jack Bocar


Aujourd'hui la chapelle du Temple-Vieux n'existe plus; elle a été démolie au commencement de notre siècle, mais celle du Temple-Neuf se voit encore. Elle parait une construction de la fin du XIVe siècle. Le fond de l'autel se compose d'un retable en granit grossièrement sculpté mais curieux néanmoins; il est divisé en quatre compartiments surmontés d'arcades trilobées; dans chacun de ces compartiments sont représentées la naissance et la mort de Jésus-Christ, alternées avec deux saints personnages. Sur les murs est cinq fois répété et peint â fresque un écusson de gueules à la croix d'argent dans un collier d'ordre, surmonté d'une couronne ducale avec croix de Malte derrière: c'est le blason de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Prés de la chapelle est un calvaire de granit au sommet carré à pignon et colonnettes reposant sur une torsade; d'un côté apparaît le Christ et de l'autre une piéta. Une autre croix à bras pattés et en granit grossier avoisine ce calvaire.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Lizio   (56)
Maison du Temple de Lizio
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Moréac - 56


Maison du Temple de Lizio
Localisation: Maison du Temple de Lizio


Dédiée à sainte Catherine, la commanderie de Lizio conserve encore quelques bâtiments dont la chapelle très simple, sans grand caractère, dans laquelle on peut remarquer, à travers les ustensiles de labour, une grande arcade.

La croix de Malte de gueules fait référence à la présence supposée de Templiers dans la trève médiévale de Lizio ; on ne connait pas plus précisément l'histoire des Templiers de Lizio mais d'après l'histoire générale de l'ordre du Temple, on devine qu'ils ne purent s'installer à Lizio qu'entre 1129 (concile de Troyes) et 1312 (suppression de l'ordre par le Pape Clément V).
Sources: Wikipedia

Vers 1200, les Templiers, installés non loin, fondent à cet emplacement un petit prieuré qui reçoit les pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 1616, la chapelle est reconstruite, sous l'impulsion de Charles Laurencin, selon le plan primitif, propre aux constructions des Templiers : séparant le choeur de la nef, le mur de refend percé d'une arcade rappelle la clôture monastique. Dalles, pierres et colonnes recèlent une savante symbolique inspirée des traditions médiévales. Sur la façade, le pignon aux rampants dentelés est percé d'une belle porte en plein cintre, surmontée d'un tympan avec, au centre, une petite niche ; plus haut, un oculus.
Sources: Topic Topos

 

Merlevenez   (56)
Domaine du temple de Merlevenez
Département: Morbihan, Arrondissement: Lorient, Canton: Port-Louis - 56


Domaine du temple de Merlevenez
Localisation: Domaine du temple de Merlevenez


Merlevénez est une antique paroisse appelée d'abord Trévalsur et ayant son église au village actuel de Trévelzun; quant à Merlevénez ou Brélevénez, comme on disait alors, c'était un Temple. « On sait, en effet, raconte encore l'abbé Le Mené, que les Templiers eurent en ce lieu, dès la fin du XIIe siècle, un établissement considérable, qui leur fut donné par le seigneur de Kermadio, en Pluvigner, avec le concours du duc de Bretagne. L'église, bâtie par les Chevaliers ou par leurs bienfaiteurs, subsiste encore en partie, et porte les caractères de l'architecture de la fin du XIIe siècle. Au pignon du choeur on trouve encore des substructions qui sont très apparentes dans le chemin, et le champ voisin porte le nom très significatif de « Parq er Hloestr », Champ du Cloître. A la suppression des Templiers, en 1312, le temporel de ce monastère fut offert à l'évêque de Vannes, qui érigea la chapelle de Brélevénez en église paroissiale et y transféra le siège de la paroisse (1). » Il est à noter que, quoique Notre-Dame de la Joie soit titulaire de l'église de Merlevénez, le patronage du territoire paroissial demeure encore à saint Jean-Baptiste.
1. Histoire des paroisses du diocèse de Vannes, tome I, page 537.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

Merlevenez informations de la Mairie
« L'église paroissiale du dit Merlevené située au bourg contenant de long cinq cordes et demie et un pied, de franc quarante et trois pieds sans comprendre ses deux ailes qui font la croisée d'icelle de ses deux cotés. Sous fond tant de la dite église et cimetière cernés de murailles, il y a quarante et cinq cordes et trois quarts, y compris la sacristie étant au bout du levant de la dite église »

Déclaration du 13 mars 1680, document Archives départementales de Loire-Atlantique
L'église de Merlevenez n'est devenue paroissiale qu'à la fin du Moyen-Age; la tradition attribue le siège primitif de la paroisse au village de Trevelzun. Si les origines de sa construction restent inconnues, l'hypothèse souvent émise d'une fondation templière est eclue. En effet, les parties les plus anciennes de l'édifice sont antérieurs à l'époque de l'installation des Templiers dans la région, vers 1130.


Eglise de Merlevenez - Bnf
Sources image BNF


De style roman, l'église date pour l'essentiel du XIIe siècle: majeure partie de la nef et ses bas-cotés, les deux croisillons et la croisée formant le transept, et le coeur à chevet plat. La tour-lanterne romane supportée par les piles de la croisée a été reconstruite après son écroulement en 1533. Les grandes baies de style flamboyant des croisillons sont un apport du XVe siècle.

Bombardée en 1944, l'église perdit ses toitures et tout son mobilier; le décor sculpté fut préservé. L'église a été entièrement restaurée, avec grands soins, à l'identique. Les vitraux sont l'oeuvre du maître verrier Gruber.

L'église de Merlevenez conserve l'un des plus beaux ensembles de sculptures de l'époque romane en Bretagne. Outre les martyres de saint Laurent et de saint Simon, les chapiteaux sont ornés de personnages à têtes grimacantes, d'acrobates, de lutteurs, d'animaux fantastiques et de végéteaux.Symboliquement, toute ces scènes enseignent les fidèles sur le bien et le mal.

En Bretagne le décor est le plus souvent géométrique et végétal. Ici, à Merlevenez, le style des sculptures est proche de celles du POitou et de Saintonge. L'église de Merlevenez en est d'autant plus originale.
Sources: Mairie de Merlevenez

 

Molac   (56)
Domaine du Temple à Molac
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert - 56


Domaine du  Temple à Molac
Localisation: Domaine du Temple à Molac


Les deux ordres de Saint-Jean de Jèrusalem et du Temple reçurent au XIIe siècle des biens en la paroisse de Molac, évêché de Vannes.

Nous en avons la preuve dans les deux chartes de 1160 et de 1182; la première confirme les Chevaliers Hospitaliers dans la possession de l'aumônerie de Molac, « Eleemosina de Mollac »; la seconde accorde la même faveur aux Templiers pour leur terre de « MoëLac. »
La tradition attribue à ces derniers chevaliers la construction de la chapelle de Notre-Dame de l'Hermain en Molac, mais c'est tout ce que nous en savons.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Pleboulle   (56)
Maison du Temple de Pléboulle
Département: Côtes-d'Armor, Arrondissement: Dinan, Canton: Pléneuf-Val-André, Commune: Pléboulle - 22


Maison du Temple de Pléboulle
Localisation: Maison du Temple de Pléboulle


Non loin de Montbran s'élèvent le village du Temple et la chapelle Sainte-Croix entourée de son cimetière, où se voient un calvaire et plusieurs pierres tombales du XVe siècle. Cette chapelle se compose d'un choeur à chevet droit du XIVe siècle avec une maîtresse vitre à réseau quadrilobé; la nef, reconstruite au XVe siècle, est séparée du choeur par une arcade ogivale soutenant un petit campanile et reposant sur des colonnes octogones. Du côté de l'évangile, une chapelle seigneuriale s'ouvre sur le sanctuaire par deux arcades s'appuyant sur un pilier octogonal. La porte principale, à l'Ouest, est ogivale, à triple voussure et à pieds droits ornés chacun de quatre colonnettes. Au-dessus apparaît un écusson couché, surmonté d'un heaume à tête de paon et présentant « l'aigle éployée à deux têtes de la famille du Guesclin. C'est, en effet, à Pierre du Guesclin, seigneur de Plancoët au XIVe siècle, qu'est due en partie la construction de cette chapelle. Après l'abolition de l'Ordre du Temple, les seigneurs de Plancoët s'étaient emparé de la plus grande partie des possessions des Templiers dans leur quartier. »


Sainte-Croix, image Jack Bocar
Chapelle Sainte-Croix, image Jack Bocar


Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem n'héritèrent donc que d'une minime portion du Temple primitif de Montbran. Ils eurent, entre autres choses, à l'embouchure du Frémur, le village de Port-à-la-Duc mentionné dans la charte de 1182, sous le nom de « Portaradur »

Ce hâvre de Port-à-la-Duc se trouve de chaque côté de la rivière, moitié en Pléboulle et moitié en Pléhérel. Dans cette dernière paroisse se retrouve aussi le village de la Ville-Morhen, dépendance de Montbran en 1424. Toutefois, en 1681 le commandeur du Temple de la Nouée n'avait plus que quelques rentes sur certains habitants de Pléboulle et de Pléhérel, notamment sur le seigneur du Papeu.


Sainte-Croix, image Jack Bocar
Chapelle Sainte-Croix, image Jack Bocar


Vraisemblablement à, la suite de la ruine du Temple de Montbran, les Chevaliers Hospitaliers, héritiers des Templiers, choisirent la Caillibotière comme chef-lieu de leurs possessions dans cette partie de la Bretagne.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Saint-Congard   (56)
Domaine du Temple à Saint-Congard
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Rochefort-en-Terre - 56


Domaine du Temple à Saint-Congard
Localisation: Domaine du Temple à Saint-Congard


Temple de Saint-Congard, dépendance de la Maison du Temple de Carentoir, mentionné dans les termes suivants, dans un aveu de 1677: « En la paroisse de Saint-Congar est une tenue appelée le Temple de Saint-Congar et quelques autres maisons sur lesquelles il y a vingt deniers de rente, droit de lodz et ventes et obéissance, relevant du lieu du Pont-d'Aoust. » Il n'y avait point de chapelle à cette époque au temple de Saint-Congard.

Chartes de Conan IV duc de Bretagne
Lanhane Cunca: Il y a le hameau de Launay-Congar en Hénansal (Côtes-d'Armor) qui dépendait, en 1424, de la Templerie près Montbran. Il y avait aussi le Temple de Saint-Congard, dans la commune du même nom (Morbihan), réuni au XVIIe siècle à l'Hôpital de Pont-D'Oust.
Sources: Anatole de Barthélémy - Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, année 1872, volume 33, Numéro 1, pages 443 à 454.

Sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Le commandeur du Buisson nous dit seulement qu'il possède en ce lieu « quelque peu de rentes et la dixme à la unxiesme pour les grains et fillaces. »
Il ajoute ensuite: « auquel lieu depuis quelques années se sont bastiz plusieurs beaux logix, qui augmentera le casuel dudit lieu, qui est à présent affermé à Mre Claude Lemauf pour la somme de vingt livres tournois; et il n'y a audit lieu aucun manoir ny domaine du propre de la commandrye, fors une pasture qui fourche la rivière dont les hommes jouissent, dont ils paient un escu de rente et s'appelle le pré de la Caze. »
Comme on vient de le voir, le temple de Saint-Congard était uni à l'hôpital du Pont-d'Oust.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

Temple (Le) Morbihan   (56)
Lieux Le Temple dans le département du Morbihan, pour certains lieux-dits, ils ont disparu et ne peuvent donc pas être localiser sur les cartes de Cassini, IGN ou d'Etat-Major.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Guer, Commune: Saint-Jean-la-Poterie - 56


Le Temple de Saint-Jean-la-Poterie
Localisation: Le Temple de Saint-Jean-la-Poterie


Temple (Le), village en partit sur la commune de Saint-Jean-la-Poterie et l'autre partie sur la commune d'Allaire.
— Ancienne dépendance de l'Ordre du Temple qui existe dès le XIe siècle, et elle fait alors partie de la paroisse d'Allaire.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Pontivy, Canton: Ploërmel, Commune: Guillac - 56


Le Temple de Guillac
Localisation: Le Temple de Guillac


Temple (Le), hameau et moulin, commune de Guillac.
— Possession des Templiers de Carentoir.
— 1574, Une tenue d'héritages nommés le temple de Guillac, en la paroisse de Guillac.
— Il y avait: maisons, rues, jardins, pastures, terres labourables et communs environ quarante journaulx.
— 1667, Le commandeur René Chevrier trouve, pour mémoire, que de l'hôpital de Saint-Jan de Villenart dépendent un lieu appelé le temple de Guillac, en la paroisse de Saint-Servan.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Lorient, Canton: Guidel, Commune: Inzinzac-Lochrist - 56


Le Temple d'Inzinzac
Localisation: Le Temple d'Inzinzac


Temple (Le), hameau et moulin à eau.
— Dit Bas-Temple, sur le ruisseau de ce nom, commune d'Inzinzac, ruisseau du Moulin-du-Temple.
— Ancienne possession de l'Ordre du Temple.
— Après 1312, dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Moréac, Commune: Lizio - 56


Le Temple de Lizio
Localisation: Le Temple de Lizio


Temple (Le), village sur la commune de Lizio.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Muzillac, Commune: Péaule - 56


Le Temple de Péaule
Localisation: Le Temple de Péaule


Temple (Le), hameau sur la commune de Péaule.
— Dépendance de la Maison du Temple de Carentoir.
— 1574, le commandeur Hospitaliers, le mentionne seulement en disant que le commandeur de Carentoir jouit du tiers des oblations.
— 1644 le commandeur Hospitalier en parle un peu plus longuement en ces termes: En la paroisse de Peaulle y a un temple fondé de aint-Jan Baptiste, appelé le Temple-de-Fescal.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Lorient, Canton: Guidel, Commune: Pont-Scorff - 56


Le Temple de Pont-Scorff
Localisation: Le Temple de Pont-Scorff


Temple (Le), hameau sur la commune de Pont-Scorff.
— Ancienne possession de l'Ordre du Temple.
— Vers 1160, les Templiers construisent une chapelle: la chapelle Saint-Jean-de-Jérusalem.
— La paroisse de Pont-Scorff est mentionnée pour la première fois en 1235.
— Après 1312, dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Devenue ensuite une annexe de la commanderie des Hospitaliers du Croisty en Saint-Tugdual.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Lorient, Canton: Guidel, Commune: Quistinic - 56
Temple (Le), hameau sur la commune de Quistinic.
C'était jadis le siège d'une aumônerie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mentionnée dès 1160 par le duc Conan IV: Eleemosina de Kistinic.
Le nom Temple a disparu de cette commune

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Moréac, Commune: Saint-Congard - 56
Temple (Le), écart sur la commune de Saint-Congard.
— Dépendance de la Maison du Temple de Carentoir.
Le nom Temple a disparu de cette commune

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Muzillac, Commune: Saint-Dolay - 56


Le Temple de Saint-Dolay
Localisation: Le Temple de Saint-Dolay


Temple (Le), village sur la commune de Saint-Dolay.
— Dépendance de la Maison du Temple de Carentoir.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Guer, Commune: Saint-Jacut-les-Pins - 56


Le Temple de Saint-Jacut-les-Pins
Localisation: Le Temple de Saint-Jacut-les-Pins


Temple (Le), village sur la commune de Saint-Jacut-les-Pins.
— Dépendance de la Maison du Temple de Carentoir.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Pontivy, Canton: Ploërmel, Commune: Saint-Servant - 56


Le Temple de Saint-Servant
Localisation: Le Temple de Saint-Servant


Temple (Le), village sur la commune de Saint-Servant.
— Dépendance de la Maison du Temple de Carentoir.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert, Commune: Sulniac - 56


Le Temple de Sulniac
Localisation: Le Temple de Sulniac


Temple (Le), village sur la commune de Sulniac.
— Etablissement de l'Ordre du Temple.
— Après 1312, dévolu aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Questembert, Commune: Limerzel - 56


Le Temple de Limerzel
Localisation: Le Temple de Limerzel


Temple de BasLe Temple de Limerzel
Le Temple de Limerzel
, village et bois sur la commune de Limerzel.
— Etablissement de l'Ordre du Temple.
— Après 1312, dévolu aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Pontivy, Canton: Gourin, Commune: Saint-Tugdual - 56
Temple (Moulin du), moulin à eau sur le Pont-Rouge, commune de Saint-Tugdual.
Le nom Temple a disparu de cette commune

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Lorient, Canton: Guidel, Commune: Pont-Scorff - 56


Rue du Temple à Pont-Scorff
Localisation: Rue du Temple à Pont-Scorff


Temple (Rue du), à Pont-Scorff.

Le Temple
Département: Morbihan, Arrondissement: Vannes, Canton: Guer, Commune: Carentoir - 56


Le Temple de Carentoir
Localisation: Le Temple de Carentoir


Temple de Carentoir (Le), village et moulin à vent, commune de Carentoir.
— Maison du Temple.
— Après 1312, dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Sources: Dictionnaire Topographique du Morbihan, par M. Rosenzweig. Paris, Imprimerie Impériale M. DCCC. LXX
Et
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

 

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