Les Commanderies de Malte

ETYMOLOGIE ET HISTOIRE DE SAINT-LAURENT — Saint-Laurent et de la Commanderie de Palacret
Origine du nom: Saint-Laurent était autrefois appelé LANLOURAN, formé sur l'ancien breton LAN (N) ermitage, et le nom d'un saint breton obscur LOURAN ou LOURON.

Ensuite on rencontre les appellations suivantes: eccl. de LANLOUREN (à la fin du XIVe siècle) DE LANLEURAN (en 1414) LANLOURAN (en 1427, en 1442, en 1461) LANLOURANS (en 1481) SAINCT LORANS (en 1496). Archives de Loire atlantique, B 2980. à qui l'on substitue, tardivement, au XVII e siècle Saint Laurent plus en grâce auprès de la curie romaine.

La paroisse de SAINT-LAURENT dépendait autrefois de l'évêché de TREGUIER, de la subdélégation de GUINGAMP et du ressort de LANNION. La cure était présentée par le duc de LORGES EN 1780.

SAINT-LAURENT est un démembrement des anciennes paroisses primitives de PLOUEC (la partie située à l'est du JAUDY) et de PEDERNEC (la partie située à l'ouest du JAUDY) L'origine de Saint Laurent réside dans l'implantation monastique, l'ermitage de Saint Laurent, dès le haut moyen âge.

La région est le siège de la puissante commanderie du Palacret, métathèse de paraclet, (défense militaire ? ou en français esprit saint ? ou bien encore...) On ne voit plus de cette ancienne fondation que quelques pans de murs et les traces des viviers. Mentionnée dans les chartes pour la première fois en 1399, cette commanderie est incontestablement plus ancienne, comme en témoigne le droit de Quévaize qu'elle possède, et date sans doute de la seconde moitié du XIIe siècle (Vraisemblablement en 1180)

La commanderie du Palacret est absorbée par celle de la Feuillée (FINISTERE) au XVIIe siècle, mais longtemps les commandeurs choisiront de séjourner dans leur maison de Saint Laurent; une usine de teillage de lin s'installe au début du XXe siècle dans la maison du Palacret et fonctionne jusqu'au dernier quart de ce même siècle.

Saint Laurent se dit en breton SANT-LAORANS (avec un tilde sur le n de la dernière syllabe) ce qui en breton arrête le son sur le an. Saint-Laurent est cité comme paroisse dès 1427, cette paroisse qui appartenait au diocèse de Tréguier, a élu sa première municipalité au début de 1790. Elle reçut pour nom révolutionnaire BRO-LAN.(en français: pays de landes) par arrêté du district de Pontrieux en date du 28 nivôse an II (17 janvier 1794).
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Ancienne noblesse de Saint-Laurent
La seigneurie de KERGOMO-BARAC'H possédait jadis un droit de haute justice (ou moyenne et basse justice en 1701 et 1766) qui s'exerçait au bourg de GUENEZAN en BEGARD propriété de CHARLES DE PERRIEN, seigneur de la ville chevalier (en 1690) puis du sieur de KERNILIEN (vers 1770)

La seigneurie de KERGONIOU, qui s'étendait à TREZELAN (en BEGARD) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice propriété de CHARLES DE KNEC'HRIOU (avant 1583) puis de CHARLES de PERRIEN, seigneur de la ville chevalier (en 1701)

La seigneurie du Palacret est une seigneurie ecclésiastique appartenant aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Cette seigneurie était composée au XVIIe siècle de trois membres: le PALACRET lui même PLOUARET ET PLELO. La seigneurie du Palacret se déclarait fondateur de plusieurs chapelles ou églises placées la plupart sous le vocable de SAINT-JEAN entre autres SAINT-JEAN BREZEAN (à PLOUMILIAU) SAINT-JEAN (à PLOUARET) SAINT-JEAN KERDANER (à SAINT GILLES), SAINT JEAN DU RECHOU (à PLOUNERIN), SAINT-JEAN (à LOCQUIREC), SAINT-JEAN du TEMPLE (à PLELO), SAINT-JEAN (à TREVOAZAN) SAINT-JEAN de LOCQUEVEL (à LOUARGAT)... etc La juridiction du Palacret s'étendait sur SAINT-LAURENT, RUNAN, TREVOAZAN, (en PRAT), LOUARGAT, MOUSTERU, PLOUEC, PLOUISY, SAINT-GILLES-LE-VICOMTE, SQUIFFIEC, et possédait un droit de haute justice avec patibulaire, ceps et colliers qui s'exerçait en 1680 au Palacret ou à GUINGAMP. Le membre de PLOUARET s'étendait jadis sur les territoires de PLOUNERIN, PLOULEC'H, PLOUMILLIAU, PENVENAN, COATREVEN, LOGUIVY-PLOUGRAS, PLOUNEVEZ-MOEDEC, LOCQUIREC et sa juridiction s'exerçait au bourg de PLOUARET. Le membre de PLELO s'étendait à PLELO et BOQUEHO et exerçait sa juridiction à CHATELAUDREN.

La seigneurie de SAINT-ILLIO qui s'étendait à TREZELAN (en BEGARD) et à PEDERNEC, possédait jadis un droit de moyenne et basse justice (en 1556). Propriété de FRANCOIS HINGANT (en 1477), de FRANCOIS LE COZIC (en 1664) et de FRANCOIS DANIEL (en 1701). La seigneurie de TROBESCOND (ou Tnoubscoumec) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice (vers 1555) qui s'exerçait à GUENEZAN (en BEGARD); propriété d'YVON JAGU (en 1535), de PIERRE DE LA ROCHE-HUON (en 1583), puis de le famille du DRESNAY (fin du XVIe siècle, suite au mariage de LOUISE ? de LA ROCHE HUON avec HECTOR DU DRESNAY)

A la « montre » (réunion de tous les hommes d'armes) de TREGUIER (1481) on comptabilise la présence d'un seul noble de SAINT-LAURENT: JEHAN JAGU de Tnoubcoumec (60 livres de revenu) porteur d'une brigandine et comparait en archer. Les seigneurs de SAINT-ILLIO et de TROBESCOND possédaient jadis des prééminences dans l'église de SAINT-LAURENT. Ils possédaient aussi un manoir, un colombier, un moulin.

La chapelle SAINT-PLACIDE ou SAINT-HILLIO (1701) SAINT-PLACIDE, pieux martyr eut sa langue coupée par le maur MAMUCHA pour l'empêcher de louer dieu. Cette chapelle en ruine en1701, fut reconstruite en1784 elle appartenait jadis à la seigneurie de SAINT-ILLIO. Quant à l'église de SAINT-LAURENT elle appartenait aux hospitaliers du Palacret, et faisait l'objet pour eux de revenus conséquents.

Restaurée à la fin du XIXè siècle et au début du XXe siècle, cette église conserve des vestiges du XIVè siècle (chevet et porche sud) et du XVe siècle (portail ouest et nef centrale) Le clocher est du XVIIe siècle (1650). Les cloches sont de 1681.
L'église comprend un clocher-mur dit type lannionais, et une nef centrale avec bas côtés nord de trois travées s'élargissant en aile au droit de la dernière.
D'abord rectangulaire, l'édifice du XIVe siècle a été remanié au XVIe siècle, puis au XVIIe siècle époque dont datent le clocher (1650) et l'adjonction du collatéral avec la chapelle en aile, à l'exception de la chapelle, qui a été reconstruite à l'époque moderne. Le porche sud, et les fenêtres avec leurs remplages; sont très nettement influencés par la cathédrale de Tréguier. A l'intérieur des contreforts du clocher l'on peut lire l'inscription: FAICT FAIRE PAR M. DE KERDANIEL. sir DE KERAMPELER E RECTEUR DE ST LAURENT L'AN 1681. Même inscription sur la porte du porche sud. Un ancien ossuaire a été transformé en baptistère.

Avant la construction du clocher actuel, en 1650 le pignon ouest était surmonté d'un petit campanile qui menaçait ruine dès 1608. Un procès-verbal de cette dernière année mentionne qu'il y avait un petit logis grillagé attenant à l'église pour permettre aux lépreux de suivre l'office comme autrefois à Plounevez-Moedec et à Coadou)
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Le mobilier de l'église de Saint-Laurent
Deux objets historiques ont été inscrits sur l'inventaire supplémentaire le 26 septembre1926.Retable du Maître-Hôtel du XVIIe siècle classé. Il a été réparé après expertise du 29 septembre 1926 de Messieurs COZDENMAT et DESJARS et LE ROY experts. Sous l'autel de la chapelle du rosaire (aile nord) bas relief enalbâtre du XVe ou XVIe siècle représentant le baiser de judas. A l'intérieur de l'église statues de la sainte vierge, Saint-Laurent, Sainte-Anne, Saint-Loup, Sainte-Agnès.

A l'extérieur sous le porche, il y avait une statue de Saint-Yves, et des bustes de Saint-Laurent, Saint-Matilin et Santez-Katrin.(Dérobés hélas en ?). Et dans l'église une statue de Sainte-Cécile portant (MEOLO DOUE) Dans la nef, sur le lambris, peinture du XVIIIe siècle représentant: l'adoration des mages, la lapidation de Saint-Etienne, Sainte-Genevieve priant Dieu lui demandant de sauver PARIS de l'invasion d'ATTILA.

Le festin de Balthazar: ce fait est rapporté dans le livre de DANIEL chapitre V; BALTHAZAR, régent de BABYLONE (BAGDAD) fit apporté par forfanterie un soir de libation des vases sacrés volés par NABUCHODONOSOR dans le temple de GERUSALEM lors de la prise de la ville (587) avant JESUS-CHRIST et où des juifs furent déportés sur BABYLONE. Il vit ce soir là une main tracer trois mots sur la muraille en ARAMEEN: MANE, THE CEL, PHARE. Il fit venir le prophète juif DANIEL et lui demanda une explication. Celui-ci lui dit. « MESUREZ, PESEZ, DIVISEZ « cela signifie mesurez, et pesez l'importance de l'acte répréhensible que vous venez de commettre, sachez que vous mourrez sous peu de jours, et que votre royaume sera divisé. En effet il fut détrôné et tué par CYRUS en (339) et son royaume fut divisé.

Le sacrifice d'Abraham, et leur faisant face, le martyr de SAINT-LAURENT, SAINT-VINCENT DE PAUL, Suzanne et les deux vieillards, le retour de Joseph. Ainsi que la création du monde. Entre les scènes sont représentés les quatre évangélistes SAINT-MATHIEU, SAINT-JEAN, SAINT-LUC et SAINT-MARC. Ensuite SAINT-GREGOIRE, SAINT-AUGUSTIN, SAINT-FRANCOIS XAVIER, MOISE, NOE, le roi DAVID. Le lambris de la nef centrale à été peint par AUGUSTIN LE LOYER, son fils AUGUSTIN ainsi que ses deux frères ALAIN, et JEAN MARIE entre 1859 et 1862. Ils étaient natifs de la ville d'Etables.

Les lambris de l'église sont historiés par les mêmes peintres, ils représentent la Sainte Famille, l'ange gardien, SAINT-YVES, SAINT-CORENTIN, SAINTE-BRIGITTE, SAINT-ROCH, et SAINT-BERNARD. Les légendes sous les peintures de la nef centrale sont en breton, SAINT-HETIENNE lapidé (ST STEFFAN LAC'HET A DOLIO MEIN).
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Croix de malte
Au dessus de la porte d'entrée de la sacristie, Une autre pierre est sculptée, serait-ce une croix pattée ? ou un PANTALPHA ? Ce qui nous fait dire qu'il est certain que le PALACRET appartenait aux templiers avant la dissolution de cet ordre le 24 août 1312 et que cette commanderie a été donnée aux Hospitaliers après le concile de VIENNE.

Les moines du Palacret sont les fondateurs et patrons de l'église de Saint-Laurent et bénéficiaient du droit de prééminence dans ce lieu. Le mur sud-ouest du cimetière comporte les armoiries de RENE de SAINT-OFFRANCHE commandeur du PALACRET au XVIIe siècle vraisemblablement entre 1613 et 1630. Elles ont été restaurées en 1862.
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Le baiser de Judas
Ce panneau, réalisé à la suite d'une commande paroissiale, est d'origine anglaise et provient plus précisément des ateliers de NOTTINGHAM. Il représente le baiser de judas et faisait peut être partie d'un groupe d'autres panneaux aujourd'hui disparus, formant un retable qui racontait les épisodes de la passion du christ.
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Christ en Croix (1746)
Comme celui de Landébaëron, ce Christ en croix, en bois polychrome semble être le vestige d'un jubé ou d'une poutre de gloire disparue. Ils sont de la même époque et paraissent être de la même main, sans doute celle d'OLIVIER LE LOERGAN, originaire du Merzer, auteur du célèbre jubé Saint-Fiacre au Faouet (MORBIHAN. (CL.M.H.). Cette sculpture est classée pour avoir été à l'exposition de SCHALLAGOURG en AUTRICHE parmi les grands chefs d'œuvres de Bretagne.

CROIX (détail) XVIIe siècle. Dans le cimetière se trouve une croix de section hexagonale, cette croix comporte un socle très élevé sur lequel figurent trois écussons difficiles à identifier.(I.M.H.1926)
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A signaler:
— La fontaine de SAINT-HILLIOU (ou SAINT-HILLIO)
— L'ancienne fontaine SAINT-JEAN, ancienne propriété des hospitaliers de SAINT-JEAN de Jérusalem.
— La fontaine de SAINT-LAURENT (XVIe siècle) restaurée en 1989. Une des pierres de la fontaine portait encore lisiblement au début du XIXe siècle la date de 1568. En 1989 il a été retrouvé dans cette fontaine lors d'une réfection une statue de SAINT-LAURENT malheureusement sans tête, cette statue se trouve actuellement dans l'église.

— Le manoir ou l'ancienne léproserie de FOT-BRAZ ou FOT-VRAZ (XVII-XVIIIe siècle) tenue autrefois par les hospitaliers de SAINT-JEAN DE JERUSALEM (au Palacret) un linteau intérieur porte une croix daté de 1771. Il reste quelques vestiges de murs et une chapelle servant aujourd'hui de cellier. Il s'agit, semble-t-il d'une ancienne léproserie ou d'un ancien hôpital dépendant du Palacret transformée plus tard en hôtellerie.

— La commanderie du Palacret avec des vestiges d'une chapelle SAINT-JEAN (dédiée autrefois à SAINT-BAPTISTE) servant aujourd'hui de grange.

— Le manoir de RUBRIAND (1730)
— 3 moulins
— Le menhir de KERAMFOREST (époque néolithique)
— La motte castrale de CASTEL-PIC
— Un arbre pressoir (XIXe siècle).
— La chapelle SAINT-HILLIO aujourd'hui désaffectée.
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La vie de saint-Laurent: Les invraisemblances
les événements ont lieu au temps de l'empereur Dèce (250-253), dont valérien n'est que le préfet. Celui-ci fait comparaître devant lui le pape SIXTE XI, qui refuse de sacrifier et est conduit en prison. Sur le chemin, Laurent le rencontre et se plaint de ce que l'évêque aille au sacrifice sans son diacre. Sixte XI lui répond qu'il le suivra trois jours plus tard et lui confie les trésors de l'église. De fait Saint-Laurent après avoir distribué aux pauvres les trésors en question, est arrêté et confié à la garde d'un soldat nommé Hippolyte, qu'il convertit et baptise avec toute sa famille. Sommé de livrer les richesses dont il est dépositaire, il demande trois jours de délai et revient avec une foule de pauvres et d'infirmes qu'il présente à Valérien en disant: « voici mes trésors. » Mis en demeure de sacrifier, il refuse et est aussitôt mis àla torture. Loin de se laisser fléchir, il profite d'un moment de répit pour baptiser un soldat nommé Romain, ému par sa constance, qui est exécuté sur-le-champ. Cette passion de Saint-Laurent a été utilisée par les prédicateurs de la fin du IVe siècle en particulier par Saint-Ambroise qui le cite dans son DE OFFICIIS et qui l'a probablement amplifiée. Elle a également inspiré le poète Prudence, qui a consacré un long poème au diacre martyr.

Finalement au début du Ve siècle elle a été insérée dans une compilation intitulée ACTES DE POLYCHRONIUS, qui rassemble, sans aucun souci d'histoires, divers récits de martyrs mis en relation avec la persécution de DECE et c'est sous cette forme très altérée qu'elle nous est parvenue.
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Le culte
Dès le IVe siècle Saint-Laurent a joui à ROME d'un culte exceptionnel et a été considéré comme l'un des principaux patrons de la ville, aussitôt après les apôtres PIERRE et PAUL. On a vu que Constantin et le pape Damase lui élevèrent des basiliques. A la fin du IVe siècle sa fête était précédée d'une veillée nocturne. Au VIe siècle le sacramentaire LEONIEN contient douze formulaires de messes pour sa fête, un pour la vigile, et un pour l'octave; cette octave s'est d'ailleurs maintenue dans la liturgie jusqu'a nos jours.

Au moyen Age, ROME ne comptait pas moins de trente-quatre églises dédiées à Saint-Laurent et à chacune d'elles était rattaché un épisode de son martyre. De ROME, LAURENT (SAINT) de ROME. Ce diacre romain, martyrisé le 10 août 258, a été dès le IVe siècle l'objet d'une légende, d'un culte qui de ROME, s'est répandus dans le monde chrétien.
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Les Faits
En août 257, le préfet VALERIEN, avait promulgué un édit interdisant sous peine de mort, de célébrer le culte chrétien et de se réunir dans les cimetières. L'année suivante, un second édit décréta que les évêques prêtres et diacres seraient exécutés sans jugement sur simple constat de leur identité. C'est en vertu de ces deux édits que le pape Sixte XI, surpris par la police impériale le 6 août 258 alors qu'il célébrait l'eucharistie dans la crypte des papes du cimetière de Calixe avec ses sept diacres, fut mis à mort avec quatre de ceux-ci. Deux autres, Félicissime et Agapit réussirent à s'échapper, mais furent rejoints dans le cimetière de Prétextat et massacrés sur place. Quant à l'archidiacre Laurent, il ne fut exécuté que quatre jours plus tard, le 10 août, et inhumé au bord de la voie Tibutine, dans un domaine appelé AGRO VERANO. Ce retard apporté à l'exécution de Laurent s'explique probablement par le fait que sa fonction d'archidiacre faisait de lui le trésorier de l'église et que la police espérait obtenir de lui qu'il livre les biens ou les archives dont il avait la garde. On comprend alors qu'il ait été soumis à la torture, et plus précisément peut-être au supplice du feu, bien que les édits de Valérien n'aient prévu que l'exécution pure et simple.
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La légende
Que le martyre du diacre Laurent ait particulièrement frappé la communauté chrétienne de ROME, nous en avons la preuve dans le fait que, dès la paix constantinienne, une basilique fut élevée sur sa tombe. Le pape Damase (366-384) fit placer dans cette basilique de Saint-Laurent hors-les-murs une inscription en vers qui évoquait, avec peut-être quelques licences poétiques, le martyre du diacre: « les fouets du bourreau, les flammes, les tourments, les chaines, seul la foi de Laurent a pu les vaincre. »

En outre, il lui dédia l'église de Saint-laurent-in-Daniaso, qu'il avait fait construire à côté du bâtiment abritant les archives épiscopales. Fait d'autant plus remarquable que c'était, à l'intérieur de la ville, la première église dédiée à un martyr.

A la même époque, circulaient déjà des actes de Saint-Laurent. Selon ce récit dans lequel abonde son culte, en ITALIE, et en Espagne, on a prétendu qu'il était né à HUESCA, en ARAGON (c'est d'ailleur ce qu'indique le LAROUSSE français) Ce qui fait que dans notre commune ils existe deux cantiques pour les processions, un le donnant espagnol l'autre le donnant romains, et chaque recteur faisait chanter l'un où l'autre selon son intime conviction), Et Philippe II en ex-voto de la victoire sur les français de SAINT-QUENTIN (10 août 1557) lui consacra l'escurial, auquel il avait donné la forme d'un grill. En FRANCE métropolitaine et OUTRE MER plus de cent communes portent son nom. Son martyr, a fait de lui le patron des rôtisseurs, par extension des cuisiniers, des souffleurs de verre. Tandis que ses fonctions d'archiviste lui ont valu le patronage des bibliothécaires et des libraires. Le nom du diacre Laurent figure au canon de la messe (supra, 11 1369). Il est inscrit au martyrologe romain le 10 août. PH ROUILLARD, O.S.B.
Les sources: Textes tirés du « patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. » Dictionnaire des communes des Côtes-d'Armor, de Saint-Jouan, René Couffon, Répertoire des églises et chapelles des Côtes-d'armor. La vie de Saint Laurent se trouve aussi en breton dans « BUHEZ AR SENT. »
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HISTOIRES DES TEMPLIERS ET DES HOSPITALIERS (grandes lignes)
C 'est à partir d'un hôpital dédié a SAINT JEAN BAPTISTE que fût fondé à JERUSALEM vers 1110, par un chevalier provençal GERARD TUNC, (où TENQUE) ordre des hospitaliers de SAINT JEAN de JERUSALEM inspiré de SAINT-JEAN BAPTHISTE (le bapthiste, le précurseur). En 1118 à l'instigation d'un chevalier champenois, HUGUES DE PAYENS, (où PAYANS, où PAYNS) et huit de ses compagnons naquit aussi à JERUSALEM, le roi BAUDOIN II de Jérusalem leur ayant offert une aile de son palais, qui se trouvait à coté de la mosquée « ELAQSA » élevée sur l'emplacement du temple de salomon; l'ordre de la milice du temple. Assujettis à une règle propre, celle du temple ayant été inspirée par SAINT-BERNARD, (1090-1153). Ils portaient des vêtements bien différenciés: pour les templiers le concile assemblé à TROYES le 14 janvier 1128 lui donna l'habit blanc, sur lequel vint s'ajouter en 1145 une croix rouge (d'abord sur l'épaule gauche, ensuite sur la poitrine) ordonné par le pape EUGENE III. Pour les hospitaliers un habit noir orné d'une croix pattée blanche sur la poitrine. Ils étaient divisés les uns et les autres en trois classes: Chez les templiers, les chevaliers, les écuyers, les frères servants, les sergents, les domestiques. Chez les hospitaliers: les chevaliers, les chapelains, les frères servants; qui pouvaient assurer des fonction militaires aussi bien que cultuelles ou hospitalières. Si à l'origine la mission des hospitaliers était d'accueillir les pèlerins et les malades, cette vocation se doubla, en effet vers 1137 d'une activité militaire: Assurer à l'instar des templiers, la sécurité des grands chemins empruntés par les pèlerins. (Et pouvoir ramener à coup sûr les marchandises « achetées » ou pillées lors des guerres des croisades). Dans le contexte des croisades, la prospérité des deux ordres ne pouvait qu'être rapide. Dès le XIIe siècle, leurs possessions, surtout celle du temple, se multiplièrent en occident. A ces possessions, qui consistaient en biens fonciers et immobiliers, s'ajoutèrent des rentes, des droits et privilèges divers. On leurs léguait aussi parfois chevaux et armures, ainsi en 1196 André seigneur de VARADES (44) légua-t-il au temple son cheval et ses couvertures, au hospitaliers sa cuirasse et ses chaussures militaires, en précisant que si à sa mort, il n'avait plus de cheval, il donnerait aux premiers sa cuirasse, aux seconds ses chaussures.
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L'organisation administrative et l'implantation des deux ordres
C'est en 1130, pense-t-on que s'est implanté en Bretagne l'ordre du temple, suivi un peu plus tard, par l'ordre de l'hôpital.
Les possessions des deux ordres furent regroupées en préceptoreries ? ou commanderies. La commanderie se composait dans le principe de la résidence du commandeur, d'un logis pour les frères, d'une chapelle, d'un cimetière, parfois d'un hôpital ou hospice pour les pèlerins et en zone rurale d'une exploitation agricole. Un procès-verbal de visite décrit en 1665 la commanderie de PONT-MELVEZ comme constituée:


— D'une maison principale couverte en ardoise, garnie de vitres, avec au rez-de-chaussée deux salles basses et deux celliers, au premier étage, trois hautes chambres et une « bouge » (prison)
— de deux écuries, couvertes de genêts, l'une pour six chevaux, l'autre pour douze
— d'une grange de trente pieds de large, couverte de genêt, avec une grande porte pour entrer les charrettes chargées, et au bout un enclos couvert de genêts servant de chenil pour les chiens du commandeur
— D'une boulangerie et d'un petit four « propre à cuire du pain blanc et de la pâtisserie. »
— Le tout entouré de « fossés en la moitié desquels il y a de l'eau du côté du levant et du côté du couchant. »

De la commanderie relevaient des membres, maisons et domaines, qui pouvaient comporter aussi une chapelle et un logis pour les frères ou n'être que des exploitations agricoles. En effet en ce qui concerne la commanderie du Palacret avant ou après avoir été annexée par la commanderie de la feuillée ? possédait le droit de quévaize c'est à dire avait le droit (comme les grands seigneurs) de faire travailler des gens pour eux. Le « QUEVAIZIER » n'était pas comme le serf assujetti au commandeur il pouvait après bien des tracas il faut le dire partir, mais à quel prix !

Chez les Templiers, les baillies étaient regroupés en province, placées sous l'autorité d'un magister maître ou préceptor commandeur de province. La Bretagne, avec le Bordelais, l'Aunis, la Saintonge, le Périgord, l'Angoumois, le Poitou, la Touraine, l'Anjou, et le Maine dépendaient de la province d'Aquitaine.

Chez les hospitaliers, les commanderies étaient regroupées en prieurés, rassemblés à leur tour en langues (Provence, Auvergne, France, Italie, Espagne, Allemagne, Angleterre). La Bretagne, qui relevait de la langue de France, fut pourvue de deux commandeurs c'est ce qu'on peut inférer d'un acte de 1244 concernant la vente d'un domaine en SAINT SULLIAC (35). Suite à la suppression de l 'ordre du temple le 24 août 1312, demandée avec force, par PHILIPPE IV LE BEL au pape CLEMENT V asservi au roi; car le roi était jaloux de la richesse des templiers et du savoir « des maîtres à penser » de cet ordre. Comme l'écrit GERARD SERBANESCO dans son œuvre « LES CROISES TOME 2 » derrière l'ordre des templiers connu de tous, se cachait un autre ordre encore plus structuré, de personnes très en avance sur leur temps ils se nommaient les « CONSOLES » et les « ELUS » dans L'article 11 du rituel de la réception des frères élus, le frère doit faire serment de garder le secret de l'ordre, la moindre indiscrétion est punie de mort. Le récepteur baisera succésivement le néophyte sur la bouche pour lui transmettre le souffle, au plexus sacré, lequel commande la force créatrice, à l'ombilic, enfin au membre viril image du principe créateur masculin. La sodomie fût la base des accusations contre les templiers. Le pape CLEMENT V ayant peur que le roi de France ne crée un ordre nouveau sur lequel il aurait eu toute autorité, donna deux tiers des biens des templiers aux hospitaliers lors du concile de VIENNE. Mais il fit main basse, sur le sonnant et trébuchant avec le roi de FRANCE, PHILIPPE le BEL.

Un nouveau découpage administratif s'avéra nécessaire: La langue de France fut divisée en trois grands prieurés à savoir de provence, de Champagne, et d'Aquitaine, la Bretagne relevant de ce dernier, qui eu Poitiers pour siège. La réorganisation toucha aussi les commanderie, les quelques trente petites commanderies qui existaient en Bretagne furent peu à peu regroupées Au XVIIe siècle on ne dénombre plus que cinq grandes commenderies: celles de la FEUILLEE, (29) de CARENTOIR (56), de la GUERCHE (35), de NANTES (44), des BIAIS et CLISSON (44).

Chez les templiers les grands maitres étaient nommés, pour les remercier de leurs ardeurs aux combats, et de ce fait les mettre a l'abri pour leurs vieux jours; et non pour leur savoir où leur intelligence. La plupart d'eux ne savaient ni lire ni écrire. C'est pourquoi aussi quand leur dernier grand maitre, monsieur de MOLAY né à molay (environ 1243 1314) après son arrestation par PHILIPPE IV LE BEL et son jugement réputé inique était incapable de répondre aux questions qui lui était posées; pour la bonne raison qu'il était au courant de peux de chose. Il mourut brûlé vif le 18 mars 1314.

Chez les hospitaliers les commandeurs étaient aussi nommés commandeurs sur leurs vieux jours, mais avec les biens des templiers ceux-ci étaient devenus très puissants. Argent, biens immobiliers, privilèges de toutes sortes, (on parle même de droit de cuissage, sur les jeunes épousées sans pouvoir le prouver il est vrai). Les commandeurs avaient obligation de rendre les commanderies le plus rentables possible, pour eux bien sûr, pour payer tout le personnel qu'ils employaient; et héberger les chevaliers car les commanderies servaient aussi de camp d'entraînements; mais aussi parce qu'ils devaient remettre 20% des revenus de la commanderie à la maison mère de POITIERS. Cela s'appelait la « RESPONSION. » Celle-ci devait certainement en renvoyer une partie dans l'Ile de Rhodes et par la suite, dans l'Ile de Malte. D'ailleurs la maison mère de Poitiers faisaient souvent des tournées d'inspections pour être sûr que les dîmes étaient correctement perçues.

En ce qui concerne le commandeur RENE DE SAINT-OFFRANCHE lorsqu'on lui confia le commandement du PALACRET en 1613 la commanderie n'était plus estimée qu'a 3000 livres alors que des années plus tôt son estimation était de l'ordre de 12000 livres (les guerres intérieures à la bretagne étaient passées par là) et ce commandeur fût souvent en conflit avec la justice, pour avoir prélevé des impôts ne lui revenant pas. (une sentence du 14 juillet 1626 oblige le commandeur de SAINT-OFFRANCHE à restituer une dîme indûment gardée et qui appartenait aux chapelains de LANDIVISIAU) Mais il était rare que les hospitaliers ne gagnent pas leurs procès, même ceux jugés par le parlement de bretagne.

Les privilèges des hospitaliers ont été continuellement reconnus par les rois de France jusqu'à la révolution: PHILIPPE AUGUSTE en 1219, LOUIS VIII déc. 1225, SAINT LOUIS 1261, PHILIPPE le BEL 1304 et 1312 (après le concile de VIENNE), PHILIPPE de VALOIS 1330, le roi JEAN 1350, CHARLES V 1365, CHARLES VII 1441 et1453, LOUIS XI 1460, LOUIS XII 1498, FRANCOIS Ier 1514, HENRI II 1547 et 1549, confirmations par FRANCOIS II, CHARLES IX, HENRY III, HENRY IV, LOUIS XIII, LOUIS XIV, le REGENT 1716, le duc d'ORLEANS au nom de LOUIS XIV. LOUIS XV qui avait décidé un nouvel impôt qui devait être payable par tous les sujets du royaume s'est rétracté la même année, en ce qui concerne les hospitaliers.

Les autorités catholiques bretonnes n'avaient aucun droit de regard, ni autorité, sur les faits et gestes des commanderies hospitalières. (sauf le pape)

Les chevaliers hospitaliers de saint-jean de Jérusalem devenu chevaliers de RHODES, après la conquête de l'île en 1309 en furent expulsés (par les musulmans ? Ou les turcs ?). En 1522 CHARLES-QUINT leur offre l'Ile de Malte et environs; Ils s'y installent en 1530. Ils y ont résidé jusqu'en août 1798, envahis par NAPOLEON BONAPARTE en partance pour la campagne d 'EGYPTE; celui-ci leur tint ce discourt: Au nom de la république, que ceux qui ont moins de trente ans et qui sont français viennent avec moi, je leur promets fortune et gloire, quant aux autres, je leur donne trois jours pour quitter l'île. Encore aujourd'hui de tous les ordres de chevaleries issus des croisades celui des hospitaliers de saint-jean de jérusalem est encore le plus important.
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Les paysans aux temps des commandeurs
Autrefois en ce qui concerne notre région il n'existait pas de « FRANCS-ALLEUX » c'est-à-dire de terres libres, chaque parcelle de terre appartenait soit à un seigneur, soit à une confrérie ecclésiastique. 93% des terres de la Bretagne intérieure étaient en friche (statistique de 1793). La commanderie de la FEUILLEE et du PALACRET possédaient le droit de QUEVAIZE c'est-à-dire le droit de faire travailler des gens sur ses terres à leurs profits. Aux XVIIe et XVIIIe siècles l'usement de quévaize avait cours seulement dans quelques seigneuries ecclésiastiques de Bretagne: abbaye de BEGARD, abbaye de BELEC (Finistère) commanderies de LA FEUILLEE (Finistère) du PALACRET et de PONT-MELVEZ. Le mot « QUEVAIZE » est expliqué de différentes façons selon les historiens: « quévaise » KAËS MAEZ « (va dehors) chevaize » forme française de capitagium: tribut personnel de 4 deniers qu'il posait sur sa tête en signe de servitude, pour le présenter à son maître prétend A DE LA BORDERIE. Quévaize n'est que l'aboutissement de « COM-MAES » champs avec, champ comporte partage avec...

Le travailleur s'appelait un quévaizier et la terre sur laquelle il travaillait un convenant ou une tenure. Peu de choses le différenciait du serf, sauf qu'il n'était pas assujetti à celui qui l'employait, mais il est vrai que le jour où le quévaizier voulait rompre le contrat avec la commanderie c'était au prix d'énormes sacrifices. Ce contrat comprenait de treize à quinze articles, selon les commanderies. Le convenant était transmissible du plus jeune fils au plus jeunes fils de celui-ci, il était appelé le « JUVEIGNEUR » à défaut de mâle il pouvait exceptionnellement être transmit à la plus jeune des filles sans que ses autres frères où soeurs, ne puissent prétendre aucune récompense; sinon il revenait au commandeur. Il n'existait pas de douaire, les quévaiziers étaient grevés de taxes, d'impôts, de corvées de toutes sortes; ils payaient même un impôt selon la vaisselle qu'ils utilisaient. (exemple l'étain).
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Exemples d'articles du contrat
Article 4: Au seigneur consentant à la vente « du convenant » est dù le quart denier du prix par reconnaissance.

Article 10: Tous quévaiziers sont tenus de suivre la cour et moulin du seigneur et bâiller aveu; et doivent pour droit de moulte la seizième partie des blés.

Article 11: sont tenus aux corvées pour faire charroyer et loger les foins, aux voitures du sel et aux charrois des vins, blés et bois pour la provision de la commanderie.

Article 12: Semblablement aux charrois des matériaux nécessaires pour la réédification des églises, et chapelles, maisons, chaussées et moulins de la dite seigneurie.

Article 13: Le droit de dîme se prend sur tous les blés qui croissent dans les terres des tenues quévaizières, et se lève à raison de la six et septième gerbe c'est-à-dire de vingt gerbe trois.

et l'article XV spécial à la commanderie de PONT-MELVEZ et le plus saugrenu: Sont tenus les jeunes mariés de la paroisse, de sauter dans l'eau de la rivière du LEGUER le lundi de pâques de l'année de leur mariage, à peine de 60 sols 4 deniers d'amende. Les obligations et corvées étaient proclamées en chaire le dimanche à la messe. Quant il fallait aller chercher des ardoises pour la commanderie à plusieurs lieues, non seulement le quévaisier n'était pas rétribué, mais de plus à charge pour lui de se nourrir et de nourrir son animal de trait.

Les mesures agraires étant les suivantes: le journal 48 ares 62, le sillon 2 ares 43, la corde 0 are 60. On peut aisément comprendre que ces gens étaient très malheureux, qu'ils ne mangeaient jamais à leur faim. Jusqu'en 1850, 60% des enfants de notre région ne voyaient pas leur cinquième anniversaire car ils mourraient de maladies infantiles ou de malnutrition.
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Organisation de la paroisse au temps des quévaisiers
Le commandeur payait à son vicaire la « PORTION CONGRUE » c'est-à-dire un traitement annuel, à charge pour lui de payer au curé une « PORTION CONGRUE » etc etc. L'ordre de malte ne voulut jamais payer de portion congrue aux curés. L'ensemble des biens de la paroisse était appelé « LA FABRIQUE » ces biens étaient administrés par différentes personnes.

L'argent de la fabrique était conservé dans un coffre, à trois serrures, qui lui se trouvait dans la sacristie. Les clés du coffre étaient confiées, l'une au recteur, l'autre au procureur fiscal, et la troisième au « MARGUILLIER » (trésorier). Ce coffre qui contenait entre autres les archives de l'église, ne pouvait donc être ouvert qu'en présence de ces trois notables.

L'argent de la fabrique servait, pour la construction, et les réparations des églises et chapelles, l'achat des saintes huiles, des chandelles pour Noël; pour nourrir les enfants trouvés ou abandonnés. Pour trouver de l'argent, on s'y prenait de la façon suivante: les paroissiens avaient obligation d'apporter des produits de leurs élevages en venant à la messe, ces denrées étaient déposées devant la porte de l'église. Une fois la messe dite ceux-ci étaient vendus au pied de la croix du cimetière.

A partir du XVIIIe siècle un corps politique restreint appelé « GENERAL » représentant toute les couches de la société, dont le recteur, le sénéchal (juge de la juridiction et représentant le seigneur) et deux marguilliers; en tout 12 personnes administraient la paroisse. Ils se réunissaient dans la sacristie. Les conseils de fabrique, ont été supprimés en 1905 (loi COMBES sur la séparation de l'église et de l'état)
ETYMOLOGIE ET HISTOIRE DE SAINT-LAURENT — Texte de madame E. Marchand, La propriété intellectuelle et littéraire demeure acquise à l'auteur.
Et des sources suivantes: Monsieur l'abbé LE GALL; Monsieur BERNARD TANGUY; Monsieur GERARD SERBANESCO « Les croisés tome 2 »; Monsieur MAX GALLO « Le chant du départ »; Monsieur HARTHUR BOURGES « Chez les moines rouges de PONT MELVEZ » 1951; Monsier WAQUET « Histoire de Bretagne, PARIS 1943, Bulletin de la société archéologique du Finistère tome LVII 1930. »

Cette étude provient du site Internet de M. Jacques Annebeau

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