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Quelques études réalisées sur les Templiers

Les Maisons de l'Ordre du Temple dans le Languedoc Méditerranéen
Maison du Temple de Montpellier
Département: Hérault, Arrondissement et Canton: Montpellier - 34

Maison du Temple de Montpellier
Localisation: Maison du Temple de Montpellier

La commanderie de Montpellier (52) était une des maisons les plus importantes de l'Ordre du Temple dans le Midi de la France. Nous en trouvons un témoignage dans le très grand nombre de chapitres généraux et provinciaux qui y furent tenus. Un Templier prisonnier du château d'Alès, Raimond Fabre de Montbazin reconnait dans son interrogatoire avoir pris part à une dizaine de chapitres généraux (53). A ces réunions assistaient souvent de hauts dignitaires de la Milice et des commandeurs venus parfois de régions lontaines.
C'est ainsi qu'au chapitre tenu le 9 mai 1284 étaient présent le maître de l'Ordre en Provence et es commandeurs du Puy, de Saint-Gilles, de Sainte-Eulalie-du-Larzac, de Richerenches (54), de Rouix (55), et de Bras (56).
A un autre chapitre prit part le commandeur de l'Ile Bouchard en Touraine.
Le chapitre général de 1293 fut présidé par le grand maître Jacques de Molay.
La dernière assemblée capitulaire fut vraisemblablement celle convoquée en 1305 par Guigue d'Adhémar, maître de la Milice en Provence.

La maison de Montpellier ne se distinguait pas seulement par son importance, mais encore par son ancienneté. D'après Le chanoine Gariel (57), elle aurait été établie à la demande de Guillem V, seigneur de Montpellier, mais cet historien commet une erreur, comme l'ont fait remarquer d'Aigrefeuille (58), et, après lui, Jean Raybaud (59), car les Templiers ne s'établirent en France qu'après le Concile de Troyes de 1128. Ce n'est point GuilIem V, mais bien son fils, Guillem VI, qui installa les Templiers à Montpelier, à son retout de Terre Sainte. Il fit édifier pour eux, dans le faubourg de la Saunerie, une maison et une église que consacra Galtier, évêque de Maguelone, en 1129, sous le vocable de Notre-Dame-de-Lèzes. L'emplacement de la commanderie dans un faubourg, hors de l'enceinte de la ville, explique l'expression de « maison du Temple située près de Montpellier, domus Militie Templi juxta Montempessulanum », souvent employée dans les textes pour la désigner (60). De même, la consécration de son église à la Vierge permet de comprendre la souscription d'un acte de 1162 (61) passé dans la Maison du Temple « près de l'église de Sainte-Marie. » (Hoec compositio facta est in domo Militie Templi in horto juxta ecclesiam Sancte Marie). Il s'agit ici de l'église de Notre-Dame-de-Lèzes et non de Notre-Dame-des-Tables, comme l'ont cru les auteurs de l'Histoire générale de Languedoc (62).

La maison du Temple de Montpellier, qui était fort belle et très vaste, reçut le nom de Grand Saint-Jean lorsque, après la dissolution de l'Ordre (1312), elle passa entre les mains des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (63). C'est dans cette maison que logea le pape Clément V, à son passage à Montpellier en 1307, quelques mois avant les poursuites dirigées contre les Templiers (64). On peut se demander si la Milice du Temple ne possédait pas également la maison plus tard appelée le Petit-Saint-Jean pour la distinguer de la première. N'est-ce point dans son voisinage immédiat que se trouvait le Puits-du-Temple, dont le souvenir est conservé par le nom d'une rue ?

S'il faut en croire certaines dépositions des Templiers empri-sonnés au château d'Alais, c'est dans la maison de Montpellier qu'aurait été conservée une mystérieuse tête d'idole, objet de diaboliques adorations (65).

Les Templiers furent toujours en grande faveur auprès des seigneurs de Montpellier, qui choisissaient fréquemment leur maison pour y souscrire les actes de haute importance.
Jean Raybaud suppose qu'ils avaient coutume de prendre conseil des personnages qui en étaient les commandeurs (66).

Quoiqu'il en soit, on peut constater que c'est dans la Maison du Temple de Montpellier que fut signé, en novembre 1169, le contrat de mariage de Guillemette, fille de Guillem VII, avec Raimond, fils de Bertrand, seigneur d'Anduze, et que fut solennellement publié, le 5 juin 1204, en présence d'un grand nombre de princes et de seigneurs, celui de Marie, fille de Guillem VIII avec Pierre II, roi d'Aragon. Rappelons que le même Guillem VIII exempta, en avril 1189, la Milice du Temple de Montpellier de toute imposition sur ses domaines (67).

D'étroites relations existaient entre les deux grandes commanderies de Montpellier et de Saint-Gilles. Aussi ne doit-on pas s'étonner si plusieurs commandeurs de l'une devinrent commandeurs de l'autre et réciproquement.

Voici la liste des Templiers qui administrèrent la Maison de Montpellier. Il convient toutefois de remarquer que très souvent, au XIIe siècle et dans les premières années du siècle suivant, ils sont appelés « procureurs de la maison, procuratores domus », en sorte qu'on peut se demander s'ils furent tous de vrais commandeurs :
— Airaud (1153, 1157, 1166-1181).
— Girbert de Costebelle, (1184, 1191-1195).
— Pierre de Saint-Grégoire (1189).
— Hugues de Lacoste (1195).
— Pierre de Cabrespine (1196-1200).
— Guiraud d'Alès (1202).
— Bernard de Lacase (1215-1218).
— Jean de Castelbouc (1230, 1236).
— Bérenger de Lacase (1238).
— Pierre Ferrier (1246).
— Raimond Amenlier (1249-1250, 1264).
— Pierre de Fartallières (1256-1257).
— Pierre Alamandin (1265, 1267-1304).
— Guillaume del Ranc (1307).

Les noms de plusieurs sous-commandeurs nous ont été conservés :
— Raimond de Montpellier (1200).
— Guillaume Pierre (1218).
— Etienne (1223).
— Etienne Roux (1225).
— Guillaume (1230).
— Etienne Blanc (1233-1236).
— Pierre de Fartallières (1236).

Un différend qui s'était élevé entre le chapitre de Maguelone et le commandeur du Temple de Montpellier au sujet des droits de la Milice dans le diocèse de Maguelone, se termina, en juillet 1200 (68), par une importante transaction dans laquelle intervinrent Guillem VIII, le maître de l'Ordre en Provence et un grand nombre de commandeurs (69).

Cet acte nous fait connaître que la Maison de Montpellier avait divers domaines dans le diocèse, et notamment l'étang de Cocul et le Mas de Granouillères. Elle possédait encore, dans le diocèse d'Arles la métairie de ClamadorDomaine du Temple de Clamador
Domaine du Temple de Clamador
, située en Camargue non loin des Saintes-Maries-de-la-Mer. Cette métairie avait été donnée au Temple en 1167 par Alphonse 1er, roi d'Aragon et comte de Provence (70).

De la commanderie de Montpellier dépendaient les maisons de Lunel, de Vauguières, de Castries, de Bannières, de La Bruyère, de Launac et du Mas Neuf. Toutes ces maisons, à l'exception de la première, paraissent avoir été de simples exploitations agricoles.

D'après Jean Raybaud (71), la maison de Lunel (71 bis) aurait été fondée, comme celle de Montpellier, dans les premiers temps de l'établissement des Templiers en France. Cependant le plus ancien titre connu mentionnant cette maison ne remonte qu'à 1153. Son souvenir a été longtemps conservé par le nom d'un ruisseau dit Vallai du Temple, qui longeait le cimetière des Juifs, situé sur le chemin du Mas-des-Ports.

Les Archives Municipales de Lunel possèdent une sentence arbitrale rendue, le 5 décembre 1302, au profit des Templiers dans une contestation au sujet du droit de dépaissance entre la Milice et les habitants de Lunel et de Saint-Julien (72).

Domaine du Temple de Lunel
Département: Hérault, Arrondissement: Montpellier, Canton: Lunel - 34

Domaine du Temple de Lunel
Localisation: Domaine du Temple de Lunel


A l'origine, la maison de Lunel n'eut pas de commandeurs particuliers. Au milieu du XIIe siècle, elle était administrée par Airaud, commandeur de Montpellier, et en 1184 par Bernard Catalan, commandeur de Saint-Gilles.
Nous connaissons à partir de 1101, les noms d'un certain nombre de commandeurs propres à Lunel, mais qui paraissent avoir été souvent sous la dépendance de ceux de Montpellier :
— Pierre Tondu (1191-1195, 1208-1212).
— Bernard de Lamande (1200).
— Guillaume Adam (1215-1216).
— Pierre (1232).
— André (1252).
— Frédol (1269).
— Ermengaud Travas (1290).
— Bernard de Ro (1297).
— Pons Arnal (1307).

Grange du Temple de Vauguières
Département: Hérault, Arrondissement: Montpellier, Canton: Mauguio - 34

Grange du Temple de Vauguières
Localisation: Grange du Temple de Vauguières

La maison ou plutôt la grange de Vauguières (grangia de Balguetus avait été inexactement placée par M. Trudon des Ormes (73), au tènement de Balguerie, aujourd'hui dans la commune de Bessan (canton d'Agde), M. Léonard l'a très justement identifiée avec Vauguières, situé dans la commune de Mauguio. Il ressort, en effet, d'un document de l'année 1313 que cette grange se trouvait dans le voisinage du château de Mauguio et de Saint-Marcel « mansus de Balgueriis, situatus prope castrum de Melgorio et Sanctum Maccellum. »

En 1202, Pierre de Pignan, procureur de Vauguières, déclare agir au nom du précepteur de Montpellier.
En 1307, c'est un frère servant de cette dernière commanderie, Guillaume Alazand, qui administre la grange de Vauguières (74).

Nous savons peu de choses sur la maison de CastriesDomaine du Temple de Castries
Domaine du Temple de Castries
(75) ainsi que sur la grange de BannièresDomaine du Temple de Bannières
Domaine du Temple de Bannières
(76), qui en était voisine.
L'existence de ces établissements du Temple ne nous est révélée que par les pièces du procès des Templiers emprisonnés au château d'Alès, parmi lesquels se trouvaient Bernard Raimond, précepteur de Castries, et Bernard Marquès, précepteur de la grange de Bannières (77). Ils étaient, l'un et l'autre, frères servants de la commanderie de Montpellier.

La grange de la BruyèreDomaine du Temple de Bruyère
Domaine du Temple de Bruyère
(78) était située entre Saint-Geniès-des-Mourgues et Saint-ChristolH˘pital de Saint-Christol
H˘pital de Saint-Christol
. Sa dépendance de Montpellier est affirmée par ce fait que, dans plusieurs actes datés de 1290, Pierre Alamandin est qualifié de précepteur des maisons du Temple de Montpellier et de la Bruyère (preceptor domus Templi Montispessulani et Brugeriarum). Cet établissement eut aussi des prècepteurs particuliers, notamment Pierre Brosin en 1292 et Raimond Alamandin, frère servant de Montpellier, en 1307.

La maison de LaunacDomaine du Temple de Launac
Domaine du Temple de Launac
(79) se trouvait entre Gigean et Fabrègues. Les Templiers exécutèrent sur ce domaine de très importants travaux d'assèchement pour lesquels ils conduisirent de beaux aqueducs souterrains qui subsistent encore.

La terre, toute voisine, de MujolanDomaine du Temple de Mujolan
Domaine du Temple de Mujolan
fut donnée, le 28 janvier 1230 (nouveau style), à a Milice du Temple par son seigneur du nom de Raimond, mais le maître de Provence la lui remit ensuite sous la réserve de la mouvance en faveur de l'Ordre, de l'hommage et de l'albergue de deux chevaliers (80). Le dernier commandeur de Launac fut Pierre Gailhard (1307).

La grange du Mas-NeufDomaine du Temple de Mas-Neuf
Domaine du Temple de Mas-Neuf
(81), (Mansus novus), dans les environs du château de Mireval, avait pour précepteur, au moment de la dissolution de la Milice du Temple, un frère servant de la Maison de Montpellier, du nom de Pierre Brun. M. Trudon des Ormes a commis une erreur en plaçant cette exploitation agricole dans la commune de Salindres (canton d'Alès).

* * *


Bien que certains historiens aient soutenu le contraire, les Templiers n'ont jamais eu de maison à Béziers. Les auteurs de l'Histoire générale de Languedoc (82) et, après eux, M. Soucaille (83) ont fait état d'une donation en date du mois de mars 1181, qui aurait été consentie par Bernard, évêque de Béziers, en faveur de la Milice du Temple de la maison Sainte-Eulalie de Béziers. Or, il suffit de se reporter à cet acte (84), pour se convaincre qu'il n'y est point fait mention d'une maison sise à Beziers, mais que la bénéficiaire de la libéralité épiscopale était la commanderie de Sainte-Eulalie du Larzac, représentée par son procureur Bernard Escaffre (85).

On doit constater toutefois que les évêques et les comtes de Béziers se montrèrent toujours favorables à l'Ordre du Temple. Les premiers lui firent d'importantes donations ; les seconds lui accordèrent plusieurs privilèges. C'est ainsi que par un diplôme de 1135, Raimond Trencavel, autorisa ses vassaux à donner ou léguer leurs fiefs aux Templiers, en déclarant que ceux-ci les posséderaient en franc alleu. Ce privilège fut confirmé par son petit-fils Raimond Roger en octobre 1201 (86).

Si la milice du Temple n'avait point de maison à Béziers, elle possédait dans la banlieue de cette ville une exploitation agricole importante que les textes nomment « domus de Librezinis » et que M. A. Soucaille a très exactement identifiée avec le tènement aujourd'hui connu sous le nom de Les Brézines ou Les BréginesDomaine du Temple des Brégines
Domaine du Temple des Brégines
(87). Il ne saurait exister de doute sur la situation topographique de cet établissement, car un acte du 15 mars 1269 (nouveau style) (88) nous fait connaître que les possessions de la « domus de Librezinis » étaient situées sur le territoire des hameaux de Baissan et de Luch, près du chemin allant de Béziers à Lespignan (89). Cette maison relevait vraisemblablement de la commanderie de PérieisDomaine du Temple de Périeis
Domaine du Temple de Périeis
qui était voisine, mais qui appartenait à cette époque au diocèse de Narbonne. Dans l'acte précité, le commandeur de Périeis, Hugues d'Avallon, est qualifié de précepteur de Périeis et des Brézines.

Maison du Temple de Pézenas
Département: Hérault, Arrondissement: Béziers, Canton: Pézenas - 34

Maison du Temple de Pézenas
Localisation: Maison du Temple de Pézenas

La principale commanderie des Templiers dans le Biterrois était située à Pézenas. D'après Jean Raybaud (90), elle aurait été fondée en 1131 par Ponce, femme de Pierre Guillarvieve de Colrat, et sa sœur qui donnèrent à l'Ordre, le 19 juin de cette année, un domaine situé au terroir de cette ville. Cette maison avait une grande importance : elle occupait presque le quart de la partie de Pézenas enclose dans les remparts et possédait de riches domaines dans les environs, notamment sur le chemin de Tourbes, la grange de LestangDomaine du Temple de Lestang
Domaine du Temple de Lestang
, dite la condamine des Templiers, qui fut l'objet de longues contestations avec les Consuls touchant le droit de banerage, et sur la route de Faugères, la métairie de Saint-André-de-Sétenières (Villa de Setheneriis) (91).

Le fonds d'Albon renferme de très nombreux documents relatifs à Pézenas (92) grâce auxquels nous connaissons les noms de la plupart de ses commandeurs :
— Hugues de Pézenas (1140-1148).
— Guillaume de Dua Riula (1152).
— Pierre de Toulouse (1157. 1165).
— Bertrand de Torolle (1173).
— Giraud de Sauve (1177-1180).
— Hervé (1181-1183).
— Guillaume de Bages (1183).
— Guillaume de Saint-Paul (1184-1185).
— Frotard de Conches (1186-1191, 1193).
— Frotard de Rocosel (1192-1193).
— Guillaume d'Auvergne (1195-1202).
— Bermond (1203).
— Guillaume Arnaud (1204-1208).
— Bertrand de Sales (1208-1209).
— Pierre Melenz (1209).
— Raymond de Toells (1210-1212).
— Foulque de Montpezat (1213, 1218-1219).
— Guillaume Radent (1214).
— Guillaume de Solesses (1218).
— Guillaume Pellissier (1220-1221).
— Bonpar (1221).
— Bernard de Lacase (1222, 1224).
— Arnaud de Toulouse (1225).
— Rostaing d'Avène (1226-1231).
— Hugues Carbonnel (1231).
— Aimeric de Nantueil (1232).
— Pierre Ferrier (1233-1243).
— Guillaume Arnaud (1234).
— Pierre de Campfait (1244).
— Raimond Amenlier (1245-1247).
— Eustache (1248).
— Bertrand Alquier (1251).
— Guillaume Calvière (1256).
— Guillaume Pelestort (1257-1258).
— Guillaume Charnier (1260-1264).
— Lambert (1266).
— Aimeric de Noves (1268-1271).
— Bernard Lavandier (1275-1279).
— Pons de Brozet (1280).
— Raimond de Plausoles (1283).
— Bermond des Asprières (1288-1289).
— Guillaume de Castelviel (1291-1292).
— Guillaume de Castelnau (1297-1307).

Les textes nous fournissent les noms de trois sous-commandeurs de la maison de Pézenas:
— Pons en 1218.
— Pierre Ferrier de 1229 à 1232.
— Bernard Agulon en 1253.

De la commanderie de Pézenas relevaient la maison de CazoulsDomaine du Temple de Cazouls
Domaine du Temple de Cazouls
(aujourd'hui Cazouls-d'Hérault) (93) avec ses annexes d'UsclasDomaine du Temple d'Usclas
Domaine du Temple d'Usclas
et de LézignanDomaine du Temple de Lézignan
Domaine du Temple de Lézignan
(aujourd'hui Lézignan-la-Cèbe), la maison d'AbeilhanDomaine du Temple de Abeilhan
Domaine du Temple de Abeilhan
et la maison de CabrièresDomaine du Temple de Cabrières
Domaine du Temple de Cabrières
.

Les églises Saint-Pierre de Cazouls et Saint-Véran d'Usclas, avec tous leurs droits et dépendances, avaient été données, en octobre 1203, par Guillaume IV de Rocozels, évêque de Béziers, à Bermond, commandeur de la Milice du Temple de Pézenas (94).
Le 24 novembre de l'année suivante, les Templiers achetèrent à Ermessinde de Puéchabon et à Guillaume de Cournon, son mari, leur terre d'Usclas avec toute justice et droits seigneuriaux (95).
Enfin, par une transaction du 15 octobre 1230 Thédise, évêque d'Agde, abandonna au commandeur de Pézenas ses droits sur le lieu de Cazouls avec toute justice et directe, de même que sur tous les fiefs mouvants de lui en ce lieu (96).

Quant à la maison de Lézignan, elle paraît avoir pour origine la cession faite, en 1121, par Pierre de Lézignan au commandeur de Pézenas, de la justice, terres cultes et incultes, eaux, rivières, censives, etc., qu'il possédait dans la paroisse Notre-Dame de Lézignan, cession confirmée par l'investiture donnée à la Milice du Temple par Roger vicomte de Béziers (97), au mois de juin 1183.

Le roi de France contesta longtemps les droits de haute, moyenne et basse justice que le commandeur de Pézenas prétendait posséder sur Cazouls, Lézignan et Usclas ; mais une transaction intervint, le 1er avril 1303, qui maintint ce dernier dans ses droits (98).

Maison du Temple de Cazouls
Département: Hérault, Arrondissement: Béziers, Canton: Cazouls-lès-Béziers - 34

Maison du Temple de Cazouls
Localisation: Maison du Temple de Cazouls

L'importance de la maison de Cazouls (99) est attestée par ce fait qu'elle était le chef-lieu d'une baillie. En 1287, Pierre Ayme est qualifié de bailli (bajulus), et en 1307, Etienne Trobat prend le titre de précepteur de la baillie de Cazouls, au diocèse de Béziers (preceptor baylivie de Cagulis, Bitettensis dioecesis). Comme bien d'autres maisons, Cazouls n'eut pas tout d'abord de commandeurs particuliers. Elle fut administrée par les commandeurs de Pézenas jusque vers 1225.
A partir de cette époque, elle eut à sa tête :
— Pierre de Lézignan (1225. 1228).
— Garin (1233, 1235).
— Pierre de Lacase (1248).
— Colrat (1257).
— Raimond de Puéchabon (1283).
— Etienne Trobat (1307).

La maison de Lézignan semble avoir toujours été dirigée soit par les commandeurs de Pézenas, soit par ceux de Cazouls.

En 1233, Garin est qualifié de recteur de la maison de la Milice de Cazouls et de Lézignan (rector domus milicie de Casulis et de Lizignano). Le commandeur de Pézenas partageait la seigneurie de Lézignan avec l'abbaye bénédictine d'Aniane représentée par le prieur de Lézignan, comme entémoigne une transaction du 17 août 1218 (100). M. Joseph Favas a publié, dans le Bulletin de la Société Archéologique de Béziers (3e série, XI. page 185) deux actes relatifs aux droits de la Milice du Temple sur les moulins de Lézignan (25 mars 1193 et juillet 1198).

La grange d'UsclasDomaine du Temple d'Usclas
Domaine du Temple d'Usclas
fut toujours administrée comme la maison de Lézignan.

Maison du Temple d'Abeilhan

Maison du Temple d'Abeilhan
Localisation: Maison du Temple d'Abeilhan

Nous savons peu de choses sur la maison d'Abeilhan (101).
Les textes ne nous ont conservé que Les noms de deux de ses commandeurs :
— Bernard de Buslaz en 1195.
— Guillaume Calvière en 1221 (102).


Maison du Temple de Cabrières
Département: Hérault, Arrondissement: Béziers, Canton: Mèze - 34

Maison du Temple de Cabrières
Localisation: Maison du Temple de Cabrières

De la maison de Cabrières, (103) nous ne connaissons qu'un seul commandeur, Dieudonné (Deodatus) qui exerçait cette fonction en 1245 (104).
Le souvenir de cet établissement de la Milice est conservé par le nom d'une ferme, aujourd'hui encore appelée : le Temple.

M. Léonard signale, non loin de Béziers, un autre établissement du Temple, la Maison de LibronDomaine du Temple de Libron
Domaine du Temple de Libron
, (domus Librontis), qui devait tirer son appellation de la rivière de ce nom et qui est mentionnée dans un acte de 1246.
Elle était aussi sous la dépendance de la commanderie de Pézenas, mais on ignore sa situation exacte.

Les maisons de la Milice du Temple établies dans le Lodévois rassortissaient de la baillie de Sainte-Eulalie-du-LarzacDomaine du Temple de Sainte-Eulalie-du-Larzac
Domaine du Temple de Sainte-Eulalie-du-Larzac
(105), qui était la plus importante commanderie du pays de Rouergue (in partibus Ruthenensibus), car elle avait sous sa dépendance le vaste plateau du Larzac et plusieurs établissements en Languedoc (106).

Les Templiers possédaient dans le Lodévois deux maisons :
Celles de Lodève et de Clermont, et plusieurs exploitations agricoles dans le terroir de Ceilhes.

Maison du Temple de Lodève
Département: Hérault, Arrondissement et Canton: Lodève - 34

Maison du Temple de Lodève
Localisation: Maison du Temple de Lodève

Nous ne savons rien sur la maison de Lodève dont l'existence est attestée par deux actes en languedocien, des années 1184 et 1185, qui ont été publiés par M. Claude Brunel :
« Et aizo fo fag a Lodeva, e la cort del Temple.
— A Lodeva e la la maio del Temple » (107).


Maison du Temple de Clermont-l'Hérault
Département: Hérault, Arrondissement: Lodève, Canton: Clermont-l'Hérault - 34

Maison du Temple de Clermont-l'Hérault
Localisation: Maison du Temple de Clermont-l'Hérault

La maison de Clermont-l'Hérault (108) était administrée directement et sans intermédiaire par les commandeurs de Sainte-Eulalie.

C'est ainsi qu'en 1269 Hugues de Santes, et en 1273 et 1276 Pierre-Raimond de Salces prennent le titre de précepteur de la maison de la Milice du Temple de Sainte-Eulalie du Larzac et de Clermont (109).

Dans la région de Ceilhes-et-Rocozels (110), l'Ordre du Temple avait des possessions à MayonnetteDomaine du Temple de Mayonnette
Domaine du Temple de Mayonnette
, à RocozelsDomaine du Temple de Rocozels
Domaine du Temple de Rocozels
et à Notre-Dame-des-HubertesDomaine du Temple de Notre-Dame-des-Hubertes
Domaine du Temple de Notre-Dame-des-Hubertes
.

Le Capmas de Rocozels avait été donné à la Milice, en 1147, par Pierre de Lodève et Anne, sa femme.
Au mois de mars 1181 (nouveau style), Bernard IV Gaucelin, évêque de Béziers, fit donation à la commanderie de Sainte-Eulalie-du-Larzac de l'église paroissiale de Sainte-Marie-des-Ubertes, avec ses dépendances et de la chapelle de Rocozels (112).

La maison des Ubertes ou Hubertes devait avoir une certaine importance, car dans une donation faite au Temple, en 1192, de plusieurs maisons sises à Rocozels, Guillem de Montels (Guillelmus de Montilii) est qualifié de « comandaite de las Ubertas » (113).

D'après A. du Bourg, la maison de Mayonnette aurait eu pour commandeur en 1147 Pierre de Montlaur (114).
Les Templiers créèrent une paroisse à Rocozels. Une transaction intervint, en 1240, entre Bernard de Cuxac, évêque de Béziers, et Pierre de Campfait, commandeur de Sainte-Eulalie-du-Larzac, au sujet de la nomination et de l'entretien du vicaire perpétuel chargé de l'administrer (115).

* * *


Presque toutes les maisons établies par les Templiers dans la région qui forme aujourd'hui le département de l'Aude, ont été, à un moment, réunies sous une administration unique.
De 1214 à 1217, en effet, Jean de Marciac s'intitule, dans les chartes, commandeur du Carcassès, du Razès, du Minervois et du Narbonnais (commendator Caccassensis, Reddensis, Minervensis et Narbonensis). Cependant le pays de Narbonne paraît avoir été le plus souvent indépendant des autres.

La Milice du Temple possédait une maison dans la ville de de Narbonne ; mais nous n'avons sur elle que très peu de renseignements. Dans un acte d'hommage d'Aimeri III, vicomte de Narbonne, à Raimond VI, comte de Toulouse, en date du mois de mars 1204 (nouveau style), nous trouvons la mention d'un de ses commandeurs du nom de Frotard (116).
D'autre part, un acte de l'année 1263 nous fait connaître que cet établissement était situé sur l'ancienne paroisse de Saint-Sébastien (117).

Maison du Temple de Périeis
Département: Hérault, Arrondissement et Canton: Béziers commune: Nissan-lez-Enserune - 34

Maison du Temple de Périeis
Localisation: Maison du Temple de Périeis

La plus importante maison de l'Ordre du Temple dans le Narbonnais se trouvait à Périeis, aujourd'hui sur le territoire de la commune de Nissan (Hérault) (118) qui dépendait autrefois du diocèse de Narbonne. Elle est désignée dans les textes sous le nom de (domus de Petrosio, de Petrosiis), et encore de (Peyrosio). M. Mahul (119) et, après lui, MM. Sabarthès (120) et Léonard (121) ont identifié cette localité avec Peyrens, hameau situé dans la commune de Bizanet (canton de Narbonne). Cette identification est certainement erronée. Sans insister sur l'argument philologique qui s'oppose à ce que Peyrens soit la traduction française de Petrosium, il suffit de parcourir l'ouvrage de Jean Raybaud sur le Grand Prieuré de Saint-Gilles pour y trouver de nombreuses mentions de la maison du Temple de Périeis (122). Or, Raybaud qui écrivait au milieu du XVIIe siècle mérite toute confiance au sujet d'une maison qui était passée entre les mains des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, dont il était l'archiviste. De plus, si on se réfère à la carte de Cassini, on peut constater qu'il existait une commanderie à Périeis, alors qu'à notre connaissance aucune tradition ne place une maison du Temple à Peyrens.
Enfin tous les textes connus invitent à rechercher la domus de Petrosio dans les environs de Béziers et non dans le voisinage de Narbonne (123).
La commanderie de Périeis était le chef-lieu d'une baillie et la maison-mère des établissements du Temple situés dans le Narbonnais. M. Léonard a pu retrouver les noms de sept de ses commandeurs. Nous avons la satisfaction de pouvoir en ajouter quatre à cette liste:
— Hugues Raimond (1152).
— Hélias Foucault (1171).
— Arnaud de l'Espinasse (1181) (124).
— Pons Guillaume (1200) (125).
— Frotard de Rocozels (1202).
— Jean de Marciac (1215).
— Pierre de Malon (1230).
— Raymond de Saint-Just (1237-1246).
— Raymond de Boisson (1262) (128).
— Hugues d'Avalon (1269-1272).
— Bermond (1278) (127).

Si on s'en rapportait à une déposition faite au cours du Procès des Templiers, Guigue Adémar, qui fut plus tard maître de la Milice du Temple en Provence, aurait été commandeur de la baillie de Périeis en 1288. Mais M. Trudon des Ormes estime que c'est une erreur, car Guigue était déjà à cette époque lieutenant du maître de Provence (128).

De la commanderie de Périeis, dépendaient plusieurs autres établissements du Temple, notamment :
La maison de BrézinesDomaine du Temple de Brézines
Domaine du Temple de Brézines
(domus de Librezinis), dans la banlieue de Béziers, que nous avens déjà eu l'occasion de mentionner. Nous avons noté que les commandeurs de Périeis joignaient quelquefois à leur titre celui de commandeur de Brézines.

— La maison de La Roque-de-FaDomaine du Temple de La Roque-de-Fa
Domaine du Temple de La Roque-de-Fa
(129).
— Les métairies (villaria) voisines de MassacDomaine du Temple de Massac
Domaine du Temple de Massac
et de CarcassèsDomaine du Temple de Carcassès
Domaine du Temple de Carcassès
(130).
Tous ces domaines étaient situés dans la viguerie de Termenès.
— Le Mas de La Roque-du-Fa avait été donné en 1178, par Catherine de Soulatge au commandeur de Périeis (131). Le 3 février 1262 (nouveau style).
Olivier des Termes, sur le point de partir pour la Terre Sainte, vendit à frère Raimond de Boisson, commandeur de la Milice du Temple de Sainte-Marie de Périeis, les seigneuries de Massac Carcassès et La Roque-du-Fa pour le prix de 18.000 sols melgoriens. Cette vente fut confirmée par Louis IX au mois de mars de la même année (132).

Les Templiers avaient encore des possessions dans les environs, car dans la commune de Salsa, toute proche de celle de La Roque-de-Fa, se trouve un tènement qui porte encore aujourd'hui le nom de : « Camp TempliéDomaine du Temple de Camp Templié
Domaine du Temple de Camp Templié
. »

La maison de RoquefortDomaine du Temple de Roquefort
Domaine du Temple de Roquefort
(Roquefort-des-Corbières, membre au temps des chevaliers de Saint-Jean de la commanderie d'HompsHopital d'Homps
Hopital d'Homps
) (133) (domus de Rocafort), qui avait pour précepteur en 1205 Guillaume Borselle.

Roquefort-des-Corbières
— Membre de la commanderie d'Homps
— Rocafort, 1141 (Archives de la commanderie de Narbonne, non inventoriées)
— Rocafort, XIVe siècle (Archives de la commanderie de Narbonne, AA 108)
— Domus de Rupeforte, 1462 (Archives de la commanderie de Narbonne, commanderie d'Homps, II 15)

La grange de FerralsDomaine du Temple de Ferrals
Domaine du Temple de Ferrals
(134) (grangia de Ferralibus) dont le dernier gardien fut Raimond Etienne (1307).

* * *


Les Templiers s'installèrent de très bonne heure dans le diocèse de Carcassonne. Leur établissement paraît remonter à 1130 et à la donation de vastes domaines faite, le 26 mai de cette année, par Guillaume Ermengaud et sa femme Ermessende, à frère Hugues Rigaud, maître de la Milice en Provence (135).

Pendant quelque temps, les maisons de la région de Carcassonne et celles de la région de Rodez furent réunies sous une administration unique. Les textes nous font connaître, en effet, qu'à partir de 1142 et durant une dizaine d'années environ, Pons de Luzençon assuma la direction des établissements du Temple de ces deux pays. Plus tard, ils eurent chacun des maîtres particuliers.

Les maisons du pays de Carcassonne et celles du pays de Razès (136) formèrent une baillie qui était dirigée par des maîtres. Il convient de ne pas confondre ces derniers, comme l'ont fait plusieurs bons auteurs, avec les commandeurs particuliers des diverses maisons de la baillie. Cette distinction n'est pas toujours facile, car, ainsi que le remarque très justement M. Léonard, si les maîtres placés à la tête de la baillie sont quelquefois désignés sous un titre qui ne laisse planer aucun doute, comme celui de « commandeur de toutes les Maisons de la Milice des diocèses de Carcassonne et de Razès », le plus souvent leur titre n'est accompagné d'aucune indication de région ou est simplement suivi de la mention d'une des maisons de la baillie. C'est ainsi que la commanderie de Douzens étant la plus importante de ces dernières, les maîtres de la baillie du Carcassès et Razès se contentent fréquemment du titre de maîtres de Douzens (magistri de Dozencs ou encore prœceptores de Dozenchis).

En tenant compte de ces particularités, M. Léonard est arrivé à dresser la liste suivante des maîtres de cette baillie:
— Pons de Luzençon (1142-1156).
— Hugues Raimond (1151-1152).
— Pierre de Saint-Jean (1156-1160, 1166-1169).
— Itier de Gérondie (1161-1162).
— Bernard de Paulac (1163-1164, 1168).
— Pierre Raoul (1164-1165).
— Hervé de Montdragon (1165, 1170-1181).
— Isarn de Molière (1183-1186).
— Aimeric de Puisserguier (1186-1188, 1195-1199).
— Raimond Guillaume de Capendu (1194).
— Guillaume de Moissac (1214-1215).
— Raimond Foucauld (1227-1230).
— Jean de Roquefort (1234-1238).
— Raimond de Saint-Just (1239, 1238).
— R. de Sales (1242-1243).
— Guillaume de Curan (1244-1246).
— Pons de Castelnau (1249, 1252).
— Guillaume Pelestort (1260-1262).
— Pierre de Cases (1263).
— Hugues de Sentes (1264-1266).
— Nicolas (1266, 1272).
— Pons de Brozet (1273-1274).
— Itier de Roquefort (1298-1307).

Les textes nous révêlent les noms de deux lieutenants de ces maîtres :
— Pierre de Cases en 1254.
— Pierre Gontier en 1273 et 1275.

Dans la région de Carcassonne, les Templiers possédaient des maisons à Carcassonne, à Douzens, à Saint-Jean-de-Carrière, à Cours et d'assez nombreuses exploitations agricoles.

Maison du Temple de Montredon à Carcassone
Département: Aude, Arrondissement et Cantons: Carcassonne - 11

Maison du Temple de Montredon à Carcassone
Localisation: Maison du Temple de Montredon à Carcassone

La commanderie de Carcassonne semble avoir été constituée par deux établissements situés dans sa banlieue : à Brucafel et à Montredon (137).

Maison du Temple de Brucafel à Carcassonne

Maison du Temple de Brucafel à Carcassonne
Localisation: Maison du Temple de Brucafel à Carcassonne

Le lieu de Brucafel (de nos jours est situé près de Saint-Génies) et ses dépendances avaient été donnés au Temple, le 1er avril 1133, par Roger 1er, vicomte de Carcassonne avec le consentement de Cécile de Provence, sa mère, de Raimond Trencavel, vicomte de Béziers et de Bernard, ses frères, pour le salut de l'âme de son père Bernard Aton (138). Six ans plus tard, en 1139, Guillaume Amiel fit don de ses fiefs sur le territoire de Montredon (139).

Nous ne connaissons que cinq commandeurs de Carcassonne :
— Bernard de Roquefort (1172-1177, 1188).
— Arnaud de Mairac (1182).
— Raimond Guillaume (1206).
— Raimond de Pouzolles (1227-1230).
— Pierre (1240).

Deux personnages, Pons Davin en 1258 et Raimond André en 1259, figurent dans les textes avec le titre de sous-commandeur de la maison du Temple de Brucafel (Brucafolus).
M. Léonard estime que c'étaient des sous-commandeurs de la maison de Carcassonne (ou peut-être de Douzens) qui avaient été délégués pour administrer la maison de Brucafel.

Quant à la maison de Montredon (de Monterotundo), elle eut des commandeurs, notamment Moyshac, au temps du comte de Montfort, c'est-à-dire dans le premier quart du XIIIe siècle, et Pierre Cavalier d'Aigrefeuille en 1249.

La commanderie de Carcassonne ne paraît pas avoir eu une grande importance. Le chef-lieu des possessions du Temple dans le Carcassès était Douzens (140) dont la commanderie compte parmi les plus anciennes du Midi de la France.

Cette maison paraît avoir son origine dans la donation faite au Temple, le 11 avril 1133, par Bernard de Canet, Aymeric de Barbayrac et plusieurs autres seigneurs, du lieu de Douzens et de son territoire (141).
Le 27 septembre 1138, Raymond, évêque de Carcassonne du consentement de son chapitre, fit abandon des dimes de l'église de Douzens (142).
Ces dons furent suivis de nombreuses autres libéralités qui vinrent enrichir la commanderie et lui constituèrent un vaste domaine.
Signalons notamment l'acte du 19 mai 1150 par lequel Guillaume de Durban, Bernard et Raimond, ses enfants, donnèrent à la Milice du Temple représentée par Pierre de La Rovière, maître des maisons de Provence, tout ce que ceux-ci avaient du chef de leur mère dans le lieu Douzens (143).

La maison de Douzens fut généralement administrée par des commandeurs particuliers: mais ainsi que nous l'avons dit plus haut, les maîtres de la baillie du Carcassès et du Razès prenaient souvent le titre de maitres ou précepteurs de Douzens, bien que Douzens fut pourvu d'un commandeur spécial.
C'est ainsi que, dans un acte de l'année 1166, il est fait mention de Pierre de Saint-Jean, maitre de la maison de Douzens en même temps que de Jean de la Selve, son commandeur.
De même, en 1298, dans une transaction avec le roi Philippe-le-Bel, Itier de Roquefort, qui était maitre de la baillie, est qualifié de commandeur de Douzens (144).

Cette commanderie eut à sa tête :
— Arnaud de Surnian (1147-1153).
— Jean de La Selve (1166-1170).
— Bernard de Mairac (1173-1188, 1195-1199).
— Guillaume de Scampno (1183-1197).
— Amiel (1184).
— Guillaume de Moissac (1210).
— Pierre Fournier (1215).
— Jacques (1217).
— Robert (1218).
— Durand (1224).
— Guillaume Rostand (1231).
— Guillaume Bérenger (1238).
— Guillaume de Curan (1246).
— Bernard Vitalis (1252).
— Pierre de Laurac (1274-1275).
— André Ragimbaud (1276).
— Raimond de Posquière (1278).
— Raimond Bérenger (1281-1283).
— Pierre Geoffroy (1289).
— Bernard de Combret (1290-1292, 1299).

Maison du Temple de Douzens
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Trèbes - 11

Maison du Temple de Douzens
Localisation: Maison du Temple de Douzens

Les commandeurs de Douzens revendiquaient la juridiction de ce lieu que le roi prétendait lui appartenir. Au cours de cette contestation, le Sénéchal de Carcassonne fut chargé d'une procédure qui nous a été conservée. Mais le différend ne se termina que longtemps plus tard par une transaction du Temple avec les Commissaires royaux qui fut signée le 11 février 1298 (145).

De la commanderie de Douzens dépendaient :
— La maison de Saint-Jean-de-Cattière (146) dont l'église avait été donnée à la Milice par Bernard de Canet et Aymeric de Barbeyrac en 1153 (147).
Elle eut pour commandeur, en 1169, Pierre de Paderne.

— La grange de CabriacDomaine du Temple de Cabriac
Domaine du Temple de Cabriac
(148) donnée en 1151 par Bernard Raimond (149).

— La grange de MolièresDomaine du Temple de Molières
Domaine du Temple de Molières
(150), dont l'origine remonte à une donation faite en 1171 par Raimond de Cabanac (151).
Département: Aude, Arrondissement et Canton: Limoux, Commune: Ladern-sur-Lauquet - 11
Molières-sur-l'Alberte
— Eglise paroissiale, annexe de Villeflour.
— Ancien membre de la Maison du Temple de Douzens
— Ancien membre de la commanderie de Douzens sous les Hospitaliers de saint-Jean de Jérusalem.
— S. Joannes de Moleria, 1269 (Archives du chapitre de Carcassonne Avé Maria, folio 14)
— Moliera, 1291 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, Cours, tome I, 8)


Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Conton: Rieux-Minervois, Commune: Azille - 11
— La grange de PépieuxDomaine du Temple de Pépieux
Domaine du Temple de Pépieux
(152), « domus de Pipioux ».

La commanderie de Douzens possédait encore des terres à :
PomasDomaine du Temple de Pomas
Domaine du Temple de Pomas
Département: Aude, Arrondissement et Canton: Limoux, Commune: Saint-Hilaire - 11

GaureDomaine du Temple de Gaure
Domaine du Temple de Gaure
, à la suite d'une donation faite en 1138 par Raymond et Arnaud de Gaure (153) — Département: Aude, Arrondissement et Cantons: Carcassonne, Commune: Rouffiac-d'Aude - 11

Saint-Julia-de-BecDomaine du Temple de Saint-Julia-de-Bec
Domaine du Temple de Saint-Julia-de-Bec
Département: Aude, Arrondissement: Limoux, Canton: Quillan, Commune: Saint-Julia-de-Bec (154).

Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Trèbes, Commune: Fajac-en-Val - 11
Maison du Temple de Cours

Maison du Temple de Cours
Localisation: Maison du Temple de Cours

La maison de Cours (155), (domus Curtium ou Curiarum), doit être identifiée avec le lieu de Cours, aujourd'hui dans la commune de Fajac-en-Val (156). Elle ne doit pas être confondue avec la maison de même nom qui se trouvait en Gascogne (157).
On peut encore voir, entre Mas-des-Cours et Fajac, les ruines d'un château connu sous le nom de « Les Cours des Templiers » (158). Il s'y trouvait une église sous le vocable de Notre-Dame-des-Baulx. La maison des Cours a pour origine une donation faite à la Milice du Temple le 18 mars 1136 (nouveau style) par Pons Bernard et quelques autres personnes (159).
En 1146, Guillaume de Clermont et Raimond de Rieux, son frère, donnèrent à l'Ordre tout ce qu'ils possédaient en ce lieu (160).

Plusieurs de ses commandeurs ont été maitres de la baillie du Carcassès et du Razès, comme Isarn de Molière (1163-1182) et Pons de Castelnau (1230).
Citons encore, parmi les Templiers qui l'administrèrent, Guigues en 1278 et Jean en 1302.

Dans la région du Razès, les domaines de la Milice du Temple étaient peu importants. Elle n'y possédait que deux maisons:
— La NougarèdeDomaine du Temple de La Nougarède
Domaine du Temple de La Nougarède
Département: Ariège, Arrondissement et Canton: Pamiers - 09
Localisation de La Nougarède
La réconciliation du comte Roger-Bernard avec l'abbaye ayant amené la fondation de la ville de Pamiers, dont la garde lui fut confiée, il n'eut aucun intérêt à poursuivre la réalisation des désirs de son père au sujet de la Villedieu, qui resta toujours à l'état de projet ; et le simple établissement que les Templiers eussent bien voulu voir transformé en une ville florissante, continua à porter le nom de la Nougarède, remplacé plus tard par celui de la Cavalerie-de-Pamiers. Sources: M. Antoine Du Bourg. Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, page 240. - Bnf

Fief de La Nougarède, commune de Magrie
Département: Aude, Arrondissement et Canton: Limoux, Commune: Magrie - 11
— Ancien fief de l'Ordre du Temple puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
— Ad Nogairedam, 1284 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malt, et de Magrie, VI, 36)

CampagneDomaine du Temple de Campagne
Domaine du Temple de Campagne
Département: Aude, Arrondissement: Limoux, Canton: Quillan - 11
Campagne-sur-Aude, commune du canton de Quillan.
— Ancienne Maison du Temple depuis 1147, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Cette maison du Temple dépendait de la Maison du Temple de Douzens.
— Sanctus Sebatianus de Campanea, 1156 (Archives de la Haute Garonne, fonds de Malte, commanderie de Campagne, I, 14)
— Campagna, 1156 (Ibidem, I, 15)
— Sanctus Sabastianus (sic) de Campania, 1216 (Ibidem, IV, 8)
— Castrum de Campanha, 1319 (Archives de l'Aude, E, non inventauriées)
— Locus de Campanhia, 1373 (Archives de la Haute-Garonne, Malte, fonds de Campagne, I, 11)
— Fort de Campanha, 1554 (Ibidem, I, 21)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de l'Aude, rédigé par L'Abbé Sabarthès. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXII.

Maison du Temple de La Nougarède

Maison du Temple de La Nougarède
Localisation: Maison du Temple de La Nougarède

S'il faut en croire les auteurs de l'Histoire générale du Languedoc (161), la commanderie de la Nougarède (162) remonterait à l'année 1136. Ils rapportent que le 27 octobre de cette année, Roger III, comte de Foix, signala sa piété par la fondation d'une maison de l'ordre des chevaliers du Temple, auxquels il donna en franc-alleu, de concert avec la comtesse Ximène, sa femme, le lieu de La Nougarède, situé près de la rivière de l'Ariège. Il demanda qu'on nommât à l'avenir ce lieu Ville-Dieu. Cette dernière condition parait n'avoir jamais été remplie. Le nom de La Nougarède fut plus tard remplacé par celui de La Cavalerie-de-Pamiers (163).
Les mêmes auteurs ajoutent, opinion fort contestable, que c'est la plus ancienne commanderie fondée dans la Province.
La maison de La Nougarède (domus de Nogareda, juxta Appamias) eut pour commandeurs :
— Jean de Rioms (1230).
— Guillaume (1236).
— Béranger Ferrand (1252).
— Arnaud Dozira (1260).
— Pierre des Cases (1271-1290).
— Jean de Cassanhas (1307).


Maison du Temple de Mirepoix
Département: Ariège, Arrondissement: Pamiers, Canton: Mirepoix - 09

Maison du Temple de Mirepoix
Localisation: Maison du Temple de Mirepoix

Au début du XIVe siècle, la maison de Mirepoix (164) (domus de Mirapisce) était unie à celle de la Nougarède. Le dernier commandeur que nous venons de mentionner, Jean de Cassanhas, prenait le titre de précepteur de ces deux maisons.

La maison de Campagne (165) (domus de Campania) qui ne semble pas avoir eu grande importance, fut donnée à la Milice du Temple, le 19 juillet 1147, par Roger Ier, vicomte de Béziers, pour le salut de l'âme de Bernard Aton, son père (166). Elle était située sur les bords de l'Aude.

Pour être complet dans notre énumération des établissements des Templiers situés dans l'actuel département de l'Aude, nous devons mentionner encore un de leurs domaines qui ne dépendait d'aucune des commanderies que nous venons de citer.
La terre de Saint-MartinDomaine du Temple de Saint-Martin
Domaine du Temple de Saint-Martin
se trouvait dans le voisinage du monastère de Prouilles, sur le territoire de Fanjeaux (167), qui appartenait à cette époque au diocèse de Toulouse (168).
Cette terre des Templiers est mentionnée dans un acte de l'année 1217 (169).
Rappelons que c'est à Fanjeaux que mourut Roger Ier, vicomte de Carcassonne, le 12 août 1150, peu de temps après son retour de Terre-Sainte, et que, la veille de sa mort, il fit son testament dans lequel il élut sa sépulture parmi les chevaliers du Temple, sans désigner l'endroit où il voulait être inhumé (170). Si on joint à ce fait qu'un des témoins de ses dispositions testamentaires fut Bérenger de la Rovière, un des principaux dignitaires de la Milice du Temple, n'est-il pas vraisemblable que ce fut la présence des Templiers qui attira le vicomte Roger à Fanjeaux et que c'est dans le cimetière de leur maison qu'il voulut dormir son dernier sommeil ?

Après la suppression de l'Ordre des Templiers, la plupart de leurs domaines passèrent entre les mains des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, auxquels ils avaient été attribués par une décision du Concile de Vienne, en date du 3 avril 1312.

Les Hospitaliers possédaient déjà des maisons dans presque tous les centres importants où se trouvaient des établissements du Temple. C'est ainsi qu'on distingua désormais, dans la commanderie de Saint-Gilles, Saint-Gilles ancien et Saint-Gilles nouveau (171). Le premier désignait le prieur de l'Ordre de Saint-Jean ; le second, l'ancienne maison du Temple.
Ce ne fut cependant pas sans difficultés que les Hospitaliers parvinrent à entrer en possession des biens du Temple.

Ils se heurtèrent au mauvais vouloir des commissaires généraux établis par le roi pour la garde de ces biens. Philippe-le-Bel avait vu avec un vif désappointement lui échapper la fortune immobilière des Templiers ; aussi exigea-t-il la promesse d'une somme de 200.000 livres tournois pour donner l'investiture de ces biens à l'Ordre de Saint-Jean. D'autre part, plusieurs personnes avaient trouvé moyen de s'approprier certains domaines du Temple, et il fallut avoir recours au pape et au roi pour les faire restituer.

En Provence, le soin de faire exécuter la décision du Concile de Vienne fut confié au commandeur Raimond d'Olargues, lieutenant du grand-maitre dans le prieuré de Saint-Gilles.

Il fut assisté dans cette importante mission par Bernard Pélissier, commandeur de Saint-Gilles et par Jean Guillem, commandeur de Nébian, qui appartenait à la famille des seigneurs de Cleqmont de Lodève. Ils avaient le titre de procureurs généraux du grand maître deçà la mer.

Ce n'est qu'au mois de mai 1313 qu'ils obtinrent l'investiture des commanderies qui étaient situées dans les sénéchaussées de Beaucaire-Nimes et de Béziers-Carcassonne.
Sources: Emile Bonnet : Les Maisons de l'Ordre du Temple dans le Languedoc Méditerranéen. Cahiers d'histoire et d'archéologie. Revue méridionale d'histoire locale, de géographie humaine, page 158. Nîmes 1935. - Bnf
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Notes
52. Voir Bibliothèque Nationale, fonds d'Albon, volume XV, folios 1 à 201.
53. Voir Ménard, Histoire de la Ville de Nimes, tome I, preuves, page 191.
54. Aujourd'hui canton de Valréas (Vaucluse).
55. Aujourd'hui canton de Vaison (Vaucluse).
56. Aujourd'hui canton de Bagnols (Var).
57. Series praesulum Magalonensium, I, page 139.
58. Histoire de la Ville de Montpellier, I, p. 154.
59. Opuscule Cité, II p. 278.
60. Voir notamment l'hommage de Guilhem VIII à Raimond VI, Comte de Toulouse, en date du 3 mars 1190 (Liber instrumpntorum, p. 160).
61. Confirmation par Guilhem VII de l'exemption de tout droit de péage à Montpellier accordée aux religieux de Valmagne.
62. Livre XVIII, chapitre 46.
63. L'ordre de Saint-Jean possédait un hôpital à Montpellier depuis 1153.
64. Le Grand Saint-Jean et l'Eglise Sainte-Marie-de-Lezes furent détruits, lors des troubles religieux de 1562, par Jacques de Crussol.
65. A. Germain. Hist. do la commune de Montpellier, II, p. 135.
66. Opuscule Cité, II, p. 291.
67. Nous pourrions rappeler encore que Guillaume de Tortose, frère de Guillem VI, prit l'habit de l'Ordre du Temple et mourut dans la maison de Montpellier où il fut inhumé (1161), et que Guillem VII, par son testament en date du 30 septembre 1172, ordonna que son troisième fils Gui serait élevé durant six ans par les Chevaliers du Temple.
68. Ce différend avait été déjà soumis au pape Célestin III qui avait commis l'archevêque d'Arles, Imbert d'Aiguières, pour trancher la contestation ; et ce prélat avait rendu une sentence arbitrale, au mois d'Avril 1196 (Jean Raybaud, Opuscule Cité II, p. 298).
69. Cartulaire de Maguelone, reg. D, fol. 19. — Ce texte a été publié par MM. Rouquette et Villemagne dans leur édition du Cartulaire (vol. I, p. 453, n° CCLVII).
70. Jean Raybaud, Opuscule Cité II, p. 290 et 322.
71. Opuscule Cité, II. D. 278.
71 bis. Voir Bibliothèque Nationionale, fonds d'Albon, XV, folios 202 à 242.
72. Thomas Millerot, Histoire de Lunel, p. 101.
73. Revue de l'Orient Latin, vol. VII, p. 576.
74. Ménard. Hist. de la ville de Nîmes, I, preuves, p. 200, col. 2.
75. Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Montpellier.
76. Aujourd'hui dans la commune de Castries.
77. Ménard, Opuscule Cité, I, preuves, p. 203, col. 2, et p. 304, col. 1.
— Il est question, dans le même procès, d'un personnage, Bernard Alusquiei, qui appartenait également à la grange de Bannières, en qualité de bouteiller.
78. Aujourd'hui commune de Saint-Christol, canton de Lunel.
79. Aujourd'hui dans la commune de Fabrègues, 3e canton de Montpellier.
80. Jean Raybaud, Opuscule Cité II, p. 311. — Il convient toutefois de remarquer que cet hommage était rendu non au commandeur de Montpellier, mais au maître des Maisons du Temple de Provence (Opuscule Cité, supra, II, p. 317 et 321.
81. Aujourd'hui dans la commune de Vic-la-Gardiole, canton de Frontignan.
82. Livre XIX, chap. 25.
83. Bulletin de la Société Archéologique de Béziers, 2e série, XIII, p. 156.
84. Livre Noir de l'Evêché de Béziers, folio 230.
85. Gallia Christiana (vol. VI, col. 321) contient également une erreur en ce qui concerne cette donation qui est signalée comme faite aux frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
86. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, p. 276 et 302.
87. Commune de Béziers (2° canton).
88. Cet acte qui est une sentence arbitrale rendue entre les Consuls de Béziers et les chevaliers du Temple, a été publié par M. Soucaille dans le Bulletin de la Société Archéologique de Béziers, 2e série, XIII, p. 171.
89. M. Léonard place la « domus de Librezinis » au hameau de Levrettes, dans la commune de Narbonne.
90. Opuscule Cité, vol. II, p. 274.
91. M. Léonard a inexactement identifié ce lieu avec le Sesquier, dans la commune de Mèze.
92. Bibliothèque Nationales, fonds d'Albon, vol. XV, fol. 243-408 ; XVI et XVII, folio 1 à 310.
93. Voir Bibliothèque Nationionale, fonds d'Albon, XVII, folio 311 à 355.
94. Archives de Pézenas, Inventaire de Rességuier, n° 1401, folio 49. — Archives de l'Hérault, Livre Noir de l'évêché de Béziers, folio 318.
95. Archives de Pézenas. Ididem folio 52.
96. Archives de Pézenas. Ididem, folio 32 v°.
97. Archives de Pézenas. Inventaire de Rességuier, n° 1.400, folio 219.
98. Opuscule Cité, supra, n° 1402.
99. Aujourd'hui canton de Montagnac, arrondissement de Beziers.
100. Archives de Pézenas. Inventaire de Rességuier, n° 1.400.
101. Aujourd'hui canton de Servian, arrondissement de Béziers.
102. Voyez la Bibliothèque Nationionale, fonds d'Albon, XVII, folios 356 à 371.
103. Aujourd'hui canton de Montagnac, arrondissement de Béziers.
104. Voyez la Bibliothèque Nationionale, fonds d'Albon, XVII, folios 372 à 374.
105. Aujourd'hui canton de Cornus, arrondissement de Saint-Affrique (Aveyron).
— Il est intéressant de rappeler que l'église Sainte-Eulalie-de-Larzac avait été donnée aux Templiers, en 1151, par Raymond d'Uzès, abbé de Saint-Guilhem-le-Désert, moyennant une rente annuelle de 80 sols melgoriens et de 6 fromages.
106. Les établissements des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui se trouvaient dans le pays de Lodève, dépendaient également du maître de Rouergue.
107. Les plus anciennes chartes en langue provençale (Paris, 1926), n° 211 et 219.
108. Aujourd'hui Clermont-l'Hérault, dans l'arrondissement de Lodève.
109 Voyez la Bibliothèque Nationale, fonds d'Albon, XX, folios 130 à 147.
110. Aujourd'hui Ceilhes et Rocozels, canton de Lunas, arrondissement de Lodève.
111. A. du Bourg. Etablissements du Temple et de Saint-Jean-de-Jérusalem en Rouergue (Mémoires de la Société des Lettres de l'Aveyron, XIII, 1881-1886), page 169.
112. Archives de l'Hérault. Livre Noir de l'Evêché de Béziers, folio 230.
— Sur les ruines de l'Eglise des Ubertes et sur la chapelle de Rocozels, voir Sabatier, Etudes archéologiques sur l'ancien diocèse de Béziers, page 81 et 82.
113. Un personnage de ce nom, probablement le même, était en 1186 commandeur de la maison de Montels (aujourd'hui commune de Saint-Sernin-sur-Rance, Aveyron), qui dépendait également de la commanderie de Sainte-Eulalie.
114. Alain du Bourg, Opuscule Cité, page 583.
115. Opuscule Cité, supra page 169.
116. Histoire générale du Languedoc, preuves.
117. « Domus Militiae Templi, in parrochia Sancti Sebastiani » (Collection Doat, 56, folio 80). Cité par M. Sabarthes. Dictionnaire topographique.
121. Gallicarum Templi domorum series, page 55.
118. Canton de Capestang, arrondissement de Béziers.
119. Cartulaire et Archives des communes de l'ancien diocèse de Béziers, III, pages 408 et 426.
120. Opuscule Cité, v° Peyrens, page 339.
121. Gallicarum Templi domorum séries, page 55.
122. Voir notamment, volume II, pages 303 et 318.
123. C'est ainsi que les commandeurs de Périeis figurent fréquemment dans les donations faites au Temple par les évêques de Béziers (voir Livre Noir de l'Evêché, folios 230 et 318).
124. Donation de mars 1181 (Livre noir de l'Evêché, folio 230).
125. Accord entre le prévôt de Maguelone et les Templiers, du mois de Juillet 1200 (Cartulaire de Maguelone, registre I, folio 19)
216. Mahul, Opuscule Cité, III, pages 426 et 461.
217. Mahul, Opuscule Cité, III, page 426.
128. Revue de l'Orient Latin, VII, page 576.
129. La Roque-de-Fa et Massac sont aujourd'hui des communes du canton de Monthoumet (arrondissement de Carcassonne).
130. Aujourd'hui hameau de la commune de La Roque-du-Fa.
131. A. du Bourg. Histoire du Grand-Prieuré de Toulouse, page 592.
132. Mahul, Opuscule Cité, III, pages 426 et 461 ; Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 318.
133. Aujourd'hui Roquefort-des-Corbières (canton de Sijean, Aude).
134. Aujourd'hui canton de Lezignan (Aude).
135. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 273.
136. Sur les maisons du Carcassès et du Razès, voir Bibliothèque Nationionale, fonds d'Albon, volume XVIII et XIX.
137. Aujourd'hui l'un et l'autre dans la commune de Carcassone.
138. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 274.
139. A. Du Bourg. Histoire du grand Prieuré de Toulouse, page 588.
140. Canton de Capendu, arrondissement de Carcassonne.
141. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 275.
— A. du Bourg, Opuscule Cité, supra page 588 et pièce justificative CXV.
142. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 277.
143. Jean Raybaud, Opuscule Cité, II, page 283. 144. Itier de Roquefort avait pris l'habit de l'Ordre en 1276 et s'était embarqué le jour même pour la Palestine où il demeura jusqu'à la prise d'Acre par les infidèles (1291). Nommé en 1198, maître des maisons du Garcassès et du Razès, il fut arrêté en 1307 en cette qualité et plusieurs fois soumis à la torture (Revue de l'Orient Latin, VIT, page 585).
145. Mahul, Opuscule Cité, page 335.
146. Aujourd'hui Saint-Jean, dans la commune de Barbaira, canton de Capendu (Aude).
147. A. du Bourg. Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, page 589.
148. Commune de Douzens.
149. A. du Bourg. Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, page 589.
150. Canton de Saint-Hilaire.
151. A. du Bourg. Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, page 589.
152. Canton de Peyriac-Minervois.
153. A. du Bourg, opuscule cité, page 588.
154. Mahul, opuscule cité, I, page 335.
155. Voyez la Bibliothèque Nationale, fonds d'Albon, volume XVIII.
156. Canton de La Grasse (Aude).
157. Cours, canton de Prayssas, arrondissement d'Agen (Lot-et-Garonne).
158. Mahul, opuscule cité, vol. I, page 347.
159. Jean Raybaud, opuscule cité, vol. II, page 276.
160. Opuscule cité, supra II, page 282
161. Livre XVII, chapitre 44 et preuves.
— Cf. Jean Raybaud, opuscule cité, II, Page 276.
162. Aujourd'hui commune de Magrie, canton de Limoux (Aude).
163. A. du Bourg, opuscule cité, page 139 et pièce justificative XXXVI.
164. Arrondissement de Pamiers (Ariège).
165. Aujourd'hui Campagne-sur-Aude (canton de Quillan, arrondissement de Limoux).
166. A. du Bourg, A. du Bourg, opuscule cité, page 589 et pièce justificative XVI.
— Jean Raybaud, opuscule cité, II, page 283.
167. Aujourd'hui chef-lieu de canton de l'arrondissement de Castelnaudary (Aude).
168. Il fut incorporé au diocèse de Mirepoix en 1318.
169. Archives départementales de l'Aude, H 340.
— Sabarthes, Dictionnaire topographique de l'Aude, v° Templiers (Les), page 441.
170. Histoire générale de Languedoc, livre XVIII, chapitre 10 et preuve.
— Jean Raybaud, opuscule cité, II, page 284.
171. Jean Raybaud, opuscule cité, I, page 247.

Sources: Emile BONNET Président de la Société Archéologique de Montpellier

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