Les études hospitalières

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« Devant le beffroi, » dit Vaultier (1598), « l'église de Saint-Jean qui était une commanderie dépendante de l'ordre Saint-Jean de Jérusalem et possédait une belle ferme à Lagny-le-Sec et autres revenus, etc. »L'établissement à Senlis de ces religieux-soldats remontait à 1170. Des dates postérieures indiqueront la situation que le Temple a toujours occupée à Senlis : 1290. « Domus hospitalis Sancti Johannis Jerosolimitani ante befredum civitatis Silvanectensis, maison « hospitalière de Saint-Jean de Jérusalem devant le beffroi de « la cité »
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L'an 1742, Messire Sextius-Ange de Ricard, chevalier Bailly grand-croix de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Castelsarrasin, Lavilledieu et autres membres en dépendant, pour satisfaire aux statuts de son ordre et aux décrets du Chapitre général, après requête présentée à M. le Sénéchal de Toulouse fit procéder à l'arpentage de tous les domaines lui appartenant.
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La découverte récente et toute fortuite de sépultures à Lannouée, en Yvignac, attire l'attention sur cette commanderie qui eut longtemps un certain renom dans l'histoire de Bretagne.
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Le château qui servait autrefois de chef-lieu à la commanderie de Rayssac existe encore, et se trouve situé au sud-est et à cinq ou six kilomètres d'Albi. Lorsqu'on vient de cette ville, on arrive à Rayssac en contournant le puy ou mamelon du Roc, qui forme de ce côté le flanc gauche de la vallée du Tarn. De l'endroit où s'élève le vieux manoir des Hospitaliers on n'aperçoit plus la silhouette d'Albi, masquée par la masse du mamelon, et on n'entend plus ni les bruits de la ville ni ceux de la plaine. C'est un site solitaire, où la vue, resserrée entre les pentes des coteaux voisins, ne jouit guère de quelques échappées que du côté du levant ; un site qui respire le calme de la nature champêtre, et qui, en favorisant le recueillement et la prière, ne pouvait que plaire à une communauté religieuse.
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La question de l'établissement en Avignon des Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem est assez obscure. Voici cependant un document authentique qui peut servir de point de départ.
Au mois de juillet 1199, intervint un accord entre l'église de Notre-Dame des Doms et les Hospitaliers de Saint-Jean. L'évêque Rostang, avec l'assentiment de ses chanoines, concéda à Garsias de Liza, grand-maître de l'ordre, à Raymond d'Aiguille, prieur de Saint-Gilles et aux autres frères de l'Hùpital, la faculté de construire une église et d'établir un cimetière à eux dans la cité d'Avignon, c'est-à-dire à l'intérieur des anciens remparts, dans une propriété du chevalier Brocardus ou dans tout autre endroit, dans la ville ou hors la ville, qui leur serait le plus agréable.
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Avant l'arrivée des Croisés dans la Palestine, il existait à Jérusalem une maison religieuse qui portait le nom d'Hôpital Saint-Jean. C'était une maison d'hommes pieux qui donnaient leurs soins aux pèlerins malades venus d'Europe. Après la prise de Jérusalem, plusieurs seigneurs, touchés des vertus que l'on pratiquait dans cette maison, prirent l'habit des Hospitaliers (c'était le nom que l'on donnait aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem) et fondèrent des établissements en Europe.
Les princes dotèrent de riches présents dans leurs Etats cet ordre qui, par ses statuts, fut, comme celui des Templiers, un ordre militaire. Après l'abolition de l'ordre du Temple, les Hospitaliers recueillirent une grande partie de ses biens. A la différence de celui des Templiers, l'ordre des Hospitaliers sut se conserver pur.
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Ce qui semble essentiel dans le passé de Maisonnisses, c'est qu'ancien établissement du Temple, il fut ensuite une Commanderie de l'Ordre de Malte, qui avait le patronage de l'église.
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L'ouvrage intitulé : Ordre de Malte. Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, par M. A. Du Bourg (Toulouse 1883), contient à la page 143, un court chapitre 10 intitulé : Saint-Girons - Audinat (sic) - Sallan (sic) et ainsi conçu : « Les archives nous faisant complètement défaut, pour ces différentes possessions de l'Ordre dans la partie montagneuse de l'Ariège, nous ne pouvons que les mentionner ici ; elles devaient constituer primitivement une petite commanderie réunie dans la suite à cause de son peu d'importance à celle de Caignac. Notre-Dame de Sallan (lire: Salau), qui en dépendait et qui même lui avait donné son nom, était une chapelle bâtie dans les régions les plus abruptes des Pyrénées ».
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La Langue d'Auvergne, c'est de cette dernière que dépendait la Commanderie de Genevois, lorsqu'on 1773, son grand Bailli, résidant à Lyon, procéda au regroupement de ses biens et de ses archives. Dans un souci d'économie, il ordonne que soient détruites les chapelles des différents membres de Compesières, « trop dispendieuses à entretenir », dit-il. Il charge son fermier général, le sieur Charles de Montfalcon, d'effectuer ce travail. Alors s'élèvent de fortes protestations en Savoie, et en 1779, l'un des fermiers, celui du membre de l'Hôpital de Droise, près de Grésy-sur-Aix, se révolte.
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Le prieuré d'Auvergne de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem s'étendait, d'ouest en est, au-delà de l'Auvergne proprement dite, grosso modo du Limousin au Simplon. Une importante commanderie, celle du Genevois dont le siège était à Compesières, couvrait une notable partie de la Haute-Savoie et du canton de Genève. Parmi les « membres » de cet établissement, se trouvait Moussy, aujourd'hui petit hameau sur la commune de Cornier. Siège d'un des domaines agricoles dépendant de Compesières, Moussy possédait une chapelle, dont les descriptions lors des visites des membres de l'ordre inspectant les établissements à partir du XVIe siècle, confirment sa dévolution au culte, bien qu'à la fin de l'Ancien Régime certains membres de l'ordre de Malte aient songé à la supprimer. Il n'en fut heureusement rien. Etude réalisée par M. Jean-Bernard de Vaivre.
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En étudiant l'histoire des temps passés, il est impossible de ne pas se sentir attiré par un sentiment de sympathique curiosité vers le moyen-âge, et surtout vers ce XIIe siècle en qui il semble se résumer tout entier. C'est qu'on y sent la vie palpiter de toutes parts, sous son écorce encore rude et presque barbare, poussant les peuples dans ces entreprises follement héroïques, auxquelles notre époque, toute positive qu'elle soit, ne peut refuser son admiration. La foi vive de cette époque ne se contentait plus de bâtir des églises ou de peupler des cloîtres; il lui fallait des modes de manifestation plus actifs et plus énergiques. Le besoin de locomotion, qui avait jadis entraîné les hordes barbares vers l'empire Romain, semblait se réveiller de nouveau et allait ramener les peuples de l'Occident vers leur antique berceau, avec une impulsion d'autant plus grande, qu'à cette force inconnue venait s'ajouter l'élan des sentiments religieux, arrivés alors à leur efflorescence la plus pure et la plus vivace. Aussi à peine un appel à la guerre sainte est-il parti du haut de la chaire de Saint-Pierre, que les peuples se soulèvent en masse, et se jettent sur les chemins inconnus pour courir à la délivrance de Jérusalem.
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Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ne furent pas établis à Reims tant que subsista la milice du Temple, mais ils avaient dès cette époque de très-importants domaines dans le diocèse, c'est-à-dire les commanderies de Crilly, de Saint-Jean de Rametz, de Grandchamp et de Sainte-Croix.

Nous avons peu trouvé de titres relatifs aux possessions rémoises : nous citerons seulement:
1º don de 32 sols de surcens fait sur sa maison, par Agnès, veuve de Raoul de Bazoches, et d'un étal à la Poissonnerie, à charge de célébrer solennellement son obit (mars 1421).
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Mise en ligne d'une étude réalisée par M. Moyse Gérard, sur les inspections des commanderies de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Franche-Comté et plus particulièrement dans le diocèse de Besançon.

Je n'ai fait apparaitre pour le moment que les dites Commanderies, Maisons ou Granges cités dans l'étude.

Cette étude est visible dans son ensemble sur le site Internet de Percée    
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L'étude que l'abbé Guillaume vient de faire paraître éclaire d'un jour nouveau les origines de la commanderie de Gap. Elle a pour base un rouleau du XII siècle contenant l'analyse de donations faites à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à cette époque et concernant Gap. C'est là le véritable intérêt du travail de notre honorable collègue ; la question de l'origine des chevaliers de Malte, loin de faire l'objet principal de cette étude comme on pourrait le penser d'après le titre même, n'y est l'occasion d'aucun élément nouveau qui serve à résoudre le problème, sauf peut-être un point spécial sur lequel nous nous proposons d'insister.
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On pourrait penser qu'il n'est rien de plus facile que de répondre à une première question sur les origines de l'implantation, dans le diocèse de Saintes, des ordres militaires : chronologie et localisation des fondations, poids respectif de l'ordre du Temple et de l'ordre de l'Hôpital, organisation des deux ordres, jusqu'au procès qui aboutit, au début du XIVe siècle, à la suppression du Temple et au rattachement de ses maisons à l'Hôpital. Nous disposons, en effet, pour cette période, d'importantes compilations et éditions de documents. De 1894 à 1906 Delaville Le Roulx a publié, en quatre forts volumes, environ 5 000 documents constituant un Cartulaire général des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1100-1310). Dès 1841-1851 était paru, sous le nom de Jules Michelet, l'édition du Procès des Templiers, qui permit à Trudon des Ormes de dresser une liste des maisons du Temple.
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Son origine nous est inconnue par suite d'un incendie survenu dans les dernières années du XVe siècle. La commanderie, ou salle, dans laquelle les commandeurs et, en leur absence, leurs procureurs, faisaient leur demeure, fut brûlée, « tellement que ne se garda rien sauf les murailles en tout gastées ; les coffres dans lesquels estoient les documents et papiers de la Religion, comme estoient reconnaissances, lièves et autres seignements et actes et titres avec le demeurant, tout fut bruslé tellement que ne demeura rien »
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Dans le cours de ses savantes études sur le Velay, notre confrère M. Chassaing ne pouvait négliger les deux grands ordres de chevalerie qui ont eu tant d'éclat et ont rendu tant de services à la chrétienté durant le moyen âge. Pour faire suite au Cartulaire des Templiers paru eu 1882, il nous donne aujourd'hui, en un beau volume correctement et élégamment imprimé, celui des Hospitaliers.

On sait combien sont rares les documents relatifs aux premiers temps de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
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Deux membres de la commanderie Hospitalière de Devesset en Haut-Vivarais et leurs chapelles
Sainte-Epine de Tournon et Saint-Georges d'Annonay

Les ordres militaires, dans le sud-est de la France, bénéficient d'un grand intérêt depuis plusieurs années. Parmi eux, l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et l'ordre du Temple font l'objet de nombreuses publications en raison de la densité de leurs établissements. Le Vivarais, province épousant l'actuel département de l'Ardèche, n'est pas une région dans laquelle les Templiers et les Hospitaliers se sont fortement implantés. Toutefois, c'est dans le Bas-Vivarais que se concentre le plus grand nombre de commanderies créées par les ordres. Quant au Haut-Vivarais, une unique maison hospitalière, dont la commanderie-chef était Devesset, se constitua sur son territoire. Le bailliage de Devesset s'étendait jusque dans les diocèses du Puy et de Viviers, dans lesquels il possédait principalement des granges, mais les nombreux membres et annexes qui lui étaient rattachés étaient surtout installés dans l'actuel département de la Loire. La commanderie de Devesset possédait deux membres en Ardèche : Sainte-Epine de Tournon et Saint-Georges d'Annonay.
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