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Création de la Milice des pauvres chevaliers du Temple de Salomon

Création de La Milice du Temple et la fondation de l'Ordre du Temple

Le concile de Troyes - Alain Demurger
« Alors qu'ils s'étaient engagés depuis neuf ans dans cette affaire, ils n'étaient pas plus de neuf. » Je l'ai dit, cette phrase de Guillaume de Tyr, reprise à l'envi par tous les historiens du Temple, laisse sceptique. Car, lorsque Hugues part vers l'Occident, en 1127, il est accompagné de cinq autres templiers : Godefroy de Saint-Omer, que l'on rattache à la famille des châtelains de cette ville, Payen de Montdidier, Archambaud de Saint-Amand, Geoffroy Bisol et un certain Roland ; tous très probablement issus du milieu de la chevalerie, fer de lance de la société féodale. Neuf moins six : il en resterait donc trois à Jérusalem ; n'est-ce pas un peu juste pour assurer les missions de l'ordre ?

Certes, on peut supposer que, en fait sinon en droit, la catégorie des frères sergents existait déjà. La toute première règle, celle qu'Hugues de Payns fait approuver au concile de Troyes, n'imposait en effet qu'une seule condition pour être admis dans l'ordre : celle d'être de condition libre. Remarquons aussi qu'à cette date, la protection des pèlerins sur les voies d'accès à la ville sainte constitue encore la mission unique de la milice du Temple. Il faut attendre 1129 pour que les templiers affrontent les infidèles pour la première fois au combat. Alors, neuf ?
Non, vraiment, les templiers étaient déjà plus nombreux.

Aussi serais-je enclin à considérer le voyage d'Hugues de Payns en Europe sous trois angles. - Celui de la crise de croissance. L'ordre a grandi, pas suffisamment, cependant, pour faire face à sa mission, même si celle-ci n'est encore que de police. Les questions d'organisation deviennent préoccupantes ; il convient de les résoudre ; c'est l'objet de la règle. - Celui de la crise de conscience, ou, si l'on préfère, de la crise d'identité. Elle résulte des critiques faites à la nouvelle milice, des implications militaires de sa mission, mais aussi des doutes, des interrogations des frères sur la qualité spirituelle de leur engagement. Critiques et doutes qui freinent l'essor de l'ordre et paralysent son action. Hugues de Payns cherche auprès de saint Bernard une réponse à ces questions.

- Celui du recrutement, enfin. Hugues agit comme envoyé du roi Baudouin II pour recruter des soldats pour l'Orient, mais aussi comme chef d'ordre : il veut recruter de futurs templiers et développer en Occident l'appui logistique nécessaire aux entreprises du Temple en Orient. Tel sera l'objet de la tournée d'Hugues et de ses compagnons dans les mois qui suivent le concile de Troyes.

Hugues est-il passé à Rome avant de gagner la Champagne ?
C'est probable ; le pape Honorius II (1124-1130) suit de près l'expérience de l'ordre et les problèmes de la croisade. Comme envoyé de Baudouin II, Hugues ne pouvait manquer de rencontrer le pape. Et, comme maître du Temple, il est légitime de penser qu'il lui a soumis son projet de règle.

Hugues gagne ensuite Troyes, pour participer, en janvier 1128, au concile des prélats champenois et bourguignons. Ce concile n'en est qu'un parmi d'autres : Bourges, Chartres, Clermont, Beauvais, Vienne, en 1125, Nantes en 1127, Troyes et Arras en 1128, puis Châlons-sur-Marne, Paris, Clermont à nouveau, Reims... L'influence de saint Bernard et de Cîteaux marque profondément ces conciles provinciaux, dont l'objectif est de faire le point sur la réforme de l'Église après le règlement de la querelle des investitures, ce grand conflit entre le pape et l'empereur provoqué par la réforme grégorienne.

Le prologue de la règle du Temple dresse la liste des participants : le cardinal Mathieu d'Albano, légat du pape en France ; les archevêques de Reims et de Sens avec leurs évêques suffragants ; plusieurs abbés dont ceux de Vézelay, Cîteaux, Clairvaux (il s'agit de saint Bernard), Pontigny, Trois-fontaines, Molesme ; quelques laïcs : Thibaud de Blois, comte de Champagne, André de Baudement, sénéchal de Champagne, le comte de Nevers, un des croisés de 1095. La présence de saint Bernard a été mise en doute ; sans preuve. Son absence serait étonnante alors que les principaux dignitaires de Cîteaux sont présents : Etienne Harding, abbé de Cîteaux (1109-1134), Hugues de Mâcon, abbé de Pontigny. Ajoutons qu'Henri Sanglier, l'archevêque de Sens, est un ami de Bernard. Le nombre et la qualité des clercs de la mouvance cistercienne le montrent assez : l'influence des idées réformatrices fut déterminante.

Comment s'est-elle exercée ?
Il a été trop souvent répété que saint Bernard avait donné sa règle au Temple, qu'il en était l'auteur, sur la foi de quelques templiers eux-mêmes, dans les dépositions qu'ils firent lors de leur procès. Mais ces témoignages, tardifs et rares, ne témoignent pas de la réalité historique, mais de l'image enjolivée que peuvent avoir de leur ordre les templiers. Il suffit pourtant de reprendre le prologue de la règle elle-même :
Et la manière et l'établissement de l'ordre de la chevalerie nous oïmes par commun chapitre de la bouche du devant dit maître frère Hugues de Payns ; et, selon la connaissance de la petitesse de notre conscience, ce qui nous sembla bien et profitable nous le louâmes, et ce qui nous semblait sans raison nous l'écartâmes. Et tout ce que en ce présent concile ne put être dit ni raconté par nous (...) nous le laissâmes à la discrétion de notre honorable père Honorius et du noble patriarche de Jérusalem, Etienne de la Ferté, celui qui savait l'affaire de la terre d'Orient et des pauvres chevaliers du Christ (...). Moi Jean Michel (...) ai été l'humble écrivain de la présente page, par le commandement du concile et du vénérable père Bernard, abbé de Clairvaux, à qui était commis et confié ce divin office.

Si Bernard avait écrit la règle, les templiers n'auraient pas manqué de s'en vanter.

La règle a été rédigée en Orient, avec l'aide du patriarche de Jérusalem ; Hugues en a ensuite discuté avec le pape avant de la soumettre au concile de Troyes, où il savait l'influence de Cîteaux prédominante ; les pères, Bernard en tête, en ont repris quelques détails, modifié quelques articles ; ils ont laissé quelques points en suspens, s'en remettant au pape et au patriarche, Etienne de la Ferté, dont l'expérience était proche de celle de saint Bernard comme de celle des templiers, puisque, selon Guillaume de Tyr, « il avait appartenu à l'ordre de chevalerie et avait été vicomte de Chartres avant sa profession ». Et, de fait, ce dernier en fera une révision en 1131. Révision qui provoquera certaines difficultés que j'évoquerai à loisir dans un chapitre ultérieur.

A vrai dire, l'influence cistercienne se situe sur un tout autre plan. Après avoir souligné, sans trop réfléchir, la filiation bénédictine des ordres militaires, les historiens ont plus récemment attiré l'attention sur l'observance augustinienne. La règle de saint Augustin régit en général les communautés de chanoines réguliers, attachés à une église cathédrale. Or, à ses débuts, le nouvel ordre a été rattaché à la communauté des chanoines réguliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Très vite, cependant, des difficultés sont apparues, ce qui peut paraître paradoxal, puisque le développement des communautés de chanoines réguliers est récent et semble particulièrement bien adapté aux projets de l'Église de la réforme grégorienne. Rappelons le texte d'Ernoul, déjà cité et bien injustement négligé : « Et nous obéissons à un prêtre et ne faisons pas oeuvre d'armes. » Pour les nouveaux chevaliers du Christ, les chanoines réguliers sont d'abord et exclusivement des clercs. Or les exigences issues de la croisade, incarnées entre autres par les templiers, sont incompatibles avec un modèle uniquement clérical. Il faut une synthèse entre les idéaux monastiques traditionnels et les nécessités de la croisade.

Le monachisme cistercien, né, en ce début du XIIe siècle, de la « conversion » de quelques jeunes nobles dégoûtés de la vie du siècle, a su comprendre ces aspirations, sans toutefois les capter : saint Bernard est et restera un moine ; mais il a aidé les templiers à trouver un cadre original. Plus généralement, le rôle de Cîteaux dans la genèse de la plupart des ordres militaires des XIIe et XIIIe siècles est maintenant bien mis en valeur.

Cîteaux s'est également efforcé d'agir directement sur les âmes, pour insuffler aux laïcs l'esprit cistercien. La réforme grégorienne mit en chantier un ambitieux programme de christianisation de la société. La première phase tendit à moraliser l'Église (lutte contre la simonie et le concubinage des prêtres), à cléricaliser l'ordre des moines (ce fut l'oeuvre de Cluny) ; elle affranchit les clercs de la tutelle des laïcs, en hissant ceux-là bien au-dessus de ceux-ci. Dans un deuxième temps, les grégoriens souhaitèrent étendre aux laïcs la réforme morale en leur offrant, par exemple, un modèle de sainteté : le chevalier du Christ. Fidèle à ce projet, Cîteaux sut inculquer cette idée fondamentale qu'il n'est point de salut sans une conversion intérieure, à quelque ordre de la société que l'on appartienne et quelque fonction que l'on exerce de par la volonté du Créateur. Saint Bernard fut assez sensible aux réalités de la société de son temps pour ne pas exiger de tous que l'on suivît son chemin. Il explora d'autres voies vers le salut, dont celle choisie par les templiers.

Sa compréhension et son aide vont être particulièrement utiles et efficaces lors de cette véritable crise de conscience qui secoue la nouvelle milice, au moment - un peu avant, un peu après - du concile de Troyes.
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La crise
Concilier l'idéal du moine et celui du chevalier ?
La règle de 1128 y parvient, au moins sur le plan théorique. Mais, bien qu'elle soit le fruit de dix années d'expérience, répond-elle à toutes les questions que se posent, sur le terrain, à Jérusalem, les frères de la milice du Christ ?
Sûrement pas. Le texte célèbre de saint Bernard, le De laude novae militiae (ou Éloge de la nouvelle milice), doit se comprendre comme la réponse aux interrogations douloureuses d'une communauté en crise d'identité.

Pour analyser cette crise, il faut se persuader que le frère de la milice des pauvres chevaliers du Christ - c'est ainsi que le Temple se nomme - n'est pas un soudard qui cache la noirceur de son âme sous le beau manteau blanc de Cîteaux. Il veut sincèrement faire son salut. Bien sûr, on sera moins exigeant par la suite dans le recrutement, mais, en 1130, le Temple n'est pas encore la Légion étrangère. Cela dit, il serait tout aussi excessif de ne voir dans les templiers que des cisterciens militarisés, dont le monachisme et la vie contemplative seraient l'idéal, le service armé ne constituant qu'un entracte dans une existence essentiellement ascétique. Moine ou soldat ?
Non, moine et soldat. Là est bien le problème.

Pendant deux ans, de 1127 à 1129, Hugues de Payns est absent d'Orient. Là-bas, des templiers sont restés, accablés par une tâche écrasante ; plus souvent qu'ils ne le souhaitent peut-être, ils sont contraints de sortir les armes, de se battre, de tuer. Sont-ils sûrs que tous les brigands et pillards qu'ils abattent soient des infidèles ?
Des chrétiens indigènes les côtoient. Dieu reconnaîtra les siens ?
Ces paroles, prononcées lors du sac de Béziers, au début de la croisade contre les Albigeois, ne sont pas de mise en 1130.
Ont-ils le droit ?
Voilà la question qui ronge l'esprit des templiers. En 1129, pour la première fois, ils combattent, comme de véritables soldats ; ils sont battus et subissent des pertes sensibles. Rude épreuve, physique et morale, pour eux comme pour les Latins qui venaient de recevoir les renforts important venus d'Occident avec Hugues de Payns.

Cette crise de conscience doit être d'autant plus vivement ressentie par les templiers qu'ils savent que leur choix, pourtant encouragé par les principales autorités religieuses, ne fait pas l'unanimité. Même dans l'Église, certains s'inquiètent de cette « nouvelle monstruosité » qu'est la nouvelle milice. Jean Leclercq, s'interrogeant sur l'attitude de saint Bernard envers la guerre, cite l'opinion d'un cistercien, Isaac de Stella : « Quand quelque chose peut être fait légalement, ne serons-nous pas tentés de le faire par plaisir ? » Il ne condamne pas, mais il doute.

Autre texte révélateur des interrogations de certains milieux, la lettre que Guigues, prieur de la Grande-Chartreuse, a adressée à Hugues, probablement en 1128 : Nous ne saurions en vérité vous exhorter aux guerres matérielles et aux combats visibles ; nous ne sommes pas non plus aptes à vous enflammer pour les luttes de l'esprit, notre occupation de chaque jour, mais nous désirons du moins vous avertir d'y songer. Il est vain en effet d'attaquer les ennemis extérieurs, si l'on ne domine pas d'abord ceux de l'intérieur... Faisons d'abord notre propre conquête, amis très chers, et nous pourrons ensuite combattre avec sécurité nos ennemis du dehors. Purifions nos âmes de leurs vices, et nous pourrons ensuite purger la terre des barbares.

Un peu plus loin, Guigues cite l'Épître aux Éphésiens :
« Car ce n'est pas contre des adversaires de chair et de sang que nous avons à lutter, est-il écrit au même endroit, mais contre les Principautés, les Puissances, contre les régisseurs de ce monde des ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes » (Éphésiens 6, 12), c'est-à-dire contre les vices et leurs instigateurs, les démons.

Sensible à ces réticences, et tenu informé des difficultés de ses frères d'outre-mer, Hugues de Payns contre-attaque.

Il s'adresse d'abord aux templiers. Dans un manuscrit conservé à Nîmes se trouve une lettre écrite par un certain Hugo Peccator à ses frères milites Christi ; cette lettre est encadrée, dans le manuscrit, par une version de la règle du Temple et une copie du De laude de saint Bernard. La lettre fut d'abord attribuée à Hugues de Saint-Victor ; Jean Leclercq, se fondant sur les rapports évidents entre la lettre et le De laude, voulut y voir un texte de Hugues de Payns. Une récente étude de Joseph Fleckenstein remet en cause cette identification ; pour lui, l'auteur de la lettre est trop savant en droit canon pour que l'on puisse l'assimiler à Hugues de Payns. Ceci dit, les préoccupations de Hugo Peccator et du maître du Temple sont les mêmes : la lettre en question a reçu l'aval de ce dernier.

En substance, ce texte nous dit que certains reprochent aux chevaliers du Christ leur « profession armée », activité pernicieuse qui ne peut conduire au salut, puisqu'elle les détourne de la prière ; ces reproches touchent les templiers et font naître des hésitations dans leur coeur. Ces reproches sont infondés ; ils sont une ruse du malin. Ces doutes sont à repousser, car ils sont signe d'orgueil. Humilité, sincérité, vigilance : il faut s'en tenir à ses devoirs sans se laisser troubler. Le but de l'ordre est de lutter contre les ennemis de la foi pour la défense des chrétiens.

En somme, un texte qui vise à maintenir le feu sacré. Et peut-être aussi à prémunir le troupeau de l'influence pernicieuse de quelques esprits forts ?

Mais Hugues de Payns ne s'arrête pas là : ce qui est en cause, c'est la légitimité de l'ordre, dix ans après sa création... Alors il se tourne vers saint Bernard, la plus haute figure de la chrétienté. Celui-ci répondit à son ami par le justement célèbre De laude : A trois reprises, sauf erreur de ma part, tu m'as demandé, mon très cher Hugues, d'écrire un sermon d'exhortation pour toi et tes compagnons (...). Tu m'as dit que ce serait pour vous un vrai réconfort de vous encouragé par mes lettres, puisque je ne puis vous aider par les armes.

Pour prendre la mesure de l'évolution de Bernard, il convient de se souvenir de son attitude plus que réticente à l'égard du comte de Champagne en 1126, lorsque celui-ci entra au Temple. En 1129 encore, Bernard écrit à l'évêque de Lincoln, en Angleterre, pour lui donner des nouvelles d'un chanoine de la cathédrale parti pour Jérusalem et qui a fait halte à Clairvaux : Votre cher Philippe était parti pour Jérusalem ; il a fait un voyage beaucoup moins long et le voilà arrivé au terme où il tendait (...). Il a jeté l'ancre au port même du salut. Son pied foule déjà le pavé de la Sainte Jérusalem et il adore maintenant à son aise, dans l'endroit où il s'est arrêté, celui qu'il allait chercher dans Éphrata, mais qu'il a trouvé dans la solitude de nos forêts (...). Cette Jérusalem qui est alliée à la Jérusalem céleste (...), c'est Clairvaux.

C'est clair, le retrait du monde du moine est supérieur à tout, même à la croisade.

Au concile de Troyes, il a rencontré et apprécié les templiers. Ses relations personnelles avec Hugues de Payns - son oncle, André de Montbard, est l'un des neuf fondateurs de l'ordre - ont joué. Mais la qualité de la foi qu'il a pu déceler chez ces hommes a été, à mon sens, déterminante. De plus, saint Bernard a été très sensible au schisme provoqué par l'élection de l'antipape Anaclet en 1130. Il s'engage de toutes ses forces aux côtés d'Innocent II. Il sait celui-ci très favorable au Temple et il entrevoit alors tout l'intérêt que peut représenter la force de l'ordre naissant pour défendre le pontife légitime. L'expansion de l'ordre en Italie découle de cette alliance anti-schismatique qui rassemble Innocent II, saint Bernard et les templiers, alliance qui se manifeste au concile de Pise de mai 1135.

Saint Bernard admet donc l'existence de deux voies pour atteindre Jérusalem, à la fois cité terrestre et cité céleste : la guerre sainte et la retraite monastique ; mais il va plus loin.

Au terme d'une profonde réflexion sur les notions de guerre juste et de guerre sainte, il va compléter les idées traditionnelles sur la théologie de la guerre ; sur la croisade, guerre défensive donc juste ; sur la violence, qu'il faut réduire au minimum ; sur l'intention droite. Il ajoute une réflexion neuve sur le mystère de la mort : présente dans la guerre, la mort oriente celle-ci vers autre chose qu'elle-même, vers la rencontre de Dieu. Non seulement le chevalier ne doit pas la craindre, mais il doit la désirer, car son salut est encore plus assuré s'il est tué que s'il tue. Saint Bernard touche là au coeur de l'idée de croisade : certains, qui entreprenaient sans espoir de retour le Saint Voyage, voulaient voir Jérusalem, c'est-à-dire le tombeau du Christ, et mourir.

La composition du De laude marque donc une étape importante dans la pensée de saint Bernard ; cette évolution le conduira à prêcher la deuxième croisade à Vézelay.
Sources : Alain Demurger - Vie et Mort de l'Ordre du Temple - Edétions du Seuil, Paris, France (1985).

Le concile de Troyes - L. Daillliez


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