Les Templiers   Librairie templière   Les Croisades

Quelques ouvrages sur les Templiers

Cartulaire   Commanderies   Croisades   Ordres   Procès   Romans   Règle   Templiers   Hospitaliers   Histoire   Guides   Auteurs   Originaux   Gratuits
Editions origilales
228Menche de Loisne   Auguste-Charles-Henri
Cartulaire de la commanderie de Sommereux
En publiant, en 1892, son étude sur les maisons du Temple de la Picardie, M. Trudon des Ormes exprimait le regret d'avoir été privé du cartulaire de la commanderie de Sommereux « jalousement conservé, en Angleterre, par sir Thomas Phillipps, dans sa bibliothèque de Cheltenham ; Sommereux étant une des rares maisons du Temple dont il reste un cartulaire du XIIIe siècle, le seul pour la Picardie ».

Grâce à la libéralité de généreux donateurs, la Bibliothèque nationale est entrée, en mai 1908, en possession du précieux manuscrit et nous avons pu en entreprendre la publication.

Transcrit vers 1263, avec additions en 1279 et 1281, il comprend 77 feuillets de parchemin, de 285 millimètres de long sur 190 de large, reliés en maroquin rouge gaufré ; reliure moderne qui a remplacé l'ancienne en cuir fauve sur ais de chêne, avec deux fermoirs de fer.

Il faut ajouter à ces actes la charte d'Alix, abbesse de Saint- Paul-lès-Beauvais, du 26 août 1297, que conserve la Bibliothèque Nationale et qui provient de la bibliothèque Philipps. Nous la donnons en appendice.

Plus nombreuses sont les chartes des commanderies d'Esquennoy et de la Druelle (aujourd'hui Ladreue), publiées en partie par M. Trudon des Ormes ; mais elles n'entrent pas dans le cadre de notre publication, ces commanderies ayant fait partie de la baillie de Vermandois, sous les templiers, et n'ayant été rattachées à Sommereux qu'au XIVe siècle, quelque temps après la dévolution des possessions du Temple aux chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Sans 1924
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227Bonnin   Jean-Claude
Les Templiers de la Rochelle
Si les Templiers ont bien utilisé le port de La Rochelle pour leurs activités, celui-ci n'était cependant ni leur fondation, ni leur propriété, ni à leur usage exclusif. La cité était commune libre et son port ouvert à tous. Nous pouvons toutefois reprendre l'appellation que plusieurs auteurs lui attribuent depuis quelques décennies :« La Rochelle, port templier. »

Quant à la commanderie que possédait l'ordre du Temple dans cette ville, si son importance dans la préceptorie d'Aquitaine était bien réelle, son enclos ne cachait rien de mystérieux.

Jean-Claude Bonnin présente l'histoire des Templiers de La Rochelle avant de faire découvrir les vestiges de leur commanderie et de leur chapelle à travers les textes, des découvertes fortuites et une récente campagne de fouilles. Le dernier chapitre est consacré à leurs différentes autres possessions en Aunis : maisons, fiefs ou simples métairies.
Année 2005
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226Collectifs   Collectif
Aube des Templiers
La fascination qu'exerce encore aujourd'hui l'ordre du Temple tient en bonne part à son destin tragique et à la figure énigmatique de Philippe le Bel. Détentrices du dossier d'accusation des templiers monté par l'administration royale, les Archives nationales en ont présenté au public les pièces essentielles en 2011. Mais il fallait aller plus loin !

L'histoire des - pauvres chevaliers du Christ - n'ayant jamais fait l'objet d'une exposition en France, les Archives départementales de l'Aube ont conçu un projet d'envergure afin de redonner vie à leur aventure extraordinaire entre Orient et Occident. Le parti pris de concentrer l'attention sur la Champagne s'imposait évidemment. Les comtes de Champagne et de Brie, devenus rois de Navarre, étaient des princes puissants; leurs Etats étaient florissants, leurs foires visitées par les marchands de tout l'Occident. Mais qui sait aussi que le Temple leur doit sa naissance et son expansion.

Dès lors, il était naturel que les Archives nationales s'associent à une manifestation aussi ambitieuse en faisant connaître leurs trésors: le chartrier des comtes de Champagne, intégré aux archives royales à la suite du mariage de Philippe le Bel avec l'héritière du comté, Jeanne de Navarre; les archives des commanderies champenoises, réunies aux archives de l'Hôpital et de son grand prieuré de France, puis saisies à la tour du Temple par les révolutionnaires, avant de rejoindre le palais Soubise. Sources auboises et parisiennes se complètent ainsi à merveille pour éclaircir le mystère des débuts de l'Ordre, retracer l'expansion de son patrimoine en Champagne, témoigner du succès du recrutement des combattants nécessaires à la défense de la Terre sainte.

Je suis très heureuse que ce beau projet de collaboration avec le Conseil général de l'Aube permette l'accès au plus grand nombre à un patrimoine écrit hors du commun. Dévoiler la parole des hommes d'autrefois, leurs projets et leurs rêves, telle est notre ambition. Le citoyen jugera sur pièces. Entre mythe et réalité, il choisira sa propre voie de découverte du monde templier.
Agnès MAGNIEN - Directrice des Archives nationales.

Auteurs collectifs de l'ouvrage: Christian Amalvi; Pierre Aubé; Malcom Barber; Arnaud Baudin; Ghislain Brunel; Simonetta Cerrini; Pierre-Vincent Claverie; Patrick Demouy; Alain Demurger; Nicolas Dohrmann; Jean Flori; Pierre Gandil; Valérie Alanièce et François Gilet; Philippe Josserand; Thierry Leroy; Michel Miguet; Marie-Adélaîde Nielen; Alain Provost.

Editions: Somogy
978-2-7572-0529-7
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223Signal   Pierre-André
La commanderie de Ruou au Moyen Age
L'Ordre du Temple, fondé en 1118, apparaît, semble-t-il, en Provence vers 1136, date de la fondation des premières commanderies provençales, grâce à la générosité des seigneurs locaux. C'est l'une de ces maisons du Temple, la commanderie de Ruou ou Rue, fondée vers le milieu du XIIe siècle, au nord de la vallée de l'Argens, que nous nous proposons d'étudier. Notre étude portera plus particulièrement sur deux points: d'une part, la formation et l'évolution du domaine temporel de la commanderie et, d'autre part, la situation et le statut des dépendants des Templiers.

Une Etude réalisée par Signal Pierre-André

Année 1965
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221Richard   Jean
Le Royaume Latin de Jérusalem
L'histoire des Croisades a connu dès le Moyen-Age une très grande vogue: l'intérêt pris par l'Occident à ces expéditions suscitait dès le début du XIIe siècle la composition, en français et en provençal, de chansons de gestes comme la chanson d'Antioche et la chanson de Jérusalem, oeuvres épiques qui font l'objet d'études de MM. Hatem et Glasenaer. La littérature médiévale, tant en latin qu'en langue vulgaire, a consacré de nombreux ouvrages aux colonies franques de Syrie et de Palestine, chroniques, guides de pèlerinage, chansons de croisade; la chute des derniers établissements fondés par les Occidentaux dans le Levant ne marqua pas la fin de l'intérêt prêté à leur histoire. Les projets de reconquête de la Terre Sainte composés au XIVe siècle — et leur nombre est très grand — comportent souvent des chapitres relatifs aux événements survenus depuis la première croisade dans ces pays: le plus célèbre, celui de Marino Sanudo, est une véritable chronique d'Orient. Plus tard, on continua à s'intéresser à cette histoire, riche en faits d'armes dont les Occidentaux du temps de Froissart étaient si friands: le nombre des beaux manuscrits de Guillaume de Tyr en témoigne. Et au XVIe siècle encore, le géographe Belleforest, dans son édition de la Cosmographie de Munster où il insérait une brève histoire du royaume de Jérusalem, renvoyait ses lecteurs à l'ouvrage de l'archevêque de Tyr, dont la traduction française était, selon lui, accessible à tous et facile à consulter (1).

C'est alors que le travail d'érudition commença à son tour à s'intéresser à l'Orient Latin — qui venait à peine de disparaître, car le royaume de Chypre, colonie vénitienne depuis 1489, n'était tombé aux mains des Ottomans qu'en 1571 —. En 1611 Bongars réunissait les principales chroniques (Guillaume de Tyr, Albert d'Aix, Foucher de Chartres, Jacques de Vitry, Sanudo...) dans ses Gesta Dei per Francos. Du Gange accordait à l'Orient latin en même temps qu'à l'Orient byzantin une grande place parmi ses recherches: c'est ainsi qu'il prépara un ouvrage sur les Familles d'Outre-mer. Le juriste Thomas de la Thaumassière étudiait les Assises de Jérusalem. Mais le XVIIIe siècle montra moins d'intérêt pour les Croisades, où certains philosophes voyaient de vastes entreprises de brigandage organisées par le fanatisme médiéval; toutefois, Voltaire mettait en scène, dans Zaïre, le roi Guy de Lusignan, dont il maltraitait d'ailleurs l'histoire de façon singulière.
1. Fr. de Belleforest, La cosmographie universelle de tout le monde, Paris, 1575, in-fol., t. II, p. 945
22.769.656
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219Deschamps   Paul
Le château de Servantikar en Cilicie
Edition originale

Un des pionniers qui ont rendu le plus de services à l'histoire des Croisades, Rey (Emmanuel Guillaume), a eu le grand mérite, dans une brève communication faite le 16 juin 1897 à la Société nationale des Antiquaires de France de préciser la situation du château de Servantikar qui commandait, au nord de la chaîne de l'Amanus, un défilé conduisant de Cilicie en Syrie. Il pensait que ce défilé constituait les Pylae Amanicae dont il est question dans les historiens de l'Antiquité. Il ne semble pas qu'on ail suffisamment insisté sur l'importance de cette position stratégique qui fit de Servantikar, pendant les Croisades, un château de frontière.

Pour une armée qui, venant de Cilicie, voulait pénétrer en Syrie, ou inversement, deux principaux passages se présentaient. L'un était celui du littoral: à proximité d'Alexandrette, la route resserrée entre le rivage et les contreforts de l'Amanus franchissait d'abord les Pylae Ciliciae, probablement à Sarisaki et Saqaltoutan (les Croisés appelaient ce passage la Portelle), puis les Pylae Syriae, probablement à l'entrée du col de Beylan.

Paul Deschamps — Le Château de Servantikar en Cilicie — Editions Paul Geuthner Paris 1937.
Année 1937
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218Deschamps   Paul
Les Châteaux des Croisés en Terre Sainte, tome I — Le Crac des Chevaliers
Edition originale

L'Histoire des Croisades et de l'occupation des pays du Levant par des populations latines pendant plusieurs siècles du moyen âge, a été l'objet d'ouvrages considérables au cours du XIXe siècle. Depuis l'historien Michaud, une pléiade de savants ont étudié les divers aspects de cette histoire, les uns l'examinant du point de vue politique, social ou économique, d'autres se consacrant à des recherches plus spéciales telles que l'architecture, l'épigraphie, la sigillographie, la toponomastique.

Un élément de travail essentiel pour ces chercheurs se réalisait depuis 1841, grâce à l'initiative de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres qui constituait une vaste collection, le Recueil des Historiens des Croisades, dont le but était de réunir toutes les chroniques, latines et françaises, arméniennes, grecques et arabes ayant trait à quelque phase des Croisades. En 1875, un savant éminent, le comte Riant, fondait la Société de l'Orient latin qui se proposait de compléter l'oeuvre de l'Académie en publiant des documents de détail, ne pouvant entrer dans le programme du Recueil, tels que chartes, lettres, itinéraires de pèlerins, etc. Cette Société publiait d'abord deux importants volumes sous le titre Archives de l'Orient latin, puis entreprenait en 1893, un périodique, la Revue de l'Orient latin. Dans ces publications figuraient des articles d'érudition signés du comte Riant, de Molinier, d'Hagenmeyer, de Kohler, de Schlumberger, de Charles Diehl, de Delaville le Roulx, ce dernier dont l'oeuvre considérable doit être mentionnée tout particulièrement ici, puisqu'il publia en un recueil monumental (4 volumes grand in-folio), le Cartulaire général des Hospitaliers auxquels appartenait le Crac des Chevaliers. Indépendamment de ces recueils, des ouvrages importants paraissaient, donnant les résultats de recherches faites sur le sol même de la Terre-Sainte; dans le domaine de l'archéologie monumentale qui nous intéresse surtout, trois érudits se signalaient: Clermont-Ganneau, Rey et Max Van Berchem.

En 1898, un savant allemand, Rohricht, doué d'une étonnante puissance de travail, et qui s'était déjà signalé par d'importants travaux sur la Terre-Sainte au temps des Croisades, publiait en un volume de 1.100 pages, une histoire générale du Royaume de Jérusalem, rédigée sous forme d'Annales, qui contenait l'essentiel sur toute la vie de la grande colonie franque pendant les deux siècles qu'elle dura, depuis la prise de Jérusalem jusqu'à la chute de S. Jean d'Acre en 1291.

Après l'ouvrage de Rohricht, il semble que l'érudition ait abandonné peu à peu ce champ d'investigations. La Revue de l'Orient latin cessa de paraître en 1911 et pendant le premier quart de ce siècle, peu de travaux furent consacrés à l'oeuvre des Croisés.
Cependant Chalandon qui avait déjà abordé l'histoire des Croisades en publiant d'importants ouvrages sur les Comnène, trois empereurs byzantins du XIIe siècle, préparait une Histoire de la première croisade, que sa mort prématurée laissait inachevée, mais que sa veuve fit paraître (1925); M. Louis Bréhier publiait sous le titre L'Eglise et l'Orient au moyen âge, Les Croisades (5e édition, 1928), un ouvrage remarquable où l'on trouve, en une excellente synthèse, une vue d'ensemble sur la conquête et l'occupation de la Terre-Sainte par les Francs aux XIIe et XIIIe siècles.

Paul Deschamps — Les Châteaux des Croisés en Terre Sainte, tome I — Le Crac des Chevaliers. Editions Paul Geuthner Paris 1934.
Année 1934
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217Bréhier   Emile
Histoire Anonyme de la première croisade
Résumé de Histoire Anonyme De La 1ere Croisade

1096. Bohémond et les Normands d'Italie partent pour Jérusalem. Un croisé raconte: la bataille d'Ascalon, le passage du Bosphore, le siège de Nicée puis celui de Constantinople, la bravoure de Tancrède de Hauteville ou les iniquités de l'empereur Alexis, autant de  »choses vues«  présentes dans L'Histoire anonyme de la 1ère Croisade. Le narrateur, probablement un chevalier italien rallié aux troupes de Bohémond de Tarente, n'a rien d'un observateur neutre: il fait part de son enthousiasme pour la croisade, de sa haine des  »païens«  (infidèles et idolâtres confondus !) et relate avec ferveur les massacres les plus violents, la décapitation des prisonniers ou les combats contre les Turcs qui,  »s'ils étaient chrétiens« , seraient  »les premiers chevaliers du monde« . Epique et subjectif, un récit passionnant.

Les Gesta Francorum et aliorum Hierosolimitanorum sont une des sources majeures de l'histoire de la première croisade (1095-1099). Le livre propose une édition bilingue de ce texte fondamental, richement annotée et précédée d'une introduction succincte, fournissant tous les éléments nécessaires à la bonne intelligence du récit.

Auteur: Emile Bréhier, Editeur: Belles Lettres, Date de parution: janvier 1964
9782251340043
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216Amouroux-Mourad   Monique
Le Comté d'Edesse 1098-1150
Edition originale

Avant-Propos

 »Je saisis l'occasion de m'associer au voeu émis par M. le Professeur Rôhricht dans sa Geschichte des Konigreichs Jérusalem, page 9, à savoir qu'un travail historique soit consacré bientôt à la fondation de la principauté franque d'Edesse.«  Hagenmayer,  »Chronologie de la première croisade, ROL, tome VI, 1898, page 539.« 

Premier-né des Etats latins issus de la première croisade, le comté d'Edesse n'a fait jusqu'à présent l'objet que d'une étude particulière qui n'a laissé, toutefois, aucune trace. En effet, le diplôme d'études supérieures soutenu, en 1900, par M. Deleau, et consacré au comté d'Edesse, a sombré dans les oubliettes de la Sorbonne puisqu'il est à l'heure actuelle introuvable. Par contre, tous les ouvrages qui traitent des croisades, ont abordé plus ou moins l'histoire de ce premier état franco-syrien.

Jusqu'en 1981, date de la soutenance de ma thèse, Monsieur Claude Cahen avait été le seul à étudier l'histoire du comté dans le cadre plus vaste de la Syrie du Nord, à l'époque des croisades; l'objet principal de ses recherches étant la principauté d'Antioche, il n'avait considéré l'histoire d'Edesse qu'en fonction de celle d'Antioche, qu'il ne pouvait séparer des pays environnants. En 1983, A. Fretay a soutenu, devant l'Université de Montpellier, une thèse intitulée  »Edesse et son comté« , dont je n'ai eu connaissance que tardivement. Cette thèse porte, avant tout sur la  »principauté«  de Philarète et son passage des Byzantins aux Francs ainsi que sur l'aspect franco-arménien du comté. Elle néglige donc-une composante importante: les Syriaques, probablement majoritaires à l'époque franque. Cependant, en raison de ce qu'elle apporte sur la période précédant immédiatement la conquête, je me permets d'y renvoyer.

La présente étude a été entreprise sous la direction de Monsieur P. Toubert et la direction historique de Monsieur Claude Cahen à qui nous devons notre sujet. Je ne saurai trop le remercier de m'avoir fait bénéficier de sa profonde connaissance de l'Orient médiéval, de sa vaste expérience et de ses conseils précieux. Il a, malgré de grandes difficultés, suivi pas à pas ce travail qui, je l'espère, ne le décevra pas trop.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à tous ceux qui, tant à Beyrouth, Paris ou Damas, m'ont permis de venir à bout de ma tâche. Je m'excuse de ne pouvoir les nommer tous, car ils sont trop nombreux, mais je les prie de croire que je n'en oublie aucun.

Les cartes, qui illustrent le comté d'Edesse, ont été effectuées par M. Davie, enseignant à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, et transportées, à plusieurs reprises, entre les deux secteurs de Beyrouth par J.M. Fiey, que je remercie pour sa coopération. L'édition de cet ouvrage n'a été réalisable que grâce à Monsieur G. Tate, et à la subvention dont l'a honoré l'Institut Français d'Archéologie du Proche-Orient, ainsi que grâce à l'avis favorable de Monsieur J. Richard auquel je dois une reconnaissance toute particulière.

Beyrouth, le 18 décembre 1986
Liban — 1988
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215Jacquot   Paul (Lieutenant colonel)
L'Etat des Alaouites
Edition Originale

L'Etat des Alaouites, terre d'art de souvenirs et de mystère.

Avant-Propos de l'Auteur

Ce guide est un essai, extrait d'une étude politique et militaire plus importante.
J'en ai trouvé l'idée, et presque le plan, dans les instructions concernant l'établissement des dossiers de postes et de secteurs, adressées à ses officiers par M. le Général Vallier, et données en exemple, aux autres régions, par M. le Général Gamelin, commandant supérieur.

J'en ai trouvé la substance chez nos meilleurs écrivains: historiens, géographes, archéologues, romanciers, etc...; Dans les travaux documentaires des fonctionnaires et officiers de la région des Alaouites qui, tous, m'ont ardemment prêté leur collaboration.

Puisse ce petit volume contribuer à faire connaître, au voyageur pressé, tous les aspects d'un pays où Le génie français, l'énergie française, l'humanité française, libres de se manifester, tracent les grandes routes de l'avenir, ressuscitent les vastes travaux d'aménagement de l'époque gréco-romaine, stimulent les activités somnolentes, rééduquent dans l'esprit occidental, des populations jadis asservies ou déchues, mais vigoureuses et pleines de bonne volonté.

Cependant que, toujours debout et comme ressuscites eux aussi, les villes mortes, les splendides vestiges d'un passé de foi ardente et d'aventures fabuleuses, s'animent aux rumeurs des caravanes ou livrent peu à peu, aux chercheurs et aux artistes, leurs splendides ou tragiques secrets.

Et c'est comme si un peu de leur âme antique et de leur beauté vivante leur était rendue.

Lattaquié, Décembre 1928 Beyrouth — 1929
Beyrouth — 1929
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214Deschamps   Paul
Les Châteaux Croisés en Terre Sainte
Les Châteaux Croisés en Terre Sainte, tome III.
La défense du Comté de Tripoli et de la Principauté d'Antioche


Cet ouvrage constitue le troisième et dernier Tome de mes enquêtes sur les Châteaux des Croisés en Terre Sainte poursuivies au cours de mes Missions au Levant de 1927-1928, 1929 et 1936.
Les deux tomes précédents ont paru en 1934 et 1939. Le premier comportait une Introduction Générale sur la Syrie franque et une étude approfondie sur le Crac des Chevaliers. Lors de ma première mission, j'avais deux compagnons très regrettés: l'Architecte François Anus et le Capitaine, plus tard Général, Frédéric Lamblin.
Quand nous sommes arrivés au Crac, nous avons trouvé installé dans ses enceintes, tout un village avec plus de cinq cents habitants et de nombreux animaux. On imagine les difficultés que nous eûmes à entreprendre l'étude de cet édifice encombré de constructions adventices et dont les salles basses étaient comblées de fumier jusqu'aux voûtes. La tâche était particulièrement malaisée pour l'architecte. Les années suivantes, avec l'aide de la main-d'oeuvre et du matériel militaire — la France ayant alors le Mandat de la Syrie et du Liban — de grands dégagements furent opérés et François Anus put continuer son entreprise. Il leva minutieusement, étage par étage, les Plans du Crac, ce qui lui permit de déterminer plusieurs campagnes de construction. Car, pendant tout le temps que le Crac fut entre les mains des Chevaliers de l'Ordre de l'Hôpital, de 1142 à 1271, ils ne cessèrent de l'agrandir et d'en améliorer les défenses. On peut dire que l'examen de ce seul monument permet de suivre les grandes étapes de l'architecture militaire française au cours de cent trente années.
En 1934, le Service des Monuments Historiques de France, affectait à des restaurations urgentes et à la mise en valeur du Crac des Chevaliers des crédits importants et M. Henri Seyrig, Directeur du Service des Antiquités de Syrie désignait M. Pierre Coupel, Architecte de ce Service, pour diriger ces travaux. Pendant deux ans un Chantier où travaillaient environ cent vingt ouvriers fut en activité.
En 1929, au cours d'une deuxième mission je me suis rendu en Palestine avec François Anus. Nous avons visité la forteresse des Templiers d'Athlit, au bord de la mer, au Sud de Saint-Jean-d'Acre et nous sommes allés jusqu'au-delà de la Mer Morte à la grande forteresse de Kérak de Moab dont mon compagnon dressa les Plans.
En 1936, avec M. Pierre Coupel, je visitai dans le Sud du Liban et en Galilée plusieurs ouvrages fortifiés tels que le Château de Mer de Saïda; en avant de cette ville, le Château de Belhacem et plus loin, en grande garde, fut reconnue la grotte-vigie appelée la Cave de Tyron située au flanc d'une falaise au Sud de la chaîne du Liban; plus au Sud, à l'Est de Tyr, le Château du Toron.
Il s'agissait surtout d'étudier deux grands châteaux de montagne: Subeibe au Sud de l'Hermon, sous les murs duquel combattit Joinville, et Beaufort au Sud de la chaîne du Liban, dressé comme un nid d'aigle sur une ligne de crête. M. Pierre Coupel leva les Plans de ces deux châteaux. Il dirigea, avec la main-d'oeuvre militaire, des travaux de déblaiement de l'étage inférieur de Beaufort au cours desquels on dégagea la salle basse du Donjon avec sa porte chargée d'un grand linteau surmonté d'un arc de décharge à bossages comme on en trouve au Donjon franc de Giblet (Byblos) et au Château de Saône.
A Kérak, à Subeibe, à Beaufort notre enquête nous permit de distinguer les ouvrages des Francs et les réparations et additions des Arabes.
Les Plans de ces trois forteresses furent publiés dans le Tome II, intitulé  »La Défense du Royaume de Jérusalem« , paru en 1939.
Le Tome III est consacré au Comté de Tripoli qui comprenait presque tout l'Etat actuel du Liban et à la Principauté d'Antioche occupant une grande partie de la Syrie.
Le quatrième état Franc dans le Nord était le Comté d'Edesse, s'étendant à l'Est jusqu'au-delà de l'Euphrate. Les Francs ne s'y maintinrent qu'un demi-siècle. A leur arrivée ils trouvèrent de nombreuses forteresses dues surtout aux Byzantins. Il semble qu'ils ne firent guère oeuvre de bâtisseurs dans ces régions, utilisant ces édifices et les réparant.
En Palestine, en Transjordanie, au Liban et en Syrie, les Francs avaient organisé tout un réseau de défenses, villes enfermées dans des enceintes, grandes forteresses, ports fortifiés, ouvrages bâtis sur le littoral ou occupant un cap (Athlit, Nephin) ou enfermés entre la mer et l'embouchure d'un fleuve (Toron de Belda) ou occupant un îlot (Saïda, Château de mer), Tour de Maraclée; Tours de garde (Toklé), postes de guet que j'ai appelés grottes-vigies, creusées dans des falaises à pic, découvrant un vaste horizon face aux territoires ennemis (el Habis, Cave de Tyron), tous ces édifices gardant les frontières aussi bien que le bord de la mer, ou bien au coeur du pays, placés au confluent de deux cours d'eau ou à un croisement de routes, ou juchés sur des lignes de crête ou des sommets commandant des vallées.
Ainsi face à face le Crac des Chevaliers et le Château d'Akkar, le premier au Nord sur un dernier ressaut du Djebel Ansarieh, le second au Sud sur le dernier contrefort de la chaîne du Liban. Ces deux forteresses, à la frontière du Comté de Tripoli, surveillaient la vallée de la Boquée qui ouvrait un passage facile et donc dangereux entre le littoral avec les villes franques de Tortose et de Tripoli, et la vallée de l'Oronte avec les villes musulmanes de Hama et de Homs.

Année 1973
Année 1973
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213Dussaud   René
Topographie Historique de la Syrie Antique et Médiévale
Edition Originale
Aperçu sur la cartographie de la Syrie.

 »Si la topographie palestinienne antique et moderne, remarquait Max van Berchem en 1902, a fait d'immenses progrès, grâce à l'intérêt tout particulier qu'elle éveille, celle de la Syrie du Nord est loin d'être aussi avancée. Quiconque a voyagé au nord de Damas sait à quel point les cartes et les relations sont incomplètes, souvent contradictoires.«  Cette ignorance est fort ancienne; elle a sa source dans la régression scientifique qui a accompagné l'abandon progressif de la culture grecque.

Un bel effort scientifique avait abouti à l'élaboration du Stadiasme de la Méditerranée, à l'établissement, par l'initiative d'Auguste, de la carte gravée sur le mur du portique d'Agrippa à Rome, et, mieux encore, à la Géographie de Ptolémée. Les siècles qui suivirent ne marquent plus aucun progrès. L'oeuvre du cosmographe Castorius (IVe siècle), connue sous le nom de Table de Peutinger nous représente les cartes qu'on mettait à la disposition des troupes romaines en campagne et qui n'étaient, en somme, que des itinéraires illustrés d'une manière fort conventionnelle. La carte de Madeba, si curieuse par son plan de Jérusalem et les notices qu'elle fournit sur diverses localités, n'est d'aucune utilité pour la Syrie proprement dite.

On doit aux Arabes la reprise des traditions géographiques antiques, d'une part celle de Strabon et de Pline, de l'autre celle de Ptolémée; mais, en dépit de la vogue que connut alors la science astronomique, les géographes arabes ne dépassèrent guère leurs maîtres. Si, par exemple, ils se sont essayés à la mesure d'un arc du méridien, c'était pour vérifier l'évaluation de Ptolémée. Malgré ses défauts, et parfois ses erreurs, une oeuvre comme celle de Yaqout constitue un monument d'une valeur inestimable et sans rien qui lui corresponde dans le moyen âge occidental. L'ouvrage géographique d'Idrisi, qui est considérable, n'est pas encore complètement ou suffisamment éditée.

Les progrès décisifs furent l'oeuvre des Italiens et, tout spécialement des Génois, au jugement de M. Ch. de la Roncière. Le distingué historien estime, en effet, que la fameuse carte pisane de la Bibliothèque nationale a été, en réalité, établie à Gênes  »métropole de la cartographie«   »Le véritable savant qui fixa sur la carte les progrès des connaissances génoises fut Pietro Vesconte.« 

On lui doit un grand nombre de portulans, notamment ceux datés entre 1311 et 1327, et le vénitien Marino Sanudo lui confia  »le soin d'orner de mappemondes le Liber secretorum fidelinm crucis.« 

A la suite de Pietro Vesconte, la carte dressée, vers 1367, par les frères Pizigani de Venise et utilisant Marino Sanudo. la carte catalane (1375), celle de Fra Mauro (vers 1459), offrent quelques mentions intéressantes; mais la documentation s'attache tout particulièrement aux côtes. On notera notamment le portulan inséré par Uzzano dans sa Pratica delia mercatura (1442). Lelewel a donné une étude assez confuse de ces documents, mais, en ce qui concerne les côtes de Syrie, Rey a fourni un commentaire judicieux.

On est surpris que d'aussi habiles cartographes n'aient pas eu l'attention attirée vers l'intérieur du pays que les croisades avaient rendu familier et que plusieurs voyageurs avaient exactement décrit. Benjamin de Tudèle avait poussé jusqu'à Salkhad dans le Hauran et Palmyre dans le désert. Les relations du dominicain Brochardt de Mont-Sion (1280) et de Breitenbach (1482) rencontrèrent la plus grande faveur. Le roi d'Angleterre, Henri V, le roi de France, Charles VI, mais surtout le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, chargent Ghillebert de Lannoy (1422) de reconnaître, en vue d'établir leurs ressources militaires, les côtes d'Egypte et de Syrie ainsi que les Dardanelles. Dix ans après, Philippe le Bon confiera une nouvelle mission à Bertrandon de la Broquière (1432-1433) [?]
Année 1927
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210Longnon   Jean
L'Empire Latin de Constantinople
Edition originale

L'empire latin de Constantinople et la principauté de Marée, nés tous deux de la quatrième croisade, ne constituent pas deux domaines différents. Leur histoire ne forme qu'un seul et même sujet: la seconde, en effet, fit d'abord partie intégrante du premier, et elle le prolongea ensuite durant près de deux siècles. Il était donc naturel de traiter dans un même volume cette double histoire. On le peut d'autant mieux que, pour la période où l'empire latin offre une matière importante, nous ne possédons que peu de renseignements sur la principauté, et que, d'autre part, quand celle-ci présente un développement particulier, le rôle de l'empire est extrêmement réduit, jusqu'à ce que cet état chancelant disparaisse définitivement.

Cette histoire curieuse, et passionnante sur certains points, de l'établissement des Français dans l'empire grec est mal connue. Et pourtant voici longtemps que des historiens de notre pays qui ont dévoué leurs recherches et leurs études. Dès 1657, le grand Du Cange ouvrit la voie avec son Histoire de l'empire de Constantinople sous les empereurs français, qui demeure, malgré les siècles écoulés, un durable monument; et dans le second quart du XIXe siècle, Buchon s'est attaché à faire connaître, par de nombreuses publications, la principauté française de Morée, objet de sa dilection. Depuis, pour ne citer que les principaux érudits, l'Allemand Cari Hopf a renouvelé le sujet par un nombre considérable de matériaux qu'il a su rassembler, mais qu'il a mis en oeuvre en 1867-1868 avec une lourdeur indigeste et parfois une légèreté dont on ne s'est pas assez méfié. Puis, au début de ce siècle, tandis qu'un autre Allemand, Ernst Gerland, développait les travaux de son compatriote sur les deux premiers empereurs latins, des Anglais, Sir Rennell Rodd et surtout William Miller, consacraient, chacun de son côté, à la principauté de Morée un ouvrage vivant, sérieux ci documenté.

Après de longues années de recherches, je tente à mon tour un exposé de cette double histoire, que je voudrais rendre accessible au lecteur français. C'est une synthèse destinée au grand public lettré et curieux. Et c'est aussi un ouvrage de première main, où les érudits pourront trouver à glaner. Non seulement il a été fait directement d'après les sources imprimées, mais encore il utilise parfois des documents inédits, qu'il m'a été donné de réunir ou qui m'ont été communiqués. En 1942, j'ai eu la chance de retrouver aux Archives des Bouches-du-Rhône une pièce capitale, qui est la clef de l'histoire de lu Morée sous la suzeraineté angevine. D'autre part, « la veille du conflit mondial, j'avais dépouillé, pour le règne de Charles d'Anjou, les Registres Angevins de Naples, criminellement détruits en 1913 par des troupes allemandes en retraite: j'avais noté des centaines de documents concernant la Morée et commencé de les recueillir, quand ce travail fut interrompu par les menaces de guerre de septembre 1938.

Payot Paris 1949
Année 1949
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209Serbanesco   Gérard
Histoire de l'Ordre des Templiers et les Croisades
Edition originale

Afin de répondre aux lettres reçues, je me permets d'exposer les raisons qui m'ont déterminé à m'intéresser surtout à l'histoire de France.

Un peuple disparu n'est pas un peuple mort ! A côté des vestiges: monuments, objets d'art, constructions d'ordre social ou militaire, il y reste encore des réminiscences spirituelles.

Le peuple français a hérité des qualités de ses ancêtres: à côté du raffinement et de la beauté grecque, il conserve la solidité et la constance des Romains, la témérité des Normands, l'élan guerrier doublé de la méfiance des Gaulois. Même Attila, en traversant la France avec ses Huns, en 450-451, a laissé des traces. D'après les historiens turcs, tous les noms qui finissent par « ac » sont d'origine hunique. Nous héritons d'eux plusieurs mots, dont un d'usage courant « Attaque », ainsi que des noms des villages: Vouillac, Ribérac, Monbazillac, Montignac, etc., etc.

Il y a, dans le Français moderne, toute l'évolution et tout le progrès spirituel de tous les peuples qui ont contribué à sa formation.

Dans aucun autre pays du monde, vous ne trouverez un peuple semblable, s'intéressant à la vie et aux aspirations des autres ! Bien qu'individualiste, le Français se révolte contre toute injustice, et pleure avec les vaincus.

Les exilés politiques du monde entier, aujourd'hui comme hier, trouvent en France refuge et aide.

Il est aujourd'hui le seul peuple qui ne tienne compte ni des nationalités, ni des confessions, ni des races.

L'histoire de ce peuple, avec ses vicissitudes, pour arriver au Français d'aujourd'hui, m'a incité à étudier son évolution pour arriver à sa formation actuelle.

Il n'y a pas un autre pays dont le passé soit plus riche en événements, en batailles, en transformations sociales et surtout en idées nouvelles . ..

De plus, la France possède une situation géographique merveilleuse: c'est un pays de « carrefour ». Elle est baignée par trois mers, entourée de pays de mentalités et de cultures différentes. Cette situation géographique a influencé le caractère de son peuple. Le Français aime la lutte, le choc des idées, donc les discussions.

Editions Byblos. 1969
Année 1969
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207Treuille   Henri
La commanderie d'Auzon aux XVIIe et XVIIIe siècles
Edition originale
La commanderie d'Auzon était possession du Temple et c'est à ce seul titre, semble-t-il, que quelques rares chercheurs se sont penchés sur elle à peu près en vain, les archives ayant été détruites au cours des guerres de Religion... et pourtant, comme toutes les commanderies du Temple, elle a été dévolue après la catastrophe aux hospitaliers de Saint-Jean, auxquels elle a appartenu pendant un demi-millénaire, contre deux siècles à peine au Temple, et c'est au cours de cette période, par ailleurs beaucoup plus riche en sources, que les hospitaliers ont joué le rôle immense qui a été le leur lorsque, abandonnant leur vocation initiale d'hospitalisation, ils ont su reprendre le flambeau tombé des mains des templiers et sont devenus les défenseurs de l'Occident chrétien jusqu'au XVIIIe siècle, en s'appuyant précisément sur les nombreuses terres qui leur avaient été confiées.

L'ordre de Saint-Jean était divisé en langues (pour la France actuelle: Provence dans le Midi, France pour le restant, divisé en trois grands prieurés, France proprement dite, Champagne, Aquitaine).
Sans
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205Fisch   Paul
Commanderie de La Musse
L'Aumusse ! Que l'étymologie paraissait facile. C'était évidemment la coiffure des Templiers. Les maisons de Capucins auraient pu dès lors se nommer « Capuce » ! Non, prenons la question sérieusement.

Une aumusse n'a jamais été une coiffure des Templiers, ni des Hospitaliers. Une aumusse, était au moyen âge une coiffure d'hiver pour tout le monde. C'était une sorte de bonnet, genre passe-montagne, ne laissant à découvert que la face, et se terminant vers le bas, par un collet couvrant les épaules.

Les aumusses étaient faites, soit de morceaux de tissu de laine, réunis par des coutures, soit de tricot, soit de fourrure.

Au moyen âge, tous les bonnetiers se nommaient les #171; aumussiers », et fabriquaient les chaperons et les aumusses.

Chez les ecclésiastiques, l'aumusse était dans les cérémonies une caractéristique de dignité, dont la qualité variait du lapin à l'hermine suivant le grade. Elle était alors complétée par des garnitures de manches de même fourrure.

Le mot allemand « mutze » (bonnet), vient du verbe bas-latin « muciare », qui veut dire cacher, abriter, protéger, et qui a donné dans la langue germanique, pour le bonnet avec collet « allmutze » (totale protection, total bonnet), et en vieux français « aulmuce », puis « aulmusse », puis enfin « aumusse »

Jamais les Templiers n'ont porté l'aumusse des gens d'église, mais il est possible qu'en hiver, ils aient comme tout le monde porté une aumusse ou un chaperon de laine.

Mais, chose curieuse, l'étymologie de l'Aumusse part du même point: le verbe bas latin « muciare » ou « mussiare » qui signifiait taire, cacher, abriter, protéger.

Ce même verbe a donné en vieux français « se musser » (se cacher, s'abriter, et aujourd'hui encore, dans l'argot du « milieu », on dit « se mucher » pour se cacher. De même, en termes de vénerie, une « musse » est un abri ou un passage de gibier bien dissimulé.

Le long des routes romaines et gallo-romaines, il y avait de distance en distance, surtout aux intersections, des « hospitia » plus ou moins fortifiées, où le voyageurs pouvaient se « mussiare » (se mettre à l'abri). Les Gallo-Romains les ont ensuite appelées simplement des « mussiae »
MCMLXIV
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201Durbec   Joseph-Antoine
Les Templiers dans les Alpes-Maritimes
Edition Originale
Les Templiers paraissent tout d'abord à Nice, en décembre 1193, comme acquéreurs de certains biens appartenant à Pierre Riquier et contigus à la « Maison du Var »

Nous les trouvons ensuite à Grasse où, par acte du 20 mai 1201, Astrugue, veuve de Raimond Bertrand, reconnaît leur avoir vendu tout ce que son mari lui avait donné ou laissé.

Les biens de Pierre Riquier et de feu Raimond Bertrand constituèrent sans doute les possessions fondamentales du Temple dans notre région: on les remit en effet à de simples frères qui, selon toute apparence, ne les reçurent point au nom d'une Commanderie locale.

C'est le 10 juillet 1202 seulement qu'un représentant de la maison de Nice (Guillaume Geoffroi « del Muoil ») figure dans une charte sous le titre de commandeur: il procède à un échange de biens avec l'abbé de Saint-Pons.

Le second commandeur connu de cette maison (Raimond « de Pamias ») fut chargé par les consuls de Nice, le 3 décembre 1205, d'assurer pendant un an, avec son collègue de l'Hôpital, la garde d'une tour du château.

Rien ne permet de préciser l'époque à laquelle la maison de Grasse devint à son tour le siège d'une Commanderie. Tout ce que l'on peut dire, c'est qu'un commandeur (Olivier Audier) était titulaire de ce siège à la date du 23 avril 1208.

Un an plus tard, dans les derniers jours de mars 1209, un événement capital marque l'installation du Temple dans les Alpes-Maritimes: le comte de Provence lui-même donne à l'Ordre l'ensemble des droits qu'il a sur le castrum, la villa et le territoire de Biot, mettant ainsi à sa discrétion un pouvoir quasi souverain sur la plus grande partie du bassin de la Brague, aux portes mêmes de la vieille cité épiscopale d'Antibes. Les Templiers ne tarderont pas à fonder là une maison qui leur fournira d'excellents revenus.
Année 1938
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199Métais   Charles (Abbée)
Les Templiers en Eure et Loir
Edition Originale

Avant-Propos

L'action bienfaisante des Ordres religieux se manifeste de différentes façons, sous l'influence variée des pays, des circonstances et même des règlements intérieurs qui les régissent et du but qui les ont fait naître. Plus cette action est intense, plus nombreux et considérables sont les monuments qui nous en restent, attestant leur grandeur et excitant notre admiration.
A côté des Bénédictins de Marmoutier, de Saint-Père, de Josaphat, de Bonneval, de Coulombs et de Tiron, des Augustins de Saint-Jean en Vallée et de Saint-Cheron, à côté des Chanoines de Notre-Dame, les Templiers et avec eux les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, n'ont eu dans notre pays qu'un rôle bien secondaire.
Les documents qui attestent la vitalité d'une congrégation sont de deux sortes; les uns littéraires, les chartes; les autres lapidaires, les églises et autres monuments.
Or, si le Cartulaire ou la collection des chartes que nous avons publiées a cela de particulièrement intéressant qu'elles étaient ignorées de nos historiens chartrains, il faut avouer qu'elles sont relativement peu nombreuses et d'une portée historique purement locale, à une ou deux exceptions près.
Ces vieux titres ont eu l'avantage d'être transportés à Paris au chef-lieu du grand prieuré de France, quand, lors de la suppression des Templiers, leurs biens furent donnés à l'ordre de l'Hôpital de Saint-Jean. Ils ont traversé intacts la tourmente révolutionnaire et portent encore les cottes de l'archiviste de l'Ordre, avec les numéros de l'inventaire, sans lacune, pour ainsi dire. Mais par ce fait ils ont été soustraits aux investigations de nos historiens Chartrains, qui n'en soupçonnaient pas l'existence. De Souchet à Lépinois et L. Merlet, nul ne les a consultes. Mannier. en 1872, dans son livre: « Les Commanderies du grand Prieuré de France » en a résumé trop rapidement les-principales chartes, et de nos jours, M. la Ville-Le-Roulx publie les plus importantes au point de vue de l'Histoire dans son « Cartulaire général de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ». Nous avons transcrit avec soin toutes celles relatives au diocèse actuel de Chartres, et, grâce aux sommaires assez détaillés dont nous les avons fait précéder, le lecteur a, toute faite, dans ses grandes lignes, l'histoire de ces religieux dans ce même pays; nous n'avons donc pas à la reprendre, sauf pour quelques détails particuliers.
Année 1902
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197Toulgoët-Treanna   Comte (de)
Les Commanderies de Malte en Berry
Edition originale
Les historiens du Berry n'ont parlé que très incidemment — quand ils en ont parlé — des Commanderies de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans notre province, et pourtant il semble intéressant d'étudier ces maisons qui avaient à la fois le caractère religieux, guerrier et féodal, et qui ne relevaient que du roi et de leur Grand-Maître, ces maisons dont les commandeurs, quand ils ne combattaient pas sur les galères de l'Ordre, servaient en si grand nombre le roi dans ses armées, dans sa marine, voire même dans sa diplomatie.

En fait de monographies locales concernant ces Commanderies, je n'en connais que deux, l'une publiée en 1875 dans la revue Le Bas-Berry par M. Fauconneau-Dufresne pour la commanderie de Lormeteau, l'autre pour la Commanderie de Farges par M. Vaissière, dans les Archives historiques du Bourbonnais; mais ces deux études, qui n'ont, l'une et l'autre, que quelques pages, sont plutôt une indication sommaire qu'une étude historique.

M. Buhot de Kersers, dans son bel ouvrage, Histoire et statistique monumentale du Cher, a parlé des Commanderies de Malte, mais l'ampleur de son cadre et la complexité du sujet l'ont empêché de s'étendre et lui ont fait commettre certaines erreurs, notamment pour la commanderie des Bordes.
Il m'a donc paru utile de rechercher les souvenirs qui s'attachent à ces Commanderies, d'étudier ce qu'il en reste, de les faire exactement connaître en un mot.

Ce qui rendait cette étude difficile, c'est que les archives du Grand Prieuré d'Auvergne, dont le Berry dépendait, et qui étaient conservées à Lyon, jadis siège du Grand-Prieuré, ont été disséminées partiellement dans plusieurs départements; on en trouve dans les archives départementales du Cher, dans celles de l'Indre et de Loir-et-Cher, et aussi aux archives nationales à Paris; mais c'est surtout aux archives départementales du Rhône qu'on trouve le plus de documents.

M. Le Comte de Toulgoët-Treanna — Société des Antiquaires du Centre — Volume XXXIV — Bourges 1912
Année 1912
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195Mondon   S.
Commanderie-Hospitalière-de-Salau-Ariège
Edition originale
L'ouvrage intitulé: Ordre de Malte. Histoire du Grand Prieuré de Toulouse, par M. A. Du Bourg (Toulouse 1883), contient à la page 143, un court chapitre 10 intitulé: Saint-Girons — Audinat (sic) — Sallan (sic) et ainsi conçu: « Les archives nous faisant complètement défaut, pour ces différentes possessions de l'Ordre dans la partie montagneuse de l'Ariège, nous ne pouvons que les mentionner ici; elles devaient constituer primitivement une petite commanderie réunie dans la suite à cause de son peu d'importance à celle de Caignac. Notre-Dame de Sallan (lire: Salau), qui en dépendait et qui même lui avait donné son nom, était une chapelle bâtie dans les régions les plus abruptes des Pyrénées ».

Et c'est tout. Il est vraiment surprenant que les liasses Salau, Saint-Girons et Caignac aient échappé aux longues recherches faites par l'auteur de l'Histoire du Grand Prieuré de Toulouse dans le fonds de Malte qui se trouve aux Archives départementales de la Haute-Garonne et qui lui ont fourni les éléments d'un ouvrage, considérable en vérité, mais pas toujours exact.

Il eut puisé dans les liasses Salau, Saint-Girons particulièrement, des renseignements qui l'eussent empêché d'écrire que cette commanderie était « de peu d'importance » et qu'il s'agissait simplement « d'une chapelle bâtie dans les régions les plus abruptes des Pyrénées. »

J. de Lahondès et l'abbé Samiac, qui ont connu et apprécié ces documents, s'en sont servis pour des monographies.

Nous n'avons nullement l'intention de refaire l'historique des commanderies qui seront énumérées parmi les possessions des Ordres de Saint-Jean et du Temple en Couserans et en Comminges, — Montsaunès, Saint-Gaudens et autres, — suffisamment exposé dans l'ouvrage précité. Mais nous ferons une exception en ce qui concerne Salau; elle s'explique surabondamment, puisque l'histoire n'en a pas été rédigée.
Année 1916
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191Dichter   B.
The Maps Of Acre
Edition originale
Cette expression de l'admiration, dont un grand poète juif, en provenance d'Espagne en 1216 à la suite de la visite de la ville d'Acre, a chanté les louanges de la capitale du Royaume des Croisés, pourrait être choisie comme devise de son impression, quand il pénètre dans le domaine de l'une des plus anciennes villes du Moyen-Orient, où le nombre de sites révèle la richesse de sa civilisation.

Entre toutes ces villes, Acre a l'avantage, de partager avec quelques autres villes, d'une structure permanente durant toute son existence, de la préhistoire à nos jours.

La vie que cette ville historique a vécu, avec des hauts et des bas, qui se manifeste tant par les témoignages historiques et archéologiques durant de nombreux siècles, a été le théâtre d'une multitude de civilisations, comme les Phéniciens, israéliens, hellènes, arabes, croisés jusqu'au moment ou fut créé l'Etat d'Israël.

Elle a été un centre commercial, mais aussi politique et administratif, dont les effets sont encore bien présents. Son port, est le coeur cosmopolite de son activité, il a vu au cours des âges, non seulement les marchands et marins, ainsi que les pèlerins des trois religions monothéistes, mais aussi les navires et les armées des puissances les plus importantes dans l'histoire. Elle connait de nos jours un renouveau de son activité. Cette passerelle entre le « Levant » et le « Ponant » a donc été un melting-pot des êtres humains, où de nouveaux apports de culture ont été apportés aux traditions.
Année 1973
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182Grousset   René
Histoire des Croisade et du royaume de Jérusalem
Edition Originale
Ce n'est pas sans raison que le chroniqueur Guillaume de Tyr commence son histoire des Croisades par le récit de la lutte de l'empereur d'Orient Heraclius contre le roi de Perse Khosroès Parvîz. Dans une large fresque liminaire, il nous montre le grand roi sassanide envahissant en 614 la Terre Sainte, détruisant les églises et pillant le Saint-Sépulcre, puis Heraclius, préfiguration de Godefroy de Bouillon, reconquérant la Syrie, reconquête dans laquelle notre auteur voit, en fait, la première des croisades (628). Au-dessus de ce grand duel il dresse, symbole et enjeu de la lutte, la Vraie Croix que nous retrouverons en 1098, aux journées d'Antioche.

« Cosdroez, li puissanz rois de Perse, estoit venu à grant force en Surie et avoit destruites les citez et les chastiaus, arses (brûlé) les villes, les églises fondues, grant partie du peuple ocis et l'autre partie menée en chaitivoisons (captivité). La cité de Jherusalem prist à force, et ocist dedenz xxxvi mile homes; la Vraie Groiz, où Jhesucrist fu morz por nous, emporta ».

Au contraire « quant Eracles ot conquis Perse et ocis Gosdroez, il en raporta la Vraie Croiz en Jherusalem [...]; et faisoit les églises réfère et atirier les sainz leus que Cosdroez avoit destruiz ». Restauration éphémère, car, neuf ans après la délivrance du Saint-Sépulcre, les armées du khalife Omar faisaient la conquête de la Palestine (638).

Détail à noter, l'Estoire d'Eracles, informée comme elle Pétait des affaires syriaques, ne manque pas de remarquer que les débuts de la domination arabe furent singulièrement plus tolérants pour les chrétientés indigènes que ne l'avait été l'éphémère occupation des Sassanides: « Homar et ses pueples d'Arabe, quant il vindrent à la sainte cité de Jherusalem, il la trovèrent destruite et déserte. Un pou de pueple qui habitoient ès ruines, lessièrent demorer iluec, par treus (tributs) qu'il mistrent sur eus, et soufrirent qu'il vesquissent comme Crestien et refeissent leur églises et esleussent ilec un patriarche ». Après la tolérance des khalifes omaiyades, l'archevêque de Tyr nous vante celle du grand souverain abbâside Hârûn al-Rashîd et ses relations avec Charlemagne.
Année 1934
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180Mazuy   A.
Jérusalem Délivrée avec La Vie du Tasse
Edition Originale
An XVIe siècle déjà, l'épopée du Tasse avait paru en France une oeuvre merveilleuse, et, pour nous servir des expressions du temps, la « Hiérusalem du seigneur Torquato » fut rendue française par Biaise de Vigenère, Bourbonnais, naïf interprète qui voulut montrer à la pieuse génération comment avait été délivrée la grande tombe du Christ.

Depuis cette époque, que de traductions n'ont pas été accomplies jusqu'au travail de Lebrun, élégante paraphrase d'un beau poëme !
Mais un fait incontestable, c'est que, de toutes ces traductions, il n'en est pas une seule exacte, qui fasse connaître le texte précis, le mot à mot et même la pensée intime du poète. A prendre les deux extrémités de ces travaux, le bon Vigenère et le traducteur Lebrun, que trouvons-nous dans leur oeuvre.
Le premier, empreint des moeurs de son temps, de la renaissance de toutes choses, de cet esprit mélangé de moyen âge et d'antiquité païenne, s'est jeté dans d'incessantes digressions; il aime à développer à sa manière les idées du poëte; il fait de la mythologie, de l'histoire naturelle, de l'alchimie; il ne croit pas le Tasse assez intéressant pour la génération; il l'explique et le commente.

Un autre esprit domine Lebrun, qui écrivait à une époque de vie élégante et philosophique; il a revêtu la « Jérusalem délivrée », non point des couleurs dont le poëte s'était servi, mais des idées du XVIIIe siècle. Lebrun n'a pas compris que le Tasse parlait des pieux Croisés, dont il partageait les convictions et la croyance, car le poëte qui chantait les pèlerins était lui-même sous l'empire de la pensée religieuse. Ceci a entraîné Lebrun dans une fausse route. De la son dédain pour toute expression puisée dans la chronique; le mot pèlerin lui a paru vulgaire; la désignation de Païens, que le Tasse applique aux Infidèles, lui a semblé mauvaise; le nom de Jérusalem appartenait à une géographie trop simple; Lebrun a préféré les poétiques changements de Voltaire; sous.

Année 1850
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177Gavard Editeur   Charles
Salles des Croisades
Edition Originale
Galeries Historiques de Versailles

Première croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Deuxième croisades:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Troisième croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Quatrième croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Cinquième croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Sixième croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Septième croisade:
Les Armoiries peintes sur les piliers de la salle des Croisades; Les Armoiries peintes sur la frise;

Comprend 51 pages, vignettes gravées sur bois dans le texte, 9 planches chromolithographiées de blasons sous serpentes, 242 numéros décrits.
Année 1830
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176Guéry   C. (Abbé)
Revue catholique de Normandie
Edition Originale

Dans cette revue, on y trouve une étude complète de la commanderie de Bourgoult. C'est l'Abbé C. Guéry, aumônier du lycée d'Evreux, qui est l'auteur de cette étude.

On peut trouver les différents textes sur la commanderie de Bourgoult dans les fascicules de cette revue, ils s'étalent sur l'année 1901 et 1902 et de janvier à décembre.

Malheureusement, on ne trouve plus tous les fascicules sur la commanderie de Bourgoult.
1901
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174Monclar   Ripert
Cartulaire de la commanderie de Richerenches
Edition Originale

Le Cartulaire de la commanderie du Temple de Richerenches formait à l'origine un manuscrit grand in-4., relié d'une peau de parchemin neuve qui le recouvre encore. La hauteur des pages est en moyenne de vingt-huit centimètres et la largeur de vingt. Il se composait de trois feuillets préliminaires, cent-cinquante-neuf feuillets utilisés et trois feuillets laissés en blanc à la fin. Un des feuillets utiles a été enlevé avec soin, en laissant subsister un onglet, à une époque antérieure à la numération moderne de ceux-ci, que la forme des chiffres assigne à l'époque de Louis XIV. A la suite de l'arrachement des deux derniers cahiers, dont nous parlerons tout à l'heure, chacun d'eux a été dépouillé de sa première peau, ce qui a causé la perte de deux feuillets utiles du premier de ces cahiers, d'un feuillet utile et d'un feuillet blanc du second. Par suite de ces mutilations, nous avons a déplorer la perte d'un feuillet non compté dans la numération moderne, qui figurait entre les numéros 88 et 89 de celle-ci, du feuillet 144, et des deux feuillets 151 et 152. Les feuillets préliminaires et ceux qui ont été laissés en blanc a la fin n'ont pas reçu de pagination.

Sources: Mémoires de l'académie du Vaucluse
Documents inédits pour servir à l'histoire du département du Vaucluse.
Cartulaire de la commanderie de Richerenches de l'Ordre du Temple

1136-1214

Publié et annoté par le Marquis Ripert-Monclar
Archiviste-paléographe, Ministre Plénipotentiaire de France en retraite.

Editions: Fr. Seguin, imprimeur à Avignon et H. Champion à Paris.
1907
1907
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172Malbois   E. (Abbé)
Les Templiers de Saint-Paul-Trois-Châteaux
Edition Originale
En 1136, Pons de Grillon, évêque, tout acquis au nouvel Ordre, reçut à Saint-Paul, trois frères: Arnaud de Bedos, Gaudemar de Sales, Hugues de Panas. Ils venaient pour fonder une importante Commanderie entre Visan, Valréas, Grillon, Bourbouton et Baumes où se trouvaient de grands espaces incultes ou peu cultivés. Mais tout d'abord, ils établirent une maison à Saint-Paul même, et la charte 128 du Cartulaire de Richerenches, du jeudi-Saint 1136, nous apprend dans quelles conditions, « mémoire (Bren), de la donation de Dom Pons, évêque, Bertrand Viaders et ses frères Guillaume de Saint-Paul et Pierre Artauld, Pérégrine et ses fils, à savoir, Bertrand de Donzère ». « Nous donnons, y est-il dit, l'église de saint Jean avec le palais attenant et les places qui l'entourent [...] » L'archidiacre, le doyen, le capiscol du Chapitre, Benoit de Baumes, et Guillaume Rainoard approuvèrent. Anne, mère de Guillaume de Saint-Paul et Pierre Artauld, confirma la donation et fonda à perpétuité, moyennant 20 sous un anniversaire et une visite (à sa tombe) le jour de la saint Jean-Baptiste. Le Chapitre s'engagea à fournir l'église d'un bon gardien dont les gages furent fondés sur les revenus des fours, des moulins et des rentes, « servitiorum » (tous droits seigneuriaux) qu'elle donnait au Temple à Saint-Paul.


Sources: M. l'Abbé E. Malbois — Bulletin de la Société d'Archéologie et de Statistique de la Drome. Année 1929 (juillet).


Année 1928
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171Barthélémy   Edouard (de)
Cartulaire de la commanderie de La nauville au Temple
Edition Originale

Les deux ordres militaires qui jouèrent un si grand rôle aux croisades et dans le moyen-âge, les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean, étaient tous les deux, dès l'origine, établis dans le diocèse de Châlons; mais les Templiers surtout y étaient puissamment dotés. Quelques mots suffisent pour rappeler l'institution de ces deux pieuses et fortes associations. Des marchands de la ville de Melfi, dans le royaume de Naples, obtinrent la permission de construire à Jérusalem une église catholique dédiée à la sainte Vierge, et de fonder à côté, un monastère et un hôpital auquel était attachée une chapelle sous le vocable de Saint-Jean-Baptiste. Gérard Tunc, gentilhomme provençal, en fut élu le premier recteur en 1099. Les barons chrétiens enrichirent cet établissement naissant et principalement l'hôpital. Gérard, alors, avec l'avis de ses frères hospitaliers, se sépara du monastère pour constituer l'ordre des frères de l'hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, qui fut approuvé par le pape Pascal II en 1113, et divisé en trois classes: les gentilshommes destinés à porter les armes pour la défense de la foi et des pèlerins, les chapelains et les frères servants non nobles.

Sources: Edouard de Barthélémy — Diocèse ancien de Challons-sur-Marne — Histoire et Monuments. Paris A. Aubry, Libraire — M D CCC LXI
Sans
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170Michaud   Joseph-Francois
Histoire des Croisades
Edition Originale

Livre II: Lorsque les croisés eurent passé le détroit du Bosphore, ils ne s'occupèrent plus que de faire la guerre aux musulmans. On se rappelle que les Turcs Seldjoukides, sous le règne de Michel Ducas, avaient envahi l'Asie Mineure; l'empire qu'ils y avaient fondé s'étendait depuis l'Oronte et l'Euphrate jusqu'à Nicée. Cette nation était la plus barbare des nations musulmanes; elle avait négligé de conquérir les rivages de la mer, parce qu'elle n'avait point de marine; mais elle tenait sous sa domination les plus riches provinces, dont elle laissait la culture aux Grecs, ses esclaves et ses tributaires.

Livre III: Marche des Croisés sur Antioche et siège d'Antioche 1097-1098. Le Taurus avait été franchi. La Syrie était ouverte à l'armée chrétienne. En quittant Marésie, les croisés s'étaient portés vers Artésie, l'ancienne Chalcis, située à cinq ou six lieues de là, du côté du sud.
Année 1841
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169Léonard   E-G. Marquis d'Albon
Cartulaire Manuscrit du Temple (1150-1317)
Edition Originale. E-G. Léonard, Introduction au Cartulaire Manuscrit du Temple (1150-1317) constitué par le Marquis d'Albon.

Celui qui avait initié André d'Albon, tout jeune, à l'élude de la paléographie l'entretenait déjà, paraît-il, des Templiers. Plus tard la publication du Cartulaire général des Hospitaliers de M. Delaville Le Roulx détermina M. d'Albon à réunir des documents sur l'Ordre du Temple; peut-être aussi y fut-il amené par la rencontre des noms de Pons d'Albon, précepteur de France, et de Guy d'Albon, chef de la maison de Laumusse, en Lyonnais. Il se donna bientôt avec passion à ce travail qui flattait le goût, prédominant en lui, de la recherche et du déchiffrement des documents d'archives. Son projet primitif embrassait toute l'histoire de l'Ordre et la chrétienté entière. De là, la correspondance qu'il eut avec les archivistes de tous les grands dépôts européens et dont le dossier, plein de renseignements très intéressants, est conservé au tome LXIX de la Collection. De là aussi des dépouillements étendus aux archives du Vatican, de Bologne, de Madrid, de Lisbonne, de Londres et de Belgique. Mais M. d'Albon se convainquit, à regret, qu'un cadre si vaste dépassait ses forces. Maintenant son plan primitif pour les premières années de l'Ordre, il se réduisit à ne publier parmi les documents postérieurs à l'année 1150 que ceux qui concernaient les commanderies françaises. Aussi les précieuses pièces des XIIIe et XIVe siècles concernant l'Angleterre ou la Belgique, dont l'on trouve des copies dans sa collection, n'y sont-elles représentées que par exception.

Sans
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168Barthélémy   Edouard (de)
Obituaire de la Commanderie du Temple de Reims
Edition Originale
Obituaire de la Commanderie du Temple de Reims.

Extrait des mélanges historiques publiés par l'Imprimerie Nationale en 1882.

Collection des documents inédits sur l'histoire de France publiés par les soins du Ministère de l'Instruction Publique.


Paris, Imprimerie Nationale, 1882.


Année 1882
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164Duval   Michel
Foires et Marchés dans la Bretagne Médiévale
Edition Originale
Les Templiers et la Police des Foires et Marchés dans la Bretagne Médiévale

Institution d'origine féodale, la chevauchée semble avoir élé assez commune en Bretagne. Forme particulière du service d'ost, cette pratique qui avait pour but d'assurer à l'intérieur du fief, la police des foires et marchés, devait survivre dans notre province jusqu'à une époque assez tardive.

On sait toutefois peu de choses des origines de cette coutume dont il est fait fréquemment mention dans les aveux du xvie siècle. Tout porte à croire qu'elle naquit en Haute-Bretagne, à la fin du xne siècle, de la nécessité d'assurer aide et protection aux marchands contre les incursions normandes fréquentes à cette époque dans le nord-est de notre province.

Association Bretonne et Union Régionaliste Bretonne

Armand Prud'Homme — 1953 — Saint-Brieuc
année 1953
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163Bourgeois   Gisèle
A la recherche de la grange templière de Gals en Haut-Rouergue
Edition Originale

Etrange histoire que celle de cette grange, fondée au XIIe siècle dans la paroisse de Saint-Paul de la Foz, dont on ne retrouve
aujourd'hui qu'une grande « devèze » d'une centaine d'hectares, plusieurs fois partagée au XIXe siècle
après avoir échappé à l'autorité religieuse bien avant 1789, et dont on recherche vainement les
bâtiments et la chapelle Saint-Martin.

Annales du Midi — Tome 100 — Janvier-Mars 1988
Editeur Edouard Privat

2-7089-6761-4
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159Delisle   Léopold
Opérations financières des Templiers
Edition Originale
Mémoire sur les opérations financières des Templiers.

Dans le mémoire que j'ai l'honneur de soumettre à l'Académie, je me propose d'examiner un point de l'histoire des Templiers qui ne me semble pas avoir encore été traité, et dont il faudra désormais tenir compte, quand on voudra déterminer exactement la place que l'ordre du Temple a occupée dans la société du moyen âge. Il s'agit uniquement d'opérations financières. Je voudrais montrer comment les Templiers, précurseurs ou émules des sociétés italiennes, ont eu pendant longtemps entre leurs mains une grande partie des capitaux de l'Europe et comment la confiance inspirée par le prestige dont ils étaient universellement entourés en a fait les banquiers ou les trésoriers de l'église romaine, de beaucoup de particuliers, de princes et de rois. J'insisterai principalement sur les services que, de ce chef, ils ont rendus aux rois de France et dont l'exposé mérite déformer un chapitre de l'histoire de nos institutions administratives au temps de Philippe Auguste et de ses successeurs jusques et y compris Philippe le Bel.

La plupart des textes que je rapporterai et que j'essayerai d'interpréter appartiennent au xme siècle; mais, comme les plus anciens nous montrent le jeu régulier d'un organisme très compliqué et parfaitement entendu, il est permis de supposer que l'origine de cet organisme remontait à une époque antérieure et que l'honneur de l'avoir établi et développé revient, sinon aux fondateurs de Tordre, du moins aux premiers grands maîtres, dont le génie administratif devait être à la hauteur de la ,bravoure chevaleresque.

Librairie C. Klincksieck 11 rue de Lille — Paris
Année-1889
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157Corson   Guillotin (de)
Les Templiers en Bretagne
Edition Originale
Les Templiers et Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne

A l'élude de ces documents inédits nous avons joint la lecture des travaux publiés par plusieurs savants sur les Ordres religieux-militaires, particulièrement en Bretagne.

Deux grands ouvrages s'imposaient d'abord à nous: Le procès des Templiers, publié par Michelet, et le Cartulaire de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, oeuvre de M. de la Ville Leroulx.

Le premier de ces livres renferme peu de choses sur la Bretagne; le second encore moins, parce qu'il ne comprend que la première période historique de l'Ordre de l'Hôpital, période de Terre-Sainte, allant de 1099 à l'an 1310; des Chevaliers de Rhodes et de Malte il n'est point par suite fait mention.

Les consciencieuses éludes historiques de M. Anatole de Barthélémy [surtout celles que renferme son bel ouvrage sur les Anciens Evêchés de Bretagne] nous ont été bien plus utiles. Nous n'avons eu garde de négliger aussi les recherches faites dans le même but par plusieurs autres savants bretons, tels que MM. de la Bigne Villeneuve et de la Borderie; leurs travaux sur les Ordres religieux-militaires sont en grande partie disséminés dans les nombreux volumes des Bulletins et Mémoires de l'Association Bretonne.

Enfin nous ne pouvions mettre de côté une troisième source d'informations: l'état des lieux occupés jadis par les Templiers et les Hospitaliers. Nous nous sommes fait un devoir de visiter ce qui reste de nos anciennes Commanderies bretonnes; nous y avons recueilli non seulement d'intéressantes notes archéologiques, mais encore de nombreuses traditions populaires, les unes inédites, les autres publiées çà et là dans divers ouvrages sur la Bretagne.

Année - 1902
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152Sommerard   Louis (du)
Anne Comnène
Edition Originale
Les deux frères Comnène, Isaac et Alexis, grand domestique des Scholes, voyant leurs intérêts et leur vie menacés par l'usurpateur Nicéphore Botoniatès, et par les favoris qui le gouvernaient, Borilos et Germain, s'enfuirent de Constantinople dans la nuit du dimanche de la Quinquagésime, 18 février 1081.

Georges Paléologue, beau-frère d'Alexis, et Jean Doukas, César, grand-père de sa femme, les rejoignirent, à Tchorlou, petite ville de Thrace, où ils s'étaient réfugiés. Le dernier amenait avec lui une troupe de Turks, et le convoi d'un collecteur impérial, porteur des impôts de sa circonscription, capturé sur la route de Byzance.
Année - 1907
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150La Rochebrochard   H. (de)
Etude sur la commanderie de la Rochelle
Edition Originale
La Rochelle, bourg insignifiant au moment de l'établissement des Templiers, devint promptement une cité considérable, grâce aux concessions des ducs d'Aquitaine. La commanderie s'accrut en même temps que la ville, car les rois de France, les rois d'Angleterre, les seigneurs et les bourgeois comblaient l'ordre de dons et de privilèges. Il y eut d'abord des moulins donnés avant 1139, par Gangan de Taunay. Ces dons furent confirmés par Eléonore, duchesse d'Aquitaine, par le roi de France, Louis le Jeune, et, en 1189, par Richard, roi d'Angleterre.

Le chai des Sept-Moulins, appartenant aux Templiers, fut pillé vers 1180 par Nicolas de Glocester, que condamna le sénéchal de Poitou, Pierre Bertin. Ce n'était pas un procès de petite importance puisque l'on y vit Guillaume de Mauléon, Maingot, seigneur de Surgères, le maire de la Rochelle, Robert de Montmirail, et une foule innombrable d'autres témoins: « Testes sunt innumerabiles qui affuerunt ».
Année - 1890
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149La Rochebrochard   H. (de)
Commanderie d'Ensigné.
Edition Originale
La commanderie d'Ensigné remonte, comme fondation à la première moitié du XIIe siècle, car elle possède encore une chapelle romane.

En 1254, Pierre Marquansane vendit aux Templiers d'Ensigné un fief dépendant du château de Dampierre, résidence de Guillaume Maingot, sire de Surgères. Le seigneur de Surgères investit donc de ce fief le commandeur Pierre Adry.

Pendant le procès fait à l'ordre, les commanderies furent administrées dans la sénéchaussée de Poitou par Jean de Génis. Frère Hugues de Theil, commandeur des Hospitaliers de la Rochelle, envoya en 1313, le notaire Guillaume Hervé faire l'inventaire des maisons d'Ensigné et de Bret. On trouva dans la chapelle un calice et une patène dorés, des couvertures d'autel en toile et en toile brodée de soie, des corporaux, des croix en cuivre et argentées, des parements de soie et de laine pour l'autel, une châsse en cuivre avec des reliques, des chasubles, aubes, étoles, chapes, bannières en soie, de petits chandeliers en cuivre, d'autres en étain pour les cierges, un coussin pour placer sous le missel, les livres liturgiques, un manteau de soie brodé d'or entourant la statue de la sainte Vierge. Enfin il y avait différents objets indiquant que trente-trois personnes environ logeaient â la commanderie.
Année - 1889
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148La Rochebrochard   H. (de)
Etude sur quelques commanderies des Templiers d'Aquitaine.
Edition Originale
Revue poitevine N 71
Dans le cartulaire publié par M. de la Boutetière, on voit que, vers 1130, le seigneur de la Garnache fit des donations au grand maître Hugues de Payens, lui-même.

Les principaux bienfaiteurs de l'ordre furent les seigneurs de la Garnache, de Commequiers, de Machecoul, d'Aspremont, les premiers seigneurs de Rays, puis les Chabot, seigneurs de Rays, Guillaume Guerry, Aimeri de Brient, Pierre de Saint-Vital, Geoffroy de Frosses, Jean des Villettes, Renaud Fort, Geoffroy du Gué, Raoul de Moric, Hervé Goulart, Maurice Cathus, Charles Gorde, Jean Béliart, seigneur de la Béliardière, Guillaume de Leigue, Olivier de Coché, Olivier du Coudray, Aubin Gaudechel, Guillaume de Clisson.

Dans la relation du procès des Templiers, on trouve la déposition de F. Jean Durand, dernier commandeur de Coudrie, qui fut absous et réconcilié.

Année - 1889
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147Pétel   Auguste (Abbé)
Commanderie de Payens dans le diocèse de Troyes
Edition Originale
Plusieurs amis, trop bienveillants peut-être, ont pensé que, familiarisé par de longues et minutieuses recherches avec le fonds du Temple des Archives de l'Aube, je ferais oeuvre utile et intéressante si je consacrais à tous les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui ont existé dans le diocèse de Troyes, une notice spéciale, semblable à celle que j'ai récemment publiée sur leur maison de Sancey-Saint-Julien, ma paroisse.

Je me suis laissé persuader, sans me faire illusion d'ailleurs sur l'importance de l'oeuvre et sur ses difficultés. Heureux serai-je si, confiant dans le proverbe: « labor improbus omna vincit », j'arrive à raviver les souvenirs laissés dans l'Aube par deux Ordres illustres, qui occupent, il est vrai, une large place dans l'histoire générale, mais qui attendent encore celle à laquelle ils ont droit dans notre histoire locale.

Est-ce à dire que je considère comme nuls et sans valeur historique les travaux de mes devanciers, notamment les Commanderies du Grand Prieuré de France, de M. Mannier, les Templiers et leurs établissements dans la Champagne Méridionale.

Année - 1905
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146Bobin   A.
La Commanderie de la Lande de Gourgé
Edition Originale
Le domaine de la Lande, situé dans la commune de Gourgé, au nord et à 7 km. de Parthenay (Deux-Sèvres), est aujourd'hui une grande ferme de 140 hectares qui présente la particularité de n'avoir pas été divisée, comme tant d'autres, et d'avoir conservé ses grands champs, comme autrefois. Les bâtiments sont tous affectés à l'exploitation agricole et ont l'aspect modeste delà plupart des fermes de la Gâtine. Mais on y voit çà et là des portions de mur en pierres de taille très anciennes; on y remarque d'un côté une vieille tour dépouillée de son toit d'origine et d'un autre côté les restes d'une chapelle.

Année - 1940
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145Bordonove   Georges
Commanderie du Temple de Moléon
Edition Originale
Non loin du chêne qui déploie son immense ramure au-dessus de la route conduisant de Châtillon à Nantes, là-bas au vieux pays si fort, si pénétré de la plus intime, de la plus véhémente des vies de l'esprit, tout pareil précisément à mon vieil arbre-roi que membrent, divisent, sillonnent, élargissent quatre siècles d'âge, peut-être davantage, s'élève cette Commanderie. A peine sorti de l'ombre dense qu'exhale ce grand porteur d'oiseaux, le paysage se dénude, s'exhausse en un large plateau où s'arasent les façades grêles, les toits de tuiles brunies par les hivers, d'ardoises scintillant de pluie, du village nommé « Le Temple ». Ces maisons sous leurs longues, sombres visières, groupées autour de leur sombre église elle-même coiffée d'une pyramide d'étain, ces maisons vous dis-je, oui pins qu'ailleurs ils semblent les gardiennes des secrets oubliés, les frustes châsses enfermant les reliques de ce qui fut la dernière rêverie du Moyen âge, sublime entre toutes.

Année - 1963
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142Collectif   Collectif
La Commanderie et la Ferme du Mont de Soissons
Edition Originale
Presque à mi-distance, sur la route qui joint Soissons à Fère-en-Tardenois, se trouve un point dominant qui fut toujours apprécié. Notre temps y a connu un socle de calvaire, caché sous un buisson, un poteau géodésique, puis un poste d'observation allemand, aujourd'hui le monument des chasseurs.

Ce point ne semble qu'un pli de terrain sur le vaste plateau, mais on y découvre un panorama immense: au Nord les crêtes du Soissonnais, au Sud, celles boisées du Tardenois et même la vallée d'Ourcq. Au centre, ce plateau de Cuiry-Lesges et du Mont de Soissons qui au 18ème siècle avait la réputation de fournir le meilleur froment de la province (Carlier).
L'endroit se nomma « La Croix Saint-Ursace », puis « L'Epine St-Ursace », une déformation en a fait l'Epitaphe. La ferme du Mont de Soissons s'aperçoit au Nord à quelques centaines de mètres.
Année - 1973
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133Digard   Georges
Philippe le Bel et le Saint-Siège
Edition originale
Le terrible conflit qui éclata, au début du XIVe siècle, entre le Saint-Siège et Philippe le Bel, marque dans l'histoire ecclésiastique, aussi bien que dans l'histoire tout court, une étape dont on ne saurait exagérer l'importance. Les contemporains eux-mêmes, qui cependant ne semblent pas avoir saisi la véritable portée du débat, pressentaient les conséquences qui devaient en découler, tant au point de vue politique qu'au point de vue religieux. Les évêques de France, le 10 avril 1302, exposaient au pape les dangers que cette lutte faisait courir à leur pays, et les nobles du royaume écrivaient le même jour au Sacré-Collège que « li griefs esclandres qui pour ce est meus [...] est appareillez d'estre si grans et si cruelz que la generalle Eglise et toute Chrestienté s'en pourroit douloir à tousjours ». Il ne s'agit pas, en effet, d'un simple conflit d'intérêts entre le pape et le roi de France. La polémique doctrinale soulevée à propos de ce différend, et la passion que les tenants des deux partis apportèrent à la défense de leur thèse respective, suffisent à le prouver.

Année - 1936
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119Trudon des Ormes   Amédée
Revue de L'Orient Latin
Edition originale: Revue de L'Orient Latin: Des Maisons et quelques dignitaires de l'Ordre du Temple.

En Syrie, en Chypre et en France. — D'après les pièces du procès.

L'Aquitaine et le Poitou ne formèrent qu'une seule grande baillie du Temple.

Un des plus anciens assurément parmi les Templiers arrêtés en 1307, était un Templier octogénaire nommé Guillaume de Liège, précepteur de l'importante maison de La Rochelle; or Guillaume avait reçu l'habit du Temple, à la Noël 1248, des mains de frère Hugues Grisard, chevalier, précepteur d'Aquitaine. Un autre Templier, parent de ce maître du Temple d'Aquitaine, nous apprend qu'il fut, reçu lui aussi, mais plus tard, en 1279 environ, sur l'ordre de Hugues.

Si rien ne s'oppose à ce que la dernière époque indiquée soit exacte, il est permis de douter de la première (1248).

Annee - 1900
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118Collectif   Collectif
Cartulaire municipal de Poitiers, dit « manuscrit d'Auzance »
Edition originale
Cartulaire municipal de Poitiers, dit manuscrit d'Auzance

La Société des Antiquaires de l'Ouest possède, dans sa collection de manuscrits, déposée aujourd'hui aux Archives du département de la Vienne, un cartulaire municipal de Poitiers, connu sous le nom de Manuscrit d'Auzance.
Ce manuscrit est brièvement signalé de la manière suivante, dans le Catalogue de cette collection, que vient de publier M. Brune, archiviste du département de la Vienne et chargé de cours à l'Ecole nationale des chartes.

Sans
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113Lizerand   Georges
Le dossier de l'Affaire des Templiers
Edition Originale
Le procès des Templiers a laissé comme traces une quantité de documents éparpillés dans beaucoup de dépôts, parce que l'ordre avait des maisons dans presque toute l'Europe, mais nombreux surtout en France, à cause de l'importance des établissements qu'il y possédait, à cause aussi des grandes procédures qui y furent entamées contre lui. Une partie de ces documents est encore inédite; mais tout ce qu'on a publié depuis la première édition de l'ouvrage de Pierre Dupuy suffit à faire connaître l'affaire, et il n'est guère de procès du moyen âge qui soit aujourd'hui aussi bien connu que celui-là. Bien que le Temple fût un ordre militaire de caractère international, bien qu'en définitive la décision du procès appartînt au pape et bien qu'elle ait été donnée par lui, le rôle considérable du roi de France dans l'affaire — qui fut en réalité la sienne — fait qu'un recueil de documents d'origine française permet d'en procurer une idée suffisante pourvu que les pièces soient replacées dans leur ordre de succession.

Mon ouvrage est première édition de 1923. Sans ISBN.

Celui présenté sur le site est la dernière édition parue en 2007.
978-2-251-34001-2
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111Carrière   Victor
Les débuts de l'Ordre du Temple en France
Edition originale
Les Templiers ont empli le monde chrétien de leur nom, de leur geste, de leur personnalité puissante pendant près de deux siècles. Tout ce temps, la vie de l'Ordre en Europe s'est confondue avec celle de ses maisons religieuses, ses préceptories ou commanderies, et nous n'avons pas actuellement, pour en écrire l'histoire, de sources plus abondantes ni plus sûres que leurs cartulaires.



Paris - 1919
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110Bréhier   Louis
Eglise et Orient au moyen-age
Edition originale
L'histoire des rapports entre l'Eglise et l'Orient du Ve au XVe siècle est intimement mêlée à l'histoire générale du moyen âge: toutes les puissances de cette époque ont eu l'occasion d'intervenir en Orient ou ont subi le contre-coup des événements qui s'y déroulaient. On se bornera donc à indiquer les sources et les collections qui ont un intérêt spécial pour cette étude: afin de s'orienter au milieu de la complexité qu'elles présentent, on mentionnera d'abord les collections d'ensemble et on étudiera dans une deuxième partie les catégories de documents et les recueils particuliers à chacune des puissances qui ont joué un rôle historique dans les rapports entre l'Eglise et l'Orient au moyen âge.




Parution: 1911
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109Pierre Gérard   Elisabeth Magnou
Cartulaires des Templiers de Douzens.
Edition originale
La présente édition des Cartulaires de Douzens a pour origine les mémoires préparés sous ma direction, et présentés en 1956 et 1957 pour le diplôme d'études supérieures d'histoire, par M. Alain Lauret et par Mlle Marie Saint-Martin, devenue depuis lors Mme Lauret. La collation de leurs copies a été assurée par M. Pierre Gérard, alors conservateur aux Archives départementales de la Haute-Garonne, lequel a également élaboré les analyses des actes, rédigé toute l'introduction diplomatique (sauf le chapitre 5), et contribué aux indices. Mlle Elisabeth Magnou, alors attachée de recherches au Centre national de la Recherche scientifique, a procédé à une nouvelle collation des textes, fourni la rédaction définitive des analyses, écrit l'introduction historique et préparé les indices avec l'aide de MIU Anne-Marie Lemasson, collaboratrice technique au Centre national de la Recherche scientifique. Tous ont assumé ces tâches avec un dévouement et un soin qu'il m'est agréable de reconnaître ici.



Parution: 1965
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108Portal   Carie
Cartulaires des Templiers de Vaour
Edition originale
Le Cartulaire des Templiers de Vaour est un rouleau de parchemin long de 5 métrés 60 et large d'environ 22 centimètres. Il se compose actuellement de 12 feuilles rattachées les unes aux autres par une lanière de parchemin engagée dans des fentes parallèles, comme le montre notre fac-similé; la dernière peau seule est cousue avec un fil blanc dont les points sont disposés en dents de scie. Le mauvais état de la première, l'étude des pièces contenues dans celle-là et les suivantes permettent de croire que primitivement le cartulaire devait être un peu plus volumineux; mais il n'est pas possible de déterminer l'étendue de la partie détruite.



Parution: 1864
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107Asse   Eugene
La France aux Croisades
Edition originale
Il ne faudrait pas croire que ce grand mouvement militaire qui s'est appelé dans l'histoire Les Ckot-SADES, ait été produit par un farouche élan de fanatisme religieux, précipitant l'Occident chrétien contre l'Orient mahométan. La vérité, c'est que les croisades furent la défense légitime de la civilisation latine et chrétienne contre l'invasion des sectateurs de l'Islam. Menacés dans leur existence sociale et religieuse par un nouveau flot de soldats du Coran, qui battait déjà les murs de Constantinople, les peuples d'Occident portèrent la guerre sur le territoire même de leurs ennemis.



Parution: 1898
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101Guéry   Abbé C.
Commanderie de Saint-Etienne de Renneville
Edition originale
L'abbé Vertot, en écrivant son histoire des Chevaliers de Malte, se plaignait du peu de documents laissés par les premiers religieux et ne savait s'il devait attribuer ce dénuement à la négligence des historiens, ou à l'éloignement des temps. On conçoit facilement, que si le célèbre écrivain rencontra une telle difficulté pour déterminer la succession des Grands Maîtres de Saint-Jean de Jérusalem, la nôtre sera incomparablement plus grande pour donner le nom des commandeurs de Saint-Etienne, alors que les quelques pièces qui nous restent sont pour l'ordinaire muettes à ce sujet. Ce n'est qu'en parcourant les actes de donations, de ventes, de procédures, que nous pourrons de temps en temps saisir un nom jusqu'à ce que nous soyons arrivés aux Hospitaliers de Saint-Jean, qui nous fourniront la série complète des commandeurs Hospitaliers de Renneville, depuis 1320 jusqu'à la Révolution Française.

Quoiqu'il en soit, il est hors de doute que la commanderie de Saint-Etienne eut pour fondateur vers 1140, Richard, deuxième fils de Robert I, baron d'Harcourt et de Colette d'Argouges.
Les frères de Richard étaient: Guillaume, partisan du roi Henri Ier d'Angleterre alors maître de la Normandie et Philippe Eugène, évêque de Bayeux. A la mort de son père, Richard ayant eu en partage la seigneurie de Renneville, sise à Sainte-Colombe-la-Campagne, au diocèse d'Evreux, y fit construire une chapelle. . .

Edition de 1896
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99Monclar   Ripert (de)
Le Cartulaire de la commanderie de Richerenches
Edition originale
Le Cartulaire de la commanderie du Temple de Richerenches formait à l'origine un manuscrit grand in-4., relié d'une peau de parchemin neuve qui le recouvre encore. La hauteur des pages est en moyenne de vingt-huit centimètres et la largeur de vingt. Il se composait de trois feuillets préliminaires, cent-cinquante-neuf feuillets utilisés et trois feuillets laissés en blanc à la fin. Un des feuillets utiles a été enlevé avec soin, en laissant subsister un onglet, à une époque antérieure à la numération moderne de ceux-ci, que la forme des chiffres assigné à l'époque de Louis XIV. A la suite de l'arrachement des deux derniers cahiers, dont nous parlerons tout-à-l'heure, chacun d'eux a été dépouillé de sa première peau. ce qui a causé la perte de deux feuillets utiles du premier de ces cahiers, d'un feuillet utile et d'un feuillet blanc du second. Par suite de ces mutilations, nous avons à déplorer la perte d'un feuillet non compté dans la numération moderne, qui figurait entre les numéros 88 et 89 de celle-ci, du feuillet 144, et des deux feuillets 151 et 152. Les feuillets préliminaires et ceux qui ont été laissés en blanc à la fin n'ont pas reçu de pagination.

Edition de 1907
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98Delachenal   Roland
Cartulaire du Temple de Vaulx
Edition originale
Le cartulaire du Temple de Vaulx, conservé à la bibliothèque de la ville de Lyon sous le n. 3496 du fonds Coste2, est demeuré jusqu'ici inédit et n'a été utilisé qu'à une date récente. Il n'est cité par aucun des historiens dauphinois du XVIIe et du XVIIIe siècle, qui, selon toute probabilité, en ont ignoré l'existence.

Le Temple de Vaulx est situé sur le territoire de la commune de Saint-Alban-de-Roche (Isère, arrondissement de LaTour-du-Pin canton de la Verpillière), appelée, au XVIIe siècle encore, Vaulx-Saint-Alban ou Saint-Alban-de-Vaulx. Le nom de Vaulx n'est plus donné aujourd'hui qu'à un hameau de la commune de Vaulx-Milieu, délimité d'une façon arbitraire; mais il était certainement pris à l'origine dans une acception moins restreinte. Il devait s'appliquer à tout le plat pays compris entre les marais et la chaîne de collines. Le hameau de Belmont (commune de Vaulx-Milieu) est appelé Vaulx-Belmont sur la carte de Cassini.

Edition de 1897
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89Michelet   Victor-Emile
Le secret de la Chevalerie
Edition Originale
Les chevaliers, ce sont, dans le concept populaire, les hommes représentant l'héroïsme au service de la justice. Est chevalier quiconque prend la défense de la faiblesse contre la force. Est roi quiconque est un vrai maître, quiconque sait commander à soi-même. Salut à celui qui
peut être son propre roi ! Mais à ces deux titres: chevalier, roi, que de significations non apparentes, cachées dans l'ombre du cheval ou de la couronne ! Le roi, l'homme qui tient le sceptre, le bâton surmonté de la main de justice aux trois premiers doigts érigés, est-ce seulement le chef politique d'un peuple. Ce peut-être celui dont le règne est intérieur et secret.



Annee - 1918
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87Dumontier   Michel
Les Templiers à Paris et en Ile de France
Edition Originale
De nombreux livres ont paru sur les Templiers mais jamais encore, à notre connaissance, le sujet n'avait été étudié systématiquement de cette façon.
Nous avons choisi de traiter régionalement l'implantation templière en France et en Terre Sainte. Après une introduction générale, nous partirons donc « sur les pas des Templiers ».
D'autre part nous avons rassemblé une très abondante iconographie (documents anciens, dessins, reconstitutions, plans, cartes, photos de monuments, etc..) afin de vous faciliter le voyage dans l'espace et dans le temps. Bien souvent, malgré la « pointe de mystère » inévitable, le sujet reste sec et lointain.


2-85984-039-7
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86Collectif   Collectif
Les Templiers en Bretagne, Normandie et Pays de Loire
Edition Originale
A la fin du XIe siècle, à l'aube des Croisades, la France se trouvait partagée entre les grands féodaux qui, pour la plupart plus riches et plus puissants que le roi, étaient maîtres chez eux. Ils avaient le droit de haute, basse et moyenne justice, frappaient monnaie, protégeaient l'Eglise, les clercs, les évêques — ou luttaient contre eux -, passaient leur vie à chasser ou à combattre pour conquérir une terre, un château, défendre un vassal ou le réduire, selon le cas.
Certes le roi était reconnu, recevait l'hommage de tous mais il n'existait pas alors de sentiment
national. Comment d'ailleurs, sans pouvoir centralisateur, aurait-il pu exister entre des peuples de langues, de coutumes différentes.


2-85984-059-1
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76Niepce   Leopold
Le Grand Prieuré d'Auvergne
Edition originale
En 1878, M. Anatole de Charmasse, a publié un travail qui a pour titre: « Etat des possessions des Templiers et des Hospitaliers en Maçonnais, Charollais, Lyonnais, Forez et partie de la Bourgogne, d'après une enquête de 1383 » déposée à la Bibliothèque nationale.

Jusqu'à présent, dit l'auteur, l'histoire des ordres religieux et militaires du Temple et de l'Hôpital n'a guère été étudiée que dans ce qu'elle a d'épique et de propre à séduire l'imagination. Du premier, en effet, on connaît, surtout, les exploits en Terre-Sainte, l'orgueil proverbial, les étranges et mystérieuses pratiques qui lui ont été imputées, la fin tragique; du second, les luttes vaillantes et prolongées contre l'Islamisme. Leur existence d'outre-mer a eu toutes les préférences dû l'histoire, et du double rôle qu'ils ont joué, en Orient et en Occident, le premier est le mieux et presque le seul connu. On ne nous les a encore montrés que de loin.


Annee - 1883
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75Dailliez   Laurent
L'Ordre de Montesa
Edition Originale
Le 20 novembre 1307, le roi Jaime II d'Aragon écrivait aux rois de Portugal et de Castille que « malgré le scandale qui est en France contre les frères du Temple [...], nous les avons vus vivre honnêtement et ils ont rendu de grands services à nos prédécesseurs.

Le 28 du même mois, il changeait d'avis, s'alliait aux directives de Philippe IV le Faux Monnayeur, roi de France et ordonnait une information contre les Templiers, demandant aussi leur emprisonnement et la confiscation de tous leurs biens.

Le concile de Tarragona du 4 novembre 1312 ne condamna pas les Templiers des maux dont on les accusait, mais la bulle de Clément V. . .



Annee - 1977
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70Jeanton   Georges
Annales de l'Académie de Macon
Edition originale
Le Temple Sainte-Catherine est le nom d'un hameau de la commune de Montbellet, situé au pied des coteaux du Maçonnais à l'orée des grand bois qui dévalent des pentes de Fissy et de Chardonnay vers la vallée de la Saône.

Ce nom de Temple-Sainte-Catherine a tout un parfum de moyen âge, que précisent encore la fine silhouette et les sculptures gothiques de la chapelle du Temple, qui se dresse aujourd'hui comme au xiu6 siècle, dans le calme paysage maçonnais.

Le passant qui n'a pas le coeur fermé aux charmes du passé évoque l'époque où les chevaliers de la milice du Christ parcouraient le pays vêtus du grand manteau blanc du Temple et guidaient le pèlerin vers la Terre promise, ce temps où les misères de l'humanité étaient du moins bercées par l'Eternelle chanson et où le fardeau de la vie paraissait moins lourd et moins dur à porter.



Annee - 1916-1917
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68Gagey   Rolland
L'Inquisition et ses Tortures
Avant que d'examiner les conséquences de l'Inquisition et de faire le tour sommaire de ses méfaits, avant d'essayer de dévoiler quels furent les vrais mobiles qui firent agir les serviteur de Dieu en mainte et mainte circonstance, il nous faut essayer de définir l'Inquisition en tant qu'institution religieuse, la montrer sous son aspect théorique.

Une telle mise au point s'impose tout d'abord, pour dissiper le malentendu qui entoure le mot lui-même dans l'esprit de nombre de gens, qui l'appliquent uniquement au régime inquisitorial institué en Espagne au déclin du Moyen âge et qui exerça son influence jusqu'à l'orée du XVIIIe siècle.


Annee - 1955
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67Charpentier   John
Les Grands Templiers — Chronique de la cathédrale de Chartres
Edition Originale
Depuis qu'ils étaient sortis de l'ombre des bois, les deux cavaliers avaient la Sensation d*avancer sous un dais, tant le ciel pesait le long des champs.

Point de ruisseaux, de mares ni de fontaines. Une plaine, puis une autre, puis une autre encore; et toujours celle-ci prolongeant celle-là ou la recommençant. D'immenses nappes de blé dont aucun souffle n'agitait les épis presque jaunes.

Dès la pointe du jour, ils avaient quitté Orléans pour suivre le grand chemin de la Beauce, en direction de Chartres, devançant dix douzaines de pèlerins environ, avec leurs bagages, qui voyageaient groupés, crainte de malencontres, et il devait être une heure après sexte.


Annee - 1935
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63Dailliez   Laurent
La France des Templiers
Edition Originale

Pour beaucoup de personnes, l'Ordre du Temple, les Templiers, évoquent uniquement le mystère, le secret ou le trésor.

Or, l'Ordre du Temple est autre chose dans la réalité, et non pas ce que l'on a toujours dit ou écrit. Les canulars ne manquent pas, ils sont même légion: il n'y a qu'à en juger par une certaine littérature dite énigmatique.

Assurément, les textes cachés auxquels certains auteurs se réfèrent ne peuvent pas être mis à la portée de tous pour la bonne raison qu'ils n'existent pas, sauf dans certaines imaginations trop fécondes.

Annee - 1974
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62Collectif   Collectif
Bulletin de la socité Archéologique d'Eure et Loir
Edition Originale
La bibliographie chartrame et la bibliographie de l'Ordre du Temple, pour abondantes qu'elles soient, tant en recueils de chartes qu'en monographies locales, n'en présentent pas moins, à
l'endroit des Templiers en pays chartrain, de regrettables lacunes.

Certes, nombre d'historiens, et parfois non des moindres, s'y intéressèrent, mais de cette façon rapide et fragmentaire qui exclut forcément l'analyse. La plupart, comme Mannier, plus préoccupés par l'héritage qui échut à l'Ordre de l'Hôpital en 1313, négligent les structures et l'originalité du patrimoine templier. Ainsi Mannier distinguait-il par exemple la commanderie de la Villedieu-en-Dreugesin de la juridiction de Sours et Arville, sans préciser que lorsqu'elle appartenait aux Templiers, elle en faisait. . .


Annee - 1961
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61Collectif   Collectif
Bulletin de la socité Archéologique d'Eure et Loir
Edition Originale
La bibliographie chartrame et la bibliographie de l'Ordre du Temple, pour abondantes qu'elles soient, tant en recueils de chartes qu'en monographies locales, n'en présentent pas moins, à
l'endroit des Templiers en pays chartrain, de regrettables lacunes.

Certes, nombre d'historiens, et parfois non des moindres, s'y intéressèrent, mais de cette façon rapide et fragmentaire qui exclut forcément l'analyse. La plupart, comme Mannier, plus préoccupés par l'héritage qui échut à l'Ordre de l'Hôpital en 1313, négligent les structures et l'originalité du patrimoine templier. Ainsi Mannier distinguait-il par exemple la commanderie de la Villedieu-en-Dreugesin de la juridiction de Sours et Arville, sans préciser que lorsqu'elle appartenait aux Templiers, elle en faisait.
Annee - 1961
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57Dailliez   Laurent
Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg
Edition originale
Depuis quelques années le territoire actuel de la Belgique se voit gratifier de nombreux lieux dits Templiers qui ne sont autres que des lieux éponymes n'ayant aucun rapport avec l'Ordre du Temple. Devons-nous crier au scandale contre l'Histoire. Oh que non! Faut-il oublier ces littératures. Assurément pas. Que faut-il faire alors. C'est simple, remettre les Templiers dans leur juste valeur et leur véritable histoire.

Il ne faut surtout pas nier un certain ésotérisme templier comme l'ont tous les ordres monastiques ou encore toutes les sociétés plus ou moins soumises à des règlements. Il en est de même de mystères templiers, mais seuls les documents doivent et peuvent nous renseigner. Nous allons voir comment se crée une légende, comment on brode l'histoire et comment, malheureusement, on inculque des idées fausses.
2-86320-017-8
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49Champdor   Albert
Saladin Le plus pur Héros de L'Islam
Edition Originale
Au VIIe et au VIIIe siècles de l'ère chrétienne, la formidable explosion de l'Islam ébranla le vieux continent, et le monde arabe connut une brillante période d'expansion territoriale et religieuse, de rayonnement intense dans le domaine des sciences et des arts. Ce fut « l'âge d'or » des historiens arabes, une fête ininterrompue. Le rêve des socialistes modernes de se voir pensionnés et nourris par l'Etat était réalisé. Après avoir menacé l'Europe, l'Islam se stabilisa. Et bientôt, dans l'énorme masse musulmane, subitement apparue dans l'histoire du monde à un moment particulièrement critique pour l'Occident secoué par les invasions sarrasine et slave, les rivalités dynastiques et la crise romaine du IXe siècle, d'inquiétants foyers d'agitation ne tardèrent pas à se manifester parmi les fanatiques propagateurs des cent quarante sourates du
Coran, concises et obscures, qui pouvaient être différemment interprétées [...]



Annee - 1956
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46Collectif   Collectif
Le Temple et Saint-Jean de Jerusalem en Rouergue
Edition originale: Tandis que les Templiers combattaient en orient pour défendre la conquête mal affermie des chrétiens , la pieuse libéralité des princes, des seigneurs et des .particuliers formait leur patrimoine en Europe, et répandait abondamment sur cette institution des largesses qui en firent bientôt l'ordre le plus riche de la chrétienté.

On trouve dans les anciennes archives du pays une foule de donations faites aux XIIe et XIIIe siècles par les seigneurs en faveur des Templiers.

Raymond-Béranger II, vicomte de Miliau et comte de Provence , donne, en 1158, aux chevaliers du Temple, dont Hélie de Montbrun était alors maître en Rouergue, la petite ville de Sainte-Eulalie-du-Larzac, où ils établirent dès-lors une de leurs plus belles commanderies.


Annee - 1861
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45Davy   Marie-Madeleine
Essai sur la Symbolique Romane
Le XIIe siècle occidental n'est pas seulement une époque de transition comme le nom de Moyen Age semble l'indiquer. Il ne saurait uniquement signifier le passage du monde antique au monde moderne, car il constitue un tout et son initiative créatrice dépasse de beaucoup son goût de l'imitation. Les transformations économiques et sociales permettent l'essor de forces auparavant contraintes.

Les hérésies fomentent et les conciles les jugent avec plus ou moins d'âpreté. Les Croisades mettent en contact la chrétienté avec l'Orient. Des structures nouvelles rendent possible la transformation d'un monde en gestation. Les mentalités s'affrontent; un monde nouveau naît: le monde roman. Ce terme de roman donné principalement à l'art manifeste son lien avec l'art romain. Il désigne aussi la langue romane qui succède au latin, c'est-à-dire à la langue romaine.


Annee - 1955
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44Anne-Marie Chagny-Sève   Roger Sève
Le Procès des Templiers d'Auvergne
Edition Originale
A la fin de l'introduction de sa thèse, Georges Lizerand écrit: « Du côté de la France, les explorations essentielles semblent bien terminées; on pourra -faire des trouvailles, il est douteux que l'on fasse des découvertes ». Et de fait, la recherche des documents relatifs à l'histoire de l'ordre du Temple et à sa fin, a été consciencieusement et activement menée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.

Presque tous les documents essentiels ont été publiés. Cependant, il en manquait au moins un, déjà utilisé mais d'une façon partielle: l'interrogatoire mené par l'évêque de Clermont en juin 1309. C'est ce document que j'ai entrepris de publier et de présenter. Il a fait l'objet d'une communication au 88e congrès des sociétés savantes de Clermont-Ferrand, devant mon ancien maître Georges Tessier et le professeur André Bossuat, qui l'un et l'autre ont bien voulu me témoigner leur amitié.


2-7355-0108-6
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43Du Bourg   Antoine
Le Grand Prieuré de Toulouse
Edition originale
En étudiant l'histoire des temps passés, il est impossible de ne pas se sentir attiré par un sentiment de sympathique curiosité vers le moyen-âge, et surtout vers ce XIIe siècle en qui il semble se résumer tout entier. C'est qu'on y sent la vie palpiter de toutes parts, sous son
écorce encore rude et presque barbare, poussant les peuples dans ces entreprises follement héroïques, auxquelles notre époque, toute positive quelle soit, ne peut refuser son admiration. La foi vive de cette époque ne se contentait plus de bâtir des églises ou de peupler des cloîtres; il lui fallait des modes de manifestation plus actifs et plus énergiques. Le besoin de locomotion, qui avait jadis entraîné les hordes barbares vers l'empire Romain, semblait se réveiller de nouveau et allait ramener les peuples de l'Occident vers leur antique berceau, avec
une impulsion d'autant plus grande, qu'à cette force inconnue venait s'ajouter l'élan des sentiments religieux, arrivés alors à leur efflorescence la. plus pure et la plus vivace.


Annee - 1883
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41Trudon des Ormes   Amédée
Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie
Edition originale
Origine de l'Ordre du Temple. Des maisons ou commanderies de l'Ordre.
L'origine de l'Ordre du Temple est connue.

C'est en Terre-Sainte, que Hugues de Payns chevalier croisé, frappé des dangers sans nombre,
auxquels était exposée la foule des pèlerins en venant à Jérusalem, eut la pensée de fonder une
association religieuse et militaire, destinée à protéger les croisés sans défense contre les incursions des maraudeurs arabes.

En 1118, Hugues ayant obtenu l'assentiment du patriarche de Jérusalem, et du roi de cette même.
Annee - 1892
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30Mirepoix   Levis
Le siècle de Philippe le Bel
Edition Originale
Le 5 JUIN 1288, dans la troisième année du règne de Philippe le Bel, se célébra, comme un rite, un grand combat de chevalerie, tout pareil à ceux que décrivaient les romans de la « Table Ronde », fort en vogue à cette époque;

Le duc de Brabant et le comte de Luxembourg se disputaient la possession du duché de Limbourg. Tant pour éviter l'effusion du sang qu'allaient répandre des armées nombreuses que pour rendre témoignage à la survivance des vieilles traditions féodales, ils donnèrent, d'un commun accord, congé à leurs gens de pied et décidèrent de ne défendre leurs droits qu'avec des chevaliers de bonne volonté. Puis ils s'envoyèrent le gage de bataille.


Pas d'ISBN
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19Grousset   René
Histoire des Croisades
Edition Originale

Ce n'est pas sans raison que le chroniqueur Guillaume de Tyr commence son histoire des Croisades par le récit de la lutte de l'empereur d'Orient Heraclius contre le roi de Perse Khosroès Parvîz. Dans une large fresque liminaire, il nous montre le grand roi sassanide envahissant en 614 la Terre Sainte, détruisant les églises et pillant le Saint-Sépulcre, puis Heraclius, préfiguration de Godefroy de Bouillon, reconquérant la Syrie, reconquête dans laquelle notre auteur voit, en fait, la première des croisades (628). Au-dessus de ce grand duel il dresse, symbole et enjeu de la lutte, la Vraie Croix que nous retrouverons en 1098, aux journées d'Antioche.


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6Pétel   Auguste (Abbé)
Société Académique d'Agriculture de L'Aube
Edition originale

La maison du Temple de Bonlieu sous les Templiers Rien de précis touchant la fondation de la Commanderie.
Donation et profession religieuse d'André de Rosson; protestations de ses enfants.
Ventes et donations consenties par Bernard de Montcuc et par Gauthier IV, comte de Brienne.
Donations d'Eudes de Montangon, d'Henri Ribault et de Jean de Pel.
Vente par Gauthier, dit Lombard.
Arbitrage entre les Templiers et les moines de Larrivour.
Accord avec Lambert, ancien prévôt de Piney.
Vente par Guy de Milly et Agnès, sa femme.
Grange d'Orient tenue de Guy de Milly.
Rachat d'une rente viagère due par la Commanderie aux filles du chevalier Hugues Poët et à Isabelle de Rosson.
Transaction entre les Templiers et le comte Jean de Brienne.


annee-1909
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Tous les ouvrages figurant sur ces pages sont ma propriété. Je les ai tous achetés personnellement. Pour certains d'entre eux, ils ont été offerts par les éditeurs afin qu'ils figurent dans la librairie de Templiers.net.
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Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
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