Généalogie des Maîtres

Généalogies des Grands Maitres

Gérard. Vers 1100 — mort 3 septembre 1120
Il ne semble pas contestable que Gérard fût à Jérusalem au moment de l'arrivée des croisés. Guillaume de Tyr (1) et l'auteur de l'Exordium (2) l'affirment ; mais, voulût-on suspecter leur témoignage comme partial, on constaterait la même affirmation dans la liste des grands-maîtres dressée par les historiographes officiels de l'Ordre, et entachée de partialité en sens contraire (3).

Si la légende des origines fabuleuses de l'Hôpital (Miracula) attribue à Gérard, pendant le siège de Jérusalem, un miracle qu'il n'y a pas lieu d'accepter, le fait historique qui sert de base à ce récit merveilleux n'en subsiste pas moins, c'est-à-dire la présence de Gérard dans la ville et le rôle, fort utile aux Chrétiens, qu'il joua en leur ménageant des intelligences dans la place. Paoli, intéressé, comme nous l'avons établi plus haut, à nier l'existence de l'Hôpital antérieurement à 1099, devait chercher à nier également l'intervention de Gérard; il n'a pu qu'invoquer en faveur de sa thèse le danger qu'aurait couru, de la part des Musulmans, un chrétien latin enfermé dans Jérusalem ; son raisonnement, hypothétique et conjectural, s'écroule devant l'ensemble des témoignages qui l'infirment (4).
Nous ne savons presque rien sur Gérard ; la renommée dont il a joui et la sainteté de sa vie ont, il est vrai, donné naissance à de nombreux travaux historiques (5), mais ceux-ci ne contiennent que fort peu de renseignements précis.

A quelle classe sociale appartenait-il ? Les uns en ont fait un artisan, un évêque, ou un ermite de saint Augustin. D'autres, plus nombreux, ont voulu qu'il fût un laïque, frère oblat ou donat de S. Marie Latine, affilié à la règle de saint Benoît. Cette dernière opinion est la plus répandue; elle a pour elle la vraisemblance, et semble la plus plausible (6).

On n'est pas mieux instruit de sa patrie et de sa famille. Les historiens français l'ont fait naître en Provence (7) ; ils appuient leur conjecture sur le fait que, si, dans la division ultérieure des langues de l'Ordre, on assigna le premier rang à celle de Provence, cette prééminence fut établie en faveur de celle qui avait eu l'honneur de fournir le premier grand-maître. Un pareil raisonnement n'a qu'une valeur de sentiment. Nous verrons plus loin que S. Gilles et la Provence furent le siège des premières possessions des Hospitaliers en Occident, et que ce fait explique chronologiquement, et d'une façon tout à fait naturelle et suffisante, la place occupée en tête des langues par la langue de Provence. Gomme famille, on a rattaché Gérard à la famille de S. Didier, mais sans preuves, et à la famille de Turc ou Tune. Pour justifier cette dernière hypothèse, Paoli suppose qu'une confusion a pu s'établir entre un Jean Turc, administrateur des maisons de l'Hôpital en France en 1130 (8), et notre Gérard. Il admet qu'entre G. Turc et G. Tunc l'erreur était possible. Mais il oublie que, si au moyen âge on avait l'habitude d'abréger les prénoms par leur première lettre, jamais l'initiale G n'aurait pu désigner, en français aussi bien qu'en latin, le prénom Jean ; que G n'est l'abréviation de Giovanni qu'en italien, et que l'italien n'a rien à voir ici (9). L'explication est beaucoup plus simple. Un copiste, rencontrant dans un texte les mots « Gerardus tunc......., », aura fait de cet adverbe un nom de famille, et créé de la sorte un faux état civil au premier maître de l'Hôpital. Faute d'avoir soupçonné cette involontaire erreur, un savant français (10) a réuni un ensemble d'ingénieuses observations en faveur de l'origine provençale de Gérard. Il a remarqué qu'autour de Gap se retrouvent les noms des premiers grands-maîtres : du Puy-Montbrun (Drôme) et Comps (Drôme), et des contemporains de Gérard : Pierre de Lemps (Drôme) et Léon Ferrencus (nom porté, en 1089, par un tenancier d'un mas sis à Chorges près de Gap). En ce qui concerne Gérard lui-même, il a signalé un seigneur appelé Augo Teuc (ou Tinctus d'après le cartulaire de S. Victor de Marseille), et parmi les donateurs cités dans un diplôme de Terre Sainte en 1110 (11) un chevalier Guillaume de Tenches (qu'il identifie avec Tanques, Hautes-Alpes, canton Tallard, commune Jarjayes). Toutes ces hypothèses s'évanouissent devant le fait brutal d'une erreur de copiste.

Paoli, à son tour, a proposé une origine toute différente. Il identifie avec le grand-maître de l'Hôpital un certain Gérard, qui, au témoignage d'Albert d'Aix, fut martyrisé à Arsur, et que nous savons avoir appartenu à la famille des comtes de Hainaut, et avoir été fils du seigneur de Leuze et châtelain d'Avesnes (12). Une pareille hypothèse, quelque habileté que l'auteur ait mise à la défendre, n'est pas soutenable (13) ; sans la discuter complètement, il suffit, pour l'infirmer, de remarquer que Gérard d'Avesnes mourut en 1102 (14), tandis que le grand-maître Gérard vécut jusqu'en 1120.

L'origine amalfitaine de Gérard est plus probable. Les auteurs qui le disaient originaire de Scala, près d'Amalfi, n'avaient, pour soutenir leur opinion, émis qu'un argument de vraisemblance. La fréquence des rapports commerciaux entre la Terre Sainte et Amalfi, disaient-ils, et la présence dans les armoiries d'Amalfi de la croix à huit pointes, qui figure aussi dans celles des Hospitaliers, et qui n'est pas commune en blason, rendent possible cette origine (15). Mais un érudit amalfitain (16) a récemment jeté dans le débat deux textes, qui, si Ton en admet la valeur, seraient appelés à peser d'un poids considérable dans la balance. Ce sont deux procès-verbaux, constatant : que, le 15 septembre 1680 et le 11 avril 1705, existait à Scala, sur la place publique, un ancien portrait du B. Gérard, vêtu de l'habit bénédictin, brandissant de la main droite une épée nue et tenant de la gauche un bouclier chargé de la croix blanche de l'Ordre; qu'en haut étaient figurés deux blasons, à droite celui de l'Ordre (croix blanche), à gauche celui du royaume de Jérusalem (d'argent, à une croix de gueules, cantonnée de quatre croix de même), et qu'enfin au dessus des armoiries une inscription relatait que les nobles d'Amalfi avaient fondé en 1020 à Jérusalem l'ordre de l'Hôpital, appelé depuis de Malte, dont le B. Gérard, de Scala, avait été le fondateur et le premier grand-maître. Ces constatations notariées, rédigées à la requête de divers membres de la famille Sasso, devaient appuyer les prétentions de celle-ci à descendre du grand-maître Gérard.

L'examen de ces deux textes soulève assurément d'assez nombreuses objections. La première réside dans la date de la fondation amalfitaine, qui n'est certainement pas de 1020 (peut-être faudrait-il lire 1060, la lecture de MXX pour MLX « 'expliquant assez facilement); la seconde, tirée de l'ignorance dans laquelle nous sommes du bien fondé, ou au moins de la vraisemblance, des prétentions des Sasso à se réclamer du grand-maître Gérard, éveille notre défiance. Nous aimerions à savoir de quelle époque pouvait être cette représentation figurée. Si nous en croyons l'inscription qui parle de l'ordre de Malte, elle serait postérieure à l'établissement des chevaliers dans cette île, c'est-à-dire à 1530. Mais l'inscription peut avoir été ajoutée postérieurement à la confection du portrait. Il se peut aussi que celui-ci ait été exécuté à une époque relativement récente, pour satisfaire une vanité de clocher et perpétuer une tradition locale. En sens contraire, le maintien du costume bénédictin, s'il ne provient ni d'une erreur d'interprétation de l'habit conventuel noir des Hospitaliers, ni du désir des habitants de Scala de rattacher Gérard aux Bénédictins envoyés d'Amalfi en Terre Sainte, milite en faveur d'une représentation ancienne, puisque nous savons combien l'Hôpital était intéressé à faire disparaître les traces de son origine bénédictine. D'un autre côté, il semble étrange que Marulli (17), qui habitait Naples et dont l'ouvrage parut en 1636, n'ait pas connu cette peinture, placée en plein air sur la place publique de Scala, et que les attaches de Gérard avec Amalfi ne lui aient été révélées, comme il le dit, que par un manuscrit, et non par ce portrait. Toutes ces considérations se réunissent pour rendre suspecte l'authenticité de ces procès-verbaux; l'appui qù'ils semblaient devoir apporter à l'origine amalfitaine de Gérard s^évanouit devant les doutes qu'ils soulèvent; les présomptions émises anciennement en faveur de cette origine subsistent seules.

Nous avons exposé plus haut le rôle joué par Gérard à l'entrée des croisés à Jérusalem; nous croyons que, quand les Chrétiens s'y furent établis, il continua à leur rendre les services charitables qu'il avait rendus aux pèlerins avant la conquête, et qu'autour de lui se groupa un noyau d'hommes qui associèrent leurs dévouements au sien pour soigner les malades et exercer envers eux les oeuvres d'assistance et de miséricorde. Aux éléments dont Gérard disposait avant la croisade s'adjoignirent de nouvelles recrues, dont le zèle charitable ne se contenta plus de la modeste et pauvre communauté que dirigeait Gérard. Sous leur impulsion, l'hospitalité se réorganisa et se développa; les compagnons de Gérard se rendirent indépendants de l'obédience bénédictine, à laquelle ils s'étaient jusqu'alors rattachés, et, sous le nom d'Hospitaliers, constituèrent un ordre religieux, ayant une vie propre, un patron, une église et un hospice.

Gérard, chef incontesté de Tordre nouveau, apparaît, pendant les vingt premières années du XIIe siècle, dans un grand nombre d'actes, d'origine et de provenances fort différentes, qui ne laissent aucun doute, malgré la diversité des titres par lesquels ils le désignent (hospitalarius, servus Ospitalis sancte Jérusalem, pater ipsius domus, prior, servus et minister Hospitalis, institutor ac prepositus Hierosolymitani xenodochii, fidelis elemosinarius qui preest Jerosolimitano hospicio, Dei servus et procurator pauperum Christi), sur les fonctions dont il était investi (18).

Le dernier acte de date certaine qui le mentionne est du 19 juin 1119 (19); au témoignage de Foucher de Chartres, qui rapporte son épitaphe, il mourut le 3 septembre 1120. La chronique de S. Maixent (21) place également à l'année 1120 (20) la mort de Gérard. Rien n'autorise donc à suspecter l'exactitude de cette date.

Les restes de Gérard ont été conservés à Manosque pendant tout le moyen-âge jusqu'à la Révolution. Ils étaient déjà à Manosque dès 1283, probablement transférés de Terre Sainte en Provence par les Hospitaliers à la veille de la catastrophe dont ils prévoyaient l'imminence (22). Nous les retrouvons mentionnées en 1400, 1427 et 1486 dans les registres des délibérations municipales de cette localité (23), et nous savons que la Révolution les détruisit; deux parcelles seulement furent sauvées et restèrent à Manosque ; l'humérus et une vertèbre, cédés, le 20 novembre 1727, à l'église de Martigues par le commandeur de Manosque, subsistent encore dans cette ville (24).

Une tradition universelle a béatifié Gérard, et c'est avec l'auréole de la sainteté que son souvenir nous est parvenu. Les preuves absolues de la canonisation de Gérard manquent, il est vrai; mais le culte séculaire dont il fut l'objet pendant tout le moyen-âge est l'indice de la récompense céleste que la voix populaire attribua à ses vertus. La plupart des saints du xne siècle sont dans le même cas que Gérard, et ne peuvent se réclamer d'aucune attestation officielle de sainteté. Pour Gérard, l'épithète persistante de bienheureux (beatus), sous laquelle sa mémoire traversa les siècles, milite en faveur de sa canonisation. On sait que pendant le haut moyen-âge le terme beatus équivalait à celui de sanctus. Si Gérard ne fut jamais désigné sous le titre de saint, c'est que la tradition, qui le béatifia, fut dès l'origine si solidement établie qu'elle ne se permit pas d'altérer un qualificatif qui faisait partie intégrante du nom de Gérard.

Pendant cette période, l'institution nouvelle est partout accueillie avec une faveur sans cesse croissante ; ce mouvement d'opinion se traduit, en Occident comme en Terre Sainte, par de nombreuses et importantes donations. Le midi de la France, Albigeois (25), Rouergue (26), Lauraguais (27), Toulousain (28), Périgord (29) et Provence (30), se distingue par l'élan de ses générosités.

En Angleterre (31), en Espagne (32), en Portugal, où une province entière est abandonnée à l'Hôpital (33), et dans l'Italie méridionale (34) les libéralités des fidèles encouragent l'établissement de l'Ordre dans ces divers pays. En Terre Sainte enfin, les états latins s'organisent, et les autorités temporelles et spirituelles n'ont garde de refuser à l'Hôpital sa part des dépouilles arrachées aux Infidèles. C'est d'abord Godefroy de Bouillon qui lui donne le casal Hessilia (Es Silsileh) et deux tours à Jérusalem (35); c'est ensuite le premier patriarche latin d'Antioche qui lui concède un emplacement devant l'hôpital d'Antioche (36); puis c'est le roi Baudouin I qui, en 1110, confirme la possession de biens et de paysans que les Hospitaliers possédaient à Jérusalem, Naplouse, Jafla, Acre, Ascalon, Azot (Esdoud), Césarée, Caco (Qaqoun), dans le Soeth (Suet), à Cayphas (Khaifa), Capharnauum, Rame (Ramleh), S. Georges (Lydda), S. Abraham (Hébron) et Jéricho. Cette énumération des donations faites par la royauté et par les particuliers à l'Ordre dans toutes les parties du domaine royal montre assez les progrès accomplis en dix ans (37).

Ces progrès ne s'arrêtent pas aux limites du domaine royal ; en 1118, l'archevêque d'Apamée pour le comté de Tripoli (38),. et Roger, prince d'Antioche, pour la principauté d'Antioche (39), confirment à leur tour les acquisitions faites par les Hospitaliers dans ces territoires. En même temps l'autorité ecclésiastique ne reste pas en arrière des pouvoirs civils ; en 1112 elle exempte l'Ordre du paiement des dîmes dans le patriarcats de Jérusalem et dans l'archevêché de Césarée (40) ; en 1113 le S. Siège prend les Hospitaliers sous sa protection spéciale, ratifie toutes les donations qui leur ont été faites, et les autorise à lever la dîme sur leurs terres (41) ; quelques années plus tard (1119), en renouvelant sa précédente concession, il l'étend aux dîmes et églises récemment acquises par l'Hôpital dans l'évêché de Tripoli (42). Le mouvement de faveur dont jouit la nouvelle institution pendant le magistère de Gérard est général.

L'Ordre fut-il déjà, sous Gérard, militaire, comme il était hospitalier ? Nous ne le croyons pas, quelque opiniâtreté qu'aient mise les historiens, et particulièrement P. A. Paoli (43), à l'affirmer et à chercher à le prouver. Il nous semble qu'il fut alors exclusivement hospitalier, et consacra les vingt premières années de son existence à s'organiser et à se développer. Nous n'avons aucun texte dont on puisse même inférer qu'il s'adonnait alors au service de guerre ; les arguments mis en avant ne reposent sur aucune base solide, et s'appuient surtout sur l'impossibilité pour lui de n'être pas militaire. S'il le devint par la suite, et peu après, — ce qui est hors de doute, — il ne faut pas qu'un zèle intempestif et sans preuves veuille à toute force lui imprimer ce caractère dès sa naissance. Ce qui est certain, c'est qu'entre 1110 et 1120 aucun témoignage, dans les récits de la conquête de la Terre Sainte par les croisés, ne mentionne la participation des Hospitaliers aux faits de guerre ; on n'eût pas manqué de la signaler si elle s'était produite, puisque dans la suite on n'y manqua pas. Qu'ils aient, dès cette époque, assuré la sécurité des pèlerins les armes à la main, ce n'est pas impossible, et rien n'empêche d'en admettre l'hypothèse ; mais entre le port des armes en état de légitime défense et l'exercice du métier des armes, il y a un abîme, qu'ils ne franchirent certainement pas sous le magistère de Gérard.

Est-ce enfin à Gérard qu'on doit attribuer, comme le dit Paoli (44), la règle de l'Ordre ? Il n'est pas douteux qu'il dut en établir une, sous peine d'anarchie dans la communauté, mais nous ne la connaissons pas ; celle qui nous est parvenue ne date que du magistère de Raymond du Puy (45). Cette première règle devait en tout cas être fort rudimentaire. Faut-il également, à la suite de Paoli, rapporter à Gérard l'honneur d'avoir divisé l'Ordre en trois classes, frères prêtres, chevaliers et .sergents? Nous ne le pensons pas, et le lecteur trouvera, à son lieu, l'exposé des raisons qui s'opposent à ce qu'il ait institué cette division.
Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
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Les Notes
1. D'après lui, les Infidèles, croyant que Gérard détenait de l'argent et pouvait entretenir des intelligences avec les Chrétiens, emprisonnèrent Gérard au moment du siège de Jérusalem et le mirent à la torture (Histoire occidentale des croisades, I, 315).
2. cet un prodome de religiouse vie, qui avait nom Girart, estoit lors gardian et aministrour de la maison. Et ne ai pas entendu que autre gent de la loy de Rome fuissent demorant en Jherusalem, for ceaus qui estoient en la maison, lorsque les crestiens l'aisistrent et qui prise fu. » [Deprima origine, 123).
3. Liste chronologique des grands-maîtres (Londres, Musée Britannique, fonds Cotton, Galba A. 17, f. 143 b — Ed. Dugdale, Monasticon Anglicanum, VI, 796-7). Cette liste, dont nous aurons maintes fois l'occasion de faire usage, figure, sous une forme plus ou moins développée, en tête de la plupart des manuscrits des Statuts de l'Hôpital, et a, par cela même, un caractère officiel. Elle résume en quelques lignes le rôle joué par chacun des grands-maîtres, et l'apprécie naturellement avec bienveillance, parfois inexactement ; on ne doit donc l'employer qu'avec circonspection. La version éditée par Dugdale n'est pas la meilleure; mais, comme elle ne diffère pas essentiellement des versions plus correctes, il a paru commode d'y renvoyer de préférence à celles-ci, qui sont inédites.

4. Dell' Origine, 439-43. 5. Sur la vie et le culte du B. Gérard, voir P. J. de Haitze, Histoire de la vie et du culte du B. Gérard Tenque, fondateur de l'ordre de S. Jean de Jérusalem ; D. Arbaud, Dissertation historique sur le B. Gérard Tenque, fondateur de l'Ordre des Hospitaliers.
6. Paoli (Dell' Origine, 429-430), a énuméré les autorités qui se sont prononcées en faveur de ces diverses hypothèses.
7. Voir Dell' Origine, 431.
8. Gallia Christiana, VII, 1063.
9. Dell' Origine, 434-5.
10. L. Blancard, Répertoire des travaux de la Société de Statistique de Merseille (séance de janvier 1882.
11. Cartulaire, I, nº20
12. Histoire Occidentale des Croisades, IV, 507-8.
13. Dell' Origine, 437-58.
14. Histoire occidentale des croisades, IV, 593.
15. Dell' Origine, 431 et 435.
16. M. Camera, Memoire storicodiplomatiche d'ell' antica citta e ducato d'Amalfi, II, pages XLXV-XLXII.
17. G. Marulli, Vite de gran maestri della rel., di S. Gio. Gerosolimitano, 3.
18. Cartulaire, I, nº : 3, 4, 6, 7, 9, 10, 11, 15, 18, 26, 30, 35, 37, 40, 42, 48, 50, 52, 62, 64, 67-7.
19. Cartulaire, I, nº48. Ce document infirme le témoignage des auteurs qui font mourir Gérard en 1118, et contre laquel Pauli (Cod., Diplo, I, 330) et P. A. Paoli (Dell' Origine, 190) avaient énergiquement protesté.
20. Histoire occidentale des croisades, III, 446.
21. Chron., de S. Maixent, dans Chroniques des églises d'Anjou, 428.
22. Marseille, Archives des Bouches du Rhône, Ordre de Malte, H, 675. Bouche (Histoire de Provence, II, 109) dit à tort que la translation du corps de Gérard à Manosque eut lieu après la perte de Rhodes par les Hospitaliers, probablement en 1534. Son assertion tombe devant le document de 1283.
23. Marseille, Archives des Bouches du Rhône, Ordre de Malte, H. 635; Manosque, Archives Municipale, Registre des délibérations, folio 50 et folio 348. b.
24. Une tête de grandeur naturelle en argent, oeuvre du célèbre sculpteur Pierre Puget (1622-94), qui servait de reliquaire, est conservée à la mairie de Manosque.
25. Donation de Fonsorbes (Cartulaire, I, nº 3);
de Diosovol (Cartulaire, I, nº 10);
de S. Antonin de Lacalm (Cartulaire, I, nº 12);
de S. Michel d'Ambialet (Cartulaire, I, nº 13);
de N.-D. de Rouairoux (Cartulaire, I, nº 14).
26. Donation de S. Marie de Canabières (Cartulaire, I, nº 50).
27. Donation de Pexiora (Cartulaire, I, nº 6 et 9).
28. Donation de S. Pierre de Bélac (Cartulaire, I, nº 11);
de Léguevin (Cartulaire, I, nº 15);
de Fustalane et de droits à Poucharramet (Cartulaire, I, nº 26);
Cession de la Dalbade à Toulouse (Cartulaire, I, nº 18);
de S. Remezy de Toulouse (Cartulaire, I, nº 35);
d'Orgueil (Cartul, I, nº 51);
de S. Sernin de Nohic (Cartul, I, nº 52).
29. Donation dans la forêt de Malafaye (Cartulaire, I, nº 40 et 41).

30. Donations dans le Gapençais (Cartulaire, I, nº 4, 23 et 27);
de S. Roman (Cartulaire, I, nº 7);
du tonlieu d'Orgon (Cartulaire, I, nº 24 et 33);
de Capestang (Cartulaire, I, nº 37);
de S. Thomas de Trinquetaille (Cartulaire, I, nº 42);
de l'hôpital de S. Gilles (Cartulaire, I, nº 30).
31. Donation de terres à Clerkenwell, vers 1100 (Cartulaire, I, nº 2).
32. 7 mai 1109, donation de terres à Seron, Anglerilium, Lhorens et Biosca (Cartulaire, I, nº 16);
30 juin 1110, donation d'une dîme à Benaias (Cartulaire, I, nº 19);
4 janvier 1111, donation de l'église de S. Marie de Cireza (Cartulaire, I, nº 21);
26 janvier 1111, donation de l'église S. Marie de Llorach (Cartulaire, I, nº 22);
14 octobre 1113, Guillaume Arnal de Perbes donne aux Hospitaliers, avec l'assentiment d'Amai Mir, comte de Pallars, le huitième de la dîme qu'il perçoit de Roger et de Bernard de Sotsterres (Cartulaire, I, nº 32);
15 février 1113, Pascal II recommande aux fidèles d'Espagne Palaic, envoyé pour recueillir des aumônes en faveur de l'Ordre (Cartulaire, I, nº 31);
9 juillet 1114, donations à Balaguer et à Iborra (Cartulaire, I, nº 36);
1116, donation de Vallesa (Cartulaire, I, nº 38);
3 juin 1116, donation de la Boveda (Cartulaire, I, nº 39);
16 mai 1118, donation de S. Martin de Taniol et de S. Marnez (Cartulaire, I, nº 44).
33. 1 février 1114, donation d'Idanha a Velha (Cartulaire, I, nº 34).
34. Août 1119, donation de terres sur le fleuve Basiento (Cartulaire, I, nº 49);
15 février 1113, hôpitaux d'Asti, de Pise, de Bari, d'Otranteet de Messine (Cartulaire, I, nº 30).
35. Cartulaire, I, nº 1.
36. Cartulaire, I, nº 5 (1100-1134).
37. Cartulaire, I, nº 20. Deux ans plus tard (20 juin 1112), Baudouin I renouvela la confirmation de 1110, dans un acte d'un caractère général et non énumératif comme le premier (Cartulaire, I, nº 28).
Baudouin II, à son tour, confirma en 1120 l'acte de 1112 de son prédécesseur (Cartulaire, I, nº 53).
38. Cartulaire, I, nº 43.
39. Cartulaire, I, nº 45.
40. Cartulaire, I, nº 25 et 26.
41. Cartulaire, I, nº 30.
42. Cartulaire, I, nº 48.
43. Dell' Origine, passim.
44. Dell' Origine, 195, 200-1, 205-6, 209-11, 264-9.
45. Delaville le Roulx, Les statuts de l'ordre de l'Hôpital, 3.

Sources : Joseph Delaville Le Roulx. Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre (1100-1310). Paris, E. Leroux, 1904. In-8º, XIII-440 pages.
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