Les Commanderies de Malte

Commanderie de La Villedieu-en-Dreugesin
Maison du Temple de La Villedieu
Fief du Temple de La Mouffle
L'ancien Temple des Pelles
Grange du Temple et Moulin d'Olivet
Maison du Temple de Laulnay-au-Perche
Maison du Temple et Hôpital de Dreux
L'Hôpital de La Renardière
L'Hopital de la Cruchonnière
L'Hôpital de La Villedieu-Feuillet
L'Hôpital de Champagne
 


Domus Hospitalis La Villedieu
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Dreux, Canton: Brezolles, Commune: Chataincourt — 28


Domus Hospitalis

Les Templiers étaient établis à La Villedieu vers le milieu du XIIe siècle. Il nous reste une copie d'une chirographie d'Ernold, seigneur de La Ferté-Vidame, de l'année 1163, dans lequel figurent comme témoins Hugues de Dammartin, frère du Temple, et un autre frère du nom d'Emery, demeurant, est-il dit, à La Villedieu, « apud Villam Dei manentes. »

Cet acte est relatif aux biens que les Templiers avaient alors dans les environs de La Villedieu, et dont le seigneur Ernold leur confirmait la possession en les amortissant, comme mouvant de son fief.

Domus Hospitalis Beauche
Domus Hospitalis Beauche

Il s'agissait d'abord de ce qu'ils possédaient à Beauche, « Belchia » et qu'ils tenaient d'un nommé Godefroi:
Beauche, commune de Brezolles
— Belgica, vers 1090; Belché, vers 1120; Belchia, 1127; Belsia, vers 1202 (Cartulaire de Saint-Père-en-Vallé)
— Bauchia, 1230 (Chartes de l'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois)
— Bauche, vers 1250 (Pouillé)
— Saint-Martin de Beauche, 1736 (Pouillé)
— Commanderie de l'Ordre de Malte, ressortissant pour la justice au parlement de Paris.

1. — De la terre d'une charrue concédée par Hugues de Marigny (commune de Prudemanche), « de Marigneio », avec les habitations servant aux hommes du Temple;

2. — Du Bois-Fautray (commune de Prudemanche), « nemus Fautre », donné par Renard, Renier, et leur frère Robert;

3. — Du domaine des Pelles (commune de La Saucelle), « Pelleios », avec son moulin qu'Evrard et son fils Arnould leur avaient cédé.

4. — Par le même acte, Ernold leur permettait de mettre en culture la terre d'Hugues de Marigny, et leur confirmait le droit d'usage que son oncle leur avait accordé dans ses bois pour les besoins de leur maison des Pelles, « ad usum domus Templi de Pelleiis. » Il leur donnait en outre un droit de parcours pour leurs porcs à travers les bois du Perthuis (commune de Rohaire) et Montmureau, « per nemora Pertici et Montem Mirellum », avec faculté de cultiver toutes leurs terres et celles qu'ils pourraient acquérir par la suite dans l'étendue de ses fiefs.

5. — Enfin, il leur accordait tout amortissement pour l'usage du bois de Gravant (commune de Saint-Lubin-de-Cravant), « nemoris Creventi », que Guillaume de La Ferté et son fils leur avaient donné.

Vers 1180, un seigneur des environs de La Villedieu, Roger de Marcouville (commune de Vitray), « de Marcovilla », embrassa la religion du Temple et donna à l'Ordre dont il allait faire partie, quatre bouvées de terre qui lui appartenaient, les plus rapprochées de La Boulaye (commune de Laons) « proprinquiore Bollete. »

La même année, Hugues de Châteauneuf (Neuchatel-en-Bray — 76), « de Novo Castello », et G. son fils, accordèrent aux Templiers de la Villedieu, « Templariis de Villa Dei » et à tous leurs hommes, le droit de faire paître leurs bestiaux dans leurs terres.

Des lettres de Regnaut, évêque de Chartres, du mois de juillet 1199, mentionnent qu'un seigneur, du nom de Gerbert d'Alencey, « de Alenceo », en prenant l'habit du Temple, avait donné à l'Ordre une terre au Tronchay (probablement La Troncey, commune de Laons), « apud Trunceacum », dont l'étendue comportait un muid de semence, et qui relevait du fief de Gaudefroy d'Allainville, « de Alanvilla. »

Un autre seigneur, Amaury de Mainterne, « de Medeternis », confirma et amortit en 1219, la donation que Robin Girard, son homme de fief, avait faite à Dieu, à la sainte Vierge et aux frères de la chevalerie du Temple, d'une terre contenant dix-sept arpents, située aux Hautes-Epines, « ad Altas Spinas » entre Tessilly (commune de Laons) et Mainterne, « inter Tessiliacum et Mediternas. »

Les Templiers de La Villedieu continuèrent leurs acquisitions pendant le XIIIe siècle. De ce nombre, nous citerons celle qu'ils firent de Robert Garrel en 1221, de la terre de La Charmoye et de La Boulaye, « terra de Carmeta et Boulaya (Charmoye ou La Charmite n'est marquée sur aucune carte; cette terre devait être voisine de La Boulaye, entre Laons et Vitray) », relevant du fief de Robert de Vitray, et pour laquelle Gillot de Gouvy, « de Gouveio », accorda en 1231 des lettres d'amortissement aux frères de la chevalerie du Temple demeurant à La Villedieu-en-Dreugesin, « apud villam Dei in Dorgesin. »

Un document fort important, parce qu'il nous révèle l'origine de La Villedieu, est une charte d'Hervé de Châteauneuf-en-Thymerais, de l'année 1245, par laquelle ce seigneur confirme aux Templiers la donation qu'il reconnaît leur avoir été faite de La Villedieu et de ses dépendances, par Ernold, chevalier, seigneur de La Ferté-au-Perche. C'est le même Ernold qui, en 1165, comme nous l'avons vu plus haut, confirmait et amortissait les biens que les frères du Temple possédaient dans l'étendue de sa seigneurie.

En 1260, Hugues de Châteauneuf, seigneur de Brezolles et de Richebourg, renouvelait en faveur des Templiers l'acte de confirmation et d'amortissement passé par Hervé, son père, et ratifiait en outre la donation faite par ce dernier, du fief de Champseru (commune d'Allainville), « feodum de Chanseru », à la maison du Temple de La Villedieu.

Nous trouvons en 1266, un autre Hervé de Châteauneuf abandonnant aux chevaliers du Temple toute la justice qu'il avait à La Villedieu et celle qu'il pouvait avoir sur leurs hommes à Brezolles, Saint-Remy et autres lieux.

Ces dernières donations eurent l'avantage de faire appartenir aux Templiers seuls la terre et seigneurie de La Villedieu. Leur domaine comptait au XIVe siècle, plus de 400 arpents de terre. Sur ce nombre, on n'en cultivait en 1373 que 120, dont le revenu, d'après le Livre-Vert, était de deux sols l'arpent. Le reste était inculte par suite des guerres qui avaient ravagé le pays.

A cette époque, la terre de La Villedieu, avec les cens et rentes perçus à Marigny, à La Charmoye à La Métairie, à La Boulaye, à Escorpain (Scorpin), à Nogent-le-Roi et autres lieux voisins de La Villedieu, rapportait 48 livres 14 sols tournois par an. Ce revenu dépassait 1.550 livres en 1757, et 2.400 livres en 1783, sans y comprendre le produit des bois appartenant à la commanderie, appelés le Bois du Parc, le Bois de la Couture et le Bois-Robert sur Escorpain.

La maison de La Villedieu avec la chapelle qui s'y trouvait, dédiée à saint Antoine, était située sur le chemin de Tessilly à Dreux; et sur un des côtés passait la route de Laons à Châteauneuf.

La commanderie de La Villedieu se composait, outre son chef-lieu, de la maison de La Mouffle, de la maison des Pelles, et d'un troisième membre appelé le Moulin-d'Olivet.

La Villedieu
Ville-Dieu (La), hameau sur la commune de Laons
— Ancienne Maison du Temple.
— Ancienne Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Villa-Dei-in-Dorgesin, 1190 (Charte de l'abbaye de Saint-Vincent-des-Bois)
— Villa-Dei-in-Dogessino, 1300 (Polypt. de Chartres)
— Villedieu-en-Drugesin, 1323 (Charte de la baronnie de Châteauneuf)
Sources: Dictionnaire Topographique du département d'Eure-et-Loir, par M. Lucien Merlet. Paris Imprimerie Impériale M. DCCC. LXI

La Ville-Dieu
Ville-Dieu (La), hameau sur la commune de Manou.
— Ancienne commanderie de l'Ordre de Malte
— Villa-Dei-de-Foilleta, vers 1250 (Pouillé)
Sources: Dictionnaire Topographique du département d'Eure-et-Loir, par M. Lucien Merlet. Paris Imprimerie Impériale M. DCCC. LXI

Noms des Commandeurs de La Villedieu-en-Dreugesin
1304. Frère Renaut Dargeville.
1332. Frère Guy de Bauchery.
1355. Frère Helin Beloy.
1370. Frère Nicole Barillet.
1374. Le chevalier Robert de Juilly, Grand-Prieur.
1398. Frère Jacques Tranchant.
1409. Frère Jehan Le Bouteillier.
1421. Frère Pierre Chippot.
1474. Le chevalier Adam Cadrot.
1482. Le chevalier Pierre de Clouet.
1505. Le chevalier Jehan Declerc.
1525. Le chevalier Louis de Tinteville.
1534. Le chevalier Pierre de la Fontaine.
1548. Le chevalier Charles de Refuge.
1555. Le chevalier Robert Dache.
1560. Le chevalier Louis de Mailloc, dit Sacauville.
1561. Le chevalier Jehan de Tournemine.
1590. Le chevalier Alof de Wignacourt.
1602. Le chevalier Louis de Morel, dit de Casteville.
1621. Le chevalier Philippe de Namur.
1627. Le chevalier Noël Brulard de Silery, conseiller du Roi.
1642. Le chevalier Jehan Do.
1655. Le chevalier Henri d'Estampes de Valençay, conseiller du Roi,ambassadeur de France à Rome.
1670. Le chevalier Robert de La Val.
1699. Le chevalier Adrien Jallot de Beaumont.
1713. Le chevalier Charles-Martial Davy de la Pailletrie, chef d'escadre, inspecteur général des galères de France.
1718. Le chevalier Gabriel-Charles Bernard d'Avernes-Chaumont.
1731. Le chevalier Armand-Louis de Foucault-Saint-Germain-Beaupré, brigadier des armées du Roi.
1740. Le chevalier Victor Féru de Rouville.
1742. Le chevalier Abdon Victor de Riaucourt d'Orival.
1750. Le chevalier Anne Hilarion du Plessis-Châtillon de Nonent.
1780. Le chevalier Eustache de Vauquelin.  
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Fief de l'Domus Hospitalis La Mouffle
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Dreux, Canton: Dreux-Ouest, Commune: Vert-en-Drouais — 28

Domus Hospitalis La Mouffle
Domus Hospitalis La Mouffle

C'était une ferme en la paroisse de Vert (commune de Vert-en-Drouais), à cinq quarts de lieue de Dreux, à droite du chemin qui conduit de cette ville à Nonancourt. Ce domaine paraissait s'être formé à l'aide des donations faites à l'Ordre du Temple par les seigneurs de Louvilliers, village voisin. L'un d'eux, Théon de Louvilliers, « de Loviler » en prenant l'habit de la religion du Temple en 1191, donnait à l'Ordre dont il allait faire partie, sept arpents de terre situés à La Mouffle, « ad Moflam » touchant à la terre déjà donnée par un de ses oncles, Roger de Louvilliers.

La Mouffle était un fief qui relevait au XIIe siècle, de Gervais de Châteauneuf. Pendant les guerres du XIVe siècle, la maison de La Mouffle fut brûlée par les Anglais.
Les terres abandonnées restèrent longtemps incultes. En 1373, on n'y cultivait que deux arpents de vigne qui rapportaient 40 sols. C'était alors tout le revenu de ce domaine qui, en 1757, se composait de 16 arpents de terre, sans bâtiments, affermés à diverses personnes avec les droits seigneuriaux, 630 livres.  
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Fief de l'Hôpital Les Pelles
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Dreux, Canton: Senonches, Commune: La Saucelle — 28

Hôpital Les Pelles
Localisation: Fief de l'Hôpital Les Pelles

Nous avons dit comment la terre des Pelles fut donnée aux Templiers par Ernold, seigneur de La Ferté-Vidame, et les avantages que celui-ci avait accordés aux frères qui habitaient cette maison. Le Temple des Pelles fut aussi appelé le Temple de La Saucelle, du nom de la paroisse ou il était situé. On le trouvait au nord du village, sur les bords d'une ancienne rivière nommée le ruisseau de Gervaine.

Plusieurs démêlés eurent lieu au XIIIe siècle entre les chevaliers du Temple et un seigneur, du nom de Guillaume Moyel, qui prétendait avoir des droits sur le fief de La Pratière et des Pelles. Cependant un accord finit par s'établir entre eux, et on convint en 1273, que le sieur Moyel posséderait dans le susdit fief, une charrue de huit bouvées de terre qui lui appartiendrait en propre, franche et exemple de toutes charges quelconques; que les Templiers en auraient également une de même grandeur et affranchie aussi de toutes charges; et que la terre qui resterait serait donnée aux hommes du Temple pour être cultivée. Le produit du champart devait être conduit dans la grange des Pelles, « in granchia de Pellis » où Guillaume Moyel viendrait en prendre la moitié. Quant au forage du champart, il devait profiter aux Templiers seuls.

Quelques années après, c'est-à-dire en 1275, les frères du Temple augmentèrent leur fief des Pelles, en acquérant par voie d'échange, de Robert de La Touche, « de Toscha », recteur de l'église de Saint-Maurice de Villemeux, « de Villamodio », tout ce que celui-ci possédait en terres, prés, justice et droits seigneuriaux au « Gué-Bordeau », entre le moulin des Templiers et les terres des chanoines de Chartres, terroir appelé le fief au Pelé.

Le domaine des Pelles n'avait en culture, en 1373, que 40 arpents de terre rapportant, d'après le Livre-Vert, un muid et demi de blé, faisant quinze setiers, valant à raison de deux sols le setier, XXX sols.

Le revenu de cette maison, avec les cens et rentes qu'on percevait alors à La Bouverie, à Maudestour, à Scorpin, à Dreux, au Placeys sur Vert, etc., était de 27 livres 9 sols 9 deniers. Il était en 1757, de 290 livres.  
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Grange de l'Hôpital et Moulin d'Olivet
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Dreux, Canton: Senonches, Commune: La Saucelle — 28

Hôpital et Moulin d'Olivet
Localisation: Grange de l'Hôpital et Moulin d'Olivet

On voit sur la carte de Cassini, au-dessous du village de La Saucelle, un lieu nommé Commanderie d'Olivet. Nous ne trouvons pas que les Templiers aient possédé là autre chose qu'une grange dimeresse; et un peu plus près de La Saucelle, sur la rivière, un moulin appelé le moulin d'Olivet, qui devaient être des dépendances de leur maison des Pelles.

La Grange qu'on nommait la Grange du Mont-d'Olivet, appartenait à la commanderie de La Villedieu en 1277, lorsqu'un seigneur, Jean de Beaumont, s'étant rendu coupable d'un meurtre commis sur la personne de Pierre Ecrinel, Robert de Beaumont, son frère, qui était commandeur de La Villedieu, pour arrêter les poursuites judiciaires qu'on commençait contre le meurtrier, fît un accord avec Renauld Ecrinel, père de la victime, par lequel celui-ci se désistait de toutes poursuites, à la condition que Robert de Beaumont donnerait chaque année deux minots de blé de la grange du Mont-d'Olivet, afin de fonder un anniversaire dans la chapelle de la maison de La Villedieu, pour le repos de l'âme de Pierre Ecrinel.

La commanderie de La Villedieu reçut des accroissements successifs par l'adjonction, d'abord en 1378, de la commanderie de Launay-au-Perche, puis en 1469 des commanderies de Saint-Victor et de La Renardière, et plus tard encore de celle de Champagne.

Ces diverses adjonctions s'opérèrent à la suite des guerres qui avaient causé la ruine de ces commanderies aux XIV et XVe siècles. Leur revenu était réduit presque à rien, et ne pouvait plus suffire à faire vivre leur commandeur. Leur proximité de La Villedieu les fit rattacher à cette commanderie.

Olivet
Olivet, moulin sur la commune de La Saucelles
— Bois d'Olivet, 1687 (Charte de la commanderie de la Ville-Dieu)
Sources: Dictionnaire Topographique du département d'Eure-et-Loir, par M. Lucien Merlet. Paris Imprimerie Impériale M. DCCC. LXI  
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Domus Hospitalis Launay
Rueil-la-Gadelière: Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Dreux, Canton: Brezolles — 28

Domus Hospitalis Launay
Domus Hospitalis Launay

C'était une ancienne commanderie qui avait appartenu dès l'origine aux Templiers. Il n'y avait pas longtemps que les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem en avaient pris possession, ainsi que de celle de La Villedieu, lorsqu'ils en demandèrent à Charles de Valois l'amortissement de tous les biens. Ce prince, par ses lettres du mois de mai 1323, confirma et amortit aux Hospitaliers leurs maisons et possessions de « La Villedieu-en-Drugecin » et de « Launoy-lez-Verneuil », ainsi que tout ce qu'ils avaient en la châtellenie du « Châtieauneuf-en-Thimerais. » Cet amortissement coûta aux chevaliers de l'Hôpital une somme de 670 livres.

La seigneurie avec la haute justice de Launay, appartenait au commandeur de La Villedieu, comme on le voit d'après un acte du bailli d'Alençon du 1er septembre 1475, par lequel, en vertu des lettres patentes du Roi à lui adressées en forme de commission, il permit au frère Adam Cadrot, commandeur de La Villedieu et de Launay, de relever le gibet et les fourches patibulaires qui avaient été abattus à Launay par les gens de guerre.

La maison de Launay et sa chapelle dédiée à saint Georges, tenaient de levant au chemin du Moulin-Chapel à Rueil, et aboutissaient à celui du Saul à Verneuil. Il en dépendait 160 arpents de terre, dont 120 étaient cultivés en 1373 par un fermier qui en rendait douze deniers l'arpent. Il y avait en outre seize arpents de pré, qui rapportaient alors 40 sols.

Le Commandeur avait en outre, d'après le Livre-Vert, des cens et autres revenus seigneuriaux à Flessonvillier, à Beauche, à Meesen (Mezian, commune de La Beauche), à Montmirel (Montmureau, commune de Mancelière), aux Chastelleries (Les Châtelets, commune de Mancelière), et à la Chapelle-Fortin. Le revenu de la terre de Launay était à la fin du XIVe siècle, de 64 livres tournois. Il était en 1757, de 1,200 livres, y compris celui de deux moulins sur la rivière de Rueil.

Plusieurs membres composaient anciennement la commanderie de Launay-au-Perche:
1. — La maison de Fessanvilliers (au dessus de Brezolles) avec 40 arpents de terre, détruite au XVe siècle, et dont les terres furent données à cens et à rentes perpétuelles;
2. — La maison de Montbaudry, appelée l'Hôtel-d'Harouel, située paroisse de Saint-Martin, près Verneuil-sur-Avre, également accordée en arrentement perpétuel, avec 43 arpents de terre, en 1565, à un nommé François de La Forge, au canon annuel de 8 livres tournois.
3. — La maison du Bois-Hemon (peut-être Boisemont), que le Livre-Vert mentionne sans donner aucune désignation.
4. — La maison de La Louvière, (commune de Saint-Lucien) et celle de La Chaperonnière, autrement dite le Temple-BodartHôpital du Temple-Bodart
Hôpital du Temple-Bodart
« au lieu marqué Le Temple, au nord de La Chapelle-Fortin, sur la carte de Cassini », dont il est ainsi parlé dans le Livre-Vert:
« Esdites maisons de Louvier et de La Chapperonnière n'a aucunes rentes ne revenues, ne aucuns frères ne demeurent en icelles pour la fortune des guerres. »

En 1391, Regnault de Giresme, Grand-Prieur de France, accorda en arrentement, moyennant une redevance de 70 sols par an, à Guillaume Bodart, le manoir appelé La Chaperonnière, près de la Chapelle-Fortin, sur le chemin de La Ferté-Arnaut à Saint-Victor, avec les bâtiments, terres, dîmes, cens en dépendant.

Un aveu du 30 mai 1752 fait au commandeur de La Villedieu, par Jean de Brossart, écuyer, seigneur de Bois-Malet, porte que ce dernier tenait du Commandeur, à cause de sa seigneurie de Launay, la terre de La Chaperonnière, appelée plus communément le Temple Bodart, avec les cinquante arpents de terre qui en formaient le domaine.

Launay
Launay, écart sur la commune de Rueil
— Launoy, 1271 (Chartes de l'abbaye de Saint-Vincent-aux-Bois)
— Moulin à bled de Launey-sous-Rueil, 1687 (Chate de la commanderie de La Ville-Dieu)
Sources: Dictionnaire Topographique du département d'Eure-et-Loir, par M. Lucien Merlet. Paris Imprimerie Impériale M. DCCC. LXI

Anciens Commandeurs de Launay-au-Perche
1355. Frère Helin Beloy.
1379. Frère Nicole Le Ber.
1398. Frère Jacques Tranchant.
1410. Frère Jean Le Boutellier.
1422. Frère Pierre Chippot.  
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Domus Hospitalis Dreux
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement et Cantons: Dreux — 28

Domus Hospitalis Dreux
Domus Hospitalis Dreux

A trois cents mètres de la ville de Dreux, sur le chemin qui conduit à Nogent-le-Roi, les Templiers possédaient d'après le Livre-Vert, un fief nommé le fief de la Croix de la Chapelle-Saint-Denis, qui se composait d'une maison, de quelques terres et d'une chapelle dédiée à Saint-Denis, avec une place contenant en superficie trois arpents, où se tenait, le 9 octobre de chaque année, une foire appelée la foire de Saint-Denis.

La maison et les terres avaient appartenu aux Templiers, comme on le voit par des lettres de l'official de Dreux du mois de juin 1285, par lesquelles Pierre de Chauvel, bourgeois de cette ville, avait donné aux frères du Temple en France, pour leur maison de La Croix, près Dreux, quelques rentes et des vignes qui se trouvaient dans la censive du prieur de Saint-Léon.

La chapelle et le droit de foire avaient été donnés par Robert Ier, comte de Dreux, en 1179, non pas comme on l'a dit aux frères de l'Hôpital de la ville de Dreux, mais bien aux frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, sans aucun droit de paroisse pour la chapelle, et avec faculté pour la foire de la tenir ouverte pendant trois jours.

Le Livre-Vert résume ainsi l'état et le revenu de la maison de Dreux en 1373: « La maison de Dreux, membre de Champaignes, de l'Ospital ancien, où y a chappelle: XIII arpens de vigne dont VII en désert pour les guerres, qui pevent valoir par an, VIII livres xv sous tournois. La foire de Dreux, le jour de Saint-Denis, valant chascun an LX s. III arpens de gros pré non fauché passé XII ans et baillies pour pasturaiges a bestes I demi-franc. III arpens de petit bois qui ne vault chascun an que le cens du seigneur, néant. Une petite disme de vin demi-franc. Cens à plusieurs termes, LXXV sols tournois. Somme du revenu tant en argent comme en aultres choses, XVI livres X sous t. »

Les droits de la foire de Saint-Denis rapportaient en 1539 au Commandeur, quinze livres tournois.

En 1590, on contesta au chevalier de Vigracourt, commandeur de La Villedieu et desservant de la chapelle de la Groix-Saint-Denis, le droit, pendant les trois jours de la foire, de juger ou de connaître des différents qui pouvaient s'y passer, et d'y faire exercer la justice par ses officiers et à son profit.

Ce droit lui fut retiré pendant quelques années, mais restitué ensuite sur sa plainte, en vertu d'une sentence du bailli de Dreux, rendue à la requête du procureur du Roi, le 8 octobre 1592, confirmée par arrêt du parlement de Paris le 3 octobre 1604.

L'Hôpital possédait encore à Dreux, dans la rue Perée, deux maisons que frère Jean Lemaire, commandeur de Saint-Victor, acheta le 26 février 1410, l'une de Pierre Eauqueterre, et l'autre de Jean de Postel. Une de ces maisons fut donnée en arrentement perpétuel le 12 avril 1437, par frère Chippot, commandeur de La Villedieu, à un nommé Guillet Mectret, à la charge d'un cens de quinze sols tournois par an.

La maison de Dreux ayant été détruite pendant les guerres du XVe siècle, les terres qui en dépendaient furent données à cens. Il ne restait plus au siècle dernier que le champ de foire que l'Hôpital affermait 12 livres tournois, et la chapelle de Saint-Denis, pour le service de laquelle le commandeur de La Villedieu donnait 20 livres par an au curé de Saint-Jean de Dreux.

Ancien Commandeur de la Croix-de-Dreux
1375. Frère Jehan du Tremblay.  
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Domus Hospitalis La Renardière
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Nogent-le-Rotrou, Canton: La Loupe — 28

Domus Hospitalis La Renardière
Domus Hospitalis La Renardière

La Renardière, située à l'écart de la dans la paroisse de Manou (commune de Loupe) l'ancienne commanderie de l'hôpital de La Renardière se composait d'une belle maison seigneuriale dans la cour de laquelle on trouvait une chapelle dédiée à sainte Appoline, et dont dépendaient plus de 200 arpents de terre arable et de bois.

Le Commandeur avait à La Renardière la haute, moyenne et basse justice, avec des cens et diverses rentes foncières aux environs, à la Cruchonnière et à La Fontaine-Simon.

A cent pas de la maison, sur une hauteur, il y avait une seconde chapelle dédiée à sainte Catherine, chargée, comme celle de sainte Appoline, d'une messe par semaine, qui était dite en 1757 par un des capucins de Dreux.

Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem étaient à La Renardière au commencement du XIIIe siècle. Ils eurent alors avec Gervais de Manou, seigneur du dit lieu, de graves démêlés au sujet des bois de Manou, dans lesquels les frères de l'Hôpital avaient des droits d'usage. Une transaction, portant la date du mois de mai 1216, mit fin à ces débats. Par cet acte, Gervais de Manou, avec l'assentiment de sa famille, abandonna aux Hospitaliers une partie de ces bois jusqu'au dos de Mesine, « usque ad dotturn de Mesine » d'un côté, et de l'autre jusqu'au dos d'Hérissé (Herise, à une lieue et demie au nord de Manou, carte de Cassini), avec l'Aulnaye-Pigale et une portion du bois de Maurepas, « de bosco de Malrepast. »

Les Hospitaliers pouvaient disposer des bois qui leur étaient cédés, comme ils l'entendraient, sans pouvoir cependant en faire des prairies. Gervais, de son côté, avait également la libre disposition des siens, mais il ne pouvait les céder à d'autres qu'aux frères de l'Hôpital. Cet accord est suivi d'un règlement pour la garde et la justice de ces bois.

Par des lettres du mois de février 1269, Hervé de Loigny, « de Leonia », seigneur de Châteauneuf, donna à la maison de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, quinze livres de rente à prendre chaque année sur son revenu dans la châtellenie de Chateauneuf. Ces lettres mentionnent en outre une convention par laquelle Nicolas, seigneur de Manou, abandonnait aux frères de l'Hôpital le terrage de ses bois situés à La Renardière, « ad Renarderiam » et en d'autres lieux, ainsi que la justice, haute et basse dans La Villedieu de Manou, « in villa Dei de Manoto », et ses dépendances.

Le Livre-Vert nous dépeint l'état déplorable où se trouvait La Renardière en 1373: « La commanderie de La Renardière, chief de Baillie a chappelle de l'Ospital ancien, qui est toute déserte par le faict des guerres et avoist été baillée à seculiers parmi XXII frans et demi, mais ils y ont renoncé par pure povreté, et ne peut-on trouver frère de l'Ospital qui la vueille prendre. »

L'année suivante (1374), Robert de Juilly, Grand-Prieur de France, en accorda la jouissance pour neuf ans à un donné de l'Ordre, Amaury Dufour, sans d'autre charge que d'y rétablir la maison qui tombait en ruines, et d'y faire exercer la justice.

Le revenu de La Renardière était en 1757, de 100 livres. Il montait en 1783, à 275 livres.

Le domaine de La Cruchonnière était un membre de l'ancienne commanderie de La Renardière, à laquelle on réunit ensuite une autre petite commanderie de l'Hôpital, nommée La Villedieu-Feuillet.

Anciens Commandeurs de Saint-Victor et de la Renardière
1355. Frère Hue de la Broce.
1373. Frère Pierre de Caux.
1389. Frère Amaury Dufour.
1409. Frère Jehan Lemaire.
1450. Frère Mahieu du Cresson.
1468. Frère Pierre Chippot.  
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Domus Hospitalis La Cruchonnière
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Nogent-le-Rotrou, Canton: La Loupe — 28

Domus Hospitalis La Cruchonnière
Domus Hospitalis La Cruchonnière

A une lieue de La Renardière, dans la paroisse de La Fontaine-Simon, se trouvait un domaine seigneurial qu'on nommait La Cruchonnière, et qui avait été donné au commencement du XIIIe siècle aux frères de la sainte Maison de l'Hôpital-de-Jérusalem, par Jean, comte de Chartres, seigneur de Riverage. Par ses lettres qui paraissent avoir été rédigées vers l'année 1201, ce seigneur leur avait accordé les cens et rentes que lui devaient les habitants de La Fontaine-Simon, demeurant dans la seigneurie de La Crucheronnière. Ces habitants, au nombre de soixante, avaient à payer chaque année à la Toussaint, sept livres et sept sols deux pites, sous peine d'amende par chacun d'eux, de cinquante sols. Par ces mêmes lettres, le comte de Chartres donnait aux dits frères toutes les terres et la métairie qu'il avait en la dite paroisse, avec les dîmes auxquelles il avait droit dans la commanderie de La Renardière, à la condition que les hommes qui tiendraient les terres et la métairie paieraient sept deniers tournois par arpent aux Hospitaliers; ce qui devait produire un total de seize livres dix sols huit deniers. L'amortissement était en outre accordé pour cette terre, aux donataires qui devaient en avoir la jouissance libre de toutes charges.

La Cruchonnière était affermée en 1477, 4 livres tournois; en 1757, 65 livres; en 1783, 520 livres. Il y avait 24 arpents de terre à labour, 42 arpents de bruyères, et 4 arpents et demi de pré.

Défense de chasser sur les terres de la Commanderie de La Cruchonnière, et d'aller ramasser des herbes dans les champs avant la moisson. Sources: Inventaire — sommaire des archives départementales antérieures à 1790. Eure-et-Loir (1867)  
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Domus Hospitalis La Villedieu-Feuillet
Département: Orne, Arrondissement: Mortagne-au-Perche, Canton: Longny-au-Perche — 61

Domus Hospitalis La Villedieu-Feuillet
Domus Hospitalis La Villedieu-Feuillet

C'était dès l'origine une petite commanderie de l'Hôpital, située sur la route de Longny à La Loupe. Le domaine avec la seigneurie en avait été donné aux Hospitaliers par Jean, comte de Chartres, dont nous avons parlé. Par ses lettres du 20 avril 1205, ce seigneur reconnut leur avoir concédé tout le fief en domaine, justice et seigneurie qu'il possédait dans la paroisse de Feuillet, « in parochia de Feillet », contenant 604 arpents de terre arable, bois et prés avec la haute futaie, « altas sylvas », et toutes les dîmes, grosses et menues.

Les Hospitaliers y bâtirent une maison et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, où les capucins de Dreux venaient dire au siècle dernier, une messe par semaine. A deux cents pas de la maison, il y avait une habitation avec des bâtiments à usage de ferme, qu'on nommait La Petite-Villedieu.

Le domaine de La Villedieu-Feuillet ne comptait plus, au XVIIIe siècle, que 160 arpents de terre, dont plus des deux tiers étaient en bruyères et improductifs. Le reste était affermé en 1757, 140 livres, et en 1783, 350 livres.  
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Domus Hospitalis Champagne
Département: Yvelines, Arrondissement: Mantes-la-Jolie, Canton et Commune: Houdan — 78

Domus Hospitalis Champagne
Domus Hospitalis Champagne

Le chef-lieu de cette ancienne commanderie de l'Hôpital était situé sur le chemin de Prouvais (Prouest sur la carte de Cassini, au sur de Houdan) à Houdan. Nous avons trouvé des lettres qui prouvent que cet établissement remontait à une époque très-reculée. Ces lettres sont de l'année 1174, et émanent de Simon de Montfort qui, par amour de Dieu et pour le salut de son âme, accordait à la maison du saint Hôpital-de-Jérusalem, pour les besoins de la maison que les frères du dit Hôpital avaient à Champagne, « ad usum domus quam fratres ejusdem Hospitalis habent apud Campanias », la libre et entière jouissance de leur domaine, ainsi que le droit de faire recueillir le bois mort dans un lieu appelé « Equilina », pour faire chez eux deux feux, « ad duos ignes », l'un pour se chauffer, et l'autre pour la cuisine.

Isabelle, épouse du seigneur Osmond de Chaumont, donna au commencement du XIIIe siècle, à l'Hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem, deux setiers de grain à prendre chaque année par les frères de Champagne, « fratribus de Campaniis », sur son gaignage ou métairie de Serville, « in suo guegnagio de Sarvilla ». Michel Louis, frère d'Isabelle et seigneur de Dreux, « de Drocis », confirma cette donation par une charte de l'année 1213.

Le Commandeur était seigneur temporel et spirituel de Champagne. Il avait le patronage et la collation de la cure avec toutes les dîmes de la paroisse. Le chevalier Foucault de Rochechouart, lorsqu'il était Grand-Prieur de France, avait fait remise aux habitants de Champagne de toutes leurs tailles, à la condition qu'ils lui paieraient chaque année, le lendemain de la Noël, deux sols par feu.

Il y avait à Champagne un fief appelé le fief de Beaulieu, qui relevait de la Commanderie. Il consistait en terres tenues en coterie et qui, ayant été saisies en 1493, faute d'hommes et de devoirs, furent réunies au domaine de l'Hôpital. Ce fief comptait au XIVe siècle, 200 arpents de terre, dont la moitié seulement était cultivée en 1373, et rapportait dix livres tournois, à raison de deux sols l'arpent; plus quatre arpents de pré, d'un revenu de quatre livres, quatre arpents de vigne estimés d'un menu rapport, et un moulin loué 40 setiers de blé, valant à raison de 4 sols le setier, 40 sols (Livre-Vert).

La commanderie de Champagne avait alors un membre, qui était une maison à Dreux, avec des cens et rentes qu'elle faisait recevoir, d'après le Livre-Vert, chaque année: à « Condé-sur-Mont-fort (Condé-sur-Risle) », à Mantes, à « Louviers-soubz-la-Tour-Neufve (Louvières et Tourneuve, au sud de Saint-Lucien, carte de Cassini) », à « Beaufou (à l'est de Senantes) », à « Vacheresses (Vacheresses-les-Hautes, près de Beaufour, carte de cassini) », à « Montfor (Montfort) », à « Garantieres (Garancières-en-Drouais) », à « Marcherez (Marchezais) », à « Mésières (Mezières-en-Drouais) », à « Luré (Luray) », etc.

La commanderie avait encore justice moyenne à Louvières, à Beaufour et à Vacheresses-les-Hautes.

Le revenu de la maison de Champagne qui était, en 1473, de 79 livres 48 sols, s'élevait en 1757, à 1.600 livres. Il était descendu en 1783, à 1.480 livres.

Le revenu général de la commanderie de La Villedieu et de ses membres était en 1495, de 554 livres; en 1583, de 3.900 livres; en 1757, de 8.000 livres; et en 1783, de 14.543 livres.

Anciens Commandeurs de Champagne
1356. Frère Pierre de Lapion.
1373. Frère Jehan du Tremblay.
1382. Frère Jehan Bouteillou.
1390. Frère Jehan de La Cour.
1428. Frère Isambert Leroux.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

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