Les Commanderies de Malte

Commanderie de Troyes
Commanderie de Troyes
Maison du Temple de Sancey
Maison du Temple de Ménois
Maison du Temple de Verrières
Maison du Temple de Bouilly
Maison du Temple de Cérès
Maison du Temple de Errey
Maison du Temple de Payns
Maison du Temple de Bonlieu
Maison du Temple de Maurepaire
Maison du Temple de Rosson
Maison du Temple de La Milly
Maison du Temple de La Picarde
Maison du Temple de La Loge-Bazin
Maison du Temple de La Loge-Lionne
Commanderie de l'Hôpital d'Orient
Maison du Temple de Trouans
Maison du Temple de La Chapelle-Vallon
Maison du Temple de Arcis-sur-Aube
Maison du Temple de Sivrey
Maison du Temple Le Perchoir
Hôpital de La Forêt-Chenue
 


Commanderie et Maison du Temple de Troyes
Département: Aube, Arrondissement et canton de Troyes — 10

Domus Hospitalis Troyes
Domus Hospitalis Troyes

Nous avons dit que Hugues de Payons ou de Payns, un des fondateurs et premier Grand-Maitre du Temple, était venu soumettre à l'approbation du concile, réuni à Troyes en 1128, les statuts du nouvel Ordre qu'il venait d'instituer.

Le Grand-Maître du Temple reçut dans cette circonstance les témoignages de la plus vive sympathie de la part des hauts personnages qui assistaient au concile. Un d'entre eux, Raoul le Gros, « Crassus », s'empressa de donner à l'Ordre une terre qu'il possédait aux portes de la ville de Troyes.

Cette donation est rappelée dans une charte très-remarquable de Haton, évêque de Troyes, de l'année 1143, dans laquelle ce prélat, énumère et confirme tous les dons faits jusqu'alors aux Templiers dans son diocèse. On y voit que le seigneur Raoul leur avait donné, sous réserve d'usufruit, une maison qu'on appelait La Grange, « domum quam Grangiam vocamus », située devant Troyes, « ante Trecas », avec la terre de Preize, « terrain de Praeria (Preize, faubourg de Troyes) » à partir du chemin de la Rivière, « a via que dicitur de Riveria (La Rivière de Cors, près Preize) », avec les prés, vignes et bâtiments en dépendant, y compris tous les animaux domestiques qui pourraient s'y trouver au jour de son décès.

La donation eut lieu dans la maison ou Grange dont nous venons de parler, en présence d'Hugues de Payns, Maître, « Magistri », du Temple, et des frères qui l'accompagnaient, Gaudefroy de Saint-Omer, Payen de Montdidier, et deux autres chevaliers.

La charte de Haton mentionne que le dit seigneur Raoul avait en outre concédé aux Templiers, toute la terre qui s'étendait depuis le Grand-Chemin, « a magno chemino », jusqu'à un autre chemin, « usque ad alium cheminum », qu'on ne désigne pas.

La terre de Preize devint le fondement de la commanderie de Troyes, qui ne tarda pas à recevoir de nouveaux dons. Thibaut, comte Palatin de Troyes, donna aux Templiers une rente de sept marcs d'argent. Le comte Henri, son fils, y ajouta, en 1159, trois autres marcs; en tout dix marcs d'argent, pour lesquels les frères du Temple eurent 48 livres de Provins à prendre chaque année, savoir: 24 livres sur le tonlieu de Troyes, 12 livres sur la foire de Saint-Rémi, et le restant sur celle de Saint-Jean.

En 1171, un seigneur du pays, Clerambaut de Chappes, « de Capis », leur accorda une rente de 100 livres tournois sur la vicomté de Troyes; et en 1186, Raoul le Pesant, « Ponderosus », leur fit donation d'une maison sise à Troyes, rue Composte, « Trecis in vico Coopoto », nommée depuis rue du Temple, avec six arpents de pré à Lecheroles, « apud les Cherulas », et un arpent de vigne à la butte de Jupiter, « apud Monticulum sacratum Jovis. »

Ce n'était pas la seule maison que les Templiers avaient à Troyes. Ils en acquirent un assez grand nombre qui furent ensuite accordées à cens ou à rente perpétuelle à diverses personnes. Ces maisons, au nombre de plus de cinquante, se trouvaient, d'après un terrier de 1598, dans les rues « du Temple, de la Grande-Massecrerie, de la Pye, de l'Espicerie, de la Bourcerie, de la Grande-Tannerie, de la Corderie, de Notre-Dame, du Haulne, des Bûchettes, du clos de la Magdeleine, de la Vieille-Pouillalerie, des Bains-aux-Femmes, près du Guey-aux-Chevaulx, etc. »

Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possédaient aussi à Troyes plusieurs maisons qui dépendaient de leur commanderie d'Orient. L'une d'elles, qu'on a appelé le « Petit-Hôpital », et ensuite « l'Hôtel de la Grimacière », était située derrière l'église de Saint-Rémi, et leur avait été donnée en 1265, par Thibaut, comte Palatin de Troyes.

De toutes ces maisons, tant du Temple que de l'Hôpital, trois seulement restaient au siècle dernier: la maison de la Commanderie, rue du Temple, avec sa petite église dédiée à saint Jean-Baptiste, que le commandeur Bouslard de Sillery avait fait rebâtir vers le milieu du XVIIe siècle (Topographie de Troyes par Courtalon. Tome 2, page 206);
Une autre maison, même rue, à trente pas de la précédente;
Et une troisième, appelée « l'Hôtel du Sauvage », dans la rue de Notre-Dame, connue aussi sous le nom de « Maison de Montauban », parce que les marchands de Montauban avaient coutume d'y descendre dans les jours de foire (Les Rues de Troyes par Corrard de Breban, page 59).

Le jardin de la commanderie allait jusqu'au Jeu-de-Paume, dans la rue de la Corderie, et était séparé de l'hôtel par un bras de la Seine. On voyait encore dans la cour, à la fin du XVIe siècle, les ruines d'un grand bâtiment en pierres de taille. C'est ce qui restait de l'ancien hôtel du Commandeur, qui avait été brûlé en 1524, lors du fameux incendie qui dévora une grande partie de la ville de Troyes.

Le domaine de Preize qui dépendait du Temple de Troyes, avait sa maison située au bout de Preize, au finage de la Chapelle-Saint-Luc, près du chemin des Vassauldes. Cette maison n'existait plus au XIVe siècle. Il en restait les terres au nombre d'une trentaine d'arpents, et un assez grand nombre de censives à Preize, à la Chapelle-Saint-Luc, aux Vassoles, à Barberey, à la Rivière-de-Cors, etc.
Le revenu de la maison de Troyes était, en 1782, de 2,640 livres.

Les membres qui composaient d'abord la commanderie, étaient les terres et seigneuries de Sancey et de Ménois, le fief de Verrières, le domaine de Bouilly, l'ancienne maison du Temple de Cérès, et la terre d'Errey.

Au XIVe siècle, les Hospitaliers, en prenant possession des biens du Temple, réunirent à la commanderie de Troyes celle de Payns, qui en était voisine.

Les guerres du XVe siècle, par les ruines qu'elles avaient semées dans le pays, avaient rendu des commanderies bien improductives, tellement qu'on fut obligé, comme nous l'avons déjà dit, d'en supprimer un certain nombre pour en réunir les biens à d'autres plus importantes ou qui avaient moins souffert.

C'est ainsi qu'on réunit à la commanderie de Troyes celles de Bonlieu, d'Orient, et de Rosnay en partie. En 1469, on y adjoignit la commanderie de Coulours (Yonne 89); et en 1471, celles de Barbonne (Marne 51) et de la Chapelle-Lasson (Marne 51). Vers la même époque, on y ajouta encore la maison de l'Hôpital du Perchoir (Aube 10).

Par suite de ces annexions et de l'importance donnée à la commanderie de Troyes, l'Ordre jugea à propos de faire de celle-ci une chambre prieurale, c'est-à-dire une commanderie attachée à la dignité de Grand-Prieur de France.

Cet état de choses dura jusqu'en 1598, c'est-à-dire jusqu'au moment où la commanderie de l'Hôpital, autrement dit de Saint-Jean-de-Latran, à Paris, fut substituée à celle de Troyes comme chambre prieurale.

On rétablit en même temps la commanderie de Coulours (Yonne 89). Ses anciennes possessions lui furent rendues, moins toutefois la maison de Sivrey (Aube 10); et en compensation, on lui accorda les biens des anciennes commanderies de Barbonne (Marne 51) et de la Chapelle-Lasson (Marne 51), avec la maison de Rosnay.

Cette nouvelle organisation réduisit la commanderie de Troyes au nombre des membres dont nous allons parler.

Noms des Commandeurs de Troyes
1345. Le chevalier Guillaume de La Motte.
1354. Le chevalier Hebert de Montferrant.
1357. Le chevalier Henri de Saint-Thron.
1363. Le chevalier Jacques de Gien.
1366. Frère Nicheaumes.
1370. Frère Antheaumes de Walluis, alias de Wailly.
1391. Frère Lambert d'Estinehoult.
1406. Le chevalier Henri Rempart.
1411. Le chevalier Adam de Saint-Jean.
1442. Frère Jehan Moreau.
1450. Le chevalier Guillaume Vasselin.
1460. Le chevalier Jacques Serpe.
1486. Le chevalier Pierre de Dynteville.
1503. Le chevalier Philippe de Villiers-l'Isle-Adam.
1532. Le chevalier Pierre de Cluys, Grand-Prieur de France.
1537. Le chevalier Jacques de Bourbon, Grand-Prieur de France.
1542. Le chevalier Philippe Carleau, Grand-Prieur de France.
1547. Le chevalier Claude d'Ancienville, Grand-Prieur de France.
1549. Le chevalier François de Lorraine, Grand-Prieur de France.
1563. Le chevalier Pierre de La Fontaine, Grand-Prieur de France.
1579. Le chevalier Henri d'Angoulême, Grand-Prieur de France.
1598. Le chevalier Juvenal de Lannoy.
1602. Le chevalier René Bulart.
1637. Le chevalier Noël Bouslard de Sillery.
1642. Le chevalier Charles de Clinchamps.
1673. Le chevalier Jacques de la Motte-Houdancourt.
1700. Le chevalier de Louviers.
1732. Le chevalier Nicolas-Edouard Razan de Flamanville.
1749. Le chevalier Jean-François de Calonne d'Avesnes.
1764. Le chevalier de Gauville.
1782. Le chevalier Jacques Laure le Tonnelier de Breteuil, ambassadeur de l'Ordre près la Cour de France.  
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Maison du Temple de Sancey ou Saint-Julien
Département: Aube, Arrondissement et canton de Troyes — 10

Domus Hospitalis Saint-Julien
Domus Hospitalis Saint-Julien

La terre et seigneurie de Sancey, près Troyes, appartenait, au commencement du XIIIe siècle, à un chevalier, du nom de Vilain d' Aulnay « Vilanus de Alneto. » Ce seigneur la donna à la maison de la chevalerie du Temple, par ses lettres de l'année 1201, où il déclare lui abandonner, pour le salut de son âme et de celle de Henri, comte Palatin de Troyes, de qui il tenait cette terre, tout ce qu'il possédait à Sancey, « in villa de Sancy », et ses dépendances, tant en moulins, bois, terres, prés et eaux, qu'en justice et seigneurie. Il est probable que Vilain d'Aulnay se trouvait alors en Terre-Sainte, car sa donation est faite en présence de Guillaume des Ardillières, maréchal, « marescalus », de la chevalerie du Temple, et de Robert de Chaurville, commandeur du Temple d'Acre, « preceptor militie Templi Acconemis. »

L'acte de donation, ainsi que celui de confirmation, par Oudart, maréchal de Champagne, en date du mois de février 1205, sont délivrés en forme de vidimus, en 1254, par l'official de Troyes.

Parmi d'autres donations faites aux Templiers, pour augmenter leur domaine de Sancey, nous citerons celle du mois de décembre 1233, par laquelle Guillaume, seigneur de Rouillerot « de Ruilereto », de toute la dime, ainsi que de la terre que ce seigneur avait au finage de Sancey, au lieu-dit La Wassonnière, « in loco qui dicitur à La Wasonire »

La maison de Sancey, autrement dite la Ferme de Saint-Julien, était située près de l'église du lieu, sur un chemin allant du village à la Seine. Il en dépendait au siècle dernier, 45 arpents de terre arable, et 65 arpents de pré; le tout affermé avec les dîmes, cens et droits seigneuriaux, 1,200 livres en 1757, et 2,000 livres en 1782.  
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Domus Hospitalis Ménois
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Lusigny-sur-Barse, commune: Rouilly-Saint-Loup — 10

Domus Hospitalis Ménois
Domus Hospitalis Ménois

Non loin de Sancey, de l'autre côté de la Seine, se trouvait une autre terre seigneuriale appartenant aux Templiers, la terre de Ménois, sur la paroisse de Rouilly. Elle leur avait été donnée par un seigneur, dont nous avons déjà parlé, Clérambaut de Chappes qui, par ses lettres du mois de mai 1213, déclara faire abandon aux frères de la chevalerie du Temple, de tous les fiefs qui relevaient de sa maison de Ménois, « de villa que dicitur Amenois », avec tout ce qu'il avait au dit lieu, en hommes, terres, prés, terrages, cens, bois, justice haute et basse, et aussi avec ce qu'il possédait dans le bois et le finage, entre Sancey et Ménois, « inter Sanci et Amenois »; le tout approuvé et confirmé par Blanche, comtesse de Troyes.

Parmi les fiefs qui relevaient de la seigneurie, il y avait celui de Chaussepierre qu'une noble dame, Ermangard de « Chaucepierre », veuve du chevalier Thomas de Bussy, à qui il appartenait, engagea en 1247, pour une somme de 260 livres et 60 sols de Provins qu'elle reçut des Templiers, sous la condition qu'après sa mort, ce fief reviendrait à ces derniers.

La terre de Ménois fut en grande partie aliénée ou donnée à rente perpétuelle vers le milieu du XIIIe siècle, par les Templiers. Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem n'y possédaient plus, au XVIe siècle, qu'un petit nombre de terres et une assez grande quantité de censives.  
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Domus Hospitalis Verrières
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Lusigny-sur-Barse — 10

Domus Hospitalis Verrières
Domus Hospitalis Verrières

A une lieue et demie de Troyes, sur la rive droite de la Seine, se trouvait le fief de Verrières, qui relevait de la seigneurie de Ménois, dont vous trouverez tous les détails à ce nom. Ce domaine comprenait une maison, au lieu-dit « La Garenne », et plus de 200 arpents de terre situés en divers lieux, à Verrières, Rouilly, Saint-Martin et Buchère, avec un moulin à eau sur la Seine.

Le Commandeur avait toute justice et seigneurie à Verrières. Cette terre valait en revenu 900 livres, en 1757, et 2,200 livres en 1782.  
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Domus Hospitalis Bouilly
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Bouilly — 10

Domus Hospitalis Bouilly
Domus Hospitalis Bouilly

Les Templiers possédaient au XIIIe siècle un domaine à Bouilly. Il leur provenait de la libéralité d'un chevalier, du nom de Renault Bilours de Bouilly. Des lettres de l'official de Troyes, du mois de juin 1233, portent que ce seigneur avait donné aux frères de la chevalerie du Temple, une maison avec ses dépendances, située à Bouilly, « apud Boilliacum », avec la moitié de ses terres, situées en divers lieux, derrière la maison des lépreux de Bouilly, au lieu-dit « Vereille », à Champgrimont, à Montmilon, aux Charmes-aux-Nonains, à « Mongoon », à Valchevrière, à Norrois-aux-Chevriaux, au Ruissel, aux Blanches-Voies, à la Ruelle, à Chalaignes, à Loiselet, à La Warte, etc.

La maison n'existait plus au XIVe siècle, et les rentes des terres qui avaient été données à cens perpétuel, se percevaient encore au siècle dernier.  
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Domus Hospitalis Cérès
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Bouilly, commune: Montceaux-lès-Vaudes — 10

Domus Hospitalis Cérès
Domus Hospitalis Cérès

Le seul titre qui nous reste concernant cette ancienne maison du Temple, est une cession en forme d'échange faite en février 1241, par Jobert du Bar, bailli de Troyes, au profit des frères du Temple, de quelques pièces de terre situées à Cérès et à Vaudes, village voisin, « apud Sarram et Waudas. »

Une sentence du bailli de Troyes, du 10 juillet 1581, prononça en faveur de Henri d'Angoulême, alors Grand-Prieur de France, l'annulation d'un acte d'arrentement fait en 1521, par renouvellement d'un autre, de l'année 1476, de la terre et seigneurie de Cérès qui dès lors redevint un membre de la commanderie de Troyes.

Le Commandeur avait à Cérès toute justice haute, moyenne et basse. Le domaine comprenait une maison avec une chapelle, dédiée à saint Jean-Baptiste. La maison était située sur le chemin menant au bois de Rumilly, près de la Voie aux Asniers. La maison de Cérès, appelée l'Hôpital sous les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, est indiquée au sud de Cérès sur la carte de Cassini.

Les terres qui en dépendaient, au nombre de plus de 300 arpents au siècle dernier, étaient affermées, en 1598, seize écus sol; en 1738, 800 livres; en 1777, 1,000 livres; et en 1782, 3,000 livres.  
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Domus Hospitalis Errey
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Estissac, Commune: Messon — 10

Domus Hospitalis Errey
Domus Hospitalis Errey

Il y avait en ce lieu un domaine qui avait appartenu à l'Ordre du Temple, et qu'un seigneur d'Errey, nommé Jean le Tartier, tenait à vie du commandeur de Troyes au commencement du XVIe siècle. On trouve une déclaration de ce domaine, fournie par ce seigneur en 1528. La maison n'existait plus alors, car on lit dans cet acte: « Un arpent et demi de verger devant la maison dudit Jehan le Tartier, où soulloit estre la maison de la commanderie, appellée Temple, sis à Erey, tenant de trois sens à deux chemins communs. »

Les terres, divisées en plusieurs pièces, étaient situées aux lieux dits:
Devers Prugny,
A La Croix,
Au-dessoubs des vieilles vignes,
A la Voie de la Garenne,
Au Champ de la Brebis,
Au Chauffour,
A la Haie Saint-Benoit,
A Vauthiery,
A la Pierrière,
A la Corroyure,
Au Chemin de Villarcer,
En Vau-Regnard,
A Torvillers,
Au Chemin de Cheingy.

Elles étaient au nombre d'environ 130 arpents, affermées en 1532, dix setiers de grains, froment, orge, seigle et avoine; et en 1757, 240 livres.  
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Domus Hospitalis Payns
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Troyes 4e Canton — 10

Domus Hospitalis Payns
Domus Hospitalis Payns

Hugues de Payns ou de Payens, comme on disait autrefois, le premier des Grands-Maitres du Temple, possédait la terre et seigneurie du lieu dont il portait le nom. On a dit que c'était lui qui avait donné la terre de Payns à l'Ordre qu'il avait fondé. Cette opinion nous paraît probable, quoique rien ne le prouve. Les documents d'ailleurs fort rares qui nous restent sur cet ancien établissement du Temple, ne remontent qu'au commencement du XIIIe siècle, et sont assez insignifiants par eux-mêmes. Ce sont deux donations faites en 1213, aux frères de la chevalerie du Temple de Payns, « fratribus militie Templi de Paiens »; l'une, par Henri de Saint-Mesmin, « de Sancto Memonio », de trois arpents de pré; l'autre, par un seigneur, du nom de Ternente ou Tervente, d'un petit vivier près de la motte du donateur.

Thibaut, roi de Navarre et comte Palatin de Champagne et de Brie, accordait en août 1263 des lettres d'amortissement aux Templiers, pour des terres qu'ils avaient achetées de Pierre Grubele de Payens, situées partie devant le Temple de Payns, au-dessus de l'Orme de frère Audelle, « ante Templum de Paiens supra ulmum fratris Audelli », et partie dans les plantations de Payens.

Payns n'a été un chef-lieu de commanderie que sous les Templiers. Les Hospitaliers, après en avoir pris possession, avaient jugé à propos de l'adjoindre à la commanderie de Troyes, dont il devint un membre. Malgré cela, on lui conserva encore longtemps le titre de commanderie. Aux XIVe et XVe siècles, on avait coutume d'appeler la commanderie de Troyes, commanderie de Troyes et de Payens.

D'après une ancienne déclaration du temporel de la maison de Payns:
1. — on voit que l'hôtel de la commanderie et la chapelle n'existaient plus au XVe siècle. Il restait les terres, au nombre de 500 arpents, situées au finage du Pavillon-Sainte-Lucie et lieux voisins, appelés l'Hôpital de Payens; 2. — quarante arpents de pré, aux finages de Savières et de Saint-Mesmin, nommés « le Pré-Caïn » et « les Prés de Grosley »;
3. — les grosses et menues dimes du Pavillon;
4. — les dîmes de Savières et du Champ-Rotien;
5. — un labourage à Payns, nommé « le Carroy »;
6. — les terres du Grand et du Petit Champeau en la Vieille-Chaux.

Le revenu de Payns était, en 1645, de 750 livres; il était de 2,200 livres en 1782.  
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Domus Hospitalis Bonlieu
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton et commune: Piney — 10

Domus Hospitalis Bonlieu
Domus Hospitalis Bonlieu

On n'a plus le titre de fondation de la maison du Temple de Bonlieu, qui fut autrefois le siège d'une commanderie fort importante, mais son origine nous est révélée dans un titre du mois de juillet 1269, qui est une transaction entre les Templiers et Hugues, comte de Brienne, par laquelle celui-ci déclarait renoncer à tous droits de justice et de seigneurie qu'il prétendait avoir sur la maison du Temple, nommée Bonlieu, « super domum Templi que dicitur Bonus Locus », et sur les 70 arpents de terre où elle se trouvait construite. Il y est dit que la terre qui formait le fonds de cet établissement, provenait de Godefroy de La Caucharde et de Lambert de Pigney, seigneurs qui vivaient au commencement du XIIIe siècle.

Ce n'est pas seulement à l'aide des dons qu'ils recevaient, mais encore par des acquisitions qu'ils faisaient de leurs propres deniers, que les Templiers augmentèrent leur maison de Bonlieu. Gauthier, comte de Brienne, pour récompenser un de ses seigneurs, Bernard de Montcuc, « Bernardus de Montecuco », lui avait fait don en avril 1228, de 400 arpents de bois, appelés le Bois de « Bateis », entre Piney, Aillefol (de nos jours Geraudot) et Brévonne, « inter Pigni et Aillefou et Bevrone, quod nemus dicitur Bateiz », avec l'usage de tous ses bois, situés entre l'Aube et la Seine, « inter Albam et Secanam », et aussi le droit de pâturage dans ses terres. Cette donation était faite à la charge de payer chaque année au comte de Brienne ou à ses héritiers, un denier par chaque arpent de bois donné; et il était convenu que le donataire pouvait disposer de ces bois comme il l'entendrait, les défricher, y bâtir, les vendre même ou les donner, soit aux chevaliers du Temple, soit à ceux de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, aux mêmes charges et conditions qu'il les avait reçus.

Deux ans après, Bernard de Montcuc vendait aux Templiers, ainsi qu'il appert d'une charte du bailli de Troyes, de l'année 1230, tout ce qu'il possédait à Rosson, « in villa de Roysson », à Aillefol, « in villa Ayllefo », et sur ces territoires, plus son essart de Piney, et un autre, situé entre Piney, Aillefol et Brévonne; le tout avec l'approbation de Thibaut, comte de Champagne et de Brie, qui en confirma la vente.

En 1232, le même seigneur de Montcuc cédait encore aux Templiers, 120 arpents dans le bois de Bateis, situés près de l'essart du cédant, et tenus en fief du comte de Brienne, par Gaudefroy de La Caucharde ou Cauchade.

Une autre acquisition plus importante, est celle faite en 1239 par les chevaliers du Temple, de Gauthier, comte de Brienne, qui leur vendit, pour le prix de 2,000 livres tournois, mille arpents de bois de sa forêt de Bateis, située dans le comté de Brienne, « in comitatu Brene », et touchant à la terre achetée de Bernard de Montcuc.

Une charte de Guy de Milly, « de Milliaco », du mois de juillet 1254, constate encore une cession faite par ce seigneur, au profit des frères de la chevalerie du Temple, de 600 arpents de terre et de bois, qu'on appelait Bois de Bateis, « nemora que dicuntur Bateiz », situés entre Brevonne, le Temple de Bonlieu et la grande foret d'Orient, « inter Beveronem et domum Templi que vocatur Bonus Locus et magnam forestam d'Oriant », pour le prix de 1,700 livres tournois.

Mais l'acquisition la plus considérable, est celle faite en août 1255, de Bernard de Montcuc, dont il est ci-devant parlé; lequel céda aux Templiers, pour le prix de 5,500 livres tournois, 2,500 arpents de bois avec les maisons, grange, tuilerie, étangs qu'ils renfermaient, situés dans la forêt de Der, châtellenie de Vendeuvre délimités de la manière suivante:
Depuis le nid de l'Aigle, « a nido Aquile (« Aquile nidus », peut-être Aillefol) »;
Jusqu'à la profonde Fosse, « ad profundam Foveam »;
De la profonde Fosse à la Laie des Convers « de Larrivour, ad Loiam conversorum de Rippassorio »; De là au tertre Roland, « ad collem Rolandi »;
Du tertre Roland à la Riclaie, « ad Ricloiam »;
De la Riclaie au bois de Dienville, « ad nemus de Dianvilla »;
De ce dernier point à Lesperour de Froaces, « ad Lespereour de Froaces »;
En revenant par la forêt de Froaces et celle d'Orient, « per forestam de Froaces et per forestam de Orient (près d'Aillefol, carte de Cassini) »,
Jusqu'au dit nid de l'Aigle.

Cette vente fut confirmée et amortie en août 1255, par Marguerite, comtesse de Navarre, de Champagne et de Brie, et par le comte Thibaut, son fils (6).

Les Templiers défrichèrent et mirent en culture une grande partie des bois qu'ils avaient acquis. Ils en formèrent des domaines, des fermes qui devinrent des membres de leur commanderie de Bonlieu. C'étaient les fermes de: Maurepaire, de Rosson, de La Milly, de La Picarde, de la Loge-Bazin, auxquelles ils réunirent la terre et seigneurie de la Loge-Lionne.

Anciens Commandeurs de Bonlieu
1254. Frère Hugo.
1255. Frère Jobert.
1346. Frère Pierre Bruiant.
1386. Frère Vincent Colet.
1408. Le chevalier Henri Rempart.
1411. Le chevalier Adam de Saint-Jean.
1414. Le chevalier Nicaise de La Haye.
1421. Le chevalier Jehan de Beauregard.  
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Domus Hospitalis Maurepaire
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney — 10

Domus Hospitalis Maurepaire
Domus Hospitalis Maurepaire

Cette ferme avait été construite sur les terres de l'ancien essart de Bernard de Montcuc, vendu comme nous l'avons dit en 1230, aux chevaliers du Temple. Elle comprenait 100 arpents de terre en labour et prairie, qui étaient affermés en 1757, 550 livres; et en 1782, 2,100 livres.  
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Domus Hospitalis Rosson
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney — 10

Domus Hospitalis Rosson
Domus Hospitalis Rosson

La maison de Rosson s'était formée également avec une partie des terres provenant de Bernard de Montcuc, situées à Rosson et à Aillefol, « in villa Roisson et in villa de Ayllefo ». Mais cette maison que les frères de l'Hôpital, en succédant à ceux du Temple, avaient réunie à leur commanderie d'Orient, n'existait plus au XVe siècle, car nous lisons dans un procès-verbal de visite prieurale de l'année 1456: « Y a appartenant à la commanderie d'Orient, ung membre nommé Russon, ouquel n'a nulz edifflces, car ils sont cheus et démolys de long temps par la guerre. »  
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Domus Hospitalis La Milly
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney, Commune: Brevonne — 10

Domus Hospitalis La Milly
Domus Hospitalis La Milly

La ferme de ce nom se composait d'une partie défrichée des 600 arpents de bois, que le seigneur du lieu, Guy de Milly, donna en 1254 aux frères du Temple. C'est du nom de ce bienfaiteur que la ferme a tiré le sien et le conserve encore aujourd'hui. Les terres de La Milly comprenaient, au siècle dernier, 300 arpents de labour et de pré, affermés en 1757, 350 livres; et en 1782, 1,350 livres.  
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Domus Hospitalis La Picarde
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney, Commune: Geraudot — 10

Domus Hospitalis La Picarde
Domus Hospitalis La Picarde

C'est encore sur un défrichement d'une portion de la forêt de Der ou de Vendeuvre cédée en 1255, par Bernard de Montcuc, qu'on érigea cette ferme. Elle contenait, au siècle dernier, 160 arpents, qui étaient affermés en 1757, 250 livres; et en 1782, 540 livres.  
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Domus Hospitalis Loge-Bazin
Département: Aube, Arrondissement: Bar-sur-Aube, Canton: Soulaines-Dhuys — 10

Domus Hospitalis Loge-Bazin
Domus Hospitalis Loge-Bazin

Cet ancien membre de la commanderie de Bonlieu, était situé près de la Ville-aux-Bois. C'était dès l'origine une grange, où l'on renfermait les récoltes des terres défrichées par les Templiers dans la forêt de Der. Il y avait aussi des bois qui dépendaient de cette grange, car nous voyons en 1288 les habitants de la Ville-aux-Bois, « de Villa in Bosco », réclamer des droits d'usage dans les bois appartenant à la Grange de la Loge-Bazin, « ad grangiam de Logea Basyn », dépendance de la maison de Bonlieu.

Le sire de Noyers, châtelain de Vendeuvres, réclamait en 1346, dans les mêmes bois, la haute et moyenne justice, en ne reconnaissant aux Hospitaliers, successeurs des Templiers, que la basse justice dans leur maison de la Loge-Bazin. Il n'est plus parlé de la Loge-Bazin au XVe siècle, sans doute parce que la maison avait été démolie, et les terres réunies au domaine de la commanderie.  
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Domus Hospitalis Loge-Lionne
Département: Aube, Arrondissement: Bar-sur-Aube, Canton: Soulaines-Dhuys — 10

Domus Hospitalis Loge-Lionne
Domus Hospitalis Loge-Lionne

Appelée d'abord la Loge d'Orient, à cause du voisinage de cette forêt. Cette terre seigneuriale, située dans la paroisse de Brevonne, appartenait, à la fin du XIIIe siècle, à Clément de Ravennes. Par ses lettres du mois d'août 1294, ce seigneur céda aux Templiers de Bonlieu, pour le prix de 1,200 livres, une maison appelée la Loge-d'Orient, « Logea de Oriente », avec 400 arpents de terre en labour, prés, bois et étangs, situés dans la paroisse de Brevonne, « in parochiatu de Beveronna. » Ce domaine était nommé plus communément « la Loge-Lionne », nom qui lui venait de celui d'un de ses précédents propriétaires, Léon de Merry, « Leonius de Merriaco »

Le revenu de la Loge-Lionne était, en 1757, de 990 livres; et en 1782, de 2,050 livres.

La commanderie de Bonlieu eut à souffrir beaucoup des guerres du XVe siècle. Le procès-verbal de la visite prieurale de 1456, nous montre la maison du Commandeur « qui comprenoit nagueres plusieurs biaulx et grans édiffices, complètement en ruine et inhabitée, les terres incultes, en haies et buissons. »
La chapelle seule avait été épargnée, et se trouvait en assez bon état. Toutefois on n'y disait plus la messe, et on avait transporté à Troyes les ornements et les autres objets du culte.

C'est alors qu'on jugea à propos de supprimer cette commanderie, et d'en faire un membre ou une dépendance de celle de Troyes.

Le Commandeur était seigneur de Bonlieu, et y avait la haute, moyenne et basse justice.

Les terres de la maison de Bonlieu comprenaient, avec les bois, plus de 500 arpents, divisés au siècle dernier en trois petites fermes qu'on avait bâties près de la chapelle et sur les ruines de l'ancienne maison de la commanderie. Elles étaient affermées en 1757, 1,200 livres; et en 1782, 3,000 livres.  
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Commanderie de l'Hôpital d'Orient
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney, Commune: Geraudot — 10

Domus Hospitalis Hôpital d'Orient
Domus Hospitalis Hôpital d'Orient

Ancienne commanderie de l'Hôpital; laquelle avait tiré son nom de celui de la forêt d'Orient, dont elle était voisine. La maison était située près d'Aillefol, paroisse de Géraudot. Nous trouvons l'origine de cette maison dans une charte de Gauthier, comte de Brienne, de l'année 1231, au mois de juin, par laquelle ce seigneur déclare donner aux frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, 500 arpents de bois dans sa forêt de Bateis (Le bois ou la forêt de Bateis se trouvait entre Geraudot, Piney et Brevonne) « nemus quod dicitur Bateiz », pour y bâtir des maisons pour eux et leurs gens, ainsi qu'une chapelle, afin d'y célébrer le service divin. Les 500 arpents étaient à prendre à l'endroit que les frères jugeraient convenable, depuis Aillefol jusqu'à la grange de « Nachesi (Probablement Rachezy, commune de Piney, au nord de Sacey) », et de ladite grange jusqu'au Cardinet, « Cardinetum (commune de Rouilly-les-Sacey) »; puis de là jusqu'au bois de « Nosou ou Noson », et de ce bois, jusqu'au Sart de Bernard de Montcuc, « de Montecuco ». Il leur accordait en outre le droit de prendre chaque semaine, dans sa forêt d'Orient, près d'Aillefol, quatre charretées de bois, pourvu que ce bois ne soit pas du hêtre, du tremble, du pommier ou du poirier. Le comte se réservait la justice dans les 500 arpents qu'il venait de donner, et l'abandonnait entièrement aux Hospitaliers dans leur maison et pourpris, en leur accordant à perpétuité dans tous ses bois, le droit de faire paître leurs bestiaux, à l'exception toutefois des chèvres.

La chapelle d'Orient fut fondée par Jean de Brienne; cela résulte des lettres de Hugues de Brienne, son frère, par lesquelles celui-ci approuve et confirme en 1270 cette fondation, pour laquelle Jean avait donné vingt livres de rente à prendre chaque année sur le péage ou sur les halles de Brienne.

La commanderie d'Orient qui avait été dévastée pendant les guerres du XVe siècle, fut supprimée comme celle de Bonlieu, et réunie à la commanderie de Troyes.

En 1486, le commandeur de Troyes, qui était Pierre de Dinteville, afferma la commanderie d'Orient pour 12 livres tournois par an; mais à la charge de rebâtir la maison qui était en ruines, et de faire desservir la chapelle.

Le revenu du domaine d'Orient était, en 1757, de 1,050 livres; et en 1782, de 2,350 livres. La maison n'existait plus au siècle dernier. Il y avait encore la chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, où le curé de Geraudot disait la messe un jour par semaine. Les terres, au nombre de 402 arpents, étaient partagées presque également en deux fermes bâties près de la chapelle. Il en dépendait un moulin à vent, appelé « l'Heurtebise », un bois de 102 arpents, et une dizaine d'étangs, dont les noms suivent:
L'étang de Geraudot (6 arpents);
L'étang des Souchères, au finage de Rosson (14 arpents);
L'étang le Batard, touchant aux terres de Bonlieu (20 arpents);
L'étang des Cinq-Deniers, au-dessus du précédent (15 arpents);
L'étang Musse-Putain, au-dessus du Grand-Maurepaire (15 arpents);
L'étang de Maurepaire, au-dessous de Musse-Putain;
L'étang de Foeullade, tenant aux terres de Maurepaire (13 arpents);
L'étang Amelie (10 arpents);
L'étang Prompt, touchant aux terres de la Loge-Lionne, et;
L'étang du Moulinet, bordant la Loge-Lionne.

Ces étangs, avec, ceux du Perchoir dont nous parlerons ci-après, étaient affermés en 1757, 1,400 livres; et en 1782, 2,204 livres.

Anciens Commandeurs d'Orient
1346. Frère Guy de Pringi.
1394. Frère Jehan le Chevron, dit de Bourgogne.
1404. Frère Ferry de La Ferté.
1409. Frère Jean de La Haye.
1425. Frère Aubert de Cors.
1458. Frère Oudin Mangot.  
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Domus Hospitalis Trouans
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Ramerupt — 10

Domus Hospitalis Trouans
Domus Hospitalis Trouans

La maison de Trouans, ainsi que celles de la Chapelle-Vallon et d'Arcis-sur-Aube, dont il sera question plus loin, faisaient partie au XIVe siècle de la commanderie de Rosnay, dont elles furent séparées au siècle suivant, pour être réunies comme membres à la commanderie de Troyes.

Les Templiers possédaient au Grand-Trouans une partie de la justice et de la seigneurie du lieu, par indivis avec d'autres seigneurs qui en avaient le surplus. Ils y avaient la dime, quelques terres avec des censives, et un moulin sur la rivière de Sézanne.

C'était une acquisition qu'ils avaient faite des religieux de la Charité-sur-Loire, en 1209, comme on le voit dans l'acte d'achat qu'on trouvera à la commanderie de Laigneville.

La maison de Trouans n'existait plus au XVe siècle. Les 167 arpents de terre qui en dépendaient étaient, avec la dîme et les droits seigneuriaux, affermés en 1456, 15 livres tournois; en 1646, 150 livres, en 1757, 650 livres; et en 1782, 1,700 livres.  
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Domus Hospitalis Chapelle-Vallon
Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Méry-sur-Seine — 10

Domus Hospitalis Chapelle-Vallon
Domus Hospitalis Chapelle-Vallon

C'était un domaine qui provenait en grande partie du couvent de la Charité-sur-Loire, et dont la charte d'acquisition de 1209, porte que Godefroy, prieur du dit couvent, cédait aux Templiers tout ce que lui et ses religieux possédaient à la Chapelle-Vallon, « apud Capellam Valonis », en terres, dîmes, droits de justice et de seigneurie.

Eudes Ragoz, chevalier, seigneur de Saint-Sépulcre, par ses lettres du mois de novembre 1231, accorda aux frères de la chevalerie du Temple et à leurs hommes de la Chapelle-Wallon, le droit de mener paître leurs bestiaux dans la prairie de la Chapelle-Wallon, « de Capella Walonis », depuis le chemin conduisant de l'église de Sainte-Maure, « a monasterio de Sancte Maure », jusqu'à Saint-Savinien, « usque ad Sanctum Savinianum », vers la Chapelle-Wallon.

Il y avait à la Chapelle-Wallon une maison qui fut détruite pendant les guerres du XVe siècle. Les terres qu'elle comprenait, étaient au nombre de 170 arpents. Elles étaient affermées avec la justice du lieu et les revenus seigneuriaux, 100 livres; en 1646 et en 1782, 260 livres.  
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Domus Hospitalis Arcis-sur-Aube
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Arcis-sur-Aube — 10

Domus Hospitalis Arcis-sur-Aube
Domus Hospitalis Arcis-sur-Aube

On voyait au XVe siècle, en dehors de la ville d'Arcis, sur le chemin conduisant à Villette, une maison qu'on croyait être un ancien établissement du Temple, avec une chapelle qu'on nommait alors la chapelle de la « Belle-Dame d'Arcis », et aussi de la « Belle-Dame de la Roize. »

En 1467, un différend s'éleva au sujet des offrandes et oblations de cette chapelle, entre le Grand-Prieur de France, Bertrand de Cluys, et le curé de l'église paroissiale d'Arcis. Une sentence du bailli de Troyes, du 4 juillet de la même année, débouta le curé d'Arcis de ses prétentions.

La maison d'Arcis n'existait plus en 1574. La chapelle seule restait. Au siècle dernier, les cordeliers d'Arcis, moyennant une rétribution de 15 livres par an, y disaient la messe un jour par semaine.

Il dépendait de l'ancienne maison d'Arcis une soixantaine d'arpents de terre, en plusieurs pièces, au finage de Villette et de Chesne.  
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Domus Hospitalis Sivrey
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Ervy-le-Châtel, Commune: Auxon — 10

Domus Hospitalis Sivrey
Domus Hospitalis Sivrey

Nous avons trouvé un état des biens de la maison du Temple de Sivrey, « domus Templi de Syvriaco », de l'année 1338, qui comportait un labourage de 300 arpents de terre, d'un revenu de 48 livres, 70 arpents de pré rapportant 24 livres; un moulin à eau sur la fontaine de Blenne, produisant 8 livres par an. En y ajoutant les droits de dîme, de justice et de seigneurie de Sivrey, qui appartenaient entièrement à la commanderie, le revenu de cette terre était alors de 120 livres 2 sols 7 deniers tournois.

La maison de Sivrey fut détruite pendant les guerres du XVe siècle. Elle se trouvait dans le village même, tout le long de la voie commune, et aboutissait à une ruelle qui conduisait de Sivrey à La Garenne. Elle était rebâtie en 1543. Auprès de la maison, il y avait une chapelle dédiée à Notre-Dame-des-Vertus.

Avant d'appartenir à la commanderie de Troyes, la maison de Sivrey avait été un membre de la commanderie de Coulours, dont elle fut détachée en 1598.

Le domaine de Sivrey rapportait, à la fin du XVIe siècle, 200 écus sol.; en 1757, 2,000 livres; et en 1782, 4,000 livres.  
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Domus Hospitalis Perchoir
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Ervy-le-Châtel, Commune de Saint-Phal — 10

Domus Hospitalis Perchoir
Domus Hospitalis Perchoir

Il ne nous reste aucuns titres primordiaux sur cet ancien établissement, qu'on nommait autrefois Commanderie de l'Hôpital. Le Commandeur avait dans sa terre et seigneurie du Perchoir toute justice, haute, moyenne et basse. Son domaine consistait en un château et une chapelle entourés de larges fossés. Dans l'enclos du château on trouvait un grand jardin, puis un bois au bout duquel étaient bâties plusieurs métairies. Les terres qui en dépendaient comprenaient 1,230 arpents, dont plus de la moitié était en bois, qu'on nommait « le Bois de l'Hôpital »
On trouve sur la carte de Cassini la Commanderie de l'Hôpital entre Sainl-Phal et Le Perchoir.

Dans les terres à labour, situées le long de la « Haye aux Filles », on voyait plusieurs étangs, nommés:
L'étang de la Vieille-Tuillerie, près du chemin de Tonnerre;
L'étang de Dos-d'Ane, à la suite du précédent;
L'étang de Renouillat, près du « Pont-aux- Verrières »;
L'étang Robin, au-dessus de ce dernier;
L'étang de la Jeune-Tuillerie, près du Château;
L'étang Fagot;
L'étang Jaquot et;
L'étang des Fourches.

Le revenu du Perchoir était, en 1598, de 333 écus un tiers, sans les bois. Il s'élevait en 1757, à 3,000 livres; et en 1782, à 5,000 livres.  
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Domus Hospitalis Forêt-Chenue
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Ervy-le-Châtel, Commune de Saint-Phal — 10

C'était un autre domaine que l'Hôpital possédait dans la même paroisse de Saint-Phal, et où le Commandeur avait, comme au Perchoir, la haute, moyenne et basse justice. Il se composait de deux métairies, consistant en 216 arpents de terre, au chemin de La Perrière. Le revenu de la Forêt-Chenue montait, en 1757, à 250 livres; et en 1782, à 450 livres.

Celui de toute la commanderie de Troyes était, en 1495,de 542 livres; en 1583, de 5,250 livres; en 1734, de 12,852 livres; en 1757, de 21,000 livres; et en 1782, de 46,124 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

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