Les Commanderies de Malte

Commanderie de Saint-Jean-des-Prés à Montbrison
Département: Loire, Arrondissement et Canton: Montbrison - 42

Commanderie de Saint-Jean-des-Prés
Commanderie de Saint-Jean-des-Prés

Plusieurs thèses s'affrontent à ce sujet. En effet, dans son ouvrage, Victor Jannesson (3) pense que la commanderie aurait été fondée vers 1150, date de fondation de l'hôpital de Montbrison par Guy II, comte de Forez.

Dans sa thèse, Etienne Fournial (4) avance celle de 1180 en mettant en relation l'accroissement de la population et la fondation simultanée de la commanderie et de la léproserie de Moingt (5).

Vers 1181, le comte Guy II confirme des donations faites aux Hospitaliers et notamment celle du « Pratum comitale » ou pré comtal sur lequel sont érigés l'église, la maison contiguë et le moulin.

Le nom de Saint-Jean peut s'expliquer par l'origine même de l'Ordre puisque l'hôpital de Jérusalem, en 1099, était placé sous l'invocation de Saint Jean Baptiste.

Enfin, sa situation géographique justifierait le qualificatif « des Prés » puisque les sources mises à notre disposition montre qu'elle est assez isolée au milieu de terres et de jardins à l'extérieur des murs de la ville et qu'elle a été érigée dans un pré donné par le comte de Forez.

2. Son implantation et sa gestion
L'implantation de la commanderie à Montbrison n'est sans doute pas le fruit du hasard. Plusieurs hypothèses peuvent être émises. Auguste Broutin (6) avance une cause religieuse liée aux Croisades. Ainsi, il pense que le comte de Forez aurait fait une donation en mémoire d'un aïeul parti et mort en Terre Sainte.

Toutefois, il ne faut pas oublier l'importance et le poids des pouvoirs temporels et spirituels. En effet, la mise en place de commanderies a été impulsée par la royauté elle-même qui accorde aux Hospitaliers des revenus sur ses villes, des exemptions, des terres. Les évêques, quant à eux, leur abandonnent des prébendes, des patronages et la collecte de la dîme. Les seigneurs laïcs vont alors eux aussi s'inscrire dans cette mouvance en favorisant l'implantation de commanderies sur leurs terres. Le comte de Forez ne doit pas échapper à cet élan.
C'est un moyen pour lui d'affirmer son pouvoir politique, économique, social et d'accentuer le rôle de Montbrison comme capitale du Forez.
Enfin, il apparaît que la naissance de cette commanderie s'inscrit dans une ligne dictée par l'Ordre lui-même. Elle appartient à un réseau de possessions. Elle dépend du bailliage de Forez et relève du Grand Prieuré d'Auvergne de la Langue d'Auvergne.

Les Hospitaliers ont accentué leur présence en Orient mais ne perdent pas de vue l'Occident car la défense du monde chrétien nécessite des revenus importants impliquant la création de commanderies en Occident. Outre le rôle de soin, d'hospitalité, la commanderie a aussi un rôle économique. Ainsi, à Montbrison, les sources montrent que les revenus se composaient de cens, louages, fermages, dîmes, péages, leydes, droits de justice, droits sur les boucheries de Montbrison. Une partie de ces revenus revenait à l'Ordre et servait notamment à financer la lutte en Orient, la protection du commerce des nations catholiques, l'entretien d'une armée et d'une flotte.

Elle est gérée par un commandeur nommé par le Grand Maître. C'est un chevalier dont le rôle consiste en:
— l'hospitalité
— l'assistance aux malades et aux pauvres
— la distribution des aumônes
— la surveillance des exploitations
Ces dernières se sont agrandies par l'ajout des biens des Templiers confisqués en 1312: le Temple de Verneuil ou Vernoil à Saint-Cyprien et le Temple de Lyan à Saint-Maurice-en-Gourgois.

Pour la commanderie de Montbrison, une charte datée de 1213 mentionne le nom de frère Arnaud ou Arnoud ou Arnoulph, commandeur de la commanderie de Saint Jean-des-Prés de Montbrison (7).
Le dernier commandeur de Montbrison serait Pierre-Paul Alexandre de Monspey de Vallière (1788-1789).
L'étude des différentes archives devrait nous permettre de revisiter les listes existantes des commandeurs.

3. Les sources
Les sources inventoriées à ce jour se composent tout d'abord des « Chartes de Forez » qui nous permettent d'avoir des informations sur la commanderie dès le début du XIIIe siècle.

Un premier recensement des terriers de la commanderie et de ses dépendances a été effectué. Ils constituent une source importante car ils indiquent le nom des tenanciers, la nature et le montant des cens mais surtout les confins des possessions de la commanderie. Le plus ancien terrier inventorié pour Montbrison et ses dépendances est celui de Conchis daté de 1445-1448 conservé aux Archives Départementales de la Loire et dont la Diana possède une copie du XVIe siècle. Toutefois, notons un problème de datation car l'exemplaire de la Diana indique les dates de 1440-1449.

Pour le XVe siècle, citons aussi le terrier David de 1454 conservé aux Archives Départementales de la Loire. Nous en disposons aussi pour les XVIe - XVIIe et XVIIIe siècles.
Actuellement, nous avons pu en dénombrer dix-neuf.

Un autre travail consiste au dépouillement des actes notariés nous informant sur les dons, les procès, les louages . . . relatifs à la commanderie. Parmi les archives de la Diana, nous avons pu faire un pré-inventaire du fonds Terrasse. Cinquante-quatre actes ont été répertoriés dont 1 en 1649, 2 en 1654, 14 en 1661, 2 en 1663, 13 en 1664, 8 en 1665, 13 en 1666 et 1 en 1667. Ainsi, pour l'année 1661, nous apprenons que le commandeur ne réside plus à Montbrison, ce qui peut déjà expliquer l'état des bâtiments à cette date. Le commandeur se fait représenter par: « Frère Léon de Villeneuve, du Conseil de sa Majesté Catholique, Maître de Camps et Commissaire Général de sa cavalerie aux Pays-Bas, Agent général pour son ordre auxdits Pays, Commandeur de ladite commanderie Saint-Jean-des-Prés de Montbrison Révérend seigneur Messire Laurent Othenin, docteur es Saints Decrets, protonotaire apostolique, abbé comandataire de l'abbaye d'Assey, Chapelain d'Honneur de la Chapelle Royale de sa Majesté catholique à Bruxelles, fondé de procuration spéciale. » Notons que cette procuration lui a été attribuée le 11 août 1660.

Actuellement, nous travaillons sur le fonds Morel. Parmi les premières informations, nous pouvons mentionner:
— le nom du commandeur de 1738 à 1741: Philibert du Saillant. Broutin ne le cite qu'à partir de 1740 (8).

— en 1735, il est absent de Montbrison mais a un fondé de procuration nommé Léon Jacquet, sieur de la Vergnolle « procureur fondé pour la régie et administration du fruit de la commanderie résidant pour lui. »

— en 1737, le commandeur semble résider à Montbrison: « ... est comparu illustre seigneur frère Philibert du Saillant, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean-de Jérusalem, commandeur de la commanderie Saint Jean dudit Montbrison où il réside. »

— en 1741, il est « procureur et receveur général dudit ordre au Grand Prieuré d'Auvergne », seigneur haut justicier du faubourg Saint Jean et demeure en son hôtel de la paroisse Saint Georges à Lyon.

Dès le XVIIe siècle, les commandeurs séjournent rarement à la commanderie de Montbrison. En revanche, ce qui paraît surprenant, c'est qu'au XVIIIe siècle, ils possèdent encore le pouvoir de haute justice sur le faubourg Saint-Jean, fait rare pour l'époque et désuet.

Enfin, la dernière source nous apportant des informations intéressantes est le bref de vente de la commanderie comme Bien National le 17 juillet 1793 conservé aux Archives Départementales de la Loire.

III. Les bâtiments de la commanderie. 1. Avant 1793
Les commanderies sont en général construites sur le même plan. On y distingue trois parties: l'église, le château et les dépendances avec une cour et un jardin. La commanderie Saint Jean s'inscrit dans ce plan. En effet, dans le fonds du notaire Terrasse, il existe un acte daté du 5 juillet 1661 qui permet d'avoir une vision de la commanderie (9).

On y note la présence d'une église, d'un château ou bâtiment d'habitation faisant équerre avec l'église et un autre bâtiment ainsi que le ou les boulins. Toutefois, il faut souligner l'état intérieur de la commanderie dans laquelle il est nécessaire de faire de multiples réparations. L'estimation faite s'élevait en 1661 à 1300 ou 1400 livres pour les matériaux, fournitures et ouvriers soit 19 chars d'ais, au moins 12 charges de chaux, plus de 2300 clous, plus de 3 douzaines de chevrons, 4000 tuiles, 2700 pannetons, ferrures, verrous, serrures, sable.

Les bâtiments de la commanderie. 2. en 1793
Le bref de vente du 17 juillet 1793 ne nous permet pas d'avoir une idée de l'état intérieur de la commanderie, toutefois, on apprend qu'elle se composait de quatre parties (10) :
— un tènement de jardins et bâtiments contigus situés au faubourg Saint-Jean contenant un jardin divisé en 3 parties, 2 cours, un bâtiment de 226 toises carrées. Ce tènement est renfermé de toutes parts par des murs à l'exception du côté du béal. Il a été affermé le 4 avril 1793 par le Directoire à la citoyenne Meunier, veuve Richard moyennant la somme de 870 livres.
Ce tènement avait un revenu de 900 livres et était estimé à 19 800 livres.

— un moulin appelé le moulin de la commanderie contenant 2 meules à seigle, 1 pressoir à huile et un artifice à mailler le chanvre. Il était affermé à 240 livres annuelles, avait un revenu de 120 livres et était estimé à 2640 livres.

— un jardin d'environ 2 cartonnées (environ 2000 mètres carrés) situé dans la ville de Montbrison, derrière Saint André.
C'est un jardin clos de murs notamment ceux « de la ville de Septentrion » On apprend aussi que le mur de division avec le jardin de Madame « Demecing » est inondé. Il a été affermé par le Directoire le 4 avril 1793 au citoyen Curtil, jardinier à Montbrison moyennant la somme de 100 livres. Son revenu était de 28 livres et son estimation de 616 livres.

— un pré situé au faubourg de la Croix, paroisse Sainte Madeleine de Montbrison au territoire des prés de la Croix, contenant environ 12 cartonnées (environ 12 000 mètres carrés). Il a été affermé par le Directoire le 4 avril 1793 au citoyen Gras, tanneur de Montbrison, au prix de 170 livres. Son revenu était de 108 livres et son estimation de 2640 livres.
L'estimation totale pour ces 4 parties s'élevait à 25.432 livres.

Ce document, qui détaille la distribution des pièces des bâtiments composant la commanderie nous révèle la mention d'un bâtiment « formant l'habitation du commandeur » se composant:
— d'un cellier et chambre au-dessus
— d'une cuisine et chambre au-dessus plus un petit grenier au-dessus servant d'habitation au jardinier
— d'une curée et d'une fenière au-dessus (Bâtiment rural ou partie d'un bâtiment où l'on conserve le foin)
— d'un bûcher dans lequel est une chambre séparée par des planches et une chambre au-dessus
— d'une cuisine et chambre au-dessus
— d'une remise et une grande salle au-dessus
— une cave voûtée et une grande chambre au-dessus.
Confrontons ces nouvelles données avec le plan donné par Monsieur Jannesson et les mentions ajoutées par Monsieur F. Ferret.

Dans un premier point, nous notons qu'en 1793, aucune mention d'une tourelle ou passage, de balcon, d'une galerie, de salle peinte ou neuve n'apparaît. En revanche, nous pouvons peut-être faire la relation entre la grande chambre et la grande chambre dite « jaune » mentionnée dans l'acte de 1661.

Cependant, un problème s'ajoute car Monsieur Jannesson signale une cave voûtée adossée au mur du chœur mitoyen avec une petite salle contenant une cheminée du XVIIIe siècle correspondant ainsi à la chambre n° 5 du plan. Mais, en 1793, l'acte mentionne qu'au-dessus d'une cave voûtée, on trouve une grande chambre. Nous pouvons alors émettre plusieurs hypothèses:
— l'existence d'autres caves.
— des remaniements à l'intérieur du bâtiment ont été effectués car Monsieur Jannesson présente un plan basé sur des observations faites en 1890 dans une commanderie déjà fort éprouvée. Le nombre de pièces varie entre 1661 et 1793 puisque nous relevons deux cuisines au lieu d'une en 1661 ; un grenier au lieu de deux en 1661, cinq chambres au lieu de trois en 1661.

— l'acte de 1793 est assez peu précis notamment sur l'ordre de visite des pièces: ont-ils commencé en partant de l'église ou depuis son opposé ? Nous ne le savons pas.

L'aile droite nous apparaît moins complexe à comprendre. Elle se présente en 1661 comme étant « la demeure du prêtre » alors qu'en 1793, elle est occupée par le régisseur.
Elle se compose de la manière suivante :
— une cuisine, une salle et chambre au rez-de-chaussée
— deux chambres et cabinet au-dessus
— deux jacobines
— deux petites grenières ?
— une grande remise
— un grenier à blé
L'acte nous confirme aussi la présence d'un pigeonnier.

Nous ne vous présenterons pas ici le ou les moulins qui feront l'objet d'une étude ultérieure vu l'importance qui leur est donnée dans les actes notariés.

3. Aujourd'hui De la commanderie ne subsiste malheureusement que l'église. Au XIXe siècle, la commanderie a été transformée en habitations et magasins entraînant de multiples mutilations. En 1963, l'aile sud-est est déjà détruite et le bâtiment central disparaît dans les années 1970 pour être remplacé par des garages.

La commanderie appartient aujourd'hui à la Société « la Diana » qui succède à différents propriétaires. En 1793, elle a été vendue aux enchères au citoyen Claude Masset, marchand aubergiste de Montrond, pour la somme de 110 000 livres. Elle est ensuite revendue à la famille Dupuy du Pontet, famille bourgeoise de Quérézieux d'Ecotay l'Olme. Au XIXe siècle, elle devient la propriété tour à tour des familles Monchanin, Mangon de la Lande, Ferrand, Coudour et Gouguenheim. Au XXe siècle, elle est la propriété de la famille Chauve. En 1991, elle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques avec l'accord des propriétaires.

Son état actuel n'est certes pas très reluisant. Le bâtiment est orienté est-ouest. Son entrée principale est percée dans le mur ouest. Ce portail, aujourd'hui muré, est à voussures en plein cintre reposant sur des pilastres qui alternent avec des angles rentrants. Le couronnement des pilastres est formé par de petites consoles qui remplacent les chapiteaux. Le portail est encadré par un avancement en saillie. Au-dessus, une grande fenêtre cintrée a été percée inondant ainsi la nef de lumière. Cette entrée a été construite dans un style très épuré. Le linteau actuel n'est pas d'origine et la question de la décoration du tympan reste en suspens. Quant à la datation, il apparaît que ce type de portail à voussures annonce l'arrivée du portail gothique. Ainsi, l'hypothèse d'une construction de la fin XIIe-début XIIIe siècle peut être avancée. A l'heure actuelle, l'entrée s'effectue par un portail percé artificiellement dans le mur sud de la nef.

Extérieurement, le bâtiment se présente en deux parties: la nef divisée en trois travées et le chœur. Les murs sont renforcés par des contreforts au nombre de quatre sur chaque mur latéral. L'appareillage est en granit, composé de gros blocs et le haut de ces contreforts est biseauté. Ils renforcent les piliers intérieurs et diminuent l'effet de forces supporté par les murs.

La nef est éclairée par des fenêtres hautes en plein cintre, très romanes et d'un bel appareillage. Celle de la dernière travée a été remplacée mais son cadre reste visible.

Le chœur ressemble à une tour carrée avec des contreforts en ses angles. Le mur nord comporte une fenêtre en lancette gothique et sur le mur est, apparaît une grande fenêtre aveugle en arc brisé. De nombreuses ouvertures contemporaines ont été faites et les traces des bâtiments contigus sont encore visibles.

L'aspect gothique de ce chœur pose le problème de la datation du bâtiment. En effet, ces indices montrent une construction proche du XIVe siècle. Comment expliquer la présence d'une nef romane et d'un chœur gothique alors que les constructeurs commençaient toujours leur ouvrage par la partie sacrée représentée par le chœur ? Des éléments de réponse à cette question peuvent être amenés par l'approche de l'intérieur.

La nef est divisée en deux, dans sa hauteur, sur toute sa surface intérieure. Le sol est en terre battue. Sur le mur nord, une inscription latine est encore visible (11). Une peinture entourant une plaque disparue apparaît. Elle est peu visible mais les couleurs rouge, bleue et jaune se distinguent. Elle présente sans doute une scène de crucifixion. Un escalier de bois en piteux état dessert un second étage où il est assez dangereux de s'aventurer.
Au pied de cet escalier se trouve un passage menant au chœur.

Au second étage, la nef se présente sous la forme d'une grande pièce. Sur le mur ouest apparaît la grande fenêtre et la partie voûtée du portail d'entrée. Le tympan intérieur présente un blason peint appartenant sans doute à un des commandeurs. Sur les murs nord et sud, nous retrouvons les fenêtres dont certaines portent un décor peint en noir représentant des entrelacs ou des sarments de vigne. Les arcs appliqués marquent les travées. Il faut signaler que la dernière travée est prise dans un mur et est tronquée.

Une fresque peinte composée de rinceaux, de différents vases et types de fleurs est encore visible notamment sur le mur sud. Elle peut être datée du XVIIe ou XVIIIe siècle. Toutefois, il n'est pas impossible que d'autres couches peintes subsistent en dessous. Les piliers portent eux-aussi des traces de peinture représentant un cercle surmonté de traits noirs verticaux.

Le chœur a été divisé en un rez-de-chaussée et deux étages. Le rez-de-chaussée comporte plusieurs pièces dont une avec cheminée. Le premier étage est partagé en trois pièces.

L'une est pourvue d'une cheminée ; les plafonds sont dits « à la française » ; le sol est recouvert de tomettes. Le second étage renferme une sorte de grenier dont le plafond est constitué par une voûte en ogive avec une clé de voûte sans doute peinte. La cage d'escalier est maintenue par des crochets métalliques qui se prennent sur un arc d'ogive. La présence de cette voûte confirme donc l'influence gothique du chœur en opposition avec celle romane de la nef.

Cette commanderie a sans doute été remaniée. Le chœur a pu subir des dégradations et être reconstruit au XIVe siècle, faisant disparaître les éléments romans. La voûte en berceau de la nef a disparu. Deux hypothèses peuvent être formulées. La première serait celle de l'effondrement. Toutefois, l'effondrement d'une telle voûte aurait causé plus de dégâts et aurait pu provoquer la chute des murs. Si l'on observe plus précisément le départ de voûte, on note une certaine régularité. Ainsi, pourquoi ne pas imaginer que face à une voûte menaçante, on ait préféré la démanteler et la remplacer par une charpente en bois. Ceci expliquerait le niveau actuel de la toiture.

Cette commanderie est sans doute un des plus anciens témoignages de la vie de notre ville. Elle fait partie de notre patrimoine et, à ce titre, nous nous devons de la sauvegarder. Elle représente une part de notre histoire locale mais s'inscrit aussi dans l'Histoire. Notre équipe constitue un état des sources le plus précis possible et favorise des études tant en Droit qu'en Histoire. Au niveau du bâtiment restant, elle travaille au nettoyage intérieur et extérieur. Nous avons conscience que notre travail n'en est qu'au commencement.
N.D.L.R. : L'âge moyen des membres de l'équipe en question tourne autour de 25-30 ans, ce qui laisse les anciens très optimistes sur l'avenir de la Diana.
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Notes
1. Extraits de l'ouvrage intitulé Historia rerum in partibus Transmarini gestarum par Guillaume, archevêque de Tyr, dans Patrologiae cursus completus, sériés Secunda, J.P Migne, tomus CCI, Petit Montrouge, 1855.
2. Extraits de l'ouvrage intitulé Historia Hierosolimitana abbreviata par Jacques de Vitry, évêque d'Acre, dans Jacques Bongars, Gesta Dei per Francos, sive orientalium expeditionum, et Regis Francorum Hierosolimitani Historia a Variis, sed illius oevi Scriptoribus.. Hanoviae M. DC.XI, tome 1, pages 1047 à 1145.
3. Jannesson Victor, Monographie et Histoire de la commanderie de St Jean-des-Prés à Montbrison en Forez, Imprimerie C. Pinsard-Navoiseau, Saint Etienne, 1890.
4. Fournial Etienne, Les villes et l'économie d'échange en Forez aux XIVe - XVe siècles, Presse du Palais Royal, Paris, 1967.
5. Foumial Etienne cite un acte du 10 avril 1181 daté dans la maison de l'hôpital Saint-Jean.
6. Broutin Auguste, Histoire des couvents de Montbrison avant 1793 tome II, imprimerie de Montagny, 1876.
7. charte du Forez n° 922, c'est la mention la plus ancienne que nous ayons à l'heure actuelle.
8. confère note (6).
9. Ferret Francisque, « La commanderie de Saint-Jean-des-Prés », Bulletin de la Diana, année 1963, tome 38 n° 3, pages 72 à 94.
10. Bref de vente daté du 17 juillet 1793, Archives Départementales de la Loire, Cote Q 167.
11. « Idus aprilis obiit frater atenulfus prior hospitalis Iherosolimitani in alvernia anno incarnati verbi 1248 frates orate pro eo » « Aux ides d'avril mourut frère Atenulfe prieur de l'hôpital de Jérusalem en Auvergne année de l'incarnation 1248, frères priez pour lui »

Sources: Bulletin de la Diana, tome LX-n° 1, premier trimestre 2001, pages 28 à 37. - Bnf

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