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Quelques études réalisées sur les Templiers

Etudes templières à Montpellier
En venant à Montpellier épouser l'héritière des Guilhems, Pierre II, roi d'Aragon voulut se faire bien voir des habitants de sa nouvelle seigneurie. Le 15 juin 1204, le jour même de son mariage il signa dans la maison de la milice du Temple (1), en sortant de la chapelle où venait d'être consacrée son union avec Marie de Montpellier, un acte qui sert de préambule à la charte acceptée et jurée par lui le 13 aoùt suivant. Par cette charte, le roi d'Aragon reconnait les anciennes coutumes libertés et privilèges de la ville de Montpellier. La reconnaissance fut entourée de la plus grande solennité elle se fit dans l'église de Notre-Dame des Tables, en présence de la majorité des habitants « Acta sunt hœe omnia et laudata in ecclesia beatae Mariae de Tabulis, ubi hac specialiter de causa, fere totus populus Montispessulani ad commune colloquium convenerat, anno ab incarnatione Dornini millesimo ducentesino quarto, mense Augusti in die Assiimptionis beata Mariae » Pierre se montra favorable aux libertés municipales et donna aux habitants « plein pouvoir de statuer, réformer et corriger, toutes les fois et selon qu'ils croiront utile à la commune de le faire » (2).

Déjà, pendant le XIIe siècle, s'étaient établis hors de l'enceinte divers ordres religieux et maisons hospitalières chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et ceux de la milice du Temple, une colonie de l'abbaye cistercienne de Valmagne; les hôpitaux de Saint-Jacques, de Saint-Guillem, de Saint-Robert, du Saint-Esprit.

Le Petit-Saint-Jean
En remontant un peu vers l'église Saint-Paul, on trouvait le Petit Saint-Jean, établissement des Hospitaliers de Jérusalem. Comme ils le formèrent dès la première moitié du XIIe siècle (3), il était alors situé hors l'enceinte des murs. Ce fut à l'origine, sans doute, un simple hôpital, car en 1204 seulement les Chevaliers obtinrent la concession d'une église et d'un cimetière (4). La première est aujourd'hui le seul édifice religieux, à part la Cathédrale si profondément remaniée, qui reste antérieur aux guerres de religion dans notre ville (5). L'abside est romane, de petites dimensions et de structure fort simple. Le vaisseau a été retouché. Quant au cimetière, lors de la récente construction de la maison faisant angle sur les rues du Petit Saint-Jean et Plan d'Agde, on y a trouvé, au milieu de quantité d'ossements, de petits pavés et quelques pierres sépulcrales sculptées, qu'il eût été intéressant de conserver. Ce cimetière avait une issue sur la rue du Plan d'Agde, où existe encore une porte ogivale y ouvrant. Les immeubles devaient s'étendre du côté opposé au cimetière; peut-être le puits dit du Temple en faisait-il partie. Cette dénomination est difficile à justifier et je n'en ai trouvé aucune explication plausible. Au moyen âge, il était appelé simplement puits commun, et le nom de Puits du Temple n'apparaît dans les compoix qu'en 1738 (6). Il était pourtant un peu antérieur à cette date, puisqu'une lettre adressée en 1719 à la veuve Verchand le mentionne (7). Le Petit Temple était trop éloigné de là pour lui avoir donné son nom. Je ne crois pas qu'il y ait d'autres hypothèses que les deux suivantes ou bien cette dénomination aura paru après les guerres de religion, par suite d'une confusion populaire entre les chevaliers de la Milice du Temple et ceux de Saint-Jean de Jérusalem, leurs héritiers; ou bien le puits appartint au XVIe ou XVIIe siècle aux réformés, comme revenu de leur Temple.

Localisation de la Maison du Temple
Je ne quitterai point ces parages sans fixer l'exact emplacement de la maison des Templiers, qui n'a jamais été prouvé. On s'accorde à penser qu'ici, comme ailleurs, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem héritèrent de leurs biens, et qu'ainsi l'enclos du Grand Saint-Jean a dû être primitivement celui de la Milice du Temple.

Mais, à part les circonstances locales qui auraient pu faire affecter à d'autres usages ces immeubles des Templiers, on sait que l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem avait deux établissements à Montpellier, l'un appelé du Petit Saint-Jean, dans l'intérieur de la ville, l'autre dit du Grand Saint-Jean aux faubourgs.

J'ajouterai même qu'il possédait une troisième propriété, affectée au XVIIe siècle à l'église paroissiale, à la maison claustrale et au cimetière de Saint-Denis (8). Si tant est que les Hospitaliers aient hérité de la maison du Temple, par laquelle de ces trois propriétés est-elle représentée ?

J'établis d'abord la transmission de l'immeuble du Temple à Saint-Jean de Jérusalem par le texte suivant, du 10 août 1338: Actum in Montepessulano in domo condam Templi, nunc vero Sancti Johannis Jerusalem (9).

Quant à l'identification, elle est guidée par divers textes du XIIIe siècle, qui portent toujours: domus Milicie Templi sita juxta villam Mortispessulani (10) et par d'autres du XVe siècle: Domus Templi extra villam, Montispessulani (6).

C'est là, en effet, que la montre un acte d'échange du 17 juillet 1251, conclu entre Pierre de Conques, évêque de Maguelone, et frère Guillem Scribe, précepteur de l'Hôpital. Il s'y agit de l'usage d'une livre de poivre qu'a le prélat sur le jardin et les maisons de la communauté de Montpellier:
« Lesquels jardin et maisons (je traduis) sont situés dans les faubourgs de la ville de Montpellier, à côté de la maison de la Milice du Temple, et confrontent d'une part avec ladite maison de la Milice, rue publique entre deux par laquelle on va à Prunet ; d'autre part, avec la maison de l'hôpital de Roncevaux, autre rue publique entre deux par laquelle on va à l'église Saint-Barthélemy, lequel chemin est dit chemin de Saint-Jacques ; d'autre part, avec l'avant-portail des faubourgs de ladite ville de Montpellier, place ou rue entre deux par laquelle on va à ces deux chemins publics ; et enfin d'autre part avec les maisons et possessions de Pierre Bonifas et de dame Fulcrande. » (12).

Si rien n'est mieux fixé que l'emplacement de cette propriété de Saint-Jean de Jérusalem, grâce à sa position entre la place Saint-Denis, la route de Toulouse et la rue Rondelet, et grâce à l'emploi qu'on en fit par la suite, celui de la maison des Templiers n'est pas moins incontestable. Elle se trouvait sur le chemin de Saint-Martin du Prunet, vis à vis l'église actuelle Saint-Denis et ses dépendances. Du côté opposé, l'enclos du Temple allait jusqu'au chemin venant de Saint-Martin du Prunet à la fontaine de Lattes, dite primitivement de Priveiranicis (13).

Il confinait aussi à l'Aiguerelle Noire (14). Enfin, il est fait mention d'autre chemin conduisant de la maison du Temple à cette même fontaine de Lattes (15), voie représentée aujourd'hui par la rue du Grand Saint-Jean et le chemin de Palavas. Toutes ces indications désignent, avec la dernière évidence, l'enclos du Grand Saint-Jean, tel que le montre l'atlas de ses possessions dressé en 1751 (16).

Séance du 16 juin 1899
Mlle. Guiraud continue ses lectures sur Montpellier au Moyen Age. Elle s'occupe des Bains publics, des Templiers, de la rue Bona Nioch. - Les Etuves paraissent avoir été établies derrière la tour de la Babote ou de l'Observatoire, dès l'origine, et y restèrent jusqu'au début du XIVe siècle. Vers le milieu du XVe siècle, on les y remit après un transfert à la Blanquerie. Le puits qui les alimentait existe encore. Grâce à des titres inédits des XIIIe et XIVe siècles, Mlle. Guiraud prouve l'identification de la Maison des Templiers avec l'enclos du Grand-Saint-Jean.
Sources: Mlle. Guiraud, Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, deuxième série, tome II, Montpellier 1899 - Sources numérique: Bnf
1. Les Templiers occupaient le quartier appelé le Grand-Saint-Jean.
2. Organisation administrative de Montpellier. (Germain, Mémoires de la Société Archéologique, tome III, page 8)
3. L. Guiraud, la Paroisse Saint-Denis de Montpellier, page 238.
4. Quod domus hospitalis sila in Montepessulano habeat in perpetuum liberum cimitenum Preterea domus hospitalis habeat unicum oratorium bicumque voluerit in valla Montispessulani et cujuscumque forme seu magnitudinis sibi placuerit, etc. (Cartulaire de Maguelone, registre E, folio 30).
5. Cette église sert aujourd'hui d'ecole libre de garçons au nº 17 de la rue Petit Saint-Jean.
6. C. de Saint-Paul, 1738, folio 291 et 300
7. A. Germain, Nouvelles recherches sur la secte des Multipliants, page 15.
8. Archives municipales de Montpellier série DD, Halles et Marchés.
9. Cartulaire de Maguelone, registre E, folio 337 vº.
10. Ibidem, registre D. folio 19, juillet 1200. Grand Thalamus, folio 40 vº.
11. Archives départementales de l'Hérault, série G, notaires Jean de Bancharceye, registres 8, 9 et 10, passim.
12. Qui ortus et domus sunt in barrus ville Montispetsulam juxta domum Milicie Templi et confrontantur cum predicta domo Milicie, carreria publica in medzo qua itur ad Prunetum ex una parte, et ex alla parte cum domo hospitalis de Rossas Vals, alia carreia publica in medio qua itur ad ecclesiam Sancti Bartholomei, que via vocatur via Sancti Jacobi, et ex alla parte confrontatur cum anteportali bamorum ville predicte Montispessulam, piano seu via in medzo per quam itur ad predictas duas vias publias, et ex alia parte cum domibus et honore Petri Boniface et domine Fulcranne. (Cartulaire de Maguelone registre E, folio 33).
13. Pecia terre vestra que vocatur campus de Arca, et est subius Prunetem et confrontatur ex una parte cum honore vesiro qui fut domine Galiane et liberorum ejus, et ex alia parte cum carreia qua itur de Pruneto ad Priveiranicam, et ex alia cum honore domus Milicie, viacuto in medio, et ex alia cum carreria qua itur de predicta domo Milicie versus Priveiranicam (Cartululaire de Maguelone, registre E, folio 33).
14. Quedam pecia terre sita in decimaria Sancti Martini de Pruneto que confrontatur ex una parte cum honore Raymundi Roq, et ex aiia cum aygarella, et ex alia cum quadam carreria que ducit de dicta aygarella versus ortum Raymundi Roq, et illa mediante cum honore Templi. (Cartulaire de Maguedolonne, registre E, folio 34)
15. Voir note 13.
16. Archives départementales de l'Hérault, série H, fonds Saint-Jean de Jerusalein.

Sources: Mlle. Guiraud, Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, deuxième série, tome II, Montpellier 1899 - Sources numérique: Bnf

Domaine du Temple de Fréjorgues
Département: Hérault, Arrondissement: Montpellier, Canton: Lattes, Commune: Pérols - 34

Frejonicis (Ecclesia Sancti Johannis de)
« Freionicis (S Jahannes de) = Saint-Jean de Fréjorgues, ancien prieuré (Hérault), commune de Mauguiou. »
(Histoire de Languedoc, tome V, colonne 2005)
« L'église de Saint-Jean de Frissac » (Germain, Arnaud de Verdaie, page 515).

Biens du Temple a Frejorgues
Localisation: Domaine de Fréjorgues

Il s'agit exactement du domaine de Fréjorgues, dans la commune de MauguioBiens du Temple: Mezouls
Biens du Temple: Fréjorgues
, entre Mauguio et Pérois, à côté de Saint-Marcel-le-Vieux, à proximité de l'étang de Lort.

L'ancien inventaire des Archives de la commanderie du Grand et du Petit Saint-Jean de Montpellier (2) cite une charte par laquelle, « l'an 1181, Bertrand de Fréjorgues et Marie Aimivelle, sa femme, vendent à la maison du Temple [de Montpellier] dix pièces terre et quatre pièces vignes, avec les terres y contigües, dans la dixmerie Saint-Jean de Fréjorgues, et un pré, dans la dixmerie Saint-Marcel... » (3).

On rencontre dans le même inventaire:
— en 1232, « une terre herme, partie dans la dismerie de Saint-Marcel, et partie dans celle de Saint-Jean, confrontant du midy et bize avec le chemin allant de Mauguio à Lattes » (4)
— en 1235, « deux pièces terre, dans la paroisse de Saint-Jean, dont l'une confronte d'une part avec le chemin allant de Mauguio à Lattes... et l'autre confronte avec le chemin allant de Mauguio à « l'église Saint-Marcel... » (5) en 1235, également, « une pièce terre dans la dismerie de Saint-Jean », confrontant avec une « terre de l'église Saint-Marcel » (6).

A proximité de Saint-Marcel-des-Fraires se trouvait une autre église, portant un nom similaire: Saint-Gilles ou Saint-Gély-des-Fraires, dont nous ignorons d'ailleurs l'emplacement. L'existence parallèle de ces deux églises nous est révélée par des documents du XIIe et du XIIIe siècle. Celle de Saint-Gély ne paraît avoir eu ni grande importance, ni bien longue durée.

L'ancien inventaire des Archives de la commanderie du Grand et du Petit Saint-Jean de Montpellier (7) cite, dans le « chapitre du mas de VauguièresLocalisation Vauguières
Localisation de Vauguières
 » (8), une charte de 1223, relative à une pièce de terre, « située dans la dixmerie Saint-Marcel, confrontant d'une part avec terre de l'église Saint-Gille-des-Fraires » (9), et une autre charte, de 1225, mentionnant « les dixmeries de Saint-Marcel, Fréjorgues et Saint-Gilles-des-Fraires (10).

[1223], totam unam peciam terre alodii liberi..., que est in decimaria Sancti Marcelli, et confrontatur, ex una parte, cum honore erclesie Sancti Egidii de Fratribus, et ex alia, cum honore Hospitalis Sancti Johannis, et ex alia, cum palude, et ex alia, cum via qua itur ad stagnum... (11).

[1225], omnia bona et jura nobis com[petentia] (12)..., que sunt in decimationibus et pertinenciis Sancti Marcelli et Sancti Johannis de [Frej]onicis et Sancti Egidii de Fratribus... (13).

Dans le « chapitre du mas de Brandon » de ce même inventaire, on rencontre: — en 1163, « le terroir de Saint-Marcel » (14).
— en 1176, « le terroir de Saint-Gilles-des-Fraires (15).
— en 1177, la paroisse Saint-Marcel et tènement de Saint-Gilles-des-Fraires..., la paroisse Sainte Christine et... celle de Saint-Nazaire de Medule » (MezoulsBiens du Temple: Mezouls
Biens du Temple: Mezouls
) (16).
— en 1181, « le tènement de Saint-Gilles des Fraires » (17).
— en 1182, « la paroisse Saint-Marcel » et « le chemin qui va de Mauguio à Saint-Gilles-des Fraires » (18).
— en 1191, « une condamine... située dans la dismerie de Fréjorgues et terroir de Saint-Gilli-Fraires » (19).
[1163], unam petiam terre, cum omnibus suis pertinentiis, que est in terminio de Sancto Marcello... (20).
[1176, v. st.], totum honorem rneum qui est in terminio Sancti Egidii de Fratribus... (21).
[1177], et per istas terras transit via que diseurrit ad ecclesiam Sancti Egidii de Fralribus. – ...in tota parrochia Sancti Marcelli et in terminio Sancti Egidii de Fralribus et in parrochia Sancte Christine et in parrochia Sancti Nazarii de Medullo... (22).
[1181], in terminio de Sancto Egidio de Fratribus. (23).
[1182], unam peciam terre alodii liberi..., que est in parrochia Sancti Marcelli, et confrontatur a corina cum via qua itur de Melgorio ad Sunctum Egidium de Fratribus... (24).
[1191], condaminam... que est in decimaria Sancti Marcelli de Frejonicis, in terminio Sancti Egidii de Fratribus... (25). « Salnt-Gilli-Fraires » (26), ou plus exactement « Sen Gili Frayre » (27), apparaît encore en 1408.
M. Jos. Berthelé - La Vieille chronique de Maguelone, Chronicon Magalonense Vetus, nouvelle édition. - Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, tome IV, page 154, Montpellier 1911 - Sources numériques: Bnf
2. Archives départementales de l'Hérault, séné H.
3. Ibidem, Folio 30 recto à 32 recto.
4. Ibidem, Folio 70 recto.
5. Ibidem, Folio 72 verso.
6. Ibidem, Folio 72 verso et 73 recto.
7. Archives départementale de l'Hérault, série H.
8. Vauguières, aujourd'hui hameau, dans la commune de Mauguio, à main droite de la route de Mauguio à Lattes.
9. Ibidem, Fol. 35, recto.
10. Ibidem, Fol. 35, verso.
11. Archives départementales de l'Hérault, série H, Commanderie du Grand et du Petit Saint-Jean de Montpellier, « sac de la métairie de Bauguieres », parchemin nº 18.
12. Ibidem, Déchirure latérale au parchemin.
13. Sac de Vauguières, parchemin nº 20.
14. Ibidem, Fol. 47, recto.
15. Ibidem, Fol. 47, recto et verso.
16. Archives departmentalism de l'Hérault, Fol. 49, recto.
17. Ibidem, Fol. 49, verso.
18. Ibidem, Fol. 50, verso.
19. Ibidem, Fol. 52, verso.
20. « Premier sac du devois de Brandon uni à la métairie de Bauguières, membre dépendant de la commanderie de Montpellier », parchemin nº 1.
21. Ibid., parchemin nº3.
22. Ibid., Parchemin nº 4.
23. Ibid., Parchemins nº 5.
24. Ibid., Parchemin nº 7.
25. Ibid., Parchemin nº 12.
26. Loc. cité, Inventaire, folio 74 recto.
27. Ibid., « Brandon, sixième liasse de Brandon », pièce nº 56, folio 1 recto.

M. Jos. Berthelé - La Vieille chronique de Maguelone, Chronicon Magalonense Vetus, nouvelle édition. - Mémoires de la Société archéologique de Montpellier, tome IV, Montpellier 1911 - Sources numériques: Bnf

 

Inventaire des biens du Temple à Montpellier en 1307
— 1306: Philippe Le Bel confie à Guillaume de Nogaret, Seigneur de Calvisson, la mission de faire arrêter les juifs de la sénéchaussée, et de confisquer leurs biens. Cette opération sera menée, par Nogaret, sur la France entière, et dans une seule journée...

— 14/09/1307: « Lettre close » de Philippe IV, à Bertrand Jourdain de l'Isle, Sénéchal de Beaucaire, ordonnant de saisir tous les Templiers de sa juridiction, et leurs biens. Elle est rédigée dans le plus grand secret, à Maubuisson, par Philippe Le Bel et Guillaume de Nogaret.

— 22/09/1307: De Nogaret accède à la plus haute dignité du royaume: Garde du Sceau Royal.
Il se fera secondé, dans ses actions, par Guillaume de Plaisians, Seigneur de Vézénobres.

— 13/10/1307: Plus de 280 arrestations sur la sénéchaussée. Seulement sur Beaucaire, 66 Templiers, y compris ceux de St Gilles sont arrêtés. Ils sont 45 sont mis en prison à Aigues-Mortes, 15 à Nîmes, et 6 dans le Château Royal d'Alès. Par ailleurs, à Nîmes, près de 150 Templiers sont enfermés dans leur commanderie ; à Alès, ce sont 33 d'entre eux qui subissent le même sort.

— 08/11/1307: Début de la procédure d'inquisition à Aigues-Mortes, par Oudard de Maubuisson. « Il faut prendre la réponse des Templiers » ; Tortures dans toutes les prisons.

A Montpellier et ses environs, les évènements de 1307 ont marqué, là aussi l'histoire de notre région. Lors de l'inventaire des biens des Templiers, entamé dés la fameuse « lettre close » du 14 septembre, car il fallait bien répertorier les sites avant d'organiser les arrestations du vendredi 13 au matin, Oudard de Maubuisson donne une liste impressionnante de commanderies et de maisons, dépendantes de l'Ordre en Provence, réparties le long de la côte méditerranéenne, et limitées au Nord, par les autres possessions du Temple en Quercy et Rouergue. Ce patrimoine, dans certains cas, est encore bien visible de nos jours.

Il faut citer à l'Ouest de Montpellier: les commanderies du Mas neuf et de Launac, à l'Est Vauguières près de Mauguio, puis Castries et Saint-Michel de Bannières, Lunel et Marsillargues, et enfin Bruyère, sur la commune actuelle de Saint Christol.

Dans un périmètre plus large, autour de Montpellier, on notera Lodève, Clermont-l'Hérault, Tiberet, Cazouls, Nébian, Pézenas, Peyrat et Périès, pour ne citer que les plus significatives.
Sources: Philippe Ritter

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