Maisons ou Hôpitaux

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

Ablainville   (41)
Hôpital d'Ablainville
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Blois, Canton: Ouzouer-le-Marché — 41


Hôpital d'Ablainville
Localisation: Hôpital d'Ablainville


C'était une des rares commanderies que les chevaliers de l'Hôpital possédaient dans le pays chartrain, et qu'ils réunirent dans le XIVe siècle à celle de Sours, qu'ils venaient de recueillir de la succession des Templiers.

Le plus ancien titre qui mentionne l'Hôpital d'Ablainville (paroisse de Binas), est une charte de 1212, de Thibaut, comte de Blois et de Clermont, par laquelle il déclare avoir donné aux frères de l'Hôpital de Jérusalem d'Ablainville, « fratribus Hospitalis Jerosolimitani de Ablenvilla », son bois de Savelon ou Sablon, « nemus Savelonii », pour les besoins de leur maison.

Par son testament de l'année 1227, Alice de Rouilliez, dame de Beaugency, légua aux frères de l'Hôpital la cinquième partie de son héritage, pour servir à reconstruire leur maison d'Ablainville. Elle leur donna en outre ses biens meubles, ses créances, ses vêtements, ses joyaux, à l'exception d'un grand anneau d'or avec une pierre non polie, « cum lapidice non polito », quelle réserva à ses héritiers; et comme les Hospitaliers l'avaient fait participer aux bienfaits spirituels de leur Ordre, elle promit de maintenir intégralement la donation et de ne choisir sa sépulture ailleurs que dans la chapelle de l'Hôpital.

La chapelle de la maison d'Ablainville existait encore au siècle dernier. Elle était dédiée à saint Jean-Baptiste, et on y disait la messe un jour par semaine.

L'ancienne commanderie d'Ablainville comprenait, d'après le Livre-Vert, plusieurs membres d'une certaine importance, et entre autres la ferme de Plainville sur la paroisse de Verdes, qui existait encore au siècle dernier avec 144 arpents de terre.

La terre du Gros-Chêne et l'Hôpital d'Ousenain dont il est ci-devant parlé, en faisaient également partie.

Les domaines de l'Hôpital d'Ablainville et de Plainville étaient affermés en 1757, 2.000 livres.

Le revenu général de la commanderie de Sours ou du pays Chartrain était, en 1373, d'après le Livre-Vert, de 505 livres. Mais à cause des guerres et des malheurs du temps, ce revenu ne pouvait couvrir les charges du Commandeur. Il était encore plus bas en 1495, mais les charges étaient alors beaucoup diminuées, et il restait un actif de 344 livres. En 1583, nous le trouvons s'élever à 5.400 livres; en 1734, à 9.795 livres; en 1757, à 11.500 livres; en 1783, à 25.235 livres.

Ancien Commandeur d'Ablainville
1344. Frère Thomas de Walleran.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Abrin   (32)
Maison de l'Hôpital d'Abrin
Département: Gers, Arrondissement et Canton: Condom, commune: Blaziert — 32


Hôpital d'Abrin
Localisation: Hôpital d'Abrin


L'Hôpital d'Abrin était une petite Commanderie que l'Ordre de Saint-Jean possédait entre Condom et Lectoure. Ses archives nous fournissent peu de détails sur son histoire. Un inventaire des meubles trouvés dans cet établissement lors d'une
mutation de Commandeur, en 1271, ne donne pas grande idée de son importance; car nous n'y trouvons, après la nomenclature de quelques ornements d'église, que de rares instruments d'agriculture, dans les greniers, une petite provision d'avoine, dans l'écurie, une paire de boeufs et quatre juments, dans la maison enfin "3 frères donnés et 3 soeurs données".

L'existence distincte de la Commanderie d'Abrin eut une courte durée; elle fut fondue avec ses annexes, Saint-Louvier et Aurons, dans celle de Sainte-Christie et adjointe avec cette dernière à la Cavalerie.
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)
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Agen   (47)
Maison du Temple d'Agen
Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Agen (Chef-lieu), Canton: Chef-lieu de cantons — 47


Hôpital d'Agen
Localisation: Hôpital d'Agen


Nous ne trouvons plus d'indication sur ce membre depuis l'époque de son adjonction au Temple de Brulhes jusqu'au XVIe siècle, sinon qu'il s'accrut en 1315 de tout ce que l'Ordre de Saint-Jean possédait dans le voisinage. En 1553, les consuls d'Agen entreprirent, au mépris des privilèges des chevaliers de Malte, de prélever les tailles sur les biens qu'ils possédaient dans la ville d'Agen et dans sa juridiction. Mais le Commandeur obtint à ce sujet des lettres de chancellerie du Parlement de Bordeaux; les consuls durent se résigner et consacrer les immunités de l'Ordre, par une délibération, dont le procès-verbal fut déposé dans les archives.

Ne résidant plus depuis des siècles dans la ville d'Agen, les Commandeurs du Temple cherchèrent à tirer le meilleur part possible de leur vieille église de Sainte-Quitterie, que les siècles et le délaissement menaçaient d'une ruine prochaine. Nous trouvons dans les archives un accord conclu en 1601 entre Raymond de Gozon Mélac, Grand-Prieur de Toulouse, commandeur de la Cavalerie et du Temple, et le syndic de la confrérie des Pénitents d'Agen. Le chevalier autorisait ces derniers à faire leurs exercices de dévotion dans la chapelle de Sainte-Quitterie, à la condition de se charger de toutes les réparations. Vers le milieu du XVIIIe siècle, le Commandeur François de Pallavicini obtint du Grand-Maître l'autorisation de céder à l'évêque d'Agen l'église de Sainte-Quitterie, « qui ne rapportait rien à l'Ordre » pour y établir une maison de refuge autorisée par lettres patentes de 1746: le prélat s'engageait, de son côté, à servir au Commandeur « une rente noble consistant en une croix d'or de la valeur de 85 livres » au dessus de la porte du futur établissement s'élèvera la croix de l'Ordre, et, lors des visites de la Commanderie, les commissaires seront reçus au son des cloches par l'aumônier du couvent (1753).
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)

Maison du Temple d'Agen
Les Templiers possédaient à Agen, en arrière de la chapelle Notre-Dame du BourgNotre-Dame du Bourg
Notre-Dame du Bourg
Image Panoramio — M.Strikis
, l'église Sainte-Quitterie, une maison, ainsi qu'un donjon qui assurait sa défense et son autorité sur le quartier qui portait son nom.

L'église était entourée d'un grand jardin partagé en deux parties égales par un ruisseau. La maison était en briques ou en pierres et habitée par un jardinier. Les Templiers possédaient des vignes et trois noyers qui donnaient une grande abondance de noix. Les Templiers abandonnèrent leur donjon pour s'installer au Temple de Breuil.

Les Hospitaliers possédaient dans la ville plus de quarante maisons « qui font recette au commandeur », mais cette rente est fort modeste, quelques terres et rentes dans la paroisse de Saint-Arnaud, Sainte-Gemme, Sainte-Radegonde et Artigues.

Sainte-Quitterie n'était pas une paroisse, l'évêque d'Agen n'intervenait pas dans la nomination de son desservant. Le commandeur choisissait le prêtre qui devait être de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem. La nomination devait être approuvée par le chapitre provincial du Grand Prieuré de Toulouse. Vers le milieu du XVIIIe siècle, le commandeur, François de Palavicini, céda ce sanctuaire à l'évêque d'Agen. Actuellement, il n'en reste plus rien.

Précepteurs du Temple d'Agen
Jordan de la Contraria (c. 1175)
Bernard de Bordes (c. 1253)
Guillaume Bernard de Laymont (c. 1298).
Sources: Monique Sieuzac, Templiers et Hospitaliers dans le Lot-et-Garonne. Editions Cheminements 2007
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Aignes et Cintegabelle   (31)
Hôpital d'Aignes, Cintegabelle
Département: Haute-Garonne, Arrondissement: Muret, Canton: Cintegabelle — 31


Hôpital d'Aignes, Cintegabelle
Localisation: Hôpital d'Aignes


Au mois d'août 1230, Raymond de Baulan et dame Sausse, sa femme, donnaient à Bernard Amiel, précepteur de Saint-Jean del Thor, leurs droits sur le dîmaire et le territoire de Saint-Beauzille d'Aignes (de Anhias), situés entre les ruisseaux de Panarac et de Redelhe, et le fleuve de l'Ers, sur le Villar, sur les dimaires de Saint-Jean de Canet et de Sainte-Marie de Tramesaygues (de inter ambas aquas). Les donateurs recevaient 70 sols tols, et se réservaient en outre une rente annuelle d'une douzaine de fromages, payables entre la fête de Saint-Pierre-aux-Liens et la Toussaint. L'année suivante, Sicard de Noville et dame Titburge, sa femme, cédèrent leurs droits sur la précédente donation. Les précepteurs du Thor, pour tirer partie de ce nouveau territoire, y construisirent un établissement et y plantèrent des vignes, en y installant un garde pour leurs récoltes, avec l'autorisation des consuls de Cintegabelle, qui avaient la juridiction sur le territoire d'Aignes. Telle fut l'origine de cette ville dont les Hospitaliers entreprirent la fondation en 1242; telle est, du moins, la date de la charte de privilèges qu'octroya à cette occasion le Prieur de Toulouse, Guillaume de Barèges, avec le concours du précepteur de Boulbonne. Il y promettait à tout homme qui viendrait fixer sa résidence dans la ville d'Aignes, un emplacement pour sa maison, un jardin, une aire et une cétérée de terre pour vigne, le tout sous la redevance de 12 deniers par an; il assurait aussi à toute femme la maison et le jardin pour lesquelles elle devra payer 6 derniers; les terres défrichées par les habitants leur appartiendront, moyennant l'agrier, les dîmes et les prémices. Cette charte fut promulguée au mois de mai de l'année 1242, en présence de Sicard de Miramont, de Bernard Jourdain, chevalier, de Bernard de Marencs, etc.

Mais, comme on peut le voir, ce n'était pas une charte de communes que venait d'octroyer le Prieur de l'Hôpital. Les habitants attirés dans la ville d'Aignes adressèrent en 1276 à Guillaume de Villaret une requête à l'effet d'en obtenir une constitution communale. Leurs voeux furent exaucés. Malheureusement, les archives ne nous ont pas conservé ce document; mais la charte de la commune de Fonsorbes, qui fut calquée sur le modèle de celle d'Aignes, nous permet de combler cette lacune. La prospérité de la nouvelle ville excita la jalousie et réveilla les prétentions des consuls de Cintegabelle (31). Ils cherchèrent à prouver que la juridiction d'Aignes leur appartenait en entier, que le précepteur Bernard de Miramont en avait extorqué la concession « à l'amitié que professait pour lui le sénéchal Eustache de Beaumarchais. » Après un long procès, il fut reconnu que la basse justice de cette ville appartenait au roi et qu'elle devait être exercée par indivis en son nom par les consuls de Cintegabelle et ceux d'Aignes. Ceux-ci protestèrent contre cette sentence et les deux parties résolurent de remettre l'affaire à l'arbitrage du sénéchal de Toulouse. Cet officier « siégeant dans la salle basse du Palais neuf de Toulouse, » rendit sa sentence, qui supprimait en fait l'existence de la commune d'Aignes, tout en conservant ses privilèges. Ainsi il décida que sur les huit consuls de Cintegabelle, Aignes en fournirait un et quatre conseillers; deux gardes résideraient dans cette ville; les habitants devaient adresser leurs plaintes au lieutenant du bailli ou au notaire du tribunal, et soumettre tous leurs procès au jugement des consuls de Cintegabelle; participant aux dépenses d'intérêt commun, ils étaient déchargés de celles qui regardaient seulement Cintegabelle, comme les réparations de son église ou la construction d'un pont sur l'Ariège; douze d'entre eux étaient appelés à la répartition des tailles et des impôts. Le sénéchal leur reconnaît enfin la faculté de ne pas aller s'approvisionner au marché de Cintegabelle, les droits de four, de forges, et, en un mot, toutes les libertés dont jouissaient les habitants de cette dernière ville, « réservant toutefois l'honneur du roi et de son sénéchal. » Les consuls des deux villes s'engageaient à tenir ce traité « sous l'obligation des biens de leurs communautés respectives. » (Le lundi après la fête de saint Barnabe, 1314) »

Les archives ne nous mentionnent plus après cela qu'un procès intenté par les habitants d'Aignes contre le commandeur Gérard de Massas, qui fut condamné par le Parlement de Toulouse à leur reconstruire une église de 17 cannes de long, sur 5 de large et 5 de haut, à 4 travées, et terminée par un choeur à 6 retombées d'arc (1523).


Hôpital de Cintegabelle
Localisation: Hôpital de Cintegabelle


Si les Hospitaliers n'avaient pas de résidence seigneuriale dans la ville du Thor, ils possédaient un véritable château féodal, dans l'enceinte de Cintegabelle, et c'est là sans doute que les commandeurs séjournaient quand les guerres contre les infidèles ne les retenaient pas au-delà des mers. Nous en trouvons la description dans le procès-verbal d'une des dernières visites de la Commanderie de Caignac: « Cintegabelle: Tient et possède le commandeur de Caignac au lieu de Cintegabelle, un chasteau basty de bonnes et épaisses murailles de briques, à 5 estages, avec un puits au milieu de la basse cour. Au 2e estage est une grande sale avec deux chambres de plein pied et au bout d'ycelles une antichambre avec l'entrée de basse-fosse pour y enfermer les criminels... »

Le procès-verbal mentionne aussi le modeste armement du château, « l'archebuse et les six vieux mousquets, » que la rouille dévorait tout à son aise, pendant que le temps faisait tomber les tours et les murailles désormais désertes et abandonnées.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.
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Anglure   (71)
Commanderie d'Anglure
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Paray-le-Monial, Commune: Hôpital-le-Mercier — 71


Commanderie d'Anglure
Localisation: Commanderie d'Anglure


Anglure, aujourd'hui simple domaine situé sur la commune de l'Hôpital-le-Mercier en Saône-et-Loire, avait appartenu dès le début aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Seule une porte en accolade prouve l'ancienneté du lieu.
Sources: Georges CHATARD — Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.
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Arfons   (81)
Commanderie d'Arfons
Département: Tarn, Arrondissement: Castres, Canton: Dourgne — 81


Commanderie d'Arfons
Localisation: Commanderie d'Arfons


La commanderie de l'Hôpital d'Arfons, était une dépendance de la commanderie de Saint Laurent de PuylaurensCommanderie de Puylaurens
Commanderie de Puylaurens
, qui elle même une dépendance de la commanderie principale de RennevilleCommanderie de Renneville (31)
Commanderie de Renneville (31)
dans le Lauragais.
Arfons avait pour dépance la métairies de Massaguel.
sources de Pierre Vidal — Hospitaliers et Templiers en France Méridionale — Le Grand Prieuré de Toulouse de l'Ordre de Malte — Association: Les Amis des Archives de la Haute-Garonne — Editions CNRS.

Commanderie d'Arfons
Sur un plateau désolé et sauvage de la Montagne-Noire, le petit village d'Arfons, entoure les débris d'un vieux château féodal, de quelques humbles chaumières et de nombreuses ruines. On se sent, en contemplant ce sévère paysage, en présence du théâtre de quelque grand cataclysme. C'est qu'en effet sa position isolée et sauvage au milieu de sa ceinture presque inabordable de rochers abruptes, n'a pu sauver cette localité de dévastations successives qui en ont détruit sans retour la primitive importance et n'en ont laissé subsister que des restes insignifiants.

Les Hospitaliers avaient reçu dans le courant du XIIe siècle, ce territoire érigé par leurs bienfaiteurs en salvetat et limité par des croix de pierre qu'on retrouve encore dans certaines portions de la contrée. Le château fort qu'ils y construisirent devint peu de temps après le chef-lieu d'une commanderie. Bientôt après, les habitants commencèrent à affluer des environs et le donjon des chevaliers de Saint-Jean forma le noyau d'une ville florissante; prospérité que les commandeurs favorisèrent par l'octroi d'une charte des privilèges, qui n'est pas parvenue jusqu'à nous, mais que nous trouvons mentionnée dans des documents postérieurs.
Là se bornent du reste tous les renseignements que nous avons pu recueillir sur cette première période de l'histoire d'Orfonds.

A la fin du XIIe siècle, ou au commencement du siècle suivant, dût se produire un événement formidable qui détruisit complètement cette petite ville et ne laissa à sa place qu'une solitude désolée, parsemée de ruines et dominée tristement par le donjon solitaire des chevaliers de Saint-Jean. Cette catastrophe fût-elle due à une commotion terrible de la nature ou fut-elle un épisode de la guerre des Albigeois ?

L'histoire et les archives sont muettes sur ce point, et nous ne pouvons que la mentionner, sans chercher à en préciser la nature ou la date.

Avec la ville finit aussi la première commanderie d'Orfonds. Les chevaliers s'éloignèrent du théâtre de la catastrophe et abandonnèrent avec découragement ces mornes solitudes. Profitant de leur absence et des troubles qui désolaient le Midi à cette époque, les seigneurs du voisinage trouvèrent dans les domaines de l'Hôpital une vaste proie qui tenta leur cupidité. Chacun s'empressa de s'y tailler sa portion, suivant sa convenance, comme en un pays conquis.
Quand, au sortir de cette crise, les chevaliers de Saint-Jean voulurent relever de ses ruines leur établissement d'Orfonds, ils se trouvèrent en présence d'envahissements et d'usurpations déjà anciennes dont il leur devenait bien difficile d'avoir raison.
Mais ici se présente à nous un spectacle bien digne d'arrêter nos regards. Ce qu'auraient tenté inutilement la persuasion ou la puissance, la foi religieuse en vint à bout; les deux sanctions de la loi divine sur la terre, le remords et la crainte des punitions éternelles étaient des moyens de réparation efficaces dans ces siècles de fer, mais de foi, où la religion avait conservé son empire sur les âmes et réussissait à opposer sa barrière bienfaisante aux entreprises de la violence et aux prétentions de la force.

Ces fiers seigneurs, qui accueillent avec un sourire de dédain les menaces et les sommations de restitution, qui sont tout disposés à repousser par la force toute tentative faite pour leur enlever leur proie, voient avec terreur approcher le terme de leur existence, le moment où il leur faudra aller rendre leurs comptes au souverain juge; dans le calme de la vieillesse, le remords, et, à sa suite, le repentir s'emparent de leurs âmes; leurs fronts altiers s'inclinent; ils vont se jeter aux pieds de ces religieux, qu'ils ont jadis dépouillés, demandant merci pour leurs violences passées, les suppliant de prier pour eux et d'obtenir leur pardon de la miséricorde divine; on les voit même quelquefois, après avoir fait leurs restitutions, demander à entrer dans cet Ordre qu'ils molestèrent jadis et à se revêtir de l'habit monastique comme d'un bouclier contre les traits de la vengeance céleste.

Des spectacles de ce genre sont plus d'une fois mis sous nos yeux, si nous étudions les archives de la commanderie d'Orfonds.
Elles nous introduisent en premier lieu dans le cloître de Saint-Rémy de Toulouse, où elles nous font voir le 17e jour des calendes de juillet (15 juin) de l'année 1236, un puissant et fier seigneur, Raymond de Dourgne, venant courber devant le Prieur de Saint-Jean sa tête blanchie par les années, avouer que tout ce qu'il possédait dans le territoire d'Orfonds il l'avait usurpé sur le domaine de l'Hôpital, et après avoir fait sa restitution, demander à revêtir l'humble habit de donat de l'Ordre.

Cette scène imposante avait pour témoin « Hugues d'Auduze, bailli du comte de Toulouse, et Huguet d'Alfar, amis du seigneur Raymond, qu'ils avaient amené par leurs conseils » à cet acte de justice et de réparation. L'année suivante, le même seigneur, accompagné de deux autres de ses contemporains, se rendait devant Guillaume de Puylaurens, juge de l'évêque de Toulouse, pour raconter les faits qu'ils ont vus dans leur jeunesse et dont ils restent les seuls témoins. Ces vieillards exposent que jadis, à la place du modeste village d'Orfonds, s'élevait une ville populeuse (villa populosa), qui appartenait ainsi que son territoire aux chevaliers de Saint-Jean, et dont le dernier commandeur avait été le chevalier Raymond de Clavel.

Nous trouvons ce même R. de Clavel à la tête de l'Hôpital de Toulouse en l'année 1170. Ce serait donc dans les environs de cette époque que nous pourrions placer la destruction mystérieuse de la ville et de la commanderie, ce qui concorde du reste avec l'âge avancé de ses derniers témoins survivant en 1236.

Parmi les nombreuses restitutions du même genre qui furent faites à cette époque, citons l'acte par lequel Gilabert de Rosilles rend à l'Hôpital ce qu'il lui avait enlevé, reconnaît au territoire d'Orfonds ses anciens privilèges de salvetat et déclare que ceux de ses vassaux qui iront y fixer leurs demeures seront à labri de toute poursuite de sa part (1140).

A côté de ces actes de réparation, nous trouvons un grand nombre de donations par lesquelles d'autres seigneurs des environs témoignèrent à l'Hôpital leur sympathique protection.
C'est ainsi que le noble chevalier Sicard, seigneur de Puylaurens, donna au Prieur de Toulouse ses droits sur les territoires d'Orfonds, de Saint-Germier et de Squilles (1237), donation que son fils, Jourdain de Sayssac, disputa aux Hospitaliers pendant une partie de son existence, mais qu'il leur reconnût par son testament de 1280, en leur laissant en même temps, comme témoignages de sa bienveillance et de son repentir, « deux jeunes chevaux entièrement recouverts de leurs armures de fer, pour être employés par eux dans leurs guerres contre les infidèles. »

Citons enfin la donation que fit, dans le siècle suivant, dame Constance, femme du chevalier Hugues Gérard, de sa seigneurie du lieu de « Naoumas », située dans la partie la plus montagneuse de la contrée. Les domaines de l'Hôpital s'étendirent également sur plusieurs autres territoires voisins. A partir du XIVe siècle nous voyons les précepteurs d'Orfonds ajouter au titre de cette commanderie celui de Puylaurens, où leurs possessions étaient assez étendues.

Le retour des chevaliers de Saint-Jean dans leur vieux donjon, les prérogatives accordées ou plutôt restituées à cet établissement par les seigneurs du voisinage rendirent à la commanderie d'Orfonds son ancienne importance; les habitants revinrent peu à peu s'établir dans ces solitudes et la vieille ville ne tarda guère à sortir de ses ruines. Aussi voyons-nous en 1321 le précepteur, Arnaud de Jori, occupé à passer avec ses vassaux un accord pour régler les coutumes de cette nouvelle communauté et faire revivre l'ancienne charte en y apportant les modifications nécessitées par la marche des temps. Nous y pouvons constater, entre autres choses, la transformation complète des vêtements des habitants; fait signalé par Dom Vaissette, qui remarque, d'après le témoignage des auteurs contemporains, que les habitants du Languedoc abandonnèrent durant le XIIIe siècle leurs vêtements primitifs, dont l'ampleur était le caractère distinctif, pour adopter des habits serrés contre le corps. A la vaste tunique qui, d'après l'ancienne charte, devait revenir au commandeur d'Orfonds à la mort de chacun de ses vassaux, l'accord de 1321 substitue « l'habit avec ou sans fourrures, le capuchon, les souliers, les sabots, la ceinture et pour une femme sa meilleure robe et une de ses coiffures, à l'exception de sa guirlande. »

Ici comme dans presque toutes les autres commanderies, nous trouvons les chevaliers de Saint-Jean en discussion avec les maisons religieuses et les autorités ecclésiastiques des environs.
C'est d'abord l'évêque de Lavaur qui leur dispute la possession des dîmes du lieu de « Naoumas », procès long et dispendieux que le prélat, Roger d'Armagnac et le Grand-Prieur de Toulouse Pierre de l'Ongle terminèrent en 1331 par un partage à l'amiable de leurs prétentions respectives. Mais ce fut surtout avec le monastère de Prouille que la bonne intelligence fut difficile à rétablir. Il s'agissait de la forêt de « Ramondens », qui dépendait de la commanderie et dont les religieuses réclamaient une partie. Ce procès, qui était commencé depuis le XIIIe siècle et qui semblait avoir été terminé en 1292 par la plantation de grandes bornes en granit entre les deux territoires voisins, se ralluma peu de temps après et durait encore dans le XVIe siècle.

Pendant cette période, un nouveau désastre était venu frapper la petite ville d'Orfonds et l'arrêter dans son travail de reconstitution. La terrible invasion anglaise de 1355, après être venue se briser contre les murs de Narbonne, avait étendu dans son mouvement de retraite ses ravages jusque dans ces contrées sauvages et misérables.

Un document de 1390 nous montre le précepteur Arnaud de Marquefave occupé dans son château de Caucalières, où il avait été obligé de transporter sa résidence, à aliéner certaines parties de son domaine afin de pouvoir relever de ses ruines cette malheureuse commanderie complètement dévastée dans cette période désastreuse.

De cette dernière catastrophe, la ville et l'hôpital d'Orfonds ne se relevèrent jamais. Cet établissement végéta encore pendant la durée du XVe siècle; mais dans le siècle suivant toutes ses parties furent successivement réunies à la commanderie de Renneville, et, cessant d'avoir une existence propre, elle constitua jusqu'à la fin un simple membre de cette importante circonscription.

Liste des Commandeurs d'Orfonds.
------1170. Raymond Clewel.
------1298. Elie de Rossac.
1305-1308. Pierre de Caylus.
------1315. Arnaud de Boren.
1318-1332. Arnaud de Jori.
------1334. Jean de Paul.
1390-1395. Arnaud de Marquefave.
------1395. Ithier de Poncet.
------1506. Raymond Rolis.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.
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Argenteins   (47)
Commanderie d'Argenteins sous les Hospitaliers
Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement et Canton: Nérac — 47


Commanderie d'Argenteins
Localisation: Commanderie d'Argenteins


La prise de possession d'Argentens par les chevaliers de Saint-Jean, après la suppression de l'Ordre du Temple, ne fit qu'augmenter la prospérité de cette commanderie; ils s'empressèrent d'y adjoindre tout ce qu'ils possédaient eux-mêmes dans les environs et d'y fondre les petites circonscriptions voisines de Cours, de Gazalis et de Bouglon. Les archives ne nous ont conservé dans cette période que les souvenirs des discussions que les précepteurs eurent à soutenir de temps à autre, et des transactions qui vinrent y mettre un terme. Ce sont, en premier lieu, les évêques de Condom qui réclamaient le paiement de certaines dîmes que les Commandeurs leur refusaient, en se retranchant derrière les prérogatives de leur Ordre; cette dispute, suspendue pour un temps par une transaction signée par les deux parties en 1447, se renouvela bientôt après et se prolongea jusqu'à l'année 1458, où le chapitre provincial de Toulouse autorisa le Commandeur Forton de Lat, à abandonner à l'évêque |de Condom la dîme entière de Sainte-Quitterie, en échange des droits contestés !.

Signalons encore une transaction conclue par le même Commandeur avec Alain d'Albret, comte de Dreux, de Gaure et de Périgueux, vicomte de Limoges et de Tartas, et Captai de Buch, au sujet du moulin d'Aubéas, dont la possession fut reconnue à l'Ordre de Saint-Jean. Les archives nous fournissent en outre plusieurs actes d'échange conclus par les chevaliers avec les abbesses du couvent de Sainte-Claire, à Nérac, monastère dont le Gallia Christiana ne mentionne pas l'existence: le premier, signé en 1419 par le Commandeur Ostolan de Lescure et l'abbesse, noble dame Saintine de Padiern, et le second, en 1483, par le Commandeur Pierre de Campagne et l'abbesse, noble soeur Jehane de Balaguer.

La période des guerres religieuses du XVIe siècle fut désastreuse pour la Commanderie. Les soldats de Jeanne d'Albret s'élançaient des places de Nérac et de Casteljaloux pour dévaster les domaines des catholiques; Argenteins ne pouvait donc échapper aux désastres. Aussi voyons-nous le receveur du Grand-Prieuré de Toulouse, dans la plainte que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de citer, exposer que le Commandeur d'Argenteins avait été dépouillé de tous ses revenus et obtenir pour lui l'exemption de sa part de l'impôt consenti par l'Assemblée du clergé (1588).

Les membres de cette immense circonscription étaient disséminés non seulement dans l'Agenais mais encore dans les contrées limitrophes, telles que le Périgord, le Bazadois et la Gascogne. En voici l'énumération telle que nous la trouvons dans le procès-verbal de la visite de la commanderie en l'année 1650:

1) maisons et rentes d'ans la ville de Nérac;
2) moulins de Betpaume, de la Sereine et d'Aubéas;
3) Puyfortaiguille;
4) La Gardère (près de Montcrabeau);
5) La Tour de Lavande (près de Fargues);
6) Cours (en Bazadois) (Templiers);
7) Romestang;
8) Sainte-Louvère;
9) Saint-Sylvestre;
10) Mazerolles;
11) Cazalis (dans les Landes);
12) Saint-Jean d'Angenès et Graulan (près de Villeneuve-de-Marsan);
13) Saint-Romain;
14) Casteljaloux;
15) Moleyres;
16) Sainte-Marie de Beyriès;
17) Cavaignan;
18) Bouglon;
19) Asquets (duché de Fronsac);
20) Barbefère;
21) Montréal.

Frappés des abus qui pourraient résulter de cette accumulation de domaines dans une même main, les Grands Prieurs de Toulouse y portèrent remède vers la fin du XVIIIe siècle, en créant des commanderies séparées successivement à Casteljaloux et à Cours. Malgré cette disposition, le commandeur d'Argenteins, René de Leaumont, alors Grand Prieur de Toulouse, conserva l'administration des deux nouvelles commanderies jusqu'à sa mort, en 1786; La Révolution française arriva trop tôt après pour qu'il fût pourvu à son remplacement.

Liste des commandeurs Hospitaliers de Nérac-Argenteins
1315-1324. Pierre d'Arbusac.
1325-1326. Hugues de Lemosin.
1328-1329. Guillaume d'Alziac.
1337-1344. Guillaume-Roger de Mirepoix.
1376-1386. Bernard de Bornac.
xxxx-1390. Guillaume de Saint-Martin.
1426-1482. Fortanier de Lat.
1483-1492. Pierre de Champagne.
1494-1495. François de Goulard.
1496-1498. Bertrand d'Esparbès.
1505-1520. Bernard de Goulard.
1521-1540. Jacques de Manas.
1541-1542. Oddet de Massas.
1555-1585. François de Gozon-Mélac
1585-1594. Octave de Galéan Salerne.
1603-1613. Guillaume de Vassadel-Vacquières.
1622-1628. Joseph Amalric d'Esclangon.
1638-1643. Christophe de Ceytres Caumont.
1646-1655. Alexandre de Benque.
1660-1671. François de Tresseman Chastuel Brunel, receveur au Prieuré.
xxxx-1677. Denys de Touges Noailhan.
1686-1694. Paul-Antoine des Villages-Lachassaigne.
1701-1707. Anselme de Cayx.
1710-1711. N. de Fezin.
1713-1714. Georges de Caulet-Gragnague.
1717-1720. Jacques-François de Privas-Fonteuil.
1725 1742. Adrien de Langon.
1758-1759. Bernard de Roquette Buisson.
1765-1766. Antoine de Garnier-Font-blanche, bailli de Manosque.
1773-1786. René de Léaumont, Grand-Prieur de Toulouse.
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)
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Artins   (41)
Commanderie d'Artins
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Vendôme, Canton: Montoire-sur-le-Loir — 41


Commanderie d'Artins
Localisation: Commanderie d'Artins


Il y avait au Plat-d'Etain une Maison des Templiers et ensuite une commanderie de chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, fondée au XIIe siècle, dont on retrouve encore quelques bâtiments à 1 kilomètre de la vieille église et tout près de la nouvelle. Les Archives du département de la Vienne gardent plusieurs liasses de pièces concernant ce bénéfice on cite entre-autres une sentence arbitrale de 1282 rendue au profit de « L'Hospital de Artins (1). » Cette commanderie se composait de sept membres, y compris le chef-lieu:
— 1. Artins.
— 2. Saint-Jean-des-AizesSaint-Jean-du-Temple
Saint-Jean-du-Temple
autrefois le Temple-des-Aizes, paroisse de Lavardin (41).
— 3. Saint-Jean-du-BoulaySaint-Jean-du-Boulay
Saint-Jean-du-Boulay
, paroisse Le Boulay, près de Château-Renault (37).
— 4. Saint-Jean-de-Château-du-LoirSaint-Jean-de-Château-du-Loir
Saint-Jean-de-Château-du-Loir
autrefois le Temple-lès-Château-du-Loir (72).
— 5. Saint-Jean-de-CognersSaint-Jean-de-Cogners
Saint-Jean-de-Cogners
, paroisse de Cogners (72).
— 6. Saint-JeanSaint-Jean
Saint-Jean
, paroisse de Beaumont-sur-Dême (72).
— 7. Saint-Jean-du-RuisseauSaint-Jean-du-Ruisseau
Saint-Jean-du-Ruisseau
, paroisse de Marçon (72).

En 1640, la commanderie rapportait 2.000 livres sur lesquelles il fallait payer 300 livres pour la desserte, des six chapelles faisant partie des membres de la commanderie, 150 livres pour décimes, 600 livres pour responsions (2).

En 1744, le revenu de la commanderie s'élevait à 3.110 livres.
Le chef-lieu était affermé 1.040 livres Château-du-Loir 450 livres, Rortre et les Ruisseaux 870 livres, Cougners 200 livres, le Temple 350 livres, et le Boulais 200 livres.
1. Cf. De Petigny, Histoire Archéologique du Vendômois, pages 264 et 265.
2. Responsion, redevance annuelle de chaque chevalier de Malte pour la défense de la Terre-Sainte. (Cauvin. Observations sur les commanderies du diocèse du Mans, 1843.)


La commanderie d'Artins était entourée d'une enceinte murée, contigüe au coteau qui contenait l'habitation de la chapelle; cette chapelle, convertie depuis longtemps en grenier à fourrages conservait encore, il y a quelques années, de très curieuses fresques du XIIe siècle. Aux embrasures profondes des trois fenêtres de L'abside, étaient représentés les apôtres en pied deux par deux, dans des niches simulées.

Le Christ, assis sur un trône, entouré de ses anges et des quatre animaux symboliques, occupait tout l'espace au-dessus de la fenêtre centrale.


Commanderie d'Artins
Peintures intérieures de la commanderie, d'après M. Launay


Sur le mur, du côté de l'épitre, étaient peints le sacrifice d'Abraham, la légende de Saint-Nicolas et divers autres sujets. De grands panneaux avec bordures couvraient entièrement le mur méridional de la nef. On y remarquait entre-autres des personnages à cheval, armés de lances et le bouclier au bras; plus loin, une barque sur une mer orageuse. Au milieu, un personnage, les mains jointes, les regards fixés sur un de ses compagnons qui s'est jeté dans les flots pour arracher à la mort un malheureux dont la tête seule apparaît sur l'eau. Ces peintures ont été plusieurs fois reproduites et M. Launay en a publié quelques fragments dans l'Histoire archéologique du Vendômois, par MM. de Pétigny et Launay (Prelière édition, page 264). Depuis, la chapelle a été démolie et remplacée par une maison bâtie sur les mêmes fondations; en la construisant, les ouvriers rencontrèrent de nombreux cercueils de pierre et des squelettes.


Commanderie d'Artins
Peintures intérieures de la commanderie, d'après M. Launay


— Après la suppression des Templiers, le prieuré d'Artins devint une commanderie de l'ordre de Malte, qui a disparu en 1790.
— En 1794, la commanderie fut vendue en deux lots, qui furent achetés par deux personnes différentes.


Commanderie d'Artins
Peintures intérieures de la commanderie, d'après M. Launay


Sur le fronton de la porte de la chapelle, dans une niche au midi, on voyait une statue de bois de saint Jean-Baptiste, qui était de temps immémorial l'objet d'une grande vénération à Artins les habitants affirmaient que sa présence les préservait de la grêle. Le nouveau propriétaire emporta la statue de saint Jean dans une commune voisine et celui qui avait acheté le second lot, jaloux des privilèges de son voisin, alla chercher à Sougé un vieux saint innommé qu'il baptisa saint Jean et le plaça dans l'embrasure d'une de ses fenêtres, mais il ne put hériter de la vénération qu'inspirait l'ancienne statue. Quand on démolit la chapelle, le vrai saint Jean fut placé au pignon d'une grange, où il est encore, continuant de couvrir les idoles de sa protection. Au bas de la commanderie, il y avait une place où se tenait tous les ans, le 24 juin, une foire assez suivie.

— Busloup (Bullotum, Bucellum), commune à 8 kilomètres de Morée et à 15 kilomètres de Vendôme.
— A un kilomètre et au nord-est de Busloup, sur le coteau, on trouve Gros-Chêne, ancienne Maison du Temple, dépendant de celle d'Arville, canton de Mondoubleau, devenue depuis commanderie de Malte.

— Voici la liste des commandeurs d'Artins qui sont cités dans les recueils de l'Ordre:
Dreux (Theobaldus de Drocis, preceptor de Artinis), reçu chevalier en 1316, originaire du pays chartrain; il portait pour armes: « Echiqueté d'or et d'azur. »
— Giroust (Gervaise) et ensuite Giroust (Hamelin), reçu chevalier de Malte en 1352, mort en 1383.
— Bonin (Guillaume de), originaire du Poitou, portait: « De sable à la croix d'argent. » 1388.
— Lecomte (Nicolas), 1416
— Lecomte (Jehan), chevalier en 1450, mort en 1454; il appartenait sans doute à la maison Lecomte de Nonant en Normandie qui porte: « D'azur au chevron d'argent, accompagné en pointe de 3 besans d'or, 2 et 1. »
— Château-Chalon (Jacques de), d'abord en Franche-Comté puis en Touraine (1473-1503); il portait: « D'argent à une bande d'azur, chargée de trois tours crénelées et donjonnées de 3 donjons d'or; avec un lambel de gueules sur le tout. »
— Appelvoisin (Guillaume d'), famille du Poitou, 1470-1471 portait: « De gueules à la herse d'or.
— Boucherie (Mathurin de la), 1506-1526, portait: "D'azur au cerf passant d'or. »
— Lynaine (Bauld de), 1528-1534.
— Audebert (Jean), 1539-1552, sieur de Laubage, du diocèse de Poitiers, portait: « D'or au sautoir d'azur. »
Nuchèze (Louis de), du diocèse de Poitiers; 1567, portait: « De gueules à 9 molettes d'éperon d'argent, 3,3 et 3. »
— Percil ou Percy (Claude de), reçu en 1578, mort en 1609. Il était du diocèse de Tours et portait: « D'hermines à 3 tourteaux d'azur. » On trouve encore: « D'or à un lion d'azur écartelé de gueules à 3 perches (poissons) d'argent en pal. »
— Cambout de Valleron (Jehan), du diocèse de Saint-Brieuc, 1610, portait: « De gueules à 3 fasces échiquetées d'argent et d'azur. »
— Bonnin de la Reigneuse (Jacques), famille du Poitou, 1626-1631, portait: « De sable à la croix d'argent. »
— Perterz du Bouchet (Ambroise), famille d'Anjou (1636), portait: « D'azur semé de larmes d'or, au lion de même, armé, lampassé et couronné de gueules. »
— Breuil de Chasseriou (Jacques du), du diocèse de Maillezays, 1646-1652, qui portait: « D'argent à la croix ancrée de gueules. »
— Laval (François de), alias Robert de Laval-La-Faigne, 1656-1667, portait: « D'or à la croix de gueules chargée de cinq coquilles d'argent, accompagnée de 16 alérions d'azur. »
— Brunetière du Plessis de Gesté (Guy de), famille d'Anjou, 1671, portait: « De sable à trois lions d'argent, lampassés, couronnés d'or; ou encore: D'hermine à trois chevrons de gueules. »
— Barre-Hautepierre (de la), 1678-1687, famille d'Anjou, portait: »D'or à 3 fusées d'azur, mises en fasces, écartelé d'or, fascé d'azur de six pièces. »
— Breuil-Hélion-de-Combes (Benjamin du), famille du Poitou, 1688-1697, portait: « D'argent au lion de sable, couronné, armé et lampassé d'or. »
— Neuchèze (Jean de), chevalier de Malte en 1697, mort en 1728, portait: « De gueules à neuf molettes d'éperon d'argent, 3,3 et 3. »
— Courault de la Roche-Chevreuse (Jacques-César), famille de Touraine (1725), portait: « De sable à la croix alaisée d'argent. »
— Persy (Pierre-Jean-Baptiste de) 1732, portait: « D'argent à trois besans de sable, 2 et 1, accompagnées de 9 mouchetures d'hermine, aussi de sable, 3 en chef, 3 en fasce et 3 en pointe. »
— Villedon de Sansey (Alexis-François) devait être des Villedon de Peireffons, du diocèse de Saintes, qui portent: « D'argent (alias d'or) à trois fasces ondées de gueules. »
— Lingier de Saint-Sulpice (Léon-Hyacinthe), famille du Poitou (1778), portait: « D'argent à une fasce fuselée de gueules de 5 pièces, accompagnée de 8 mouchetures d'hermine de sable, 4 en chef et 4 en pointe. »
— Dauray(Louis-Charles), chevalier de Saint-Poix (1782). Il était probablement des Dauray de Bretagne, qui portent: « Losangé d'or et d'azur. »
Sources: Marquis Achille de Rochambeau. Le Vendômois: Epigraphie et Iconographie. Editeur: H. Champion Paris 1889-1894. Sources numérique Bnf

Biens du Temple et de l'Hôpital dans le Vendômois
Les Templiers ne tardèrent pas à élever leur maison qui existait en 1212, lorsque Regnaut, évêque de Chartres, par des lettres de cette année même, déclara que, comme la forêt de Belle-Lande venait d'être défrichée pour être mise en culture, et qu'on y avait construit une ville, il s'agissait de savoir à qui, du commandeur du Temple ou du Curé d'Epuize, appartiendrait le droit de paroisse. L'évêque décida que, de deux années l'une, ce droit appartiendrait aux Templiers, et l'autre au curé, avec les oblations et les revenus de la cure.

A partir du XVIe siècle, il n'est plus fait mention de Belle-Lande, qui avait été aliéné ou converti en fief. Ce domaine était possédé en 1622, par Simon Binet et autres, à charge de payer chaque année à la Commanderie, 14 deniers de cens, 16 sols de rente et 22 boisseaux d'avoine.

Les Templiers possédaient encore dans le Vendômois, des établissements sur lesquels nous manquons de renseignements, soit parce qu'ils n'ont pas été dévolus aux chevaliers de l'Hôpital, ou que ceux-ci aient jugé à propos de les comprendre dans un prieuré autre que celui du Grand-Prieuré de France.

Au nombre de ces établissements, il faut citer la maison du Temple de Vendôme, dont il est fait mention dans une charte rapportée plus haut. L'abbé Simon, dans son Histoire de Vendôme et de ses environs, fait remonter l'existence de cette maison vers 1150, et en attribue la fondation à Mathilde ou Mahaut, fille unique de Henri Ier, roi d'Angleterre, veuve en premières noces de l'empereur Henri V, et en secondes noces de Geoffroy-le-Bel, fils de Foulques, comte d'Anjou et du Maine.

Cette princesse avait richement doté le Temple de Vendôme. Elle y avait fait construire une église sous l'invocation de saint Jean-Baptiste, dans laquelle elle reçut la sépulture en 1166. Parmi les donations que les Templiers reçurent d'elle, nous citerons les plus importantes: d'abord une terre en dehors de la ville, au lieu dit le Temple, où elle fit élever un hôpital et une église pour les pèlerins qui allaient à Jérusalem, puis la terre et seigneurie du Gué-du-Loir, appelée la Bonne-Aventure, et un domaine assez considérable à Fréteval, à quatre lieues de Vendôme.

En 1223, pour favoriser l'établissement d'un couvent de cordeliers à Vendôme, les Templiers consentirent à abandonner leur maison et se retirèrent dans celle de l'Hôpital, hors de la ville, où ils demeurèrent jusqu'à la suppression de leur ordre.

Cette dernière maison et les biens qui en dépendaient, au lieu de passer alors en la possession des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, furent donnés on ne sait comment, à l'abbaye de Notre-Dame de l'Epeau, nommée de la Pitié de Dieu, et aux frères mineurs de Vendôme (Histoire de Vendôme et de ses environs, par l'abbé Simon. Vol. 3, page 85.)

D'après l'abbé Simon, les Hospitaliers auraient formé trois commanderies, avec les biens laissés dans le Vendômois par l'Ordre du Temple, savoir: la commanderie de Mondoubleau dont nous avons parlé, la commanderie d'Artins et celle de Villavard. Nous ferons observer ici que ces deux dernières commanderies, si elles ont réellement existé, n'ont jamais fait partie du Grand-Prieuré de France, et ont dû être comprises probablement dans le prieuré d'Aquitaine, près duquel elles se trouvaient situées.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Arveyres   (33)
Commanderie d'Arveyres
Département: Gironde, Arrondissement et Canton: Libourne — 33


Hôpital de d'Arveyres
Localisation: Hôpital de d'Arveyres


Dans la paroisse d'Arveyres, qui porte dans presque tous les anciens titres le nom de Saint-Pierre-de-Vaux (Sanctus-Petrus-de-Vallibus), est située la commanderie de Notre-Dame d'Arveyres.
Il ne reste de cette commanderie qu'une grange, une petite tour carrée ayant servie de pigeonnier, et une porte de l'enceinte murée enveloppant jadis tous les bâtiments.
Sur la clef en saillie du centre de cette porte est sculptée une croix de Malte (1).
1. Voir une description de cette commanderie faite, en 1626, par des commissaires chargés de la visiter, par suite d'un procès existant entre le seigneur de Vayres et le commandeur d'Arveyres. (Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Guyenne, par le baron H., de Marquessac, page 251)

Quatre croix servaient de limite aux possessions de la commanderie d'Arveyres, dont la juridiction était complètement enclavée dans celle de Vayres. Ces croix, tantôt de bois, tantôt de pierre, ont été, ainsi que le prouve une grande quantité de titres faisant partie du château de Vayres, plusieurs fois renouvelées ou restaurées: il n'en reste plus qu'une appelée la croix de Barre. Elle est située à l'extrémité sud-ouest de la paroisse de Vayres, à l'embranchement du chemin qui conduit du bour de Vayres à celui d'Arveyres, et d'un autre chemin qui vient du hameau de Pesqueyron. Il ne reste de ce petit monument qu'une grosse pierre carrée unie, sans ornements, sur laquelle est encastrée une seconde pierre ornée de moulures et entourée d'une guirlande de roses. C'est dans ce socle que venait s'emboiter le fût de la croix.
Sur la grosse pierre inférieure, du côté du nord, on lit cette inscription:
PASSANT ARRETE TOY
ET D'UN ACTE DE FOY
RENDS UN DEVOT HOMMAGE A CE
TROPHEE INSIGNE.
ET S'IL NE T'EST PERMIS D'ARR
ESTER EN CE LIEU
POUR SUIVRE TON CHEMIN ARMR
TOY DE SON SIGNE
ET PASSE EN ASSURANCE. ADIEU

Sur l'autre côté du socle, l'inscription est presque effacée: je n'y ai pu lire que ces mots:
HINC.........................HINC
................................E
SVPREMA SALVS
INFAVSTA
J.S. MILLEC.

On trouve des substructions romaines dans ce bourg d'Arveyres. La Palu de cette paroisse est traversée par un chemin appelé le chemin de La Regue: c'est croit-on, une voie romaine ; rien ne prouve le contraire.
Sources: Promenades Archéologiques dans le département de la Gironde, par M Léo Drouyn. Société archéologique de Bordeaux, tome II, page 157, 1e fascicule. — Mars 1875. Bordeaux 1875. — Bnf
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Arzens   (11)
Domus Hospitalis Arzens
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Montréal — 11


Domus Hospitalis Arzens
Domus Hospitalis Arzens


Arzens, commune du canton de Montréal
— Arzincs, 1144 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, commanderie d'Arzens, I, 1)
— Arzincum, 1212 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, commanderie d'Arzens, I, 8)
— Arzens, 1232 (Ibidem, folio 372)
— De Arzinchis, 1339 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, commanderie d'Arzens, I, 18)
— Decimarium S Genesii, 1350 (Archives de la Haute-Garonne, fonds de Malte, commanderie d'Arzens, I, 29)
— Arzencz 1246-1639 (Archives de la commanderie de Nrbonne, Inventaire Rocque III)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de l'Aude, rédigé par L'Abbé Sabarthès. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXII.

Fief de l'Hôpital l'Hort-de-Cat
L'Hort-de-Cat, commune d'Arzens
— Ancien fief de l'Ordre de l'Hôpital ou de Malte.
— Ad Ortum Cat, 1361 (Archives de Haute-Garonne, fond de Malte, Arzens, I, 39)
— Bretrand et Raymond Cat étaient damoiseaux d'Arzens en 1296, (Mah., III, 218)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de l'Aude, rédigé par L'Abbé Sabarthès. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXII.
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Asques   (33)
Domaine de l'Hôpital à Asques
Département: Gironde, Arrondissement: Libourne, Canton: Fronsac — 33


Domaine de l'Hôpital à Asques
Localisation: Domaine de l'Hôpital à Asques


Cette dépendances de la commanderie de Cours étaient considérées, à cause de la grande distance où elles se trouvaient du chef-lieu, comme ne formant qu'un seul membre dont l'administration était confiée au même Hospitalier.

Asques
C'était un établissement de l'Ordre de Saint-Jean, situé sur la Dordogne dans la juridiction de Fronsac et la paroisse de Saint-Romain. Les Hospitaliers, seigneurs hauts justiciers de ce territoire, possédaient, en outre, une chapelle de dévotion sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste.

Au commencement du XVIe siècle, le recteur de Saint-Romain leur contesta la juridiction qu'ils avaient exercée jusque-là; une transaction à l'amiable vint mettre fin à ces débats en 1508 et les chevaliers continuèrent à jouir en paix de
la seigneurie temporelle et spirituelle, « dans les croix et salvetat » du lieu d'Asques.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.
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Aubeterre   (16)
Hospitaliers de Saint-Antoine d'Aubeterre
Département: Charente, Arrondissement: Angoulême, Canton: Aubeterre-sur-Dronne — 16


Saint-Antoine Aubeterre
Localisation: Saint-Antoine Aubeterre


Ce n'est pas à Aubeterre, comme le pensait l'abbé Nanglard, que se trouvait la commanderie ainsi désignée. Celle-ci avait été fondée par les Antonins. L'ordre Hospitalier de Saint-Antoine, dont la fondation remonte à 1070, est l'un des plus anciens. Il avait la charge de soigner les malades atteints de la maladie pestilentielle appelée feu de Saint-Antoine.

A une courte distance de cette localité, dans l'ancienne paroisse Notre-Dame de Mirand, aux confins de la Dordogne. Le village qui s'est formé depuis s'appelle Saint-Antoine en souvenir de cette fondation. Il serait plus exact de donner à la commanderie d'Aubeterre le nom de préceptorerie générale, car c'est sous ce titre qu'elle figure dans de nombreuses chartes. Pas moins de quatorze maisons hospitalières réparties tant en Dordogne qu'en Limousin, relevaient de son obédience, c'est dire son importance. De même que toutes les fondations de cet ordre, celle d'Aubeterre était rattachée à la maison mère de Saint-Antoine en Viennois, dans l'Isère.

A quelle date les Antonins essaimèrent-ils dans notre région — On ne saurait la préciser, mais tout laisse supposer qu'ils y vinrent dès les dernières années du XIe siècle, à l'époque où les expéditions des croisades s'organisèrent.

Puis, Aubeterre étant une étape sur les chemins de Saint-Jacques, il est normal qu'un centre hospitalier ait fonctionné de bonne heure, dans son voisinage. Par mesure d'hygiène, celle-ci étant rigoureusement observée au moyen âge, les maladreries se trouvaient toujours à l'écart des lieux habités.

Les religieux observant la règle de Saint-Augustin (cette règle ne leur fut imposée qu'en 1247, par le pape Innocent IV), avaient édifié la chapelle à proximité de leur hôpital (contrairement à ce qui apparaît en Dordogne où les bâtiments des commanderies sont parfois distants de la chapelle.

Citons les commanderies de Sallebruneau, d'Arsins et de Comberanche. Docteur Dusolier, Bull, de la Société historique et archéologique du Périgord, 1921, p. 10), Chargés de soigner les malades, ils exercèrent leur bienfaisante activité jusque vers 1775, date à laquelle l'ordre de Saint-Antoine fut rattaché à celui de Malte.

A la Révolution, les biens de la commanderie ayant été aliénés, la chapelle disparut dans un incendie quelques années plus tard.

Cet édifice, peu important à l'origine, paraît avoir été transformé et agrandi à la suite des réfections nécessitées par les dévastations qu'il eut à subir au cours des guerres de religion, en 1562, Le marquis de Cumond en donne la description suivante: « Elle formait un carré long, avec deux bas-côtés de même longueur que la nef et terminés au niveau de l'abside par deux hautes tours carrées, surmontées de flèches. La nef et les bas-côtés étaient voûtés en ogives et soutenus par d'élégantes colonnes. »

Parmi les bâtiments conventuels, également refaits au XVIIe siècle, il subsiste la porte d'entrée sur laquelle le tau des Antonins apparaît dans le millésime de 1603.

Cette fondation n'était pas isolée dans la région car, non loin d'Aubeterre, les chevaliers de Saint-Jean possédaient une maison à Combéranche et en occupaient une autre aux Essards. Les raisons ayant motivé la création de ce troisième hospice nous échappent; sans doute reçurent-ils la mission de renforcer le service d'hospitalité dans ce secteur, à une époque où il devait être particuliè rement chargé. Michon ne mentionne pas cette maison parmi nos commanderies, mais l'abbé Nanglard confirme son appartenance à l'ordre de Malte. A la fin du XVIe siècle, ajoute-t-il, elle dépendait de la commanderie de Condac-sur-Vézère, en Dordogne.
Les Templiers en Charente les Commanderies et leurs Chapelles — Charles Daras — S.A.H.C.
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Aure (Vallée d')   (65)
Domaines de l'hôpital dans la vallée d'Aure
Département: Hautes-Pyrénées, Arrondissement: Bagnères-de-Bigorre, Canton: Vielle-Aure — 65


vallée d'Aure
Localisation: vallée d'Aure


Elles consistaient en censés et dîmes dans les villages de Guchen, Gadiac, Agos, Vielhe, Vignac, Tramezaïgues, Soussan, et Aulon, ainsi qu'en une partie de la seigneurie du lieu d'Aragnouet.

Ces possessions unies dès le principe aux hôpitaux de Frontes et Juzet, avaient suivi leurs destinées dans les divers changements qu'ils subirent dans la suite.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.
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Aureilhan   (65)
Domaine de l'Hôpital d'Aureilhan
Département: Hautes-Pyrénées, Arrondissement: Tarbes, Canton: Aureilhan — 65


Hôpital d'Aureilhan
Localisation: Hôpital d'Aureilhan


La haute justice appartient au comte envers qui là communauté à lès mêmes obligations que celles de la Bordères. Le commandeur a la moyenne et basse justice et doit annuellement au comte 7 florins d'or fin, versés entre lés mains du bailli de Tarbes.

Si du haut de leur donjon les commandeurs de la Bordères pouvaient contempler leurs riches domaines, ils furent plus d'une fois troublés dans la paisible possession de leur seigneurie par les habitants, dont le caractère semblait emprunter leur rudesse aux cimes voisines des Pyrénées. Les archives nous montrent les chevaliers occupés sans relâche à maintenir leurs droits contre tes prétentions rivales des seigneurs du voisinage ou contre les tentatives des consuls des petites villes soumises à leur autorité, ils étaient à peine en possession des dépouilles des Templiers, que Commença pour eux cette période de luttes presque incessantes qui ne se termina qu'avec l'existence même de la maison de Bordères. Elle fut inaugurée par une discussion soulevée contre le commandeur Bertrand de Tresbons, par Augier d'Ossun, au sujet du fief de Tachoire, qui avait été donné au Templiers par un membre de la famille de Lavedan en 1234. Le Grand-Prieur, Pierre de L'Ongle, députa deux de ses religieux, Pierre du Gué (de Vado) précepteur de Barraute et Augier de Cassagne pour terminer le différend. Les arbitres décidèrent que le territoire contesté serait donné en bail emphytéotique à Augier d'Ossun, moyennant une censé de 8 livres par an, en réservant pour le commandeur les dîmes, les prémices, les lods et les ventes plus une paire de gants blancs à chaque mutation de seigneur (1324).

Les principaux adversaires des commandeurs étaient leurs voisins les consuls de la ville de Tarbes; la lutte était sans cesse renaissante et nous la voyons même de temps à autre prendre un caractère violent. C'est ce que vient nous apprendre la plainte portée devant le chapitre provincial contre Dominique de Prunet, procureur du commandeur Pierre de Raffin, par Arnaud de Navaille, homme d'armes que l'Hospitalier avait pris à sa solde pour l'aider dans la défense du château de Bordères, n'osant demeurer seul exposé aux attaques des gens de Tarbes. En réclamant le paiement de certains arrérages des sommes qui lui avaient été promises, le capitaine accuse le frère Dominique d'avoir attiré ses adversaires dans un guet-apens, pour les attaquer, pendant qu'ils étaient venus sans défiance traiter avec lui sur la barbacane du fort, et d'avoir fait traîtreusement périr un d'entre eux, sans lui laisser le temps de se reconnaître; accusation dont le religieux n'eut pas de peine à se justifier en prouvant que l'attaque avait été engagée par les gens de Tarbes; nous pouvons juger d'après cela, à quel degré de violence les passions étaient arrivées (1459).

La commanderie de Bordères, érigée en chambre prieurale vers le milieu du XVe siècle, fut rétablie dans son état primitif vers les premières années du siècle suivant. Le chevalier François de Lagarde-Saignes, qui en fut investi le premier après cette modification, profita d'un moment de calme pour réparer à ses frais la chapelle de la commanderie. Au-dessus de la porte de ce monument il fit sculpter son écusson, « d'azur à l'épée d'argent garnie d'or posée en bande »; une banderole contient son nom et l'indication 1515, date de la restauration.

Bientôt après les luttes religieuses vinrent apporter un nouveau ferment de désordres. La commanderie dut être envahie et mise au pillage vers le milieu du XVIe siècle par les huguenots des environs: les meubles, les Joyaux, les armes, les chartes, les divers titres de possession, les instruments et les animaux de travail, tout devint la proie des envahisseurs. Nous trouvons ces détails consignés dans la bulle qu'adressa en 1551 le Pape Paul IV à l'official de Toulouse, dans le but de faire restituer tout ce qui avait été enlevé en cette circonstance à la commanderie et dans la sentence d'excommunication prononcée contre les coupables.

En 1567, le capitaine huguenot, Arnaud Guilhem, la terreur et le fléau des monastères et des abbayes de Bigorre, livra aux flammes et au pillage l'église de Pintac dépendant de la commanderie. Toutefois il semble que ces orages ne furent que passagers, car nous ne voyons pas Bordères figurer dans les réclamations présentées en 1588 par le receveur du Prieuré de Toulouse. Malgré cela la splendeur du Temple de Bordères ne survécut pas à cette lamentable période et les procès verbaux des visites de la commanderie faites immédiatement après, nous montrent les traces encore presque fraîches de ces luttes acharnées, nous promènent des ruines de Bordères à celle d'Aureilhan et nous font voir à Tachoires: « Une vieille masure, où au temps passé souloit estre le chasteau du sieur commandeur et qui est fort ruynée par les guerres civiles des huguenots. »

Après quelques procès soutenus et gagnés par les commandeurs devant le Parlement de Toulouse en 1622 contre les habitants de Bordères qui avaient usurpé le droit de dépaissance dans les bois de Tartas et en 1666 contre les consuls de Tarbes qui prétendaient à l'exercice de la haute juridiction du lieu de Bordères, les archives contiennent une volumineuse liasse où nous trouvons les pièces d'un long débat soutenu par messire Antoine de Boubin Graveson, commandeur de Bordères contre le Prieur de Saint-Orens. Il s'agissait du droit de préséance aux états de Bigorre où ils siégeaient tous deux.
De tout temps le commandeur, que sa qualité de religieux plaçait dans les rangs du clergé, avait marché après l'évêque et les abbés, entre le Prieur de Monvers et celui de Qaint-Orens. Cet contre cet usage que voulut protester ce dernier prétendant: « questant d'esglise il devait d'église il devait avoir le pas sur le commandeur. »
En réponse à ces prétentions, le chevalier revendiqua hautement ses prérogatives religieuses et répondit à son adversaire: « qu'estant un ancien chevalier profez et religieux d'un ordre, qui est institué pour la défense de la foi et l'église de Dieu, pour laquelle il a souvent exposé sa vie, il est mieux d'esglize que ledict Prieur qui n'est pas prestre. »
L'affaire fut soumise aux Etats qui en 1648: « pour ne pas rompre l'ordre et la pais, dont doit naître une union si nécessaire au service du roy et au bien publicq, prièrent les deux compétiteurs de rouler alternativement dans le rang qu'ils contestoient, de telle ce sorte que l'un précédera un jour, et l'autre un autre, sans préjudice de leurs droits. »
Cette grave question traîna encore pendant de longues années jusqu'à la décision définitive rendue par les Etats en 1680 et qui donna gain de cause au commandeur.
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)
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Auxerre   (89)
Maisons de l'Hôpital à Auxerre
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre (Chef-lieu), Canton: Chef-lieu de cantons — 89


Maisons de l'Hôpital à Auxerre
Localisation: Maisons de l'Hôpital à Auxerre


L'hôtel de la commanderie était situé à Auxerre, dans la rue du Temple, près de la porte de ce nom. Il y avait une chapelle où l'on disait encore, au siècle dernier, une messe les dimanches et fêtes. Les Hospitaliers possédaient encore à Auxerre une maison, qui était connue sous le nom du Petit-Hôtel de Malte, située dans la rue de l'ancien Jeu-de-Paume. Ils avaient aux environs de la ville des vignes que Pierre de Bethisy, prévôt d'Amiens, et Lucienne, sa femme, avaient données à la sainte maison du Temple, par leurs lettres du mois de mars de l'année 1208.

D'autres vignes avec une maison et un pressoir, près de l'église de Saint-Gervais, avaient été cédées en 1256, par un sieur du Val et Elnise, sa femme, à frère Guillaume, commandeur du Temple du Saulce, qui possédait en outre des cens sur des maisons dans la ville, situées entre la maison du chevalier Colin de Chatillon et la porte des Kalendes de Mai, « et portam de Kalendis Maii », cens qui avaient été achetés des chevaliers Hugues d'Auxerre et Hugues de Fresnes, ainsi qu'il est constaté par une charte de Guy, comte de Nevers et de Foretz, du mois de juin 1239.

On voit d'après un terrier de 1648, que la censive de la commanderie s'étendait dans la ville et finage d'Auxerre, « depuis le coin de la grande rue de la Feverie; et l'autre rue, dudit coin montant à l'église, en allant tout à bas les pilliers et grande place de ladite Feverie, poursuivant jusqu'à un poncelot et conduict des eaues qui viennent du costé de la porte d'Esgleny, revenant depuis ledit conduict sous les pilliers de pierres de ladite Feverie, tournant au coin de la maison aux héritiers Etienne Thevenaux, et finissant à la sortie dudit conduict qui entre au-dessus de la croix de pierre en la grande rue Saint Siméon; »

« Plus sur les maisons et jardins assis depuis la maison seigneuriale du Saulce jusques au coin de la rue Saint Anthoine, la Haute et Basse Perrière, mesure le grand cimetière de Mont Tartré, revenant et passant la rue qui avalle à l'église Saint Mamert, depuis la maison où pend pour enseigne: la Petite Magdelaine, traversant par derrière à une aullre rue qui avalle de l'église Saint Eusèbe aux Jacobins, et jusques à l'esglise dudit Saint Mamert; »

« Plus sur tout le finage des vignes et terres au lieu dit Bechereau, sur celles de Bouffault, des Mergers et, de Gratery. »

Le Livre-Vert nous donne le revenu de la maison d'Auxerre, comme s'élevant en 1373, à 449 livres, et ses charges à 433 livres. Le Commandeur résidait alors à Auxerre, parce qu'il y trouvait, à cause de la guerre, plus de sécurité qu'au Saulce. Le personnel et la dépense de sa maison sont ainsi constatés: « Pour les despens et vivres de bouche du Commandeur, de deux chappelains: l'un donné, l'autre séculier, d'un donné séculier, d'un clerc, d'un varlet, d'un charretier qui font VII personnes, VI livres XX sols. »

A la fin du XVe siècle, le commandeur de Bornel se plaignait du mauvais état de la maison d'Auxerre qui était très-vieille, et où il se trouvait très-mal logé. Son successeur, Jacques de Bourbon, la tira de ses ruines, en la faisant rebâtir en grande partie.

Cette maison fut louée plus tard. La ville d'Auxerre la prit à bail en 1721, pour y loger le marquis de Lambert, gouverneur de la ville.

En 1777, le loyer de l'hôtel de la commanderie était de 100 livres; et le revenu des autres possessions de l'Hôpital dans la ville et aux environs, s'élevait à la même époque, à 962 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Commandeurs du Saulce et d'Auxerre
1314. Fr. Simon de Compiegne.
1335. Le chevalier Claude d'Ancienville.
1345. Le chev. Jacques de la Deverne.
1353. Le chev. Jean d'Atichy.
1362. Le chev. Jean de Calais.
1387. Le chev. Jehan le Charron.
1391. Frère Thibault Prevost.
1407. Le chev. Hugues de Cromary.
1434. Le chev. Pierre de Celsoy.
1456. Le chev. Jean de Chailly.
1482. Le chev. Antoine de Bornelle, alias Bournel.
1517. Le chev. Jacques de Bourbon.
1520. Le chev. Claude d'Ancienville.
1537. Le chev. Guillaume du Fay.
1548. Le chev. Jehan Daiz.
1568. Le chev. Jean David.
1599. Le chev. Claude de Louvet.
1612. Le chev. Charles le Picart.
1627. Le chev. Jean Lecomte de Nonant.
1644. Le chev. Edouard de Thumery-Boissise.
1657. Le chev. Antoine de Conflans.
1671. Le chev. Pierre de Culan.
1683. Le chev. Jacques de Fouillet d'Escrainville.
1704. Le chev. Dannet des Maretz.
1711. Le chev. Louis de Froullay.
1720. Le chev. Robert Antoine de Franquetot.
1728. Le chev. Paul Roger de la Luzerne de Beuzeville.
1731. Le chev. Antoine Lefebvre de La Malmaison.
1737. Le chev. François de Brenne de Montjay.
1749. Le chev. Louis-Jacques de la Cour.
1755. Le chev. Casimir de Rogres de Champignelles.
1767. Le chev. Jean-Charles-Louis de Mesgregny de Villebertin.
1782. Le chev. Auguste-Louis de Maillard.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France — Eugène Mannier — Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Auzits   (12)
Commanderie de l'Hôpital d'Auzits
Département: Aveyron, Arrondissement: Rodez, Canton: Rignac — 12


Commanderie d'Auzits
Localisation: Commanderie de l'Hôpital d'Auzits


Ancienne commanderie de l'Ordre de Saint-Jean. Vers la fin du XIIe siècle, Baudoin de Lugan donna à l'hôpital de Jérusalem et à la maison d'Ausitz tous ses droits sur la ville de Lugan (12). Depuis cette époque, les commandeurs ayant établi leur résidence habituelle sur ce dernier point, cette circonscription fut en général désignée sous le nom de commanderie de Lugan.

On lit dans les annales de Villefranche (Villefranche-de-Rouergue) qu'en 1250, Vivian, évêque de Rodez, donna au commandeur d'Ausitz (12) les fiefs d'Alteserre, Rulhe (12) et Lugan (12), en échange de ceux de Veuzac (12) et de Cabanes (Cabanes, La Bastide l'Evêque 12), près de Morlhon-le-Haut (12).

1255. Transaction entre le commandeur d'Ausitz et le Prieur de Bournazel, au sujet des dîmes du mas de Roselargue et de Bormonet.

1261. Accord entre le commandeur d'Ausitz et les quatre frères Bernard, Imbert, Arnaud et Raymond de Mirabel, damoiseaux, au sujet de la possession du mas de Vignac. Ces derniers renoncent à leurs prétentions moyennant 300 sols rodanais, payés par les Hospitaliers.

1308. Transaction entre le commandeur et les habitants d'Ausitz pour régler le casuel du curé. Pour les enterrements les droits se montaient à 10 sols rodanais, si le défunt était un chef de famille, et à 5 sols, dans le cas contraire. Si le défunt était noble de père ou de mère, le commandeur aura le droit de choisir dans sa garde-robe son meilleur habit. Le prêtre aura droit pour les mariages à recevoir les arres et les ablations accoutumées et à aller prendre part, avec son clerc, au dîner et au souper de noces.

1454. Echange entre le commandeur P. de Montlezun, Grand-Prieur de Toulouse, et noble Raymond d'Aldoyn, cosseigneur d'Ausitz. Ce dernier cède à l'Ordre de Saint-Jean une rente de 3 setiers de blé qu'il percevait à Lugan, et en reçoit une maison dans le fort de Lugan.

1705. Jugement des requêtes obtenu par le commandeur d'Espalion et condamnant les habitants d'Ausitz à réparer la nef de leur église.

Liste des Commandeurs d'Ausitz et Lugan.
1180. Austorg.
1234. Raymond.
1272. Bernard Peyre.
1283-1299. Pierre de Raymond
1343. Raymond d'Olargues.
1315. Bernard d'Auriac.
1418. Berenger d'Alon.
1420. Durand de Maliane.
1424-1450. Pierre de Montlezun.
1479. Jean de Castelnau.
1499. Durand de Patras.
1572. Jean de Montaigut-Frogières.
1582. Joachim de Montaigut-Fromigières.
1617-1623. Jules de Montmorency.
1639-1667. Annibal de Castelanne-d'Aluys.
1693. Gauthier d'Eyguine.
1678. Jean-Jacques de Verdelin.
1723. Jean Pons de Vissec-Latude-Ganges.
1742. Chevalier de Sabran-Pontevès.
1751-1752. René de Léaumont.
1763. Antoine Apollinaire de Moreton-Chabrillant.
1783-1789. Louis-Charles-Régis de Coriolis-Espinouse.
Sources: Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)
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Avignonet-Lauragais   (31)
Commanderie d'Avignonet-Lauragais
Département: Haute-Garonne, Arrondissement: Toulouse, Canton: Villefranche-de-Lauragais — 31


Commanderie d'Avignonet-Lauragais
Localisation: Commanderie d'Avignonet-Lauragais


Le 6 septembre de l'année 1177, Sicard de Laurac, Titburge, sa femme, et leurs enfants, Sicard, Guillaume, Pierre et Guilabert, ainsi que Hugues de Montferrand, donnèrent à Alfarit, Commandeur de Puysuiran, le dîmaire de Gaulegrand, situé près d'Avignonet « à condition pour le commandeur d'entretenir à perpétuité dans la maison de Puysuiran, un prêtre qui dira tous les jours la messe pour la rédemption des péchés des donateurs. »

Bien que figurant dans cette charte, Sicard, Guillaume et Pierre de Laurac ne respectèrent pas la donation paternelle et s'emparèrent de Gaulegrand par la violence. C'est ce que nous apprend la restitution qu'ils en firent, en 1191, à Guillaume de Montégut, Commandeur de Puysuiran. Nous ne trouvons à noter dans la suite des archives de ce membre que la transaction conclue entre le chevalier Aymeric de Thurey et les consuls Avignonet, au sujet de la dîme du pastel; « pour chaque ceterée, mesure de Toulouse, il était dû au commandeur 2 sols toisas. » (1316).
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse — Toulouse — 1883.

Commanderie d'Avignonet
Siège d'une commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem — dite de Puysubran — le terroir de l'actuel Pexiora fut exploité au XIIe siècle par une paysannerie largement soumise au servage, au cours du XIIIe siècle cette condition servile disparut peu à peu. Dès le début du XIVe siècle se marque une diversification des cultures accompagnée d'un phénomène de parcellisation. L'habitat groupé demeurant prépondérant à toutes les époques.
Sources: Les hommes et la terre dans une commanderie du Lauragais: Puysubran (Pexiora) du XII au début du XVI siècle in Paysages, habitat et vie rurale dans le Languedoc médiéval. Privat, Toulouse, France (1889) Inst-Cnrs
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